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La honte !!
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11 Aoû 2013 10:41 #112412
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet La honte !!
Scandales financiers et communication de diversion
Par : Mustapha Hammouche
La remise du rapport annuel sur les transferts illicites de capitaux, rendue obligatoire par une ordonnance de juillet 1996, a été l’occasion pour Djoudi d’accorder un entretien à l’APS. Il y est question de “1 000 procès-verbaux établis et transmis à la justice pour un corps de délit de 17 milliards de dinars, soit un équivalent de 220 millions de dollars US”. Que mille infractions par an ? Trois PV par jour, tous services de contrôle réunis ? Et qui concerne à peine le double du préjudice causé par l’affaire Saipem ! Ou le contrôle ne se fait pas sérieusement et il n’y a qu’une infime partie des trafics qui sont interceptés ; ou l’Algérie est indemne de ce fléau de transferts illicites de capitaux qui sévit dans tous les pays à système autoritaire et rentier.
Le ministre des Finances, trouvant motif à se réjouir de ce bas niveau de fuite illégale de capitaux, a fait cette observation : “Il faut souligner que ce dernier chiffre, même s’il apparaît important, marque néanmoins un net recul de 54% par rapport au niveau enregistré à l’exercice précédent.” Ce qui veut dire qu’au vu des montants qu’on a empêchés de passer frauduleusement vers l’étranger, on peut considérer que peu de capitaux ont effectivement été soustraits à l’économie nationale. Voici donc le message : il faut qu’ils se réjouissent de ce que les richesses de leur pays, leurs richesses sont enfin mieux gardées ! Au moins depuis l’année dernière. Et le gouvernement n’en veut pour preuve qu’un chiffre : “un net recul de 54% par rapport l’exercice précédent”.
Seulement, en termes de com, le coup de pub autour d’une rigueur enfin trouvée, ou en cours d’être retrouvée, tombe mal. Depuis la veille de la “dépêche” de l’Agence, c’est la conviction finalement faite de la magistrate italienne que “Farid Bedjaoui remettait l’argent à Chakib Khelil”, le mandat d’arrêt contre ce “jeune” qui servait de trésorier au “vieux”, c’est la commission rogatoire pour que l’Italie récupère l’argent de l’ENI — mais en fait de Sonatrach puisqu’il est déduit du contrat — à Singapour, à Hong Kong et ailleurs. Ce sont des comptes hébergeant quelque 123 milliards de dollars qui sont déjà identifiés et ce n’est fini, semble-t-il. C’est la moitié de tout le montant concerné par une année d’infractions établies par nos différents services. Mais ce genre de transfert ne passe pas par les postes de contrôle relevant de ces services.
En Algérie, où le pouvoir communique à la place de la justice, le ministre de la Justice nous a déjà appris que “90% de ceux qui y sont impliqués sont désormais connus”. En précisant qu’il ne peut pas les nommer. Dans les affaires de corruption, on ne badine pas avec le principe de présomption d’innocence.
Mais la justice italienne, elle, nous dit quels Algériens sont poursuivis dans l’affaire Sonatrach 2. Celle-ci étant pendante à l’affaire Saipem, on devrait retrouver les mêmes acteurs. Mais chez nous, c’est cela l’entrée des artistes : il est difficile de leur faire quitter la douillette loge pour se soumettre à l’humeur du parterre.
Il y a comme un drôle d’ordre de priorité : alors qu’il est question de centaines de millions de dollars dérobés par des hommes du pouvoir et leurs proches sur le dos du pays, l’État communique sur les infractions ordinaires aux transferts de capitaux !
M. H.
Par : Mustapha Hammouche
La remise du rapport annuel sur les transferts illicites de capitaux, rendue obligatoire par une ordonnance de juillet 1996, a été l’occasion pour Djoudi d’accorder un entretien à l’APS. Il y est question de “1 000 procès-verbaux établis et transmis à la justice pour un corps de délit de 17 milliards de dinars, soit un équivalent de 220 millions de dollars US”. Que mille infractions par an ? Trois PV par jour, tous services de contrôle réunis ? Et qui concerne à peine le double du préjudice causé par l’affaire Saipem ! Ou le contrôle ne se fait pas sérieusement et il n’y a qu’une infime partie des trafics qui sont interceptés ; ou l’Algérie est indemne de ce fléau de transferts illicites de capitaux qui sévit dans tous les pays à système autoritaire et rentier.
