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Une fillette de 10 ans devient l'épouse d'un Saoudien
- ahmeddamien
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MOEZ;67897 écrit: Y'en a marre de toute cette propagande anti-islam qu'on utilise comme l'arbre qui cache la forêt, pourquoi les gens sont devenus si aveugles?
salam aleycum moez
d accord avec toi
on prends des faits cibles pour demolir et salir la religion.
je ne justifie pas le fait qu un homme de adulte ne doit pas epouser quelqu un qui pourrait etre sa petite fille....
mais si on veux prendre des chiffres il y a plus d occidentaux qui vont en thailande ou autre pour la pedophilie....
ce fait interesse parce qu il est cible contre l islam....
il y a des saoudiens qui vont en vacances voir des prostitues au maroc ,en syrie.....
ces sont les lieux saints qui sont sacres pas les saoudiens
il faut pas tout melanger....
je n aime pas non plus ces gens qui font ca
mais on ne peut generaliser en critiquant des peuples complets comme les saoudiens ou les marocains
critiquer ainsi des peuples releve d un attitude anti musulmanne
qui sert les nombreux partis qui oeuvrent contre nous....
je parle car j ai visite la saoudie,le maroc, l algerie et d autres pays musulmans et s il est vrai qu il y a des salauds.....c est comme dans chaque pays du monde.....
rien n est blanc ni noir.......
mais les enfantillages style les algeriens peuple droit de mujaydin et les marocains vils et mauvais excusez moi du terme m emmerdent...
le nationalisme exacerbe,le racisme sont crasseux le prophete la confirme
et le fait de toujours mettre en avant les pays non musulmans a l encontre des pays freres releve d une attitude que je qualifierait de suspecte
on peut facilement prendre des faits divers,les isoler et faire une regle sur un pays
je vous donne un exemple avec un article trouve au hasard dans google
- ahmeddamien
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La prostitution enfantine attire des Suisses au Kenya
Le problème de l'exploitation sexuelle des mineurs est particulièrement prononcé sur la côte du Kenya (Imagepoint).
Légende: Le problème de l'exploitation sexuelle des mineurs est particulièrement prononcé sur la côte du Kenya (Imagepoint). ()
En relation avec le sujet
* Dépôt d'une initiative contre la pédophilie
* Les enfants ont le droit de dire «Non !»
Les touristes suisses arrivent au quatrième rang de la clientèle de la prostitution enfantine au Kenya. Une étude de l'UNICEF montre que ce phénomène prend des proportions alarmantes sur les côtes de ce pays.
Près du tiers des filles kenyanes âgées entre 12 et 18 ans ont déjà eu des relations sexuelles contre de l'argent ou des cadeaux.
D'après l'enquête de l'agence de l'ONU publiée mardi, les Kenyans constituent 38% des clients.
Les touristes italiens viennent au second rang avec 18%, devant les Allemands (14%) et les Suisses (12%). Les Ougandais, les Tanzaniens, les Anglais et les Saoudiens suivent.
Bernard Boëton, responsable du secteur droits de l'enfant chez Terre des hommes, constate que malgré les campagnes des ONG suisses et européennes contre l'exploitation des enfants dans les régions touristiques, le phénomène ne diminue pas.
Le seul progrès se situe au niveau juridique. «Le résultat de ces campagnes, en Suisse comme dans la plupart des pays européens, c'est qu'il est désormais possible de juger les pédophiles qui agissent à l'étranger», indique-t-il.
Ne pas criminaliser les enfants
De leur côté, les autorités de Nairobi obligent désormais les voyageurs à donner leur adresse de résidence dans le pays, ce qui permet de mieux contrôler leurs déplacements. Le personnel hôtelier a en outre été invité à signaler les comportements suspects.
«Les touristes et les Kenyans qui abusent des enfants doivent être arrêtés, poursuivis en justice et condamnés», a déclaré le représentant de l'UNICEF au Kenya Heimo Laakkonen. Il a insisté aussi sur le fait que les victimes ne devaient pas être criminalisées.
