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Entre l'histoire et la ...Mémoire.........!!??
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10 Mar 2013 20:18 #117597
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet Entre l'histoire et la ...Mémoire.........!!??
Algérie-France
De la repentance, nécessité ou alibi ?
le 10.03.13 |
De la repentance, nécessité ou alibi ? - Actualité - El Watan
Cinquante ans après l’indépendance, les relations algéro-françaises restent otages de surenchères sémantiques autour de «la repentance» dressées comme un obstacle infranchissable qui, pour être dépassé, nécessite une franche reconnaissance du passé colonial.
Depuis que le Parlement français a fait voter la controverse loi du 23 février 2005 glorifiant le fait colonial, un concept a fait brusquement irruption dans le débat sur la question de la mémoire et de l’histoire : la repentance. Il alimente périodiquement les polémiques et empêche de faire avancer sereinement et rigoureusement le travail sur un passé colonial qui continue de «miner» les relations algéro-françaises.
Qu’est-ce que la repentance ? Qui peut la réclamer ? De qui doit-on l’exiger ? Doit-on seulement la souhaiter ? Comment éviter les calculs politiciens et les surenchères politiques ? Autant de questions auxquelles les chercheurs Olivier La Cour Grandmaison, Malika Rahal, Abdelmadjid Merdaci ont tenté de répondre à l’occasion du débat organisé conjointement par les éditions Barzakh et El Watan Week-end, hier à Alger, sur le thème «Repentance : nécessité ou alibi ?»
L’exercice qui consiste à déconstruire un concept «devenu étrangement à la mode» ne cesse de passionner des deux côtés de la Méditerranée. Souvent, il fait des vagues à Alger comme à Paris. «Il y a une récurrence de la question de la repentance dans le débat algéro-algérien. D’où la nécessité d’en parler avec un maximum de rigueur pour essayer de comprendre de quoi on parle et pourquoi on en parle maintenant», lance Abdelmadjid Merdaci, professeur à l’université Mentouri de Constantine.
D’emblée, le chercheur Ismaïl Sélim Khaznadar (fils d’un militant nationaliste mort au combat dans le Constantinois) juge que la demande de repentance «ne sert absolument à rien. Parce que la guerre de Libération, qui a été un succès, devrait nous prémunir de nous retourner vers ce passé. Peut-on exiger un repentir collectif de la part des anciennes autorités coloniales ? Non». L’essentiel, pour lui, est de «comprendre cet enchaînement diabolique» qu’a été le passé colonial. Le rejet de repentance est justifié, selon lui, en raison de l’origine religieuse du concept : «La repentance est une démarche religieuse qui ne peut avoir un sens dans l’histoire. Elle ne va pas aider à l’écriture de l’histoire. Tout comme le pardon, la repentance ne sert absolument à rien.»
Repentance : débat franco-français
Si étymologiquement, la repentance renvoie à un champ plutôt religieux, elle a «squatté» le débat intellectuel en France à chaque fois qu’il est question de la présence française en Algérie. Elle sert à détourner du vrai débat. «C’est un concept aux dents creuses. Et sous le couvert de qualification objective, ce terme a pour but de disqualifier ceux et celles qui estiment nécessaire de demander aux hautes autorités de l’Etat français de reconnaître les crimes perpétrés sous les IIIe et IVe Républiques», analyse l’historien français Olivier La Cour Grandmaison (OLCG). Le terme est «utilisé en France par certains journalistes de droite du Figaro, certains essayistes, voire par une presse de gauche (Marianne), alors qu’en France, ce qui est exigé c’est la connaissance qui peut conduire vers une reconnaissance par l’Etat de ce qu’a été le colonialisme», ajoute-t-il. «Il est de notre devoir, en tant que chercheurs mais également en tant que citoyens, d’exiger des autorités françaises qu’elles reconnaissent ce qui a été commis. Et pour reconnaître ces crimes, en France, il faut les identifier en leur donnant un nom, en les situant géographiquement», assène OLCG.
L’historien – qui faisait partie des intellectuels français qui sont montés au créneau pour dénoncer la fameuse loi du 23 février 2005 – estime que la bataille pour la connaissance «est une bataille pour la reconnaissance et elle est en partie gagnée en France au regard du nombre important de débats, de productions de livres, de l’ouverture des archives, du communiqué sur les événements du 17 Octobre 1960 à Paris qui constituent des pas en avant».
Cependant, si le discours officiel français évolue, l’historien juge que la France «est relativement en retard sur cette question comparativement à ce que a été fait par ailleurs». OLCG saisit la présence en Algérie de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale française, pour dire que si l’article 4 de la loi du 23 février, «il reste que le premier article de ladite loi exprime l’esprit glorificateur du fait colonial. Cette loi est toujours une loi de la République française, elle n’a pas été supprimée.
Il serait intéressant de demander à Claude Bartolone, qui est actuellement à Alger, en tant que président de l’Assemblée, quelle opinion il a sur le fait que cette loi continue d’être une loi de la République».
Gérer un passé marqué par la violence
De son côté, la chercheure Malika Rahal développe une autre thèse pour expliquer l’entrée du concept de repentance dans le champ de l’histoire et de la mémoire. Un concept qu’elle trouve «problématique et agaçant, qui oriente le débat sur une direction pas intéressante». Mais que cherche-t-on en utilisant ce terme ? Pour d’innombrables raisons. «Sans doute pour gérer un passé marqué par la violence, pour remettre les compteurs à zéro et revenir à une situation de justice. Il permet aussi de construire de nouveaux rapports apaisés et la réalisation du deuil de ce passé et retisser le lien entre les morts et les vivants, mais enfin mettre le passé dans le passé pour qu’il ne soit plus pesant et douloureux», suggère-t-elle.
Mais pas seulement. Malika Rahal ose une question embarrassante à propos des usages politiques faits du passé colonial en Algérie. En mettant en avant la demande de repentance, «n’est-ce pas une façon d’occulter la guerre civile qui s’est déroulée en Algérie durant les années 1990 ?», affirmant encore une fois que la question de la repentance n’est «pas indispensable».
Ce qui permet à Abdelmadjid Merdaci de ramener le débat sur ce qu’a fait l’Etat algérien après cinquante ans d’indépendance. Peu. «Au-delà des énoncés, la question fondamentale est de savoir qu’avons-nous fait, nous les Algériens ? Qu’a fait l’Etat algérien depuis l’indépendance ? Quel bilan de la colonisation pour l’Algérie indépendante ? Pourquoi les dirigeants algériens, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui, n’ont pas fait le procès de la colonisation ? On ne peut pas avoir de la reconnaissance tant que l’Algérie n’a pas fait ce travail», tranche-t-il. Merdaci dit ne pas comprendre pourquoi l’Algérie «a consenti au silence» !
Si les intervenants ont émis des hypothèses et des questionnements, dans la salle, le public est catégorique : «Si la question de la repentance est posée aujourd’hui, c’est pour marquer un échec généralisé», tonne une intervenante.
