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La honte !!
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20 Aoû 2012 21:04 #112382
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet La honte !!
UN CONSTAT TESTAMENTAIRE
par M. Saadoune
« Je vis en Occident depuis 35 ans, j'ai appris, j'ai enseigné, j'ai donné des conférences dans la plupart des universités ; j'ai écrit des articles sur le Moyen-Orient dans ses journaux (occidentaux), j'ai participé en tant que débatteur dans la plupart de ses stations télévisées en sus de centaines de conférences et colloques politiques. J'en suis sorti avec une conviction ancrée qu'il n'existe pas de politique improvisée, que les politiques et les guerres stratégiques se font sur la base d'une action et d'une planification rigoureuses et non sur une base réactive. Qu'il y a une vérité ancrée chez la plupart des experts occidentaux est que les Arabes sont faciles à berner et qu'il est aisé d'exploiter leur faiblesse et susciter les divisions parmi eux, sur une base confessionnelle et ethnique. Il suffit de se rappeler que la plus importante faculté à l'université de Londres des études orientales et africaines a été créée pour étudier les tribus et les ethnies arabes et à préparer les dirigeants anglais pour les colonies arabes…».
Palestinien, patron du journal Al-Quds Al-Arabi qui paraît à Londres, Abdelbari Atwan a écrit, hier, un éditorial quasi testamentaire. La révolte des populations contre les régimes dictatoriaux et autocratiques est légitime, dit-il, elle est même tardive. Mais - car il y a un mais - ces révoltes, au-delà de la sincérité des acteurs arabes, sont prises en charge de manière maximale par ceux qui sont les plus préparés à cela. Ce ne sont pas les sociétés arabes, infantilisées par des décennies d'autoritarisme et travaillées par une réponse exclusivement religieuse, qui sont les mieux armées dans ce nouveau grand jeu stratégique au Proche-Orient. Ces sociétés ont soit des élites religieuses à l'esprit souvent obtus et naïf ou des élites expatriées modernes qui sont déjà dans des jeux mondialisées et pour qui la dimension «nationale» relève des vieilleries.
Le constat testamentaire d'Abdelbari Atwan tient probablement au fait que ces deux élites, en conflit dans les Etats nationaux, sont en train de faire jonction. Chose frappante dans le cas de la Syrie. Alors que de l'intérieur du pays, des minorités s'inquiètent du sort qui leur sera réservé dans l'après-Assad, des opposants, à l'extérieur, issus de ces minorités, crient au complot du régime à chaque fois que la question est évoquée. Plus préventifs - car cela relève de la planification pas de la «réaction» -, les médias occidentaux évoquent régulièrement, sans forcer, ce thème de l'insécurité des minorités ethniques et religieuses. Et pour cause, l'objectif stratégique des Occidentaux est un remodelage des Etats de la région en une multitude d'entités ethno-religieuses. La balkanisation, rappelle Atwan, a été ouvertement préconisée par l'historien Bernard Lewis, maître à penser des néoconservateurs, après la chute du Chah en Iran.
C'est cette idée centrale qui est mise en œuvre selon Abdelbari Atwan par ceux qui se sont les plus outillés pour profiter des nouvelles révoltes arabes. L'analyse du directeur du journal Al-Quds, qui est sans pitié pour le régime Al-Assad, s'alimente à l'expérience historique de plus d'un siècle d'histoire et d'histoires. Cela va de l'épisode de Mac-Mahon proposant, déjà, la révolution arabe contre les Turcs au Chérif de La Mecque aux accords de Sykes-Picot à la guerre contre l'Irak (dont la division en trois entités est une réalité que ne recouvre pas la fiction de l'Etat irakien). Et bien entendu, il ne croit pas un instant que les dirigeants arabes qui participent avec enthousiasme à l'alliance des «amis de la Syrie» aient une idée des intentions occidentales pour la région et son avenir, ni de ce qu'elle sera dans dix ans ou 20 ans.
