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Manger algerien
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18 Jul 2014 01:44 #149284
par dahmane1
Le livre de cuisine arabe du Xe siècle, Kitab al-Tabikh de Muhammad bin Hasan al-Baghdadi, cite six recettes pour le khubz, tous cuits dans un four.
Inventée au tournant du XXème siècle, la baguette, avec sa forme longue, est le pain le plus demandé dans les boulangeries.Auparavant, le pain était sous forme de miche. Il se conservait longtemps...
Est-ce pour imiter la forme des baguettes viennoises, découvertes à Paris à la fin du XIXème siècle, que les boulangers parisiens se sont mis à donner cette nouvelles forme à leur pain ? Ou bien cette forme de baguette était-elle déjà présente au XVIIème siècle en France ? Toujours est-il que dans les années 1920, la baguette a détrôné la miche sur la table des Français et dans les boulangeries.
Sa forme longue et sa farine blanche en ont vite fait un pain de plaisir. La baguette se conserve peu et nécessite donc que l’on retourne quotidiennement à la boulangerie. Est ce une autre raison pour laquelle les boulangers se sont convertis à la baguette ? La boulangerie devient alors un commerce de proximité, où l’on se rend tous les jours.
www.evous.fr/Une-breve-histoire-de-la-ba...-France,1176353.html
Inventée au tournant du XXème siècle, la baguette, avec sa forme longue, est le pain le plus demandé dans les boulangeries.Auparavant, le pain était sous forme de miche. Il se conservait longtemps...
Est-ce pour imiter la forme des baguettes viennoises, découvertes à Paris à la fin du XIXème siècle, que les boulangers parisiens se sont mis à donner cette nouvelles forme à leur pain ? Ou bien cette forme de baguette était-elle déjà présente au XVIIème siècle en France ? Toujours est-il que dans les années 1920, la baguette a détrôné la miche sur la table des Français et dans les boulangeries.
Sa forme longue et sa farine blanche en ont vite fait un pain de plaisir. La baguette se conserve peu et nécessite donc que l’on retourne quotidiennement à la boulangerie. Est ce une autre raison pour laquelle les boulangers se sont convertis à la baguette ? La boulangerie devient alors un commerce de proximité, où l’on se rend tous les jours.
www.evous.fr/Une-breve-histoire-de-la-ba...-France,1176353.html
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21 Jul 2014 14:00 #149285
par dahmane1
La Palouza est une préparation mi crème-mi flan d'origine algérienne mais que l'on retrouve également dans les pays du Moyen Orient, Liban, Turquie etc ... sous le nom de Mhalbi, Mouhalabieh ... A noter cependant, que le Mhalbi en Algérie est plutot une sorte de riz au lait très onctueux et crémeux préparé à base de riz concassé.
Mais revenons à la Palouza, c'est une crème à base de lait parfumée à l'eau de rose ( ou de fleur d'oranger ), au gout fleuri et délicat en bouche, épaissi à la maïzena et décoré de fruits secs concassés tels que amandes grillées, pistaches ou pignons, absolument délicieuse, très fraiche et légère. Elle est également servie traditionnellement sur les tables ramadanesque au même titre que Mhalbi cité plus haut.
La garniture de fruits secs qui ornent la Palouza peut etre remplacé par des petites lignes de cannelle moulue déposé harmonieusement sur l'entremet.
D'après la recette du livre " La cuisine algérienne " de Josette Badache-Dellidj
1 L. de lait entier
4 CS de Maïzena ( fécule de maïs )
6 CS de sucre
1 à 2 CS d'eau de rose ou d'eau de fleur d'oranger
Décoration : fruits secs concassés ( amandes, pistaches ... ) ou un trait de cannelle.
NOTE : Plus les cuillérées de maïzena sont bombées, plus le flan sera épais; à vous de juger donc selon la consistance désirée de votre préparation.
