Entre l'histoire et la ...Mémoire.........!!??

Plus d'informations
04 Aoû 2012 16:10 #117507 par ICOSIUM
Actualités : La Suisse et le génocide algérien



Par Mokhtar Benzaki - lesoirdalgèrie.com

La Suisse, réputée neutre et compatissante aux maux de l’humanité, cache une autre réalité, celle d’un pays attentif de tous temps et en tous lieux à ses intérêts. Des chercheurs algériens sont en train de redécouvrir des vérités longtemps occultées.
Le génocide algérien, qui a trouvé son summum pendant les grandes famines de la fin de la décennie 1860, n’a pas été causé uniquement par les répressions de l’armée française, marquées par les dépossessions, les réquisitions de céréales, les destructions de récoltes, et les massacres des populations. La compagnie genevoise, créée par des hommes d’affaires suisses, a bénéficié par un décret signé par napoléon III, le 26 août 1863, de 20 000 hectares arrachés par la violence à des tribus algériennes. Cette mainmise suisse sur la terre a causé la mort de milliers d’Algériens réduits à la famine. Les capitalistes suisses, désireux de faire fructifier leur or, ont contribué de façon directe à la consolidation de l’Algérie française par l’appel à une émigration européenne et par son installation sur les terres spoliées. Les historiens, de Annie Rey-Goldzaiguer à Mohammed-Laïd Annane, ont étudié avec beaucoup de minutie le système d’aliénation des terres mis en place par la violence dans le seul intérêt des étrangers. L’Algérie, colonie de peuplement, a dû payer le prix fort pour sa libération. Au moment où la famine et les épidémies décimaient les Algériens par centaines de milliers, la compagnie suisse a mis en place un système d’auto- défense pour refouler, sans état d’âme, les errants et les malades loin des villages et des fermes exploités par ses commis. La grande famine de la fin de la décennie 1860 a coûté au peuple algérien les deux tiers de ses enfants. Les Suisses, gens de précision et de bonne comptabilité, vont pouvoir, maintenant que les Algériens ont décidé de se réapproprier l’écriture de leur passé, vérifier si le nombre des morts (estimé par des sources locales très bien documentées) qui est imputé à leur prédation est conforme à ce qui est porté sur les tablettes de la Genevoise de la rapine et du génocide. Il serait intéressant de retrouver et de publier les textes consacrés à l’Algérie, écrits par Henri Dunant, le fondateur de la Croix-Rouge, employé pendant quelque temps en Algérie par la Compagnie genevoise. Le prix Nobel 1901 est allé chercher très loin matière à exprimer son humanisme. Ce qu’il a eu sous les yeux pendant des années, sous nos latitudes, comme exploitation éhontée, iniquités et destructions massives de populations l’avait à peine interpellé. Les Algériens devront compter sur eux-mêmes pour dire toute leur Histoire. Les Arméniens exigent depuis des décennies la reconnaissance par l’Etat turque du génocide qui lui