Pourquoi évoquer, ici, l'article d'Atwan ? Parce que ce journaliste en immersion en Occident sait que toute réflexion stratégique est très rapidement étouffée sous le label méprisant de la «théorie du complot». Lequel est reproduit sans réflexion par nos modernes pour qui toute réflexion sur l'intérêt national et de mise en cause de l'altruisme présumé des Occidentaux ne serait qu'une défense de l'ordre autoritaire. La lecture d'Atwan est un exercice de salubrité mentale même si le constat est désespérant.
par M. Saadoune
« Je vis en Occident depuis 35 ans, j'ai appris, j'ai enseigné, j'ai donné des conférences dans la plupart des universités ; j'ai écrit des articles sur le Moyen-Orient dans ses journaux (occidentaux), j'ai participé en tant que débatteur dans la plupart de ses stations télévisées en sus de centaines de conférences et colloques politiques. J'en suis sorti avec une conviction ancrée qu'il n'existe pas de politique improvisée, que les politiques et les guerres stratégiques se font sur la base d'une action et d'une planification rigoureuses et non sur une base réactive. Qu'il y a une vérité ancrée chez la plupart des experts occidentaux est que les Arabes sont faciles à berner et qu'il est aisé d'exploiter leur faiblesse et susciter les divisions parmi eux, sur une base confessionnelle et ethnique. Il suffit de se rappeler que la plus importante faculté à l'université de Londres des études orientales et africaines a été créée pour étudier les tribus et les ethnies arabes et à préparer les dirigeants anglais pour les colonies arabes…».
Palestinien, patron du journal Al-Quds Al-Arabi qui paraît à Londres, Abdelbari Atwan a écrit, hier, un éditorial quasi testamentaire. La révolte des populations contre les régimes dictatoriaux et autocratiques est légitime, dit-il, elle est même tardive. Mais - car il y a un mais - ces révoltes, au-delà de la sincérité des acteurs arabes, sont prises en charge de manière maximale par ceux qui sont les plus préparés à cela. Ce ne sont pas les sociétés arabes, infantilisées par des décennies d'autoritarisme et travaillées par une réponse exclusivement religieuse, qui sont les mieux armées dans ce nouveau grand jeu stratégique au Proche-Orient. Ces sociétés ont soit des élites religieuses à l'esprit souvent obtus et naïf ou des élites expatriées modernes qui sont déjà dans des jeux mondialisées et pour qui la dimension «nationale» relève des vieilleries.
Le constat testamentaire d'Abdelbari Atwan tient probablement au fait que ces deux élites, en conflit dans les Etats nationaux, sont en train de faire jonction. Chose frappante dans le cas de la Syrie. Alors que de l'intérieur du pays, des minorités s'inquiètent du sort qui leur sera réservé dans l'après-Assad, des opposants, à l'extérieur, issus de ces minorités, crient au complot du régime à chaque fois que la question est évoquée. Plus préventifs - car cela relève de la planification pas de la «réaction» -, les médias occidentaux évoquent régulièrement, sans forcer, ce thème de l'insécurité des minorités ethniques et religieuses. Et pour cause, l'objectif stratégique des Occidentaux est un remodelage des Etats de la région en une multitude d'entités ethno-religieuses. La balkanisation, rappelle Atwan, a été ouvertement préconisée par l'historien Bernard Lewis, maître à penser des néoconservateurs, après la chute du Chah en Iran.
C'est cette idée centrale qui est mise en œuvre selon Abdelbari Atwan par ceux qui se sont les plus outillés pour profiter des nouvelles révoltes arabes. L'analyse du directeur du journal Al-Quds, qui est sans pitié pour le régime Al-Assad, s'alimente à l'expérience historique de plus d'un siècle d'histoire et d'histoires. Cela va de l'épisode de Mac-Mahon proposant, déjà, la révolution arabe contre les Turcs au Chérif de La Mecque aux accords de Sykes-Picot à la guerre contre l'Irak (dont la division en trois entités est une réalité que ne recouvre pas la fiction de l'Etat irakien). Et bien entendu, il ne croit pas un instant que les dirigeants arabes qui participent avec enthousiasme à l'alliance des «amis de la Syrie» aient une idée des intentions occidentales pour la région et son avenir, ni de ce qu'elle sera dans dix ans ou 20 ans.