Le ministre des Finances, trouvant motif à se réjouir de ce bas niveau de fuite illégale de capitaux, a fait cette observation : “Il faut souligner que ce dernier chiffre, même s’il apparaît important, marque néanmoins un net recul de 54% par rapport au niveau enregistré à l’exercice précédent.” Ce qui veut dire qu’au vu des montants qu’on a empêchés de passer frauduleusement vers l’étranger, on peut considérer que peu de capitaux ont effectivement été soustraits à l’économie nationale. Voici donc le message : il faut qu’ils se réjouissent de ce que les richesses de leur pays, leurs richesses sont enfin mieux gardées ! Au moins depuis l’année dernière. Et le gouvernement n’en veut pour preuve qu’un chiffre : “un net recul de 54% par rapport l’exercice précédent”.
Seulement, en termes de com, le coup de pub autour d’une rigueur enfin trouvée, ou en cours d’être retrouvée, tombe mal. Depuis la veille de la “dépêche” de l’Agence, c’est la conviction finalement faite de la magistrate italienne que “Farid Bedjaoui remettait l’argent à Chakib Khelil”, le mandat d’arrêt contre ce “jeune” qui servait de trésorier au “vieux”, c’est la commission rogatoire pour que l’Italie récupère l’argent de l’ENI — mais en fait de Sonatrach puisqu’il est déduit du contrat — à Singapour, à Hong Kong et ailleurs. Ce sont des comptes hébergeant quelque 123 milliards de dollars qui sont déjà identifiés et ce n’est fini, semble-t-il. C’est la moitié de tout le montant concerné par une année d’infractions établies par nos différents services. Mais ce genre de transfert ne passe pas par les postes de contrôle relevant de ces services.
En Algérie, où le pouvoir communique à la place de la justice, le ministre de la Justice nous a déjà appris que “90% de ceux qui y sont impliqués sont désormais connus”. En précisant qu’il ne peut pas les nommer. Dans les affaires de corruption, on ne badine pas avec le principe de présomption d’innocence.
Mais la justice italienne, elle, nous dit quels Algériens sont poursuivis dans l’affaire Sonatrach 2. Celle-ci étant pendante à l’affaire Saipem, on devrait retrouver les mêmes acteurs. Mais chez nous, c’est cela l’entrée des artistes : il est difficile de leur faire quitter la douillette loge pour se soumettre à l’humeur du parterre.
Il y a comme un drôle d’ordre de priorité : alors qu’il est question de centaines de millions de dollars dérobés par des hommes du pouvoir et leurs proches sur le dos du pays, l’État communique sur les infractions ordinaires aux transferts de capitaux !
M. H.
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11 Aoû 2013 18:43 #112413
par bel1000
Réponse de bel1000 sur le sujet La honte !!
Le gouvernement algérien s’inquiète du pillage des devises
a lire aussi
Le Monsieur Algérie de Saipem devant les juges
L’étau se resserre autour de Chakib Khelil
Mandat d’arrêt contre Bedjaoui et nouvelles révélations explosives impliquant Khelil et Meziane
Affaire Sonatrach II : La justice italienne traque l'argent de Bedjaoui
rem :
les scénaristes d'hollywood seront prochainement en stage en algérie pour parfaire leur formation
comme disait l'autre
un pays sans président
les deux partis majoritaires à l'assemblée sans présidents
ou kheli ou kheli
ça se passe en algérie ( là j'ai rit :pancartedz:)
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Le Monsieur Algérie de Saipem devant les juges
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Mandat d’arrêt contre Bedjaoui et nouvelles révélations explosives impliquant Khelil et Meziane
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rem :
les scénaristes d'hollywood seront prochainement en stage en algérie pour parfaire leur formation
comme disait l'autre
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ou kheli ou kheli
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- PSM31
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12 Aoû 2013 19:51 #112414
par PSM31
Réponse de PSM31 sur le sujet La honte !!
eh frère,
Le poisson pourrit toujours de la tête!:salut-timide:
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12 Aoû 2013 20:06 #112415
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet La honte !!
Mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil : Quelques vérités à rappeler pour les amnésiques (partie 1)
Par Le Matin
C'est avec, on le devine, un ton faussement triomphant, que le procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati a donc annoncé, ce lundi 12 août, la décision de l'Algérie de lancer un mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, sa femme, ses deux enfants et Farid Bedjaoui. En d'autres temps nous aurions applaudi à cette résurrection de justice algérienne soudainement réveillée à ces obligations.Mais non ! La justice de notre pays, totalement inféodée au pouvoir politique, n'a aucun mérite dans ce qu'il faut bien appeler un « fait italien ». Par ailleurs, il n'est plus possible de cacher la responsabilité directe du président Bouteflika dans ce gigantesque scandale qui, tôt ou tard, épousera la forme d'un Bouteflikagate.Mais commençons par la justice pour dire que rien ne se serait produit si l'affaire n'avait provoqué un séisme en Italie et si le parquet de Milan ne s'était montré intransigeant. Pour la première fois, en effet, le sort d’une enquête sur un scandale algérien ne dépend pas de la justice algérienne mais d’une partie qui se joue sans les dirigeants algériens, sur laquelle ils n’ont aucune prise et dont les deux stars ne sont ni avant-centres ni barytons, ils ne s’appellent ni Ronaldo ni Caruso ni Pavarotti, mais Fabio De Pasquale et Sergio Spadaro et ils sont procureurs. Ces deux magistrats font peur aux tontons macoutes qui dirigent l'Algérie. De Pasquale et Spadaro sont décidés à aller le plus loin possible pour faire la lumière sur cette grande rapine qui a provoqué un véritable séisme en Italie. Des dirigeants de la filiale du géant ENI viennent d’être limogés et l'opinion publique suit avec attention cette nouvelle affaire de corruption dont elle redoute qu'elle n'ait des ramifications avec la mafia. Les fier-à-bras qui nous gouvernent sont terrorisés. A cela s'ajoute le fait que The Federal Bureau of Investigations (FBI) américain s’intéresse de près à Chakib Khelil. Le FBI, qui possède une représentation à Alger (qui couvre le Niger et la Tunisie également), enquête sur l’origine de la fortune de Chakib Khelil. L’intérêt vient du fait que l’ex-ministre algérien de l’Energie est un citoyen américain. 2. Pire : l'instance judiciaire algérienne s'apprêtait à enterrer l'affaire. Le clan Bouteflika avait, en effet, réussi à « relativiser » l'escroquerie en la classant comme affaire relevant seulement du tribunal correctionnel, avant que, à peine dix jours après le début de l'enquête à Milan, la justice algérienne, mise au pied du mur, s'astreint à désavouer le juge instructeur et criminalise l’affaire. C'est cela, la vérité, Monsieur le Procureur !3. De quel côté était la justice algérienne quand la presse dénonçait Chakib Khelil et les escrocs ? Du côté des escrocs. Pour avoir divulgué le dixième des chiffres que révèle aujourd'hui l'affaire "Sonatrach 2", Le Matin fut poursuivi en justice par Chakib Khelil, indigné qu'on pût douter de sa probité et une juge d'Alger, sensible à toutes sortes d'arguments, m'a condamné en qualité de directeur du Matin, ainsi que deux collègues journalistes, à trois mois de prison ferme ! Qu'en dites-vous aujourd'hui, Monsieur le procureur ? Il est au moins l'heure d'une question inévitable : qui a jugé non seulement recevable mais légitime la plainte du ministre Chakib Khelil au point d'envoyer en prison des journalistes pour avoir rapporté des faits vérifiés ? Le rôle joué par une justice complètement inféodée au pouvoir politique aura eu un catastrophique effet antinational : il a empêché l'éclatement de la vérité à temps. Elle était, ceci dit, dans son rôle d'appareil d'oppression. L'obstruction à la vérité sur les grandes malversations financières dans l'appareil de l'Etat empêche les vrais débats sur la nature du pouvoir. Oui, la justice algérienne était du côté des escrocs, et cela, quoi que vous fassiez, cela restera une tâche honteuse sur le front des magistrats qui se sont prêtés à cette criminelle complicité.Nous y reviendrons, évidemment, avec d'autres révélations, car tout doit être enfin dit sur cette justice algérienne asservie et corrompue et qui, aujourd'hui, bombe le torse pour des exploits dont elle est totalement étrangère.