Dans une casserole, mélanger le sucre avec la maïzena puis ajouter petit à petit le lait en fouettant et terminer avec l'eau de rose ou de fleur d'oranger.
Porter sur le feu plutôt doux et mélanger sans cesse jusqu'à épaississement et petits bouillonnements. La crème devra être légère et veloutée, elle devra napper la spatule.
Retirer du feu.
Verser la crème dans des ramequins ou coupelles. Laisser refroidir puis entreposer au réfrigérateur au minimum 2h; au mieux une nuit.
Avant de servir, décorer d'amandes concassées grillées, de pistaches ou de petites lignes de cannelle.
Servir très frais.
Réponse de dahmane1 sur le sujet "Bellouza", avec amandes, (Palouza)
La Palouza est une préparation mi crème-mi flan d'origine algérienne mais que l'on retrouve également dans les pays du Moyen Orient, Liban, Turquie etc ... sous le nom de Mhalbi, Mouhalabieh ... A noter cependant, que le Mhalbi en Algérie est plutot une sorte de riz au lait très onctueux et crémeux préparé à base de riz concassé.
Mais revenons à la Palouza, c'est une crème à base de lait parfumée à l'eau de rose ( ou de fleur d'oranger ), au gout fleuri et délicat en bouche, épaissi à la maïzena et décoré de fruits secs concassés tels que amandes grillées, pistaches ou pignons, absolument délicieuse, très fraiche et légère. Elle est également servie traditionnellement sur les tables ramadanesque au même titre que Mhalbi cité plus haut.
La garniture de fruits secs qui ornent la Palouza peut etre remplacé par des petites lignes de cannelle moulue déposé harmonieusement sur l'entremet.
D'après la recette du livre " La cuisine algérienne " de Josette Badache-Dellidj
1 L. de lait entier
4 CS de Maïzena ( fécule de maïs )
6 CS de sucre
1 à 2 CS d'eau de rose ou d'eau de fleur d'oranger
Décoration : fruits secs concassés ( amandes, pistaches ... ) ou un trait de cannelle.
NOTE : Plus les cuillérées de maïzena sont bombées, plus le flan sera épais; à vous de juger donc selon la consistance désirée de votre préparation.
Dans une casserole, mélanger le sucre avec la maïzena puis ajouter petit à petit le lait en fouettant et terminer avec l'eau de rose ou de fleur d'oranger.
Porter sur le feu plutôt doux et mélanger sans cesse jusqu'à épaississement et petits bouillonnements. La crème devra être légère et veloutée, elle devra napper la spatule.
Retirer du feu.
Verser la crème dans des ramequins ou coupelles. Laisser refroidir puis entreposer au réfrigérateur au minimum 2h; au mieux une nuit.
Avant de servir, décorer d'amandes concassées grillées, de pistaches ou de petites lignes de cannelle.
Servir très frais.
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22 Jul 2014 12:24 #149286
par dahmane1
Ingrédients:
Pâte feuilletée
1 grosse aubergine ou 2 petits
1 gousse d'ail
1 cas d'huile d'olive
jus d'1/2 citron
menthe hachée
1 œuf
sel et poivre
Olives
préparation:
Faire griller l'aubergine, ôter la peau, et écraser la chaire, mélanger a l'ail, huile d'olive citron et menthe. Assaisonner.
Sur un plan farine, abaisser la pâte.
Découper des carres.
Badigeonner d'œuf battu.
Piquer le centre des carres a la fourchette
Déposer 1 cas du mélange au milieu.
Déposer une demi olive au milieu
Cuire dans un four préchauffé 200C pendant 20min.
Réponse de dahmane1 sur le sujet Bouchées feuilletées aux aubergines
Ingrédients:
Pâte feuilletée
1 grosse aubergine ou 2 petits
1 gousse d'ail
1 cas d'huile d'olive
jus d'1/2 citron
menthe hachée
1 œuf
sel et poivre
Olives
préparation:
Faire griller l'aubergine, ôter la peau, et écraser la chaire, mélanger a l'ail, huile d'olive citron et menthe. Assaisonner.