Pourquoi évoquer, ici, l'article d'Atwan ? Parce que ce journaliste en immersion en Occident sait que toute réflexion stratégique est très rapidement étouffée sous le label méprisant de la «théorie du complot». Lequel est reproduit sans réflexion par nos modernes pour qui toute réflexion sur l'intérêt national et de mise en cause de l'altruisme présumé des Occidentaux ne serait qu'une défense de l'ordre autoritaire. La lecture d'Atwan est un exercice de salubrité mentale même si le constat est désespérant.
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- yasmi
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21 Aoû 2012 09:35 #112383
par yasmi
Réponse de yasmi sur le sujet La honte !!
On se rend compte que c'est un éternel recommencement et qu'on se retrouve être toujours
les dindons de la force. Merci pour le partage Ico. Je trouve que l'analyse de ce journaliste est juste.
les dindons de la force. Merci pour le partage Ico. Je trouve que l'analyse de ce journaliste est juste.
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17 Sep 2012 10:42 #112384
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet La honte !!
Le passeport diplomatique : Outil de travail ou privilège ?
Le passeport diplomatique : Outil de travail ou privilège ? - Actualité - El Watan
le 12.09.12
Les commentaires plus ou moins scandalisés sur cette générosité interne du régime envers ses fidèles serviteurs ont en effet déchiré la Toile.
Les internautes se sont défoulés dans cet univers virtuel contre cette mesure, faute de pouvoir compter sur les députés et les partis politiques. Presque tout le monde a cru comprendre que Abdelaziz Bouteflika a offert un parapluie protecteur aux heureux bénéficiaires contre d’éventuels poursuites judicaires ou arrestations à l’étranger. Mais est-ce vraiment le cas ? Pas tout à fait.
La convention de Vienne de 1961 qui régit les relations diplomatiques entre les Etats stipule clairement que l’immunité n’est offerte au porteur de ce passeport que dans l’exercice de ses fonctions. Exit donc toute forme de protection aux personnes détentrices de ce passeport qui ont cessé leur activité diplomatique. Les experts et juristes font aussi le distinguo entre le passeport diplomatique qui est une «preuve de la fonction de son titulaire» et l’immunité qui est «la protection attachée à l’exercice de la fonction».
Une issue de secours ?
Lire la suite,…… Le passeport diplomatique : Outil de travail ou privilège ? - Actualité - El Watan
Le journal officiel publie la liste des bénéficiaires :
II/ Au titre des hautes fonctions qu’elles ont occupées :
• 1 Les anciens chefs de l’Etat, ainsi que leursascendants, descendants et collatéraux directs
•2 Les anciens présidents du Conseil de la nation,
• 3 Les anciens présidents de l’Assemblée populaire
nationale
• 4 Les anciens présidents du Conseil constitutionnel
•5 Les anciens Premiers ministres et chefs du gouvernement
• 6 Les anciens vice-Premiers ministres
•7 Les anciens ministres d’Etat,
• 8 Les anciens ministres de la Défense nationale
•9 Les anciens ministres des Affaires étrangères
• 10 Les membres du gouvernement, autres que ceux cités aux points 6, 7, 8 et 9 ci-dessus, et les hauts
responsables de l’Etat de rang ministériel, notamment le
directeur de cabinet du président de la République, le
secrétaire général du gouvernement, le secrétaire général de la présidence de la République et les conseillers auprès du président de la République, à la retraite, ayant cumulé leurs fonctions, en cette qualité, pendant au moins (7) années et n’exerçant aucune activité rémunérée
•11 Le chef d’état-major, le chef du département du
renseignement et de la sécurité, les généraux de corps
d’armée, les généraux majors et les généraux issus de
l’Armée de libération nationale, les directeurs en charge
des questions de sécurité et les commandants de la Garde
républicaine
•12 Les ambassadeurs et consuls généraux à la retraite.