M.B.Prochain article : Et qui va juger Bouteflika ?
Par Le Matin
C'est avec, on le devine, un ton faussement triomphant, que le procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati a donc annoncé, ce lundi 12 août, la décision de l'Algérie de lancer un mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, sa femme, ses deux enfants et Farid Bedjaoui. En d'autres temps nous aurions applaudi à cette résurrection de justice algérienne soudainement réveillée à ces obligations.Mais non ! La justice de notre pays, totalement inféodée au pouvoir politique, n'a aucun mérite dans ce qu'il faut bien appeler un « fait italien ». Par ailleurs, il n'est plus possible de cacher la responsabilité directe du président Bouteflika dans ce gigantesque scandale qui, tôt ou tard, épousera la forme d'un Bouteflikagate.Mais commençons par la justice pour dire que rien ne se serait produit si l'affaire n'avait provoqué un séisme en Italie et si le parquet de Milan ne s'était montré intransigeant. Pour la première fois, en effet, le sort d’une enquête sur un scandale algérien ne dépend pas de la justice algérienne mais d’une partie qui se joue sans les dirigeants algériens, sur laquelle ils n’ont aucune prise et dont les deux stars ne sont ni avant-centres ni barytons, ils ne s’appellent ni Ronaldo ni Caruso ni Pavarotti, mais Fabio De Pasquale et Sergio Spadaro et ils sont procureurs. Ces deux magistrats font peur aux tontons macoutes qui dirigent l'Algérie. De Pasquale et Spadaro sont décidés à aller le plus loin possible pour faire la lumière sur cette grande rapine qui a provoqué un véritable séisme en Italie. Des dirigeants de la filiale du géant ENI viennent d’être limogés et l'opinion publique suit avec attention cette nouvelle affaire de corruption dont elle redoute qu'elle n'ait des ramifications avec la mafia. Les fier-à-bras qui nous gouvernent sont terrorisés. A cela s'ajoute le fait que The Federal Bureau of Investigations (FBI) américain s’intéresse de près à Chakib Khelil. Le FBI, qui possède une représentation à Alger (qui couvre le Niger et la Tunisie également), enquête sur l’origine de la fortune de Chakib Khelil. L’intérêt vient du fait que l’ex-ministre algérien de l’Energie est un citoyen américain. 2. Pire : l'instance judiciaire algérienne s'apprêtait à enterrer l'affaire. Le clan Bouteflika avait, en effet, réussi à « relativiser » l'escroquerie en la classant comme affaire relevant seulement du tribunal correctionnel, avant que, à peine dix jours après le début de l'enquête à Milan, la justice algérienne, mise au pied du mur, s'astreint à désavouer le juge instructeur et criminalise l’affaire. C'est cela, la vérité, Monsieur le Procureur !3. De quel côté était la justice algérienne quand la presse dénonçait Chakib Khelil et les escrocs ? Du côté des escrocs. Pour avoir divulgué le dixième des chiffres que révèle aujourd'hui l'affaire "Sonatrach 2", Le Matin fut poursuivi en justice par Chakib Khelil, indigné qu'on pût douter de sa probité et une juge d'Alger, sensible à toutes sortes d'arguments, m'a condamné en qualité de directeur du Matin, ainsi que deux collègues journalistes, à trois mois de prison ferme ! Qu'en dites-vous aujourd'hui, Monsieur le procureur ? Il est au moins l'heure d'une question inévitable : qui a jugé non seulement recevable mais légitime la plainte du ministre Chakib Khelil au point d'envoyer en prison des journalistes pour avoir rapporté des faits vérifiés ? Le rôle joué par une justice complètement inféodée au pouvoir politique aura eu un catastrophique effet antinational : il a empêché l'éclatement de la vérité à temps. Elle était, ceci dit, dans son rôle d'appareil d'oppression. L'obstruction à la vérité sur les grandes malversations financières dans l'appareil de l'Etat empêche les vrais débats sur la nature du pouvoir. Oui, la justice algérienne était du côté des escrocs, et cela, quoi que vous fassiez, cela restera une tâche honteuse sur le front des magistrats qui se sont prêtés à cette criminelle complicité.Nous y reviendrons, évidemment, avec d'autres révélations, car tout doit être enfin dit sur cette justice algérienne asservie et corrompue et qui, aujourd'hui, bombe le torse pour des exploits dont elle est totalement étrangère.