Sur un plan farine, abaisser la pâte.
Découper des carres.
Badigeonner d'œuf battu.
Piquer le centre des carres a la fourchette
Déposer 1 cas du mélange au milieu.
Déposer une demi olive au milieu
Cuire dans un four préchauffé 200C pendant 20min.
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22 Jul 2014 23:20 #149287
par dahmane1
Ingrédients:
1 ere recette:
2 boites de bimo ( 1mesure)
1 mesure halwat turc
2 mesures de noix ou cacahuètes
2 c a s de cacao
beurre
miel
2eme recette:
1 mesure gaufrette
1 mesure cacahuète
1 mesure halwet turk
Beurre
Préparation:
Mélanger tout les ingrédients secs et ramassez la pâte avec le miel et le beurre fondu ou juste avec du beurre fondu pour la 2ème recette..
Former des boules ou des losanges et décorer:
Vous pouvez les mettre dans du chocolat fondu puis dans la noix de coco
ou recouvert de pâte d'amandes
ou glaçage
ou du vermicelles
Mettre au frigo pendant quelque heures.
Ingrédients:
1 ere recette:
2 boites de bimo ( 1mesure)
1 mesure halwat turc
2 mesures de noix ou cacahuètes
2 c a s de cacao
beurre
miel
2eme recette:
1 mesure gaufrette
1 mesure cacahuète
1 mesure halwet turk
Beurre
Préparation:
Mélanger tout les ingrédients secs et ramassez la pâte avec le miel et le beurre fondu ou juste avec du beurre fondu pour la 2ème recette..
Former des boules ou des losanges et décorer:
Vous pouvez les mettre dans du chocolat fondu puis dans la noix de coco
ou recouvert de pâte d'amandes
ou glaçage
ou du vermicelles
Mettre au frigo pendant quelque heures.
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23 Jul 2014 20:02 #149288
par dahmane1
Les traces de l’influence arabe dans la culture gastronomique espagnole sont omniprésentes. Le contraire serait par ailleurs étonnant car il y a eu des territoires d’Al-Andalus dans lesquels la domination arabe a été ininterrompue durant presque 800 ans.
Cette influence est à l’origine de la prédominance des saveurs sucrées dans la cuisine espagnole. La canne à sucre, introduite en Espagne par les arabes autour du IXème siècle, permettait la consommation d’un produit qui, pour le reste de l’Europe, restait alors une marchandise exotique : le sucre.
Les arabes considéraient aussi comme aliments (plutôt que comme raretés) d’autres produits « exotiques » cultivés ou produits en Espagne, comme le riz et les pâtes, qui sont aujourd’hui à la base des plats « stars » de la gastronomie espagnole : la paella de Valence, le riz au lait, la fideuá …
A cette époque, la consommation des légumes commence aussi à se développer avec l’introduction des épinards, des asperges, des aubergines, des artichauts, etc… qui peuvent se consommer mélangés, cuisinés ou crus (quelque chose qui était impensable auparavant), et qui ont conduit à des plats comme le pisto manchego (élaboré alors sans la tomate), ou l’escalibada catalane. Les purées et crèmes de légumes sont aussi un héritage des recettes arabes.
Un grand nombre de fruits parmi les plus habituels et les plus consommés, comme les oranges, les citrons, les bananes, les pastèques, les melons et les grenades, ont été répandus par les peuples arabes, tout comme l’habitude d’élaborer avec eux des confitures et des jus.
Les amandes, connues et consommées dans la péninsule depuis très longtemps, vont voir leur goût se raffiner à travers les milliers de recettes sucrées qui sont arrivées jusqu’à nous, comme le Massepain de Tolède, la Torta real de Montril ou le turrón d’Alicante.