Cependant, Mme Fadhila Chitour donne la réplique, estimant qu’il est «important que l’on condamne, que l’on reconnaisse que le système colonial est une abomination. Mais en France, je ne crois pas qu’on en soit à ce stade de prise de conscience».
En somme, s’il est admis que la repentance ne fait pas avancer le débat pouvant permettre la compréhension du fait colonial, mais plutôt soumet les rapports entre l’Algérie et la France à une surenchère sémantique bloquant toute possibilité de «désacraliser» l’histoire, il est par contre exigé de part et d’autre l’examen critique d’un passé colonial obscur. Chercheurs et politiques des deux rives de la Méditerranée estiment que «le chemin de la réconciliation passe nécessairement par la reconnaissance».
Les Accords d’Evian et le jugement des crimes coloniaux :
Est-il possible de juger les responsables des crimes commis durant la guerre d’Algérie ? Pas si sûr. Les Accords d’Evian signés entre l’Etat français et le gouvernement algérien contiennent des lois amnistiant tous les crimes et assurant l’impunité aux militaires français. «Au regard de la situation juridique scellée par les Accords d’Evian, aucune action de justice ne pourra être menée», déclare Olivier Le Cour Grandmaison.
Cependant, il estime que «le jugement est la seule façon de rendre justice aux victimes de ces guerres», en faisant allusion au procès qui se déroule actuellement en Argentine où des lois ont défait l’amnistie accordée aux militaires. «En Argentine, la bataille pour la reconnaissance n’a pas seulement pris une forme symbolique. Aujourd’hui, les plus hauts responsables de la dictature ont été jugés, condamnés et purgent des peines de prison.
Mais paradoxe en France : la gauche comme la droite se félicitent des poursuites contre le dictateur Videla, alors que ceux, en France, qui ont avoué avoir commis des crimes de guerre coulent une retraite tranquille dans le 16e. Ils ne sont ni jugés ni emprisonnés», s’exclame-t-il en établissant le rapport entre le général Paul Aussaresses et les méthodes militaires employées par la dictature argentine et partout en Amérique latine. «Il y a un rapport entre la guerre d’Algérie et ce qui a été mis en place dans certaines dictatures d’Amérique latine. Aussaresses a participé à la formation des militaires argentins à des techniques de terrorisme d’Etat», affirme-t-il.
Malika Rahal estime que «le passage à la justice est improbable en raison de l’amnistie qui existe déjà à l’intérieur des Accords d’Evian, mais aussi dans plusieurs textes de loi, comme celle votée en 1982, qui verrouillent tout».
D’autres formes de procès peuvent se substituer à ceux de la justice : «Le procès Papon, en 1996, pour les crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale, a permis un débat au sein du tribunal. Le juge avait accepté que des parties civiles apportent de façon publique des témoignages et des récits sur les crimes commis lors des événements du 17 Octobre 1960, certes sans aucun impact du point de vue du droit, mais on le raconte et cela a un impact considérable !»
Hacen Ouali
De la repentance, nécessité ou alibi ?
le 10.03.13 |
De la repentance, nécessité ou alibi ? - Actualité - El Watan
Cinquante ans après l’indépendance, les relations algéro-françaises restent otages de surenchères sémantiques autour de «la repentance» dressées comme un obstacle infranchissable qui, pour être dépassé, nécessite une franche reconnaissance du passé colonial.
Depuis que le Parlement français a fait voter la controverse loi du 23 février 2005 glorifiant le fait colonial, un concept a fait brusquement irruption dans le débat sur la question de la mémoire et de l’histoire : la repentance. Il alimente périodiquement les polémiques et empêche de faire avancer sereinement et rigoureusement le travail sur un passé colonial qui continue de «miner» les relations algéro-françaises.
Qu’est-ce que la repentance ? Qui peut la réclamer ? De qui doit-on l’exiger ? Doit-on seulement la souhaiter ? Comment éviter les calculs politiciens et les surenchères politiques ? Autant de questions auxquelles les chercheurs Olivier La Cour Grandmaison, Malika Rahal, Abdelmadjid Merdaci ont tenté de répondre à l’occasion du débat organisé conjointement par les éditions Barzakh et El Watan Week-end, hier à Alger, sur le thème «Repentance : nécessité ou alibi ?»
L’exercice qui consiste à déconstruire un concept «devenu étrangement à la mode» ne cesse de passionner des deux côtés de la Méditerranée. Souvent, il fait des vagues à Alger comme à Paris. «Il y a une récurrence de la question de la repentance dans le débat algéro-algérien. D’où la nécessité d’en parler avec un maximum de rigueur pour essayer de comprendre de quoi on parle et pourquoi on en parle maintenant», lance Abdelmadjid Merdaci, professeur à l’université Mentouri de Constantine.
D’emblée, le chercheur Ismaïl Sélim Khaznadar (fils d’un militant nationaliste mort au combat dans le Constantinois) juge que la demande de repentance «ne sert absolument à rien. Parce que la guerre de Libération, qui a été un succès, devrait nous prémunir de nous retourner vers ce passé. Peut-on exiger un repentir collectif de la part des anciennes autorités coloniales ? Non». L’essentiel, pour lui, est de «comprendre cet enchaînement diabolique» qu’a été le passé colonial. Le rejet de repentance est justifié, selon lui, en raison de l’origine religieuse du concept : «La repentance est une démarche religieuse qui ne peut avoir un sens dans l’histoire. Elle ne va pas aider à l’écriture de l’histoire. Tout comme le pardon, la repentance ne sert absolument à rien.»
Repentance : débat franco-français
Si étymologiquement, la repentance renvoie à un champ plutôt religieux, elle a «squatté» le débat intellectuel en France à chaque fois qu’il est question de la présence française en Algérie. Elle sert à détourner du vrai débat. «C’est un concept aux dents creuses. Et sous le couvert de qualification objective, ce terme a pour but de disqualifier ceux et celles qui estiment nécessaire de demander aux hautes autorités de l’Etat français de reconnaître les crimes perpétrés sous les IIIe et IVe Républiques», analyse l’historien français Olivier La Cour Grandmaison (OLCG). Le terme est «utilisé en France par certains journalistes de droite du Figaro, certains essayistes, voire par une presse de gauche (Marianne), alors qu’en France, ce qui est exigé c’est la connaissance qui peut conduire vers une reconnaissance par l’Etat de ce qu’a été le colonialisme», ajoute-t-il. «Il est de notre devoir, en tant que chercheurs mais également en tant que citoyens, d’exiger des autorités françaises qu’elles reconnaissent ce qui a été commis. Et pour reconnaître ces crimes, en France, il faut les identifier en leur donnant un nom, en les situant géographiquement», assène OLCG.
L’historien – qui faisait partie des intellectuels français qui sont montés au créneau pour dénoncer la fameuse loi du 23 février 2005 – estime que la bataille pour la connaissance «est une bataille pour la reconnaissance et elle est en partie gagnée en France au regard du nombre important de débats, de productions de livres, de l’ouverture des archives, du communiqué sur les événements du 17 Octobre 1960 à Paris qui constituent des pas en avant».