M.B.Prochain article : Et qui va juger Bouteflika ?
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30 Aoû 2013 17:43 #112416
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet La honte !!
Dans la boue !
Dans la boue ! - Edito - El Watan
le 30.08.13
Les institutions de l’Etat ont le visage dans la boue. Humiliées. Le Conseil d’Etat, en premier. Cette instance supérieure a déclaré illégale la session du comité central du FLN convoquée par le clan de Boumehdi et autorisée par Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur. Le tribunal administratif, qui a fait preuve d’une incroyable rapidité, a annulé la décision du Conseil d’Etat. Les portes de l’hôtel El Aurassi à Alger ont été «forcées» et le comité central du FLN s’est réuni pour imposer Amar Saadani, un OVNI politique, nouveau «secrétaire général» du FLN. Que valent donc les décisions du Conseil d’Etat ? Et que valent les autorisations du ministère de l’Intérieur dont l’une a été contestée par le même Conseil d’Etat ? Le FLN subit, donc, un nouvel hold-up et les institutions de l’Etat, une série de gifles et de coups de pied.
D’où cette autre question : qui protège les fondements de la République algérienne ? La justice de la nuit, qui agit comme les braqueurs de bijouteries, retrouve ses forces et insulte le droit. Les magistrats algériens veulent-ils réellement être indépendants et mettre en veille leur téléphone avant de prononcer des jugements ? Visiblement, non. Puisque la justice de la nuit avait déjà fait parler d’elle fin 2003. A l’époque, les partisans de Bouteflika avaient détourné le FLN pour en faire un instrument de propagande au service exclusif du candidat-président. Bouteflika ne voulait pas que Ali Benflis, son rival à la présidentielle de 2004, dirige l’ex-parti unique. Aujourd’hui que le nom de Ali Benflis est cité dans les salons comme éventuel successeur de l’actuel locataire du palais d’El Mouradia, la machine s’est remise en marche pour refaire le même scénario tragicomique.
Reste à savoir si Bouteflika, malade, assis sur un fauteuil roulant, est en mesure de se représenter en 2014 alors que le siège du président de la République est vacant depuis quatre mois. Le pays est paralysé : pas de Conseil des ministres, pas de projets de loi, pas de révision de la Constitution… Et on continue de faire semblant et de se projeter dans l’avenir. Saïd Bouteflika, frère du Président, est cité comme le manœuvrier en chef de la crise du FLN. Quel est son intérêt ? Maintenir son frère au pouvoir ? S’offrir des garanties politiques ? Barrer la route à Benflis ? Comme il n’y a aucun débat politique dans le pays pour faire sortir l’Algérie du blocage et de la logique des clans, on s’amuse comme on peut. On s’offre donc le spectacle de vieux militants qui se battent à l’intérieur d’un FLN ressemblant à un vaisseau fantôme en pleine tempête. Il est évident que le FLN, dernier bastion de la pensée unique dans la région arabe avec le Baâth syrien, est devenu un élément toxique. Il pollue la scène publique algérienne et ferme les perspectives. Cet élément doit être détruit. Il n’y a plus rien à attendre du FLN dont le sigle historique a été sali. Le FLN doit être rangé au musée. Définitivement !
Fayçal Métaoui
Pauvre Fln, le vrai bien entendu, celui des authentiques patriotes des premières heures, des baroudeurs, de ceux qui savent ce que veut dire sacrifice et dignité, c’est à croire qu’il n’y en a plus,…. Oooops pardon Mr Mohamed Méchati.