Les épices introduites par les peuples arabes, telle que la cannelle, le safran, le cumin, le gingembre, le sésame, la coriandre, l’origan, le thym, la lavande ou la noix de muscade, sont aussi devenues une part essentielle de la cuisine espagnole.
C’est aussi à cette période d’occupation de la péninsule par les peuples arabes que les viandes commencent à être présentées à table accompagnées de légumes, tel qu’on le fait aujourd’hui dans tous les foyers espagnols.
Le développement des recettes à base de viande hachée, ou du moins découpée comme les albóndigas et les saucisses, qui ont incorporé plus tard la viande de porc, donnant lieu probablement aux multiples variantes des charcuteries des régions espagnoles.
Un autre exemple de l’héritage reçu des peuples arabes est l’ordre dans lequel les plats sont servis, commençant par les soupes et salades, puis les poissons et les viandes, pour finir avec les desserts, comme recommandé par Averroes (remarquable philosophe arabe du Moyen Age) dans un de ses traités.
Et pour finir, un héritage arabe qui a bouclé la boucle : la coutume de retourner le poisson dans la farine avant de le frire. Cette pratique a été transmisse pour les arabes aux moines jésuites, qui plus tard transmettraient cette recette au Japon, dans leur travail d’évangélisation. Finalement, elle est retournée en occident transformée sous la forme de la délicieuse tempura.
Qui croyait que la mondialisation était une invention du XXIème siècle ?
www.lepiceriedespagne.fr/blog/01-gastron...stronomie-espagnole/
Réponse de dahmane1 sur le sujet L’héritage arabe, la valeur de l’intangible
Les traces de l’influence arabe dans la culture gastronomique espagnole sont omniprésentes. Le contraire serait par ailleurs étonnant car il y a eu des territoires d’Al-Andalus dans lesquels la domination arabe a été ininterrompue durant presque 800 ans.
Cette influence est à l’origine de la prédominance des saveurs sucrées dans la cuisine espagnole. La canne à sucre, introduite en Espagne par les arabes autour du IXème siècle, permettait la consommation d’un produit qui, pour le reste de l’Europe, restait alors une marchandise exotique : le sucre.
Les arabes considéraient aussi comme aliments (plutôt que comme raretés) d’autres produits « exotiques » cultivés ou produits en Espagne, comme le riz et les pâtes, qui sont aujourd’hui à la base des plats « stars » de la gastronomie espagnole : la paella de Valence, le riz au lait, la fideuá …
A cette époque, la consommation des légumes commence aussi à se développer avec l’introduction des épinards, des asperges, des aubergines, des artichauts, etc… qui peuvent se consommer mélangés, cuisinés ou crus (quelque chose qui était impensable auparavant), et qui ont conduit à des plats comme le pisto manchego (élaboré alors sans la tomate), ou l’escalibada catalane. Les purées et crèmes de légumes sont aussi un héritage des recettes arabes.
Un grand nombre de fruits parmi les plus habituels et les plus consommés, comme les oranges, les citrons, les bananes, les pastèques, les melons et les grenades, ont été répandus par les peuples arabes, tout comme l’habitude d’élaborer avec eux des confitures et des jus.
Les amandes, connues et consommées dans la péninsule depuis très longtemps, vont voir leur goût se raffiner à travers les milliers de recettes sucrées qui sont arrivées jusqu’à nous, comme le Massepain de Tolède, la Torta real de Montril ou le turrón d’Alicante.
Les épices introduites par les peuples arabes, telle que la cannelle, le safran, le cumin, le gingembre, le sésame, la coriandre, l’origan, le thym, la lavande ou la noix de muscade, sont aussi devenues une part essentielle de la cuisine espagnole.
C’est aussi à cette période d’occupation de la péninsule par les peuples arabes que les viandes commencent à être présentées à table accompagnées de légumes, tel qu’on le fait aujourd’hui dans tous les foyers espagnols.
