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France : les insinuations anti-algériennes du débat sur l’identité nationale
- fatiha20
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kredence;42252 écrit: une chose est certaine,c'est que sur le net,on peut voir qu'il y a plus de raciste pami les francophones, les francisants que parmi les arabophones,arabises,anglophones,anglicises.
je n'insisterai pas, mais la langue francaise est un plus pour l'algerie il ne faut pas oublie qu'il y a des centaines de millions de francophones a travers le monde .
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- kredence
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Il y a une difference entre nos 2 idees
Toi,tu essaies de regler les problemes de la France et de l'Algerie en meme temps,par la democratie,la laicite,et autres slogans.
Moi,j'essaies de regler les problemes des algeriens en France,et de l'Algerie,en raisonnant tres simplement.
La langue francaise domine l'economie,le commerce,la culture et les idees.
Le seul moyen pour l Algerie de sortir de cette domination,c'est d'adopter une autre langue meilleure sur le plan pratique,commercial et surtout technologique.
Tout en regardant vers l'avenir,adoptant l'anglais tout de suite,le temps joue contre nous et en faveur du francais.
Le passe sert la France,et peut servir l'Algerie,il faut ecarter la langue francaise sans haine,ni animosite,il faut le faire par imperatif economique,si la France nous paie pour apprendre le francais alors on peut y reflechir,sinon,il faut adopter l'anglais.
l
Oui,justement,il faut montrer qu'on est vraiment independant,et que la langue francaise nuit beaucoup plus a l'economie algerienne.
Oui,la generation de kateb yacine n'avait pour seul choix que d'apprendre le francais,maintenant qu'on est independant,on a plusieurs choix,et l'anglais est le meilleur choix pour marquer notre independance.
Histoire d'esclavage ou pas,l'urgence pour l'Algerie,c'est de reduire l'usage du francais en Algerie et generaliser l'usage de l'anglais.
c
Oui,apprendre des autres,mais en anglais,cela va plus vite,moins de bureaucratie,avec moins de haine.
Je crois que l'Algerie n'a pas d'autres choix que de sortir definitivement de la sphere francophone,c'est un vrai frein au developpement en Algerie,c'est la France qui pose probleme en Algerie.
Doom;42253 écrit: pour revenir au débat ........
Désormais il est temps d'accepter le présent tel quel et regarder vers l'avenir.
Rien ne sert de ressasser perpétuellement le passé pour justifier une animosité ou une haine vis à vis de la France ou de l'occident, le prétexte colonial ne doit pas primer sur nos idées et pensées.
Nous sommes aujourd'hui et depuis assez longtemps indépendants comme nous l'avons voulu, il est alors grand temps de l'assumer pleinement, et non de vivre sur une propagande désormais révolue.
Le challenge de nos ancêtres était diffèrent du notre, chaque époque se suffit à elle-même.
Notre histoire non plus n'est pas exempte de responsabilité vis à vis de l'esclavagisme ou du colonialisme, ne nous voilons pas la face.
Et c'est pour cela que je dis qu'il ne faut pas s'ériger en donneur de leçon, mais au contraire être humble et accepter d'apprendre des autres, pour se construire.
L'ouverture d'esprit doit être réciproque, dans les relations entre les peuples.
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- Toufik
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fatiha20;42255 écrit: je n'insisterai pas, mais la langue francaise est un plus pour l'algerie il ne faut pas oublie qu'il y a des centaines de millions de francophones a travers le monde .
LOL... la langue francaise un plus pour l'Algerie ? C'est quoi cette blague ? Pour ton information cette langue ne sert strictement a rien dans une grande partie du monde... Elle sert surtout les emigres tawa3na qui veulent allez en france pour je ne sais quoi...
Je suis Algerien vivant en Chine et la langue francaise ne me sert a rien ici, les langues d'avenir sont surtout l'anglais et le chinois...
Je rejoins l'avis de kredence pour ajouter l'apprentissage de l'anglais en Algerie en remplacement du francais...
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- kredence
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La langue francais est un moins - pour l'Algerie et n'a jamais ete un plus.
Il y a plus d'arabophone dans le monde que de francophone.
Il y a 4 fois plus d'anglophone dans le monde que de francophone.
Il y a plus gens qui parle mandarin dans le monde que de francophone.
fatiha20;42255 écrit: je n'insisterai pas, mais la langue francaise est un plus pour l'algerie il ne faut pas oublie qu'il y a des centaines de millions de francophones a travers le monde .
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- kredence
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Pas du tout,tres peu d'algeriens parlent bien le francais,etre francophone ne veut rien dire,on peut baragouiner quelques phrases en francais et passer pour un francophone.
Pas du tout,tu parles comme les anciens colons,ou les nostalgiques de l'Algerie francaise.
Doom;42258 écrit: Pour cela je suis d'accord avec toi Fatiha, car le français comme langue est un héritage pour nous, qu'il soit colonial ou non, le fait est que nombreux algériens sont aussi francophone, c'est comme l'héritage culturel turc suite au protectorat et à la régence ottomane.
On ne pas nier un aspect de notre composante historique et culturelle au dépend d'une autre.
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- kredence
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francais et francophonie en declin ?
Jean VINATIER, historien
et François XVOLT, écrivain
Le Figaro, 8 août 2002
Pour en finir avec la Francophonie
Jean Vinatier et François Xvolt portent un regard acerbe sur la politique francophone actuelle et se demandent comment insuffler un désir de solidarité entre francophones
Dans deux mois devrait se tenir le IXe Sommet de la francophonie à Beyrouth. D'emblée, une question se pose : cet ensemble composite rassemblant cinquante pays est-il utile ?
En des termes plus crus, est-il raisonnable de demander au contribuable français de concourir au financement d'institutions aux résultats plutôt insignifiants ?