LI FI KERCHOU T’BEN YKHAF M’ ENNAR
Le passeport diplomatique : Outil de travail ou privilège ? - Actualité - El Watan
le 12.09.12
Les commentaires plus ou moins scandalisés sur cette générosité interne du régime envers ses fidèles serviteurs ont en effet déchiré la Toile.
Les internautes se sont défoulés dans cet univers virtuel contre cette mesure, faute de pouvoir compter sur les députés et les partis politiques. Presque tout le monde a cru comprendre que Abdelaziz Bouteflika a offert un parapluie protecteur aux heureux bénéficiaires contre d’éventuels poursuites judicaires ou arrestations à l’étranger. Mais est-ce vraiment le cas ? Pas tout à fait.
La convention de Vienne de 1961 qui régit les relations diplomatiques entre les Etats stipule clairement que l’immunité n’est offerte au porteur de ce passeport que dans l’exercice de ses fonctions. Exit donc toute forme de protection aux personnes détentrices de ce passeport qui ont cessé leur activité diplomatique. Les experts et juristes font aussi le distinguo entre le passeport diplomatique qui est une «preuve de la fonction de son titulaire» et l’immunité qui est «la protection attachée à l’exercice de la fonction».
Une issue de secours ?
Lire la suite,…… Le passeport diplomatique : Outil de travail ou privilège ? - Actualité - El Watan
Le journal officiel publie la liste des bénéficiaires :
II/ Au titre des hautes fonctions qu’elles ont occupées :
• 1 Les anciens chefs de l’Etat, ainsi que leursascendants, descendants et collatéraux directs
•2 Les anciens présidents du Conseil de la nation,
• 3 Les anciens présidents de l’Assemblée populaire
nationale
• 4 Les anciens présidents du Conseil constitutionnel
•5 Les anciens Premiers ministres et chefs du gouvernement
• 6 Les anciens vice-Premiers ministres
•7 Les anciens ministres d’Etat,
• 8 Les anciens ministres de la Défense nationale
•9 Les anciens ministres des Affaires étrangères
• 10 Les membres du gouvernement, autres que ceux cités aux points 6, 7, 8 et 9 ci-dessus, et les hauts
responsables de l’Etat de rang ministériel, notamment le
directeur de cabinet du président de la République, le
secrétaire général du gouvernement, le secrétaire général de la présidence de la République et les conseillers auprès du président de la République, à la retraite, ayant cumulé leurs fonctions, en cette qualité, pendant au moins (7) années et n’exerçant aucune activité rémunérée
•11 Le chef d’état-major, le chef du département du
renseignement et de la sécurité, les généraux de corps
d’armée, les généraux majors et les généraux issus de
l’Armée de libération nationale, les directeurs en charge
des questions de sécurité et les commandants de la Garde
républicaine
•12 Les ambassadeurs et consuls généraux à la retraite.
LI FI KERCHOU T’BEN YKHAF M’ ENNAR
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- nassim73
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17 Sep 2012 11:42 #112385
par nassim73
Réponse de nassim73 sur le sujet La honte !!
et tu as oublier leurs femmes et enfants .....en fonction tt leurs vies
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05 Oct 2012 09:44 #112386
par ICOSIUM
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Sid Ahmed Ghozali à Montréal : « L’Algérie est toujours gérée par le système laissé par Boumédiène»
le 04.10.12 |
L’ancien chef du gouvernement algérien Sid Ahmed Ghozali a fustigé, à partir de Montréal, le sytème algérien qui n’aurait pas changé, selon lui, depuis l’ère de Boumédiène.
Lors de son passage ce mercredi à l’émission Rencontres berbères de Radio Centre ville de Montréal, celui qui était chef du gouvermenet entre juin 1991 et juillet 1992, a affirmé que « l’Algérie est toujours gérée par le système de Boumédiène mais sans Boumediène ce qui est encore pire !».
Car du temps de Boumédiène, il était clair que c’était lui le chef. A sa mort, on s’est gardé de lui donner un successeur. Ceci permet une gestion occulte du pays : ceux qui dirigent ne sont pas ceux qu’on voit.