Le développement des recettes à base de viande hachée, ou du moins découpée comme les albóndigas et les saucisses, qui ont incorporé plus tard la viande de porc, donnant lieu probablement aux multiples variantes des charcuteries des régions espagnoles.
Un autre exemple de l’héritage reçu des peuples arabes est l’ordre dans lequel les plats sont servis, commençant par les soupes et salades, puis les poissons et les viandes, pour finir avec les desserts, comme recommandé par Averroes (remarquable philosophe arabe du Moyen Age) dans un de ses traités.
Et pour finir, un héritage arabe qui a bouclé la boucle : la coutume de retourner le poisson dans la farine avant de le frire. Cette pratique a été transmisse pour les arabes aux moines jésuites, qui plus tard transmettraient cette recette au Japon, dans leur travail d’évangélisation. Finalement, elle est retournée en occident transformée sous la forme de la délicieuse tempura.
Qui croyait que la mondialisation était une invention du XXIème siècle ?
www.lepiceriedespagne.fr/blog/01-gastron...stronomie-espagnole/
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24 Jul 2014 18:48 #149289
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet La survie de la cuisine arabe dans les fourneaux d'Andalousie
Beaucoup de plats andalous trouvent leur origine dans la cuisine d'Al-Andalous, qui devient de plus en plus populaire. Fernando Rueda
A la moitié du XIXè siècle, le philosophe allemand Ludwig Feuerbach (1804-72) affirmait : « Der
mensch ist was er isst », l'homme est ce qu'il mange, remarquant le fait concret que l'alimentation d'une communauté influence sa façon de penser, ses sentiments, son éthique, et même, sa politique ; c'est-à-dire, sa forme de vivre et d'interpréter ce qui l'entoure. Ainsi
donc, les andalous et une partie importante du peuple espagnol, dans leur gastronomie traditionnelle ou populaire, continuent à manger les produits que les peuples qui les ont conquis amenèrent avec eux et les plats qu'ils cuisinaient, les huit siècles de domination musulmane étant les plus prolifiques par la quantité de produits apportés – essentiels pour comprendre la cuisine andalouse ou espagnole actuelle – et par la liste de plats qui se conservent aujourd'hui intacts dans notre patrimoine culinaire ou provenant de ceux-la. En conséquence, la cuisine traditionnelle qui identifie le peuple qui la mijote
est un art populaire – nous mangeons de l'histoire –, aussi important que son patrimoine naturel et monumental. L'andalou doit être tout aussi orgueilleux dans ce cas de l'héritage islamique de ses monuments que des recettes et produits apportés par les arabes : les deux sont une partie importante de son patrimoine.
www.afkar-ideas.com/wp-content/uploads/files/3-10-26-fr.pdf
A la moitié du XIXè siècle, le philosophe allemand Ludwig Feuerbach (1804-72) affirmait : « Der
mensch ist was er isst », l'homme est ce qu'il mange, remarquant le fait concret que l'alimentation d'une communauté influence sa façon de penser, ses sentiments, son éthique, et même, sa politique ; c'est-à-dire, sa forme de vivre et d'interpréter ce qui l'entoure. Ainsi
donc, les andalous et une partie importante du peuple espagnol, dans leur gastronomie traditionnelle ou populaire, continuent à manger les produits que les peuples qui les ont conquis amenèrent avec eux et les plats qu'ils cuisinaient, les huit siècles de domination musulmane étant les plus prolifiques par la quantité de produits apportés – essentiels pour comprendre la cuisine andalouse ou espagnole actuelle – et par la liste de plats qui se conservent aujourd'hui intacts dans notre patrimoine culinaire ou provenant de ceux-la. En conséquence, la cuisine traditionnelle qui identifie le peuple qui la mijote
est un art populaire – nous mangeons de l'histoire –, aussi important que son patrimoine naturel et monumental. L'andalou doit être tout aussi orgueilleux dans ce cas de l'héritage islamique de ses monuments que des recettes et produits apportés par les arabes : les deux sont une partie importante de son patrimoine.
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