«Ce type d'étude est utile pour cerner l'ampleur du problème, mais la police kenyane doit maintenant mener des enquêtes sur des cas précis. Il faut qu'il y ait des exemples – un seul témoin pourrait suffire pour qu'il y ait un procès», note Bernard Boëton.
Pauvreté en cause
Selon lui, deux problèmes majeurs existent cependant: «Premièrement, la police et la justice dans la région ne savent souvent pas que ces touristes peuvent être poursuivis. Deuxièmement, les autorités ne tiennent pas à faire trop de vagues car les touristes sont une source importante de devises».
Interrogés sur leur activité, plus de la moitié des enfants l'expliquent par la pauvreté de leur famille. La prostitution est en effet lucrative par rapport aux salaires locaux.
Pour une relation sexuelle avec une jeune fille de moins de 16 ans, le touriste peut être amené à payer environ 20 euros. Mais les tarifs peuvent atteindre 60 euros selon les situations. En comparaison, un ouvrier kenyan gagne en moyenne quatre euros par jour.
Pour un tourisme responsable
«Cela encourage les enfants à se prostituer auprès des touristes», déplore l'UNICEF, «mais n'aide pas l'économie locale à se développer.»
Dans les quatre districts où l'UNICEF a enquêté, Mombasa, Kilifi, Malindi et Kwale, 15'000 filles de 12 à 18 ans ont des relations sexuelles occasionnelles contre paiement. Elles représentent 30% de cette tranche d'âge dans ces districts.
En outre, de 2000 à 3000 filles et garçons se prostituent toute l'année. La plupart ont commencé à 12 ou 13 ans pour obtenir de l'argent ou des services en nature.
«Cette réalité est choquante», a commenté le vice-président kenyan Moody Awori. Il a dénoncé un «vice qui continue à se développer de manière horrifiante particulièrement le long de la côte».
Pour lui, son pays doit s'engager à prendre des mesures pour promouvoir «un tourisme responsable». L'enquête de l'UNICEF montre qu'à l'heure actuelle, le commerce du sexe jouit d'un degré élevé de tolérance, notamment sur les plages et dans les bars des côtes du Kenya.
swissinfo et les agences
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La prostitution enfantine attire des Suisses au Kenya
Le problème de l'exploitation sexuelle des mineurs est particulièrement prononcé sur la côte du Kenya (Imagepoint).
Légende: Le problème de l'exploitation sexuelle des mineurs est particulièrement prononcé sur la côte du Kenya (Imagepoint). ()
En relation avec le sujet
* Dépôt d'une initiative contre la pédophilie
* Les enfants ont le droit de dire «Non !»
Les touristes suisses arrivent au quatrième rang de la clientèle de la prostitution enfantine au Kenya. Une étude de l'UNICEF montre que ce phénomène prend des proportions alarmantes sur les côtes de ce pays.
Près du tiers des filles kenyanes âgées entre 12 et 18 ans ont déjà eu des relations sexuelles contre de l'argent ou des cadeaux.
D'après l'enquête de l'agence de l'ONU publiée mardi, les Kenyans constituent 38% des clients.
Les touristes italiens viennent au second rang avec 18%, devant les Allemands (14%) et les Suisses (12%). Les Ougandais, les Tanzaniens, les Anglais et les Saoudiens suivent.
Bernard Boëton, responsable du secteur droits de l'enfant chez Terre des hommes, constate que malgré les campagnes des ONG suisses et européennes contre l'exploitation des enfants dans les régions touristiques, le phénomène ne diminue pas.
Le seul progrès se situe au niveau juridique. «Le résultat de ces campagnes, en Suisse comme dans la plupart des pays européens, c'est qu'il est désormais possible de juger les pédophiles qui agissent à l'étranger», indique-t-il.
Ne pas criminaliser les enfants
De leur côté, les autorités de Nairobi obligent désormais les voyageurs à donner leur adresse de résidence dans le pays, ce qui permet de mieux contrôler leurs déplacements. Le personnel hôtelier a en outre été invité à signaler les comportements suspects.
«Les touristes et les Kenyans qui abusent des enfants doivent être arrêtés, poursuivis en justice et condamnés», a déclaré le représentant de l'UNICEF au Kenya Heimo Laakkonen. Il a insisté aussi sur le fait que les victimes ne devaient pas être criminalisées.