Dans la boue ! - Edito - El Watan
le 30.08.13
Les institutions de l’Etat ont le visage dans la boue. Humiliées. Le Conseil d’Etat, en premier. Cette instance supérieure a déclaré illégale la session du comité central du FLN convoquée par le clan de Boumehdi et autorisée par Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur. Le tribunal administratif, qui a fait preuve d’une incroyable rapidité, a annulé la décision du Conseil d’Etat. Les portes de l’hôtel El Aurassi à Alger ont été «forcées» et le comité central du FLN s’est réuni pour imposer Amar Saadani, un OVNI politique, nouveau «secrétaire général» du FLN. Que valent donc les décisions du Conseil d’Etat ? Et que valent les autorisations du ministère de l’Intérieur dont l’une a été contestée par le même Conseil d’Etat ? Le FLN subit, donc, un nouvel hold-up et les institutions de l’Etat, une série de gifles et de coups de pied.
D’où cette autre question : qui protège les fondements de la République algérienne ? La justice de la nuit, qui agit comme les braqueurs de bijouteries, retrouve ses forces et insulte le droit. Les magistrats algériens veulent-ils réellement être indépendants et mettre en veille leur téléphone avant de prononcer des jugements ? Visiblement, non. Puisque la justice de la nuit avait déjà fait parler d’elle fin 2003. A l’époque, les partisans de Bouteflika avaient détourné le FLN pour en faire un instrument de propagande au service exclusif du candidat-président. Bouteflika ne voulait pas que Ali Benflis, son rival à la présidentielle de 2004, dirige l’ex-parti unique. Aujourd’hui que le nom de Ali Benflis est cité dans les salons comme éventuel successeur de l’actuel locataire du palais d’El Mouradia, la machine s’est remise en marche pour refaire le même scénario tragicomique.
Reste à savoir si Bouteflika, malade, assis sur un fauteuil roulant, est en mesure de se représenter en 2014 alors que le siège du président de la République est vacant depuis quatre mois. Le pays est paralysé : pas de Conseil des ministres, pas de projets de loi, pas de révision de la Constitution… Et on continue de faire semblant et de se projeter dans l’avenir. Saïd Bouteflika, frère du Président, est cité comme le manœuvrier en chef de la crise du FLN. Quel est son intérêt ? Maintenir son frère au pouvoir ? S’offrir des garanties politiques ? Barrer la route à Benflis ? Comme il n’y a aucun débat politique dans le pays pour faire sortir l’Algérie du blocage et de la logique des clans, on s’amuse comme on peut. On s’offre donc le spectacle de vieux militants qui se battent à l’intérieur d’un FLN ressemblant à un vaisseau fantôme en pleine tempête. Il est évident que le FLN, dernier bastion de la pensée unique dans la région arabe avec le Baâth syrien, est devenu un élément toxique. Il pollue la scène publique algérienne et ferme les perspectives. Cet élément doit être détruit. Il n’y a plus rien à attendre du FLN dont le sigle historique a été sali. Le FLN doit être rangé au musée. Définitivement !
Fayçal Métaoui
Pauvre Fln, le vrai bien entendu, celui des authentiques patriotes des premières heures, des baroudeurs, de ceux qui savent ce que veut dire sacrifice et dignité, c’est à croire qu’il n’y en a plus,…. Oooops pardon Mr Mohamed Méchati.
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10 Nov 2013 17:11 #112417
par ICOSIUM
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Le donneur de leçons
Par Le Matin | 08/11/2013
Il y en a qui croient encore que l’Algérie sous Bouteflika est une démocratie. Pourtant, pourtant, chaque jour que Dieu fait, la réalité les rattrape avec ses évidences. Mais surtout ses trivialités. Et l’espèce, on ne peut pas dire que le pouvoir un parangon de vertus.
Même malade, Bouteflika ne quittera pas le pouvoir.
Le régime de Bouteflika est capable de disserter la larme à l’œil sur les violations des droits de l’homme au Sahara et interdire toute expression dans les espaces publics, faire embarquer des enseignantes parce qu’elles ont "osé" manifester, interdire un journal sous prétexte qu’il a évoqué sa maladie. Et puis tout simplement empêcher les débats qu’El Watan comptait lancer. C’est quand même osé. Donneur de leçons quand il s’agit des autres pays, bourreaux des libertés en Algérie. Le meilleur c’est qu’il y en dans l’Occident qui viennent benoitement nous raconter que l’Algérie est un pays démocratique. Bouteflika cultive l’art des contraires.
