
La présence humaine sur le territoire de l’actuelle Algérie remonte à plusieurs centaines de milliers d’années. Les sites archéologiques, les outils de pierre et l’art rupestre permettent d’en suivre les grandes étapes, du Paléolithique aux sociétés néolithiques du Sahara.
Les premiers peuplements
Le site de Ternifine, près de Mascara, a livré des restes humains et des outils très anciens. Ces découvertes témoignent d’une occupation du Maghreb à une époque où le climat, la faune et les paysages différaient profondément de ceux d’aujourd’hui. Éléphants, rhinocéros, hippopotames et grands herbivores vivaient alors dans des milieux plus humides.
Les datations et les classifications ont évolué au fil des recherches. Les anciennes publications employaient notamment le terme « Atlanthrope » pour certains restes de Ternifine. Les travaux actuels les replacent dans une histoire plus large des premiers humains en Afrique du Nord.
L’Atérien
La culture atérienne tire son nom de Bir El Ater, au sud de Tébessa. Elle appartient au Paléolithique moyen et se reconnaît notamment à certains outils de pierre dotés d’un pédoncule. Des sites atériens ont été identifiés dans plusieurs régions du Maghreb et du Sahara.
Les cultures ibéromaurusienne et capsienne
À la fin du Paléolithique et au début de l’Holocène, les groupes humains occupent des milieux variés. La culture ibéromaurusienne est surtout documentée dans les régions littorales et telliennes. La culture capsienne, dont le nom vient de Gafsa, est bien attestée dans l’Est algérien et sur les Hauts-Plateaux.
Les communautés capsiennes vivaient dans des campements et exploitaient les ressources animales et végétales de leur environnement. Leurs outils, leurs sépultures et les amas de coquilles d’escargots étudiés par les archéologues donnent des renseignements sur leur alimentation et leurs déplacements.
Le Néolithique saharien
Lorsque le Sahara connaissait des périodes plus humides, des groupes humains y pratiquaient l’élevage, la chasse et diverses activités de subsistance. Les outils polis, la céramique et les représentations rupestres montrent des changements techniques et sociaux importants.
Le Tassili n’Ajjer et les massifs du Sud conservent des milliers de peintures et de gravures. Elles représentent des animaux, des scènes de chasse, des troupeaux et des figures humaines. Leur lecture demande de la prudence : les images appartiennent à plusieurs périodes et ne décrivent pas une société unique.
Un patrimoine à protéger
L’art rupestre et les sites préhistoriques sont fragiles. Il ne faut ni toucher les parois, ni mouiller les peintures, ni déplacer les objets trouvés au sol. La visite doit se faire dans le respect des règles du parc culturel et des indications des guides locaux.