«Ce type d'étude est utile pour cerner l'ampleur du problème, mais la police kenyane doit maintenant mener des enquêtes sur des cas précis. Il faut qu'il y ait des exemples – un seul témoin pourrait suffire pour qu'il y ait un procès», note Bernard Boëton.
Pauvreté en cause
Selon lui, deux problèmes majeurs existent cependant: «Premièrement, la police et la justice dans la région ne savent souvent pas que ces touristes peuvent être poursuivis. Deuxièmement, les autorités ne tiennent pas à faire trop de vagues car les touristes sont une source importante de devises».
Interrogés sur leur activité, plus de la moitié des enfants l'expliquent par la pauvreté de leur famille. La prostitution est en effet lucrative par rapport aux salaires locaux.
Pour une relation sexuelle avec une jeune fille de moins de 16 ans, le touriste peut être amené à payer environ 20 euros. Mais les tarifs peuvent atteindre 60 euros selon les situations. En comparaison, un ouvrier kenyan gagne en moyenne quatre euros par jour.
Pour un tourisme responsable
«Cela encourage les enfants à se prostituer auprès des touristes», déplore l'UNICEF, «mais n'aide pas l'économie locale à se développer.»
Dans les quatre districts où l'UNICEF a enquêté, Mombasa, Kilifi, Malindi et Kwale, 15'000 filles de 12 à 18 ans ont des relations sexuelles occasionnelles contre paiement. Elles représentent 30% de cette tranche d'âge dans ces districts.
En outre, de 2000 à 3000 filles et garçons se prostituent toute l'année. La plupart ont commencé à 12 ou 13 ans pour obtenir de l'argent ou des services en nature.
«Cette réalité est choquante», a commenté le vice-président kenyan Moody Awori. Il a dénoncé un «vice qui continue à se développer de manière horrifiante particulièrement le long de la côte».
Pour lui, son pays doit s'engager à prendre des mesures pour promouvoir «un tourisme responsable». L'enquête de l'UNICEF montre qu'à l'heure actuelle, le commerce du sexe jouit d'un degré élevé de tolérance, notamment sur les plages et dans les bars des côtes du Kenya.
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tourisme sexuel, Kenya, mineurs, enfants, unicef, étude, Suisse, pédophilie - swissinfo
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commencer donc par critiquer les italiens,allemands et suisses d abord serait plus juste.....
j avais lu quelque part que la suisse etait paradis sur terre pays de justice....le nouveau medine
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Zurich n’est pas pressée, mais envisage sérieusement la libéralisation de la vente de cannabis
Légende: Zurich n’est pas pressée, mais envisage sérieusement la libéralisation de la vente de cannabis (Keystone)
En relation avec le sujet
* Les Suisses ont voté sur de grands thèmes de société
* Le cannabis, une drogue comme les autres?
* Le lien entre cannabis et schizophrénie fait débat
* L'insidieuse progression des drogues dures
* La Suisse, haut lieu de la consommation de drogue
La plus grande ville du pays doit examiner la possibilité de vendre du cannabis sous contrôle, comme le lui demande son parlement. Mais elle n’est pas pressée et envisage de collaborer avec d’autres villes. Berne et Bâle ont signalé leur intérêt.
On était loin d’un vote raz-de-marée, mais l’effet fut presque le même: lorsque le législatif municipal de la plus grande ville suisse, Zurich, a accepté, par 67 voix contre 49, un postulat pour l’examen de la vente de cannabis sous contrôle de l’Etat, mi-juin, l’écho fut énorme.
La Süddeutsche Zeitung a crié à l’Etat-«dealer» et les opposants à une politique de la drogue libérale appelaient à davantage de répression – rien que de très habituel dans le pays ayant mis en place, au milieu des années 1990 sous forme de tests, la distribution d’héroïne sous contrôle médical. Ceux-ci sont aujourd’hui ancrés dans la loi.
Le mini-coup de tonnerre déclenché par l’adoption du postulat s’explique par le calme relatif régnant sur la politique de la drogue depuis le net rejet, en novembre 2008, de l’initiative visant à légaliser le cannabis. Pas moins de 63% des citoyens l’avaient refusé.