Pourtant, le mur de façade du régime se fissure. Le spectacle qu’offre le FLN éclaté en deux factions et la main mise sur le RND illustre la panade. Le constat a été fait par d’autres : Bouteflika et son clan ne tient encore le palais d’El Mouradia que grâce à la redistribution d’une partie de la rente pétrolière.
Autrement, l’image du système mis en place par Bouteflika, elle, est à bout de souffle. Il n’y a plus que les zaouïas, ses courtisans et les profiteurs patentés de la rente pétrolière qui voient en lui "le sauveur de l’Algérie". Nous qui croyions que le temps des prophètes et des miracles était révolu, nous voilà douchés par le Premier ministre et ses dernières déclarations. Abdelmalek Sellal l’a laissé entendre : Bouteflika sera candidat à un 4e mandat. Quid du discours de Sétif et de sa fameuse phrase "tab djnana" ? Enterré. Quid des promesses de révision de la constitution ? De l’ouverture de l’audiovisuel en 2013 au privé ? Renvoyés sine die. L'eau de ces déclarations, comme de celle Saïdani d'ailleurs et des autres serviteurs du clan est imbuvable pour tout un chacun qui espérait le changement. Le vrai.
Mais c’est tout l’art de ce régime : promettre puis réussir à ne pas tenir parole sans avoir froid aux yeux ! En cela et en bien d’autres comme acheter les uns et réduire au silence ses adversaires impénitents, il aura réussi.
Jusqu’à quand ?
Yacine K.
Par Le Matin | 08/11/2013
Il y en a qui croient encore que l’Algérie sous Bouteflika est une démocratie. Pourtant, pourtant, chaque jour que Dieu fait, la réalité les rattrape avec ses évidences. Mais surtout ses trivialités. Et l’espèce, on ne peut pas dire que le pouvoir un parangon de vertus.
Même malade, Bouteflika ne quittera pas le pouvoir.
Le régime de Bouteflika est capable de disserter la larme à l’œil sur les violations des droits de l’homme au Sahara et interdire toute expression dans les espaces publics, faire embarquer des enseignantes parce qu’elles ont "osé" manifester, interdire un journal sous prétexte qu’il a évoqué sa maladie. Et puis tout simplement empêcher les débats qu’El Watan comptait lancer. C’est quand même osé. Donneur de leçons quand il s’agit des autres pays, bourreaux des libertés en Algérie. Le meilleur c’est qu’il y en dans l’Occident qui viennent benoitement nous raconter que l’Algérie est un pays démocratique. Bouteflika cultive l’art des contraires.
Pourtant, le mur de façade du régime se fissure. Le spectacle qu’offre le FLN éclaté en deux factions et la main mise sur le RND illustre la panade. Le constat a été fait par d’autres : Bouteflika et son clan ne tient encore le palais d’El Mouradia que grâce à la redistribution d’une partie de la rente pétrolière.
Autrement, l’image du système mis en place par Bouteflika, elle, est à bout de souffle. Il n’y a plus que les zaouïas, ses courtisans et les profiteurs patentés de la rente pétrolière qui voient en lui "le sauveur de l’Algérie". Nous qui croyions que le temps des prophètes et des miracles était révolu, nous voilà douchés par le Premier ministre et ses dernières déclarations. Abdelmalek Sellal l’a laissé entendre : Bouteflika sera candidat à un 4e mandat. Quid du discours de Sétif et de sa fameuse phrase "tab djnana" ? Enterré. Quid des promesses de révision de la constitution ? De l’ouverture de l’audiovisuel en 2013 au privé ? Renvoyés sine die. L'eau de ces déclarations, comme de celle Saïdani d'ailleurs et des autres serviteurs du clan est imbuvable pour tout un chacun qui espérait le changement. Le vrai.
Mais c’est tout l’art de ce régime : promettre puis réussir à ne pas tenir parole sans avoir froid aux yeux ! En cela et en bien d’autres comme acheter les uns et réduire au silence ses adversaires impénitents, il aura réussi.
Jusqu’à quand ?
Yacine K.
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