Cependant, si le discours officiel français évolue, l’historien juge que la France «est relativement en retard sur cette question comparativement à ce que a été fait par ailleurs». OLCG saisit la présence en Algérie de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale française, pour dire que si l’article 4 de la loi du 23 février, «il reste que le premier article de ladite loi exprime l’esprit glorificateur du fait colonial. Cette loi est toujours une loi de la République française, elle n’a pas été supprimée.
Il serait intéressant de demander à Claude Bartolone, qui est actuellement à Alger, en tant que président de l’Assemblée, quelle opinion il a sur le fait que cette loi continue d’être une loi de la République».
Gérer un passé marqué par la violence
De son côté, la chercheure Malika Rahal développe une autre thèse pour expliquer l’entrée du concept de repentance dans le champ de l’histoire et de la mémoire. Un concept qu’elle trouve «problématique et agaçant, qui oriente le débat sur une direction pas intéressante». Mais que cherche-t-on en utilisant ce terme ? Pour d’innombrables raisons. «Sans doute pour gérer un passé marqué par la violence, pour remettre les compteurs à zéro et revenir à une situation de justice. Il permet aussi de construire de nouveaux rapports apaisés et la réalisation du deuil de ce passé et retisser le lien entre les morts et les vivants, mais enfin mettre le passé dans le passé pour qu’il ne soit plus pesant et douloureux», suggère-t-elle.
Mais pas seulement. Malika Rahal ose une question embarrassante à propos des usages politiques faits du passé colonial en Algérie. En mettant en avant la demande de repentance, «n’est-ce pas une façon d’occulter la guerre civile qui s’est déroulée en Algérie durant les années 1990 ?», affirmant encore une fois que la question de la repentance n’est «pas indispensable».
Ce qui permet à Abdelmadjid Merdaci de ramener le débat sur ce qu’a fait l’Etat algérien après cinquante ans d’indépendance. Peu. «Au-delà des énoncés, la question fondamentale est de savoir qu’avons-nous fait, nous les Algériens ? Qu’a fait l’Etat algérien depuis l’indépendance ? Quel bilan de la colonisation pour l’Algérie indépendante ? Pourquoi les dirigeants algériens, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui, n’ont pas fait le procès de la colonisation ? On ne peut pas avoir de la reconnaissance tant que l’Algérie n’a pas fait ce travail», tranche-t-il. Merdaci dit ne pas comprendre pourquoi l’Algérie «a consenti au silence» !
Si les intervenants ont émis des hypothèses et des questionnements, dans la salle, le public est catégorique : «Si la question de la repentance est posée aujourd’hui, c’est pour marquer un échec généralisé», tonne une intervenante.
Cependant, Mme Fadhila Chitour donne la réplique, estimant qu’il est «important que l’on condamne, que l’on reconnaisse que le système colonial est une abomination. Mais en France, je ne crois pas qu’on en soit à ce stade de prise de conscience».
En somme, s’il est admis que la repentance ne fait pas avancer le débat pouvant permettre la compréhension du fait colonial, mais plutôt soumet les rapports entre l’Algérie et la France à une surenchère sémantique bloquant toute possibilité de «désacraliser» l’histoire, il est par contre exigé de part et d’autre l’examen critique d’un passé colonial obscur. Chercheurs et politiques des deux rives de la Méditerranée estiment que «le chemin de la réconciliation passe nécessairement par la reconnaissance».
Les Accords d’Evian et le jugement des crimes coloniaux :
Est-il possible de juger les responsables des crimes commis durant la guerre d’Algérie ? Pas si sûr. Les Accords d’Evian signés entre l’Etat français et le gouvernement algérien contiennent des lois amnistiant tous les crimes et assurant l’impunité aux militaires français. «Au regard de la situation juridique scellée par les Accords d’Evian, aucune action de justice ne pourra être menée», déclare Olivier Le Cour Grandmaison.
Cependant, il estime que «le jugement est la seule façon de rendre justice aux victimes de ces guerres», en faisant allusion au procès qui se déroule actuellement en Argentine où des lois ont défait l’amnistie accordée aux militaires. «En Argentine, la bataille pour la reconnaissance n’a pas seulement pris une forme symbolique. Aujourd’hui, les plus hauts responsables de la dictature ont été jugés, condamnés et purgent des peines de prison.
Mais paradoxe en France : la gauche comme la droite se félicitent des poursuites contre le dictateur Videla, alors que ceux, en France, qui ont avoué avoir commis des crimes de guerre coulent une retraite tranquille dans le 16e. Ils ne sont ni jugés ni emprisonnés», s’exclame-t-il en établissant le rapport entre le général Paul Aussaresses et les méthodes militaires employées par la dictature argentine et partout en Amérique latine. «Il y a un rapport entre la guerre d’Algérie et ce qui a été mis en place dans certaines dictatures d’Amérique latine. Aussaresses a participé à la formation des militaires argentins à des techniques de terrorisme d’Etat», affirme-t-il.
Malika Rahal estime que «le passage à la justice est improbable en raison de l’amnistie qui existe déjà à l’intérieur des Accords d’Evian, mais aussi dans plusieurs textes de loi, comme celle votée en 1982, qui verrouillent tout».
D’autres formes de procès peuvent se substituer à ceux de la justice : «Le procès Papon, en 1996, pour les crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale, a permis un débat au sein du tribunal. Le juge avait accepté que des parties civiles apportent de façon publique des témoignages et des récits sur les crimes commis lors des événements du 17 Octobre 1960, certes sans aucun impact du point de vue du droit, mais on le raconte et cela a un impact considérable !»
Hacen Ouali
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10 Mar 2013 22:50 #117598
par xvingt
Vous allez un peu vite pour moi,
je vais donc répondre dans l'ordre. ........
1° - Restitution de Baba Merzoug.
Pour ma part, je trouve que placé à l'arsenal de Brest dressé tel la colonne Vendôme, c'est plus que légèrement déplacé.
Un canon de siège, doit être dans son environnement sur son affût sur sa plate forme ou sur ses remparts.
Bien, il est admis que les "prises de guerre", comme ce canon ne sont plus "cessibles",
sauf si par la suite par un retournement de circonstance, le premier lésé se retrouve en "position dominante" pour réclamer son ancien bien.
Ou,
que celui qui s'est "emparé" du bien "fasse" le geste honorable de le "recéder".
Mais,
je partage pas mal les avis que j'ai pris sur un blog (pas particulièrement tendre envers l'Algérie .... d'habitude).
** - <<Il y a, dans le vaste monde, des imbéciles partout, y compris sur les deux rives de la Méditerranée.>>
** - <<franchement cette histoire de canon c'est une blague ! et il est à l'ordre du jour de renvoyer aux divers pays les biens archéologiques et autres statuaires récupéré par la France , alors pourquoi pas ce canon !!>>
** - <<Mais personnellement si j'étais "citoyen Algérien"
je réclamerait plutôt les armes et les affaires
de l'Emir Abdelkader qui sont déposées au musée
des Invalides à Paris je me sentirait plus en
symbiose avec mon histoire !>>
A bientôt,
pour la suite (2° réponse ... concernant le long et détaillé article qui précède) :hi:
Réponse de xvingt sur le sujet Entre l'histoire et la ...Mémoire.........!!??