Premier constat, l'usage général du français ou ses variantes francophones recule.
S'il se maintient mollement an Afrique de l'Ouest, son emploi s'essouffle au Maghreb.
Il chute en Europe de l'Est, en Asie du Sud-Est. Il est boudé par l'élite et les classes moyennes de nombreux pays, francophones, francophiles.
D'une manière générale, les nouvelles générations légitimement préoccupées par le social - bien-être, insertion, élévation - ne se reconnaissent pas dans le français comme langue de partage, de connaissance et, de surcroît, mesurent médiocrement son utilité pour le développement de leur propre pays.
Ainsi, les étudiants des pays francophones de l'Afrique de l'Ouest ne se trompent-ils pas : depuis l'année scolaire 2001-2002, une majorité d'entre eux opte pour les universités américaines plutôt que pour les universités françaises !
Certes, il est toujours de bon ton de se plaindre de la concurrence supposée déloyale de l'anglais quand la vraie raison tient surtout à l'inexistence, en France, de volonté politique continue.
Cette politique de basse marée perturbe sérieusement nos partenaires. Les Québécois ne nous comprennent plus.
Les Africains et les Maghrébins perçoivent le déclin de notre pays.
Quant aux Européens, pourtant favorables, ils s'amusent de l'arrêt tout récent de la Commission demandant à la France de ne plus imposer l'usage du français sur les étiquettes des produits alimentaires.
Entre négligence et esprit d'abandon, la francophonie est le ventre mou de la politique extérieure de la France.
D'aucuns nous opposerons que la francophonie fait son chemin. D'une langue en partage, depuis le Sommet de Hanoï en 1997, elle serait devenue le fer de lance d'une politique commune.
Elle favoriserait, selon les attributions dévolues à l'Organisation internationale de la francophonie, la consolidation de l'Etat de droit et de la démocratie, la promotion et l'exercice des droits de l'homme, comme si ces ambitions pouvaient être du ressort d'une seule langue !
En fait, la francophonie désespérément absente de la résolution des principaux foyers de tension au Congo, au Burundi, au Rwanda, à Madagascar ou en Côte d'Ivoire, s'est quasiment tue dans les pays francophones où l'exercice des libertés reste pour le moins symbolique.
Qui plus est, le projet d'un espace démocratique francophone annoncé à grands renforts de manchette de journaux s'enlise dans les tiédeurs et les renoncements.
Pourtant, l'idée est belle ! Dans l'esprit de Léopold Sédar Senghor, elle impose un espace d'échanges et de solidarité entre les hommes et les femmes aux cultures différentes.
L'homme francophone peut être le porte-drapeau du refus des égoïsmes, des communautarismes, du repli sur soi, des diversités linguistiques...
Dans une société multiculturelle, plus que jamais nous deviendrons le parent, le cousin, le père ou le frère de l'autre.
Devenons donc, comme nous y invite le premier ministre, " actifs, réactifs et créatifs ", prononçons l'aggiornamento de la politique francophone de la France !
Cessons d'abord d'instruire la francophonie comme un seul enjeu de politique extérieure.
Comment plaider la francophonie en France quand notre pays se " ghettoïse " à un rythme accéléré ?
Comment le Béninois, le Sénégalais, le Zaïrois ou le Marocain se fendraient-ils d'un sentiment francophone alors que son frère de sang éprouve, ici, le manque de fraternité ?
Comment vivre la francophonie dans une France devenue forteresse au visa improbable souvent à l'endroit des plus qualifiés ?
Si la francophonie a toujours un sens en France, il faut d'entrée de jeu décloisonner les quartiers et les cités où une population évidemment francophone se marginalise.
Au lieu de se disperser, la francophonie gagnerait à s'appuyer sur les piliers de la langue : l'éducation et la formation.
Dans les prochaines décennies, le point névralgique de l'équilibre Nord-Sud passera, d'une part, par le maintien de la force de travail - donc de la richesse - en Europe grâce à un flux migratoire important et, d'autre part, par le décollage économique des pays du Sud. Préparons l'avenir !
Dès maintenant, il importe de nourrir le marché du travail en mettant en symbiose les structures de formation des pays francophones autour d'objectifs communs.
Au final, l'étudiant en BTS à Gennevilliers, à Dakar ou Rabat se sentira partie active d'une même chaîne associant connaissance, formation, emploi et ce, par-delà les frontières.
Compte tenu de l'ampleur de la tâche, la francophonie gagnerait à recentrer toute son énergie sur ce seul point.
La refonte institutionnelle francophone s'annonce.
Le couplage actuel entre l'Organisation de la francophonie dont le secrétariat est animé par M. Boutros Boutros Ghali et les dits opérateurs n'est ni engageant ni prometteur.
Au lieu de singer l'organigramme de l'ONU, un seul organisme illustrerait le projet francophone dans les domaines vitaux de la formation, l'éducation et l'emploi.
Pour atténuer la présence toujours envahissante des Etats, les entreprises, les organisations syndicales, les chambres professionnelles, les établissements d'enseignement technique et supérieur (universités, alliances françaises, etc.) seraient les vecteurs du projet.
Les associations étudiantes joueraient en première ligne. Un volontariat constitué par l'ensemble des générations insufflerait au nouvel organisme la priorité d'action dans les quartiers populaires, là où la francophonie s'imprègne naturellement de l'esprit du métissage et de rencontre.
Dépassons les Etats, développons une francophonie des nations, véritablement populaire, autour d'une politique pragmatique et réaliste.
Si d'aventure cette idée prenait corps, la francophonie reprendrait un sens, principalement auprès des hommes, pour l'avenir, leur bien commun.
Jean VINATIER
François XVOLT
Le Figaro
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