Par ailleurs, « Boumediène n’a jamais dit aux Algériens qu’il allait leur ramener la démocratie », a-t-il soutenu. Il assumait la nature dictatorial de son règne puisqu’il signait au nom du conseil de la révolution – une façon politiquement correcte de nommer une dictatutre. « Donc, il n’a pas menti aux Algérien sur le plan constitutionnel et il s’est occupé des problèmes du peuple qui le lui a bien rendu », affirme Sid Ahmed Ghozali, faisant allusion au président Bouteflika qu’il ne prend pas pour « le problème de l’Algérie mais un des problèmes du pays».
Le promesses de réforme du président algérien ne trouvent aucune grâce aux yeux de l’ancien chef du gouvernement. « La meilleure réforme en Algérie a été faite en 1989 » et le problème réside dans la non application des lois et réglements.
Il a donné l’exemple de son parti, le Front démocratique, qui est autorisé par la loi mais interdit de facto par le gouvernement.
Devant l’animateur de l’émission Mourad Mahamli et Aziz Fares, l’ancienne gloire de la radio algérienne et actuellement animateur à Radio Ville Marie, Sid Ahmed Ghozali a dressé un tableau noir de la situation actuelle des libertés démocratiques en Algérie.
Se défendant de faire partie de ce système et d’être de ceux qui ne découvrent l’opposition que lorsqu’ils sont exclus, il a affirmé qu’il a déjà dit ce qu’il pense publiquement du système dans une lettre de quatre pages après l’assassinat du président Boudiaf. Une lettre qui aurait été boudée par la presse algérienne.
Le successeur de Mouloud Hamrouche n’a pas clairement défini le système algérien quand les animateurs le lui ont demandé. Il l’a décrit comme étant l’ensemble des institutions qui gèrent le pays. Il ne l’a pas lié nécessairement aux services de sécurité ou à l’armée. « La réalité du système algérien est l’opposé même des textes qui le définissent [constituion, lois..., NDLR]», a-t-il soutenu.
Il lui reproche ce qu’il appelle les 3 péchés capitaux : il ne respecte pas ses propres lois, croit à tort qu’une société fonctionne aux ordres comme une armée et enfin travaille dans l’impunité. Ce qui mène obligatoirement à des décisions erronées dans tous les domaines.
Celui qui a dirigé Sonatrach entre 1966 et 1977, nommé par Boumédiène, trouve que la nature du système algérien lui même a fini par donner une société, la seule au monde, qui « vit à partir d’une richesses qu’elle ne crée pas ».
Enfin, pour lui, les erreurs de l’Algérie remonteraient aux choix politiques à l’indépendance. Au lieu d’un système démocratique, les Algériens ont préféré le système du parti unique car c’était la seule façon de protéger l’indépendance – selon le consensus de l’époque. La responsabilité de ce choix, selon Sid Ahmed Ghozali, est partagée entre tous les Algériens.
A rappeler que l’ancien chef du gouvernement algérien donnera aujourd’hui à 15h30 une conférence aux HEC de Montréal sur Les difficultés de la construction d’un Etat. Elle sera modérée par le professeur en mangement de la même école Taïeb Hafsi. Ceci entre dans le cadre de la première Semaine internationale des HEC de Montréal en collaboration avec la fondation Club Avenir. Le thème retenu étant l’Algérie et sa culture.
Samir Ben
Ça fait du bien d’être viré du pouvoir, ça stimule l’esprit critique et la mémoire on dirait,…ha ha ha,..
le 04.10.12 |
L’ancien chef du gouvernement algérien Sid Ahmed Ghozali a fustigé, à partir de Montréal, le sytème algérien qui n’aurait pas changé, selon lui, depuis l’ère de Boumédiène.
Lors de son passage ce mercredi à l’émission Rencontres berbères de Radio Centre ville de Montréal, celui qui était chef du gouvermenet entre juin 1991 et juillet 1992, a affirmé que « l’Algérie est toujours gérée par le système de Boumédiène mais sans Boumediène ce qui est encore pire !».