Vous allez un peu vite pour moi,
je vais donc répondre dans l'ordre. ........
1° - Restitution de Baba Merzoug.
Pour ma part, je trouve que placé à l'arsenal de Brest dressé tel la colonne Vendôme, c'est plus que légèrement déplacé.
Un canon de siège, doit être dans son environnement sur son affût sur sa plate forme ou sur ses remparts.
Bien, il est admis que les "prises de guerre", comme ce canon ne sont plus "cessibles",
sauf si par la suite par un retournement de circonstance, le premier lésé se retrouve en "position dominante" pour réclamer son ancien bien.
Ou,
que celui qui s'est "emparé" du bien "fasse" le geste honorable de le "recéder".
Mais,
je partage pas mal les avis que j'ai pris sur un blog (pas particulièrement tendre envers l'Algérie .... d'habitude).
** - <<Il y a, dans le vaste monde, des imbéciles partout, y compris sur les deux rives de la Méditerranée.>>
** - <<franchement cette histoire de canon c'est une blague ! et il est à l'ordre du jour de renvoyer aux divers pays les biens archéologiques et autres statuaires récupéré par la France , alors pourquoi pas ce canon !!>>
** - <<Mais personnellement si j'étais "citoyen Algérien"
je réclamerait plutôt les armes et les affaires
de l'Emir Abdelkader qui sont déposées au musée
des Invalides à Paris je me sentirait plus en
symbiose avec mon histoire !>>
A bientôt,
pour la suite (2° réponse ... concernant le long et détaillé article qui précède) :hi:
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15 Mar 2013 20:31 #117599
par ICOSIUM
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18 Mar 2013 19:48 #117600
par ICOSIUM
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Histoire d’Algérie : Liste des dirigeants de l’Algérie de 1236 à 1830 !
Dynastie Zyanide
• Yghomracen Ibn Zyan (1236 à 1283) – Fonde la dynastie dont la capitale est Tlemcen. Cette dynastie est également appelée Abdalwadide.
• Othmane Ibn Yghomracen (1283 à 1304)
• Abou Zeyane Mohamed Ier Ibn Othmane (1304 à 1308)
• Abou Hammou Moussa II (1353 à 1389) – Prend Alger.
• Abou Zeyane (1389 à 1389)
• Abou El Hadjadj Youssef (1389 à 1393)
• Abou Zeyane (1393 à 1399)
• Abou Mohamed (1399 à 1401)
• Abou Abdallah El Tensi (1401 à 1410)
• Moulay Said Ibn Abou Hammou (1410 à 1411)
• Abou Malek (1411 à 1425)
• Abou Fares (1425 à 1425)
• Abou El Abas Ahmed (1425 à 1425)
• Moulay Mohamed (1425 à 1435)
• Moulay Abdallah (1435 à 1437)
• Abou Zeyane (1437 à 1438)
• El Moutawakel (1438 à 1475)
• Mohamed (1438 à 1460)
• Abou Zakaria (1460 à 1488)
• Abou Abdallah Mohamed (1488 à 1505)
• Abou Abdallah Mohamed II (1505 à 1512) – il traite avec les espagnols qui contrôle déjà Alger, Oran , Béjaïa, Mers el Kébir et Ténès. Les Algériens font appel aux Ottomans pour venir les aider.
Régence d’Alger
• Arudj Barberousse (1515 à 1518)
• Khayr ad-Din Barberousse (1518 à 1520)
• Ahmed Ben El Cadi (1520 à 1527)
• Kheirdine Barbarossa (1527 à 1533)
• Hassan Agha (1533 à 1545)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1545 à 1551)
• Salah Rais (1551 à 1556)
• Mohamed Kourdougli (1556 à 1556)
• Caid Youssef (1556 à 1556)
• Yahia Pacha (1556 à 1556)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1556 à 1561)
• Ahmed Pacha (1561 à 1561)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1561 à 1567)
• Mohamed Ibn Salah Rais (1567 à 1568)
• El Euldj Ali (1568 à 1571)
• Arab Ahmed (1571 à 1573)
• Caid Ramdan (1573 à 1577)
• Hassan Veneziano (1577 à 1580)
• Djaffar Pacha (1580 à 1582)
• Caid Ramdan (1582 à 1582)
• Hassan Veneziano (1582 à 1587)
• Dely Ahmed ( 1587 a 1589)
• Khider (1589 à 1591)
• Chaabane (1591 à 1595)
• Khider (1595 à 1596)
• Mustapha (1596 à 1599)
• Deli Hassan Boukricha (1599 à 1600)
• Suleymane (1600 à 1604)
• Khider (1604 à 1605)
• Mustapha El Koussa (1605 à 1607)
• Redouane (1607 à 1610)
• Mustapha El Koussa (1610 à 1611)
• Mustapha (1611 à 1614)
• Hocine (1614 à 1616)
• Mustapha (1616 à 1617)
• Suleymane Pacha (1617 à 1618)
• Hocine Pacha (1618 à 1619)
• Sidi Saref Hadji (1619 à 1621)
• Hocine Pacha, gouverneur de Sousse (1621 à 1623) – Épidémie de peste à Alger, bombardement anglais, bombardement hollandais
• Mourad Pacha El Aama (1623 à 1624)
• Ibrahim Pacha (1624 à 1624)
• Sidi Saref Hadji (1624 à 1626)
• Hocine Pacha (1626 à 1630)
• Younes Pacha (1630 à 1632)
• Hocine Pacha (1632 à 1634)
• Youssef Pacha (1634 à 1637)
• Ali Pacha ( 1637 a 1639)
• Cheikh Hocine (1639 à 1640)
• Abou Jamal Youssef (1640 à 1642)
• Mohamed Boursali (1642 à 1645)
• Ali Betchine (1645 à 1645)
• Mohamed Boursali (1645 à 1647)
• Abou Jamal Youssef (1647 à 1647)
• Othmane (1647 à 1651)
• Mohamed (1651 à 1653)
• Tobal (1653 à 1655)
• El Hadj Ahmed (1655 à 1656)
• Ibrahim (1656 à 1656)
• El Hadj Ahmed (1656 à 1657)
• Ismail Ibn Ibrahim (1657 à 1659)
• Khelil (1659 à 1660)
• Ramdan (1660 à 1661)
• Chaabane (1661 à 1665)
• Ali (1665 à 1671)
• Hadj Mohamed (1671 à 1681)
• Baba Hassen (1681 à 1683)
• El Hadj Hussein Pach el Dey anciennement Mezzo Morto (1683 à 1688)
• Ibrahim Khodja ( 1688 a 1688)
• Hadj Chaabane Bey (1688 à 1695)
• El Hadj Ahmed (1695 à 1698)
• Baba Hassen (1698 à 1700)
• Hadj Mustapha (1700 à 1705)
• Hocine Khodja (1705 à 1707)
• Mohamed Baktache ( 1707 a 1710)
• Dely Brahim (1710 à 1710)
• Ali Chaouch (1710 à 1718)
• Mohamed Ben Hassan (1718 à 1724)
• Kourd Abdi (1724 à 1732)
• Baba Ibrahim (1732 à 1745)
• Ibrahim Koutchouk (1745 à 1748)
• Mohamed Ben Bekir anciennement Il Retorto (1748 à 1754)
• Baba Ali Bou Sbaa (1754 à 1766)
• Mohamed Ben Osmane Khodja (1766 à 1791)
• Dey Hassan (1791 à 1798) – Père de la célèbre Khedaouedj el aamia, et beau-père du futur Dey Hussein.