La décision du législatif municipal zurichois semblait donc presque anachronique, d’autant plus que le postulat avait été déposé par deux jeunes écologistes, en août 2006!
Les deux députés, dont l’un, Bastien Girod, a été élu, entretemps, au Conseil national (Chambre basse du parlement national), entendaient sortir des «blocages de la politique suisse de la drogue». Souhaitant que Zurich fasse une nouvelle fois œuvre de «pionnière», ils proposaient la vente de cannabis sous forme d’essai scientifique.
Une vente contrôlée assurerait, selon eux, «une protection efficace de la jeunesse», la remise «d’informations ciblées sur le cannabis» et un contrôle de la qualité des produits.
Leur argument principal: la répression ne sert à rien, criminalise des consommateurs occasionnels, et coûte très cher. Mieux vaut, ajoutaient-ils, consacrer cet argent à la prévention.
Réalisation concrète très incertaine
La ville de Zurich cependant, n’entend pas bousculer ses habitudes. «Nous ne pouvons pas encore dire sous quelle forme ce projet se fera et si même il se fera», explique Renate Monego, directrice des Services municipaux de la santé.
«Le postulat demande à ce qu’on analyse la possibilité de vendre du cannabis sous contrôle, c’est tout, précise Katharina Ruëgg, porte-parole du Département de la santé et de l’environnement de la ville. L’exécutif a deux ans pour le faire. Nous allons impliquer des experts de tous bords pour analyser la situation.»
Les spécialistes sont d’ailleurs venus d’eux-mêmes frapper à la porte: «Nous avons eu énormément de réactions, ajoute Katharina Ruegg. Des experts du chanvre ont proposé leurs services…»
Une chose semble sûre: Zurich ne veut pas se lancer seule. «Le postulat nous donne la possibilité de faire une analyse précise de la situation, note Renate Monego. Nous ne voulons pas nous lancer sans consulter d’autres instances. Nous avons pris contact avec l’Office fédéral de la santé publique et savons que d’autres villes sont intéressées, au moins Berne et Bâle.»
Sur le modèle des essais d’héroïne?
Une des pistes envisagées – mais de façon encore très vague – s’inspirerait de l’héroïne sous contrôle médical. «La remise d’héroïne sous contrôle médical obéit à des critères très stricts, rappelle Katharina Rüegg. Même si ces substances sont de nature très différente, la réponse à donner au postulat se basera sûrement sur cette expérience.»
Les héroïnomanes doivent notamment avoir déjà essayé, sans succès, plusieurs thérapies. La question du domicile des personnes bénéficiant de ces «programmes» (il n’est pas question de vente dans des magasins…) sera aussi un des points sensibles à discuter.
Le projet zurichois a aussi éveillé l’intérêt - critique - de la Fondation Addiction Info Suisse (anciennement «Ispa»). «Nous suivons le projet zurichois avec intérêt, explique Monique Helfer, porte-parole. Mais la vente sous contrôle pose le problème de la légalité, en premier lieu, puisque ni la vente ni la consommation ne sont autorisées en Suisse.»
Amendes au lieu de sanction pénale
«Il y a certes de bons arguments pour un projet de vente contrôlée, sous forme d’essai, ajoute-t-elle. Mais il ne faudrait pas que le message soit, pour le public, que «consommer du cannabis, ce n’est pas si grave»… On sait que le cannabis peut perturber le développement des mineurs.»
La Fondation Addiction Info Suisse est ainsi favorables au remplacement de la sanction pénale par des amendes d’ordre pour la consommation. Le projet est actuellement discuté par une sous-commission de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national.
Le calme ne revient finalement jamais sur la politique de la drogue en Suisse…
Ariane Gigon, Zurich, swissinfo.ch
Zurich doit examiner la possibilité de vendre du cannabis sous contrôle, comme le lui demande son parlement - swissinfo
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Elly Tzogalis - le 03 février 2009, 23h42
Le Matin
37 commentaires
721 millions de francs pour 7000 tonnes! Jamais la Suisse n'a vendu autant d'armes à l'étranger. Les chiffres de 2008 publiés hier par l'Administration fédérale des douanes font exploser tous les records. En une année, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) enregistre une hausse des exportations de matériel de guerre de 29% (464 millions en 2007).
«La bonne conjoncture de ces dernières années a favorisé la vente d'armes. Nous avions signé de gros contrats pour 2008 par le passé, d'où ces résultats», explique Simon Plüss, chef du Secteur contrôles à l'exportation et matériel de guerre au SECO. La crise économique n'a pas encore affecté le secteur, car les ventes d'armes réalisées en 2008 sont le résultat de contrats négociés bien à l'avance. Des chiffres qui seront certainement revus à la baisse les années à venir, estime le SECO.
Danemark et Allemagne bons clients
En tête de liste, le Pakistan. La Suisse a exporté des armes à hauteur de 109 millions de francs en 2008 vers le régime d'Islamabad. Suivent ensuite le Danemark (83 millions), l'Allemagne (80 millions), la Belgique (79 millions) et le Royaume-Uni (47 millions). «Le Pakistan est un cas particulier. Ces chiffres sont le résultat d'un gros contrat négocié en 2006», souligne Simon Plüss.
Le Conseil fédéral avait approuvé alors l'exportation de 24 systèmes de défense aérienne pour un montant de quelque 156 millions de francs. Avant de suspendre les autorisations en novembre 2007, «compte tenu de la situation qui régnait au Pakistan à l'époque», et de les débloquer à nouveau en avril 2008, sans toutefois autoriser de nouvelles demandes.
Comment la Suisse justifie-t-elle politiquement cette livraison d'armes au régime pakistanais? «La base légale limite l'exportation d'armes vers l'étranger en fonction de certains critères. Mais c'est avant tout du cas par cas. Nous ne livrons que des armes qui servent à la défense et dans des pays où la situation politique est apaisée», répond le SECO.
«Un des pays les plus dangereux du monde»
Membre du GSsA (Groupe pour une Suisse sans armée), Josef Lang est indigné. «C'est très choquant! La Suisse fournit des armes à un des Etats les plus dangereux du monde, qui est en conflit permanent avec son voisin, l'Inde, à propos du Cachemire, et qui possède la bombe atomique. Et les droits humains y sont quotidiennement bafoués», s'offusque le conseiller national Vert, qui demande l'abolition de toute exportation de matériel de guerre. Il est un des fers de lance de l'initiative populaire «Pour l'interdiction d'exporter du matériel de guerre», qui pourrait faire l'objet d'une votation populaire en fin d'année.
«Nous n'avons aucunement besoin d'exporter du matériel de guerre. Les arguments économiques avancés par le Département de l'économie ne tiennent pas la route», estime Josef Lang. Selon Doris Leuthard, qui s'est exprimée à ce propos en août 2008, 5100 emplois seraient menacés au cas où l'initiative serait acceptée. «Par rapport aux 4 millions de postes de travail qui existent en Suisse, le poids de l'armement est marginal», rétorque l'écologiste.
En regard des chiffres globaux de l'exportation suisse à l'étranger, la vente de matériel de guerre ne représente que 0,33% des exportations. Pourquoi n'arrive-t-on pas à s'en passer?
Course à l'armement
Tout d'abord, le contexte n'y est pas propice. La lutte contre le terrorisme a lancé les Etats dans une course effrénée à l'armement. «L'augmentation des ventes que l'on observe en Suisse est à l'image de la demande mondiale qui augmente aussi», indique Simon Plüss. Mais la question revêt avant tout un caractère politique. «Le Conseil fédéral délivre les autorisations de livraison beaucoup plus facilement que par le passé, car la pression politique est beaucoup plus faible aujourd'hui», déplore Josef Lang. Il met en cause notamment l'attitude du Parti socialiste sur la question. «Dans les années 1990, le Parti socialiste se positionnait davantage contre l'envoi d'armes à l'étranger. Aujourd'hui, il est pour l'envoi de soldats suisses à l'étranger. L'opposition s'est largement affaiblie», affirme le conseiller national.