Car du temps de Boumédiène, il était clair que c’était lui le chef. A sa mort, on s’est gardé de lui donner un successeur. Ceci permet une gestion occulte du pays : ceux qui dirigent ne sont pas ceux qu’on voit.
Par ailleurs, « Boumediène n’a jamais dit aux Algériens qu’il allait leur ramener la démocratie », a-t-il soutenu. Il assumait la nature dictatorial de son règne puisqu’il signait au nom du conseil de la révolution – une façon politiquement correcte de nommer une dictatutre. « Donc, il n’a pas menti aux Algérien sur le plan constitutionnel et il s’est occupé des problèmes du peuple qui le lui a bien rendu », affirme Sid Ahmed Ghozali, faisant allusion au président Bouteflika qu’il ne prend pas pour « le problème de l’Algérie mais un des problèmes du pays».
Le promesses de réforme du président algérien ne trouvent aucune grâce aux yeux de l’ancien chef du gouvernement. « La meilleure réforme en Algérie a été faite en 1989 » et le problème réside dans la non application des lois et réglements.
Il a donné l’exemple de son parti, le Front démocratique, qui est autorisé par la loi mais interdit de facto par le gouvernement.
Devant l’animateur de l’émission Mourad Mahamli et Aziz Fares, l’ancienne gloire de la radio algérienne et actuellement animateur à Radio Ville Marie, Sid Ahmed Ghozali a dressé un tableau noir de la situation actuelle des libertés démocratiques en Algérie.
Se défendant de faire partie de ce système et d’être de ceux qui ne découvrent l’opposition que lorsqu’ils sont exclus, il a affirmé qu’il a déjà dit ce qu’il pense publiquement du système dans une lettre de quatre pages après l’assassinat du président Boudiaf. Une lettre qui aurait été boudée par la presse algérienne.
Le successeur de Mouloud Hamrouche n’a pas clairement défini le système algérien quand les animateurs le lui ont demandé. Il l’a décrit comme étant l’ensemble des institutions qui gèrent le pays. Il ne l’a pas lié nécessairement aux services de sécurité ou à l’armée. « La réalité du système algérien est l’opposé même des textes qui le définissent [constituion, lois..., NDLR]», a-t-il soutenu.
Il lui reproche ce qu’il appelle les 3 péchés capitaux : il ne respecte pas ses propres lois, croit à tort qu’une société fonctionne aux ordres comme une armée et enfin travaille dans l’impunité. Ce qui mène obligatoirement à des décisions erronées dans tous les domaines.
Celui qui a dirigé Sonatrach entre 1966 et 1977, nommé par Boumédiène, trouve que la nature du système algérien lui même a fini par donner une société, la seule au monde, qui « vit à partir d’une richesses qu’elle ne crée pas ».
Enfin, pour lui, les erreurs de l’Algérie remonteraient aux choix politiques à l’indépendance. Au lieu d’un système démocratique, les Algériens ont préféré le système du parti unique car c’était la seule façon de protéger l’indépendance – selon le consensus de l’époque. La responsabilité de ce choix, selon Sid Ahmed Ghozali, est partagée entre tous les Algériens.
A rappeler que l’ancien chef du gouvernement algérien donnera aujourd’hui à 15h30 une conférence aux HEC de Montréal sur Les difficultés de la construction d’un Etat. Elle sera modérée par le professeur en mangement de la même école Taïeb Hafsi. Ceci entre dans le cadre de la première Semaine internationale des HEC de Montréal en collaboration avec la fondation Club Avenir. Le thème retenu étant l’Algérie et sa culture.
Samir Ben
Ça fait du bien d’être viré du pouvoir, ça stimule l’esprit critique et la mémoire on dirait,…ha ha ha,..
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- salim12
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05 Oct 2012 10:18 #112387
par salim12
Réponse de salim12 sur le sujet La honte !!
C'est bien commode de fustiger un système grâce auquel on a grimpé tous les échelmons de la hiérarchie du pouvoir .
Salam
Salam
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