• Dey Mustapha (1798 à 1805)
• Ahmed Khodja Bey (1805 à 1808)
• Hadj Ali (1808 à 1809)
• Hadj Ali (1809 à 1815)
• Mohamed Kharnadji (1815 à 1815)
• Omar Agha ( 1815 a 1817)
• Ali Ben Ahmed (1817 à 1818)
• Dey Hussein (1818 à 1830)
Source : The Algerian American Association of Northern - California (AAA-NC) - Algeria|AAA-NC
Dynastie Zyanide
• Yghomracen Ibn Zyan (1236 à 1283) – Fonde la dynastie dont la capitale est Tlemcen. Cette dynastie est également appelée Abdalwadide.
• Othmane Ibn Yghomracen (1283 à 1304)
• Abou Zeyane Mohamed Ier Ibn Othmane (1304 à 1308)
• Abou Hammou Moussa II (1353 à 1389) – Prend Alger.
• Abou Zeyane (1389 à 1389)
• Abou El Hadjadj Youssef (1389 à 1393)
• Abou Zeyane (1393 à 1399)
• Abou Mohamed (1399 à 1401)
• Abou Abdallah El Tensi (1401 à 1410)
• Moulay Said Ibn Abou Hammou (1410 à 1411)
• Abou Malek (1411 à 1425)
• Abou Fares (1425 à 1425)
• Abou El Abas Ahmed (1425 à 1425)
• Moulay Mohamed (1425 à 1435)
• Moulay Abdallah (1435 à 1437)
• Abou Zeyane (1437 à 1438)
• El Moutawakel (1438 à 1475)
• Mohamed (1438 à 1460)
• Abou Zakaria (1460 à 1488)
• Abou Abdallah Mohamed (1488 à 1505)
• Abou Abdallah Mohamed II (1505 à 1512) – il traite avec les espagnols qui contrôle déjà Alger, Oran , Béjaïa, Mers el Kébir et Ténès. Les Algériens font appel aux Ottomans pour venir les aider.
Régence d’Alger
• Arudj Barberousse (1515 à 1518)
• Khayr ad-Din Barberousse (1518 à 1520)
• Ahmed Ben El Cadi (1520 à 1527)
• Kheirdine Barbarossa (1527 à 1533)
• Hassan Agha (1533 à 1545)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1545 à 1551)
• Salah Rais (1551 à 1556)
• Mohamed Kourdougli (1556 à 1556)
• Caid Youssef (1556 à 1556)
• Yahia Pacha (1556 à 1556)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1556 à 1561)
• Ahmed Pacha (1561 à 1561)
• Hassan Pacha Ibn Kheirdine (1561 à 1567)
• Mohamed Ibn Salah Rais (1567 à 1568)
• El Euldj Ali (1568 à 1571)
• Arab Ahmed (1571 à 1573)
• Caid Ramdan (1573 à 1577)
• Hassan Veneziano (1577 à 1580)
• Djaffar Pacha (1580 à 1582)
• Caid Ramdan (1582 à 1582)
• Hassan Veneziano (1582 à 1587)
• Dely Ahmed ( 1587 a 1589)
• Khider (1589 à 1591)
• Chaabane (1591 à 1595)
• Khider (1595 à 1596)
• Mustapha (1596 à 1599)
• Deli Hassan Boukricha (1599 à 1600)
• Suleymane (1600 à 1604)
• Khider (1604 à 1605)
• Mustapha El Koussa (1605 à 1607)
• Redouane (1607 à 1610)
• Mustapha El Koussa (1610 à 1611)
• Mustapha (1611 à 1614)
• Hocine (1614 à 1616)
• Mustapha (1616 à 1617)
• Suleymane Pacha (1617 à 1618)
• Hocine Pacha (1618 à 1619)
• Sidi Saref Hadji (1619 à 1621)
• Hocine Pacha, gouverneur de Sousse (1621 à 1623) – Épidémie de peste à Alger, bombardement anglais, bombardement hollandais
• Mourad Pacha El Aama (1623 à 1624)
• Ibrahim Pacha (1624 à 1624)
• Sidi Saref Hadji (1624 à 1626)
• Hocine Pacha (1626 à 1630)
• Younes Pacha (1630 à 1632)
• Hocine Pacha (1632 à 1634)
• Youssef Pacha (1634 à 1637)
• Ali Pacha ( 1637 a 1639)
• Cheikh Hocine (1639 à 1640)
• Abou Jamal Youssef (1640 à 1642)
• Mohamed Boursali (1642 à 1645)
• Ali Betchine (1645 à 1645)
• Mohamed Boursali (1645 à 1647)
• Abou Jamal Youssef (1647 à 1647)
• Othmane (1647 à 1651)
• Mohamed (1651 à 1653)
• Tobal (1653 à 1655)
• El Hadj Ahmed (1655 à 1656)
• Ibrahim (1656 à 1656)
• El Hadj Ahmed (1656 à 1657)
• Ismail Ibn Ibrahim (1657 à 1659)
• Khelil (1659 à 1660)
• Ramdan (1660 à 1661)
• Chaabane (1661 à 1665)
• Ali (1665 à 1671)
• Hadj Mohamed (1671 à 1681)
• Baba Hassen (1681 à 1683)
• El Hadj Hussein Pach el Dey anciennement Mezzo Morto (1683 à 1688)
• Ibrahim Khodja ( 1688 a 1688)
• Hadj Chaabane Bey (1688 à 1695)
• El Hadj Ahmed (1695 à 1698)
• Baba Hassen (1698 à 1700)
• Hadj Mustapha (1700 à 1705)
• Hocine Khodja (1705 à 1707)
• Mohamed Baktache ( 1707 a 1710)
• Dely Brahim (1710 à 1710)
• Ali Chaouch (1710 à 1718)
• Mohamed Ben Hassan (1718 à 1724)
• Kourd Abdi (1724 à 1732)
• Baba Ibrahim (1732 à 1745)
• Ibrahim Koutchouk (1745 à 1748)
• Mohamed Ben Bekir anciennement Il Retorto (1748 à 1754)
• Baba Ali Bou Sbaa (1754 à 1766)
• Mohamed Ben Osmane Khodja (1766 à 1791)
• Dey Hassan (1791 à 1798) – Père de la célèbre Khedaouedj el aamia, et beau-père du futur Dey Hussein.
• Dey Mustapha (1798 à 1805)
• Ahmed Khodja Bey (1805 à 1808)
• Hadj Ali (1808 à 1809)
• Hadj Ali (1809 à 1815)
• Mohamed Kharnadji (1815 à 1815)
• Omar Agha ( 1815 a 1817)
• Ali Ben Ahmed (1817 à 1818)
• Dey Hussein (1818 à 1830)
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19 Mar 2013 19:09 #117601
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet Entre l'histoire et la ...Mémoire.........!!??
Le commandant Azzedine au Forum de “Liberté”
“Le pouvoir a été usurpé en 1962”
Par : Mohamed-Chérif LACHICHI
À l’occasion de la commémoration du 51e anniversaire du 19 Mars, décrété fête de la Victoire, Rabah Zerari, alias commandant Azzeddine, était, hier, l’invité du Forum de Liberté. Une opportunité pour revisiter une date déterminante dans le long cheminement de l’Algérie vers son Indépendance.
Parmi les nombreux compagnons de lutte du commandant Azzeddine, présents hier dans les locaux de notre journal, il y avait Amar Mohamedi, présenté comme le premier wali d’Alger. “C’est ce monsieur qui, lors de la passation de pouvoirs en 1962, avait reçu les clés de la capitale remis par le préfet de l’époque, Vitalis Cros. Son nom a été gommé de l’histoire officielle”. Le ton est donné. Pour le commandant Azzedine, il s’agit de “rétablir la vérité” sur l’une des pages les plus sombres de notre histoire contemporaine à savoir l’été 62, une période trouble qui n’a pas fini de livrer, à ce jour, tous ses secrets. Il faut dire que de janvier 1962 jusqu’à cet été “fatidique”, le commandant Azzedine aura à jouer, dans la capitale, les premiers rôles. “La solution militaire était impossible tant pour la France que pour nous. Notre objectif était surtout politique, à savoir l'indépendance nationale”. Réfutant l’idée selon laquelle il aurait rejoint le pays sur “initiative personnelle”, l’ancien officier de l’ALN a rappelé qu’il avait reçu “un ordre écrit” de la part du président du GPRA, Benyoucef Benkhedda, afin de réorganiser la Zone autonome d’Alger (ZAA). “S’il est vrai que nous voulions en découdre avec l’OAS, notre mission était surtout d’organiser la défense citoyenne de la ville”.
Le commandant Azzedine ne se doutait pas que cette mission allait s’avérer très ardue et même contrariée par “des alliances intéressées”, et le jusqu’au-boutisme de certains qui n’hésiteront pas à verser le sang des Algériens. “Des usurpateurs se préparaient à l’extérieur pour prendre le pouvoir”. Azzedine, qui reconnaît lui-même avoir recruté à Alger des “Marsiens”, ces combattants de la 25e heure qui ont rejoint, sur le tard, la Révolution, s'interroge sur le chiffre actuel d'un million de moudjahidine. “Nous les avons recrutés pour quadriller la population et empêcher l'OAS de passer à l'action. Nous ne pensions pas que leur nombre serait aussi considérable notamment dans les zones d'Alger et d'Oran. Durant la Révolution, il y avait tout au plus 500 combattants et 40 000 hommes de l'armée des frontières”. Pour restituer le contexte politique au lendemain de l’Indépendance, l’invité du Forum de Liberté a dû revenir sur “le conflit latent” entre le GPRA et l’Etat-major général (EMG).
Pour être plus explicite, Azzedine abordera longuement l'affaire du “lieutenant Gaillard”, révélatrice, selon lui, de la “conspiration” qui se tramait dans les coulisses. Cette affaire qui avait mis aux prises l’EMG au GPRA a commencé par l’interception à Oued Mellègue, en territoire tunisien, d’un avion militaire français en opération. L’aéronef venait de bombarder des écoles de formation militaire des troupes de l’ALN. Le pilote, le lieutenant Gaillard, qui s’était éjecté, avait été capturé et placé au secret par la direction de l’EMG. Les autorités françaises ont alors fait pression sur le gouvernement tunisien afin de libérer, au plus vite, le captif. Tunis a, donc, demandé au GPRA de lui remettre le prisonnier. Le président, Habib Bourguiba, s’était montré à ce sujet intransigeant. Il menaçait même de couper les vivres aux Algériens en Tunisie. “Deux des trois “B”, en l’occurrence Abdelhafid Boussouf et Lakhdar Ben Tobbal, deux ministres du GPRA, avaient alors exigé de l’EMG, la libération de l’aviateur français”. Ce litige prendra, selon Azzedine, une tournure dramatique quant à la suite des évènements. L’EMG entrera alors en dissidence contre le GPRA. Et le conflit entre les deux entités deviendra “ouvert”. “Cet épisode venait en fait d’inaugurer le cycle infernal de la légitimité des armes qui perdure jusqu'à aujourd'hui encore”.
“Khouk tnah ?”
Pour ponctuer son récit d’une anecdote “symptomatique” du goût immodéré du “colonel” Boumediene pour le pouvoir pour lequel il travaillait, semble-t-il, d’arrache-pied, Azzedine a révélé que l’ancien président lui avait annoncé qu’il avait ramassé un pactole de 5 milliards de centimes pour subvenir à toute éventualité même en cas d’embargo tunisien : “Crois-tu que ton frère est idiot ? (khouk tnah ?)”, lui aurait-il demandé l’air malicieux. Pour souligner qu’il n’était pas spécialement obnubilé par le pouvoir, le commandant Azzedine a révélé alors les liens privilégiés qu’il avait avec le défunt Boumediene dont il était “le premier adjoint” : “J’aurais pu venir dans ses bagages si je voulais le pouvoir.” Azzedine avoue toutefois avoir été “éjecté” par ce même pouvoir et que lui et ses compagnons ont été battus à plate couture car trop “idéalistes”. La lutte pour la prise de pouvoir va vite se transformer en un conflit sanglant qui opposera des Algériens entre eux “notamment les hommes de Yacef Saâdi, de l’armée des frontières contre les éléments de la Wilaya IV”. Aussi, dès le 27 juillet 1962, il renonce à la tête de la ZAA et à l’action politique et militaire cédant la place aux “spéculateurs de tou acabit” et à la “course aux biens vacants qui venait d’être ouverte”. “Le sang a coulé, les Algériens criaient ‘Sebâa s’nin barakat’ (7 ans, ça suffit !). Même l’armée française menaçait d’intervenir”.
Invité à donner un bilan des victimes de l'été 62, le commandant Azzedine s'est contenté d'affirmer que “même s'il y a eu un mort, il faut le mettre au pluriel”. Et des morts “de trop”, il y en a eu tellement. “De ces morts-là, on n’en parle jamais. Ce sont les oubliés de l’histoire officielle”. “Baroudeur” devant les Français et “grand peureux” devant les Algériens dont il dit avoir été très “économe” de leur sang, Azzedine semble très remonté contre l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) qui occulte délibérément le sacrifice de milliers d’Algériens. “On ne connaissait pas le régionalisme durant la Révolution”. Le premier à avoir instauré en Algérie, selon lui, cette “mentalité rétrograde” et qui a pris, ces dernières années, de grandes proportions dans le pays, “c'est le président Ben Bella quand il avait proclamé, à tort, que nous étions Arabes !” “Un révolutionnaire quand il se trompe, il fait couler du sang”, regrette-t-il. S'agissant de la réhabilitation “unilatérale” de Messali Hadj, le commandant Azzeddine reconnaît que ce dernier a joué un rôle positif avant de trahir la Révolution. Il comparera même “le père de la nation” au Maréchal Pétain, voué aux gémonies à ce jour en France. “Il fallait ouvrir un débat national à ce sujet”, a-t-il déploré. S’attaquant aux “idées reçues”, Azzedine s'inscrira en faux contre l'idée rabâchée de “la valise ou le cercueil”, “une invention de l'OAS” pour justifier et accentuer le départ massif des Européens. “C'est l'OAS qui a poussé les pieds-noirs vers un suicide collectif. Ceux qui avaient la conscience tranquille sont restés”. Pour le commandant Azzedine, ces départs suscitaient, au contraire, les pires craintes chez la population musulmane qui, dès lors, s'interrogeait sur le fonctionnement ultérieur du pays. S’agissant de l’écriture de l’histoire récente de notre pays, le commandant Azzedine a regretté les velléités de certains historiens qui ont tendance à présenter la Révolution Algérienne comme “un panier à crabes”. Il citera nommément Mohamed Harbi qui était pourtant l’un de ses compagnons de lutte. Enfin, la Révolution algérienne ayant été menée à son but ultime, on se demande aujourd’hui quelles péripéties pourraient encore amoindrir son aura. Il n’y en a pas ! Même les errements de l’été 62 sont intervenus une fois l’indépendance acquise. Des dérives qu’il faut mettre sur le compte de l’Algérie post-coloniale.
“Le pouvoir a été usurpé en 1962”
Par : Mohamed-Chérif LACHICHI
À l’occasion de la commémoration du 51e anniversaire du 19 Mars, décrété fête de la Victoire, Rabah Zerari, alias commandant Azzeddine, était, hier, l’invité du Forum de Liberté. Une opportunité pour revisiter une date déterminante dans le long cheminement de l’Algérie vers son Indépendance.
Parmi les nombreux compagnons de lutte du commandant Azzeddine, présents hier dans les locaux de notre journal, il y avait Amar Mohamedi, présenté comme le premier wali d’Alger. “C’est ce monsieur qui, lors de la passation de pouvoirs en 1962, avait reçu les clés de la capitale remis par le préfet de l’époque, Vitalis Cros. Son nom a été gommé de l’histoire officielle”. Le ton est donné. Pour le commandant Azzedine, il s’agit de “rétablir la vérité” sur l’une des pages les plus sombres de notre histoire contemporaine à savoir l’été 62, une période trouble qui n’a pas fini de livrer, à ce jour, tous ses secrets. Il faut dire que de janvier 1962 jusqu’à cet été “fatidique”, le commandant Azzedine aura à jouer, dans la capitale, les premiers rôles. “La solution militaire était impossible tant pour la France que pour nous. Notre objectif était surtout politique, à savoir l'indépendance nationale”. Réfutant l’idée selon laquelle il aurait rejoint le pays sur “initiative personnelle”, l’ancien officier de l’ALN a rappelé qu’il avait reçu “un ordre écrit” de la part du président du GPRA, Benyoucef Benkhedda, afin de réorganiser la Zone autonome d’Alger (ZAA). “S’il est vrai que nous voulions en découdre avec l’OAS, notre mission était surtout d’organiser la défense citoyenne de la ville”.
Le commandant Azzedine ne se doutait pas que cette mission allait s’avérer très ardue et même contrariée par “des alliances intéressées”, et le jusqu’au-boutisme de certains qui n’hésiteront pas à verser le sang des Algériens. “Des usurpateurs se préparaient à l’extérieur pour prendre le pouvoir”. Azzedine, qui reconnaît lui-même avoir recruté à Alger des “Marsiens”, ces combattants de la 25e heure qui ont rejoint, sur le tard, la Révolution, s'interroge sur le chiffre actuel d'un million de moudjahidine. “Nous les avons recrutés pour quadriller la population et empêcher l'OAS de passer à l'action. Nous ne pensions pas que leur nombre serait aussi considérable notamment dans les zones d'Alger et d'Oran. Durant la Révolution, il y avait tout au plus 500 combattants et 40 000 hommes de l'armée des frontières”. Pour restituer le contexte politique au lendemain de l’Indépendance, l’invité du Forum de Liberté a dû revenir sur “le conflit latent” entre le GPRA et l’Etat-major général (EMG).
Pour être plus explicite, Azzedine abordera longuement l'affaire du “lieutenant Gaillard”, révélatrice, selon lui, de la “conspiration” qui se tramait dans les coulisses. Cette affaire qui avait mis aux prises l’EMG au GPRA a commencé par l’interception à Oued Mellègue, en territoire tunisien, d’un avion militaire français en opération. L’aéronef venait de bombarder des écoles de formation militaire des troupes de l’ALN. Le pilote, le lieutenant Gaillard, qui s’était éjecté, avait été capturé et placé au secret par la direction de l’EMG. Les autorités françaises ont alors fait pression sur le gouvernement tunisien afin de libérer, au plus vite, le captif. Tunis a, donc, demandé au GPRA de lui remettre le prisonnier. Le président, Habib Bourguiba, s’était montré à ce sujet intransigeant. Il menaçait même de couper les vivres aux Algériens en Tunisie. “Deux des trois “B”, en l’occurrence Abdelhafid Boussouf et Lakhdar Ben Tobbal, deux ministres du GPRA, avaient alors exigé de l’EMG, la libération de l’aviateur français”. Ce litige prendra, selon Azzedine, une tournure dramatique quant à la suite des évènements. L’EMG entrera alors en dissidence contre le GPRA. Et le conflit entre les deux entités deviendra “ouvert”. “Cet épisode venait en fait d’inaugurer le cycle infernal de la légitimité des armes qui perdure jusqu'à aujourd'hui encore”.
“Khouk tnah ?”
Pour ponctuer son récit d’une anecdote “symptomatique” du goût immodéré du “colonel” Boumediene pour le pouvoir pour lequel il travaillait, semble-t-il, d’arrache-pied, Azzedine a révélé que l’ancien président lui avait annoncé qu’il avait ramassé un pactole de 5 milliards de centimes pour subvenir à toute éventualité même en cas d’embargo tunisien : “Crois-tu que ton frère est idiot ? (khouk tnah ?)”, lui aurait-il demandé l’air malicieux. Pour souligner qu’il n’était pas spécialement obnubilé par le pouvoir, le commandant Azzedine a révélé alors les liens privilégiés qu’il avait avec le défunt Boumediene dont il était “le premier adjoint” : “J’aurais pu venir dans ses bagages si je voulais le pouvoir.” Azzedine avoue toutefois avoir été “éjecté” par ce même pouvoir et que lui et ses compagnons ont été battus à plate couture car trop “idéalistes”. La lutte pour la prise de pouvoir va vite se transformer en un conflit sanglant qui opposera des Algériens entre eux “notamment les hommes de Yacef Saâdi, de l’armée des frontières contre les éléments de la Wilaya IV”. Aussi, dès le 27 juillet 1962, il renonce à la tête de la ZAA et à l’action politique et militaire cédant la place aux “spéculateurs de tou acabit” et à la “course aux biens vacants qui venait d’être ouverte”. “Le sang a coulé, les Algériens criaient ‘Sebâa s’nin barakat’ (7 ans, ça suffit !). Même l’armée française menaçait d’intervenir”.
Invité à donner un bilan des victimes de l'été 62, le commandant Azzedine s'est contenté d'affirmer que “même s'il y a eu un mort, il faut le mettre au pluriel”. Et des morts “de trop”, il y en a eu tellement. “De ces morts-là, on n’en parle jamais. Ce sont les oubliés de l’histoire officielle”. “Baroudeur” devant les Français et “grand peureux” devant les Algériens dont il dit avoir été très “économe” de leur sang, Azzedine semble très remonté contre l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) qui occulte délibérément le sacrifice de milliers d’Algériens. “On ne connaissait pas le régionalisme durant la Révolution”. Le premier à avoir instauré en Algérie, selon lui, cette “mentalité rétrograde” et qui a pris, ces dernières années, de grandes proportions dans le pays, “c'est le président Ben Bella quand il avait proclamé, à tort, que nous étions Arabes !” “Un révolutionnaire quand il se trompe, il fait couler du sang”, regrette-t-il. S'agissant de la réhabilitation “unilatérale” de Messali Hadj, le commandant Azzeddine reconnaît que ce dernier a joué un rôle positif avant de trahir la Révolution. Il comparera même “le père de la nation” au Maréchal Pétain, voué aux gémonies à ce jour en France. “Il fallait ouvrir un débat national à ce sujet”, a-t-il déploré. S’attaquant aux “idées reçues”, Azzedine s'inscrira en faux contre l'idée rabâchée de “la valise ou le cercueil”, “une invention de l'OAS” pour justifier et accentuer le départ massif des Européens. “C'est l'OAS qui a poussé les pieds-noirs vers un suicide collectif. Ceux qui avaient la conscience tranquille sont restés”. Pour le commandant Azzedine, ces départs suscitaient, au contraire, les pires craintes chez la population musulmane qui, dès lors, s'interrogeait sur le fonctionnement ultérieur du pays. S’agissant de l’écriture de l’histoire récente de notre pays, le commandant Azzedine a regretté les velléités de certains historiens qui ont tendance à présenter la Révolution Algérienne comme “un panier à crabes”. Il citera nommément Mohamed Harbi qui était pourtant l’un de ses compagnons de lutte. Enfin, la Révolution algérienne ayant été menée à son but ultime, on se demande aujourd’hui quelles péripéties pourraient encore amoindrir son aura. Il n’y en a pas ! Même les errements de l’été 62 sont intervenus une fois l’indépendance acquise. Des dérives qu’il faut mettre sur le compte de l’Algérie post-coloniale.
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20 Mar 2013 19:58 #117602
par ICOSIUM
Réponse de ICOSIUM sur le sujet Entre l'histoire et la ...Mémoire.........!!??
Le siège de l’Exécutif provisoire du GPRA à Boumerdes sera classé
Par Le Matin
Le siège de l’Exécutif du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), abrité par l’ex Rocher noir (Boumerdes) du 19 mars 1962 au 3 juillet 1962, sera classifié en tant que monument historique national courant 2013, a-t-on appris lundi auprès du directeur de la culture.
La délégation du GPRA à Evian, mars 1962.
"Le dossier a été ficelé en 2012 et son approbation est intervenue en janvier dernier par la Commission nationale de la propriété intellectuelle, composée de plusieurs départements ministériels", a indiqué à l’APS M. Hocine Abbis. La ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a signé le "rapport d’ouverture de la classification" considéré comme un premier pas vers une classification de ce siège en tant que monument historique national, a ajouté ce responsable, signalant que le dossier a été soumis à la chefferie du gouvernement, en vue de son "approbation définitive avant sa mise en oeuvre."
Situé en plein centre ville de Boumerdes, ce bâtiment historique qui a gardé, à ce jour, sa constitution originelle, est actuellement exploité par le rectorat de l’université M’Hamed Bouguerra de Boumerdes, qui en a fait son siège. Il renferme de nombreux bureaux et des salles de réunions et d’accueil de visiteurs, avec vue sur de petites surfaces vertes, a-t-on constaté.
La classification de ce monument national, à cette période précise de l’histoire de l’Algérie, coïncidant avec le cinquantenaire de son indépendance, vise à conforter "l’importance et le rôle de ce monument dans l’histoire de l’Algérie", estime M. Abbis. "Pour le secteur local de la culture, il s’agit surtout de préserver la mémoire de ce lieu qui a abrité un événement historique de haute importance pour tout le peuple algérien", a t-il ajouté, expliquant que c’est précisément de ce lieu que l’Exécutif du GPRA, dirigé par le défunt Abderrahmane Farès, "a présidé aux destinées de la période s’étalant entre l’annonce du cessez-le feu, le 19 mars 1962, et la proclamation des résultats du référendum d’autodétermination le 3 juillet 1962."
Par Le Matin
Le siège de l’Exécutif du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), abrité par l’ex Rocher noir (Boumerdes) du 19 mars 1962 au 3 juillet 1962, sera classifié en tant que monument historique national courant 2013, a-t-on appris lundi auprès du directeur de la culture.
La délégation du GPRA à Evian, mars 1962.
"Le dossier a été ficelé en 2012 et son approbation est intervenue en janvier dernier par la Commission nationale de la propriété intellectuelle, composée de plusieurs départements ministériels", a indiqué à l’APS M. Hocine Abbis. La ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a signé le "rapport d’ouverture de la classification" considéré comme un premier pas vers une classification de ce siège en tant que monument historique national, a ajouté ce responsable, signalant que le dossier a été soumis à la chefferie du gouvernement, en vue de son "approbation définitive avant sa mise en oeuvre."
Situé en plein centre ville de Boumerdes, ce bâtiment historique qui a gardé, à ce jour, sa constitution originelle, est actuellement exploité par le rectorat de l’université M’Hamed Bouguerra de Boumerdes, qui en a fait son siège. Il renferme de nombreux bureaux et des salles de réunions et d’accueil de visiteurs, avec vue sur de petites surfaces vertes, a-t-on constaté.
La classification de ce monument national, à cette période précise de l’histoire de l’Algérie, coïncidant avec le cinquantenaire de son indépendance, vise à conforter "l’importance et le rôle de ce monument dans l’histoire de l’Algérie", estime M. Abbis. "Pour le secteur local de la culture, il s’agit surtout de préserver la mémoire de ce lieu qui a abrité un événement historique de haute importance pour tout le peuple algérien", a t-il ajouté, expliquant que c’est précisément de ce lieu que l’Exécutif du GPRA, dirigé par le défunt Abderrahmane Farès, "a présidé aux destinées de la période s’étalant entre l’annonce du cessez-le feu, le 19 mars 1962, et la proclamation des résultats du référendum d’autodétermination le 3 juillet 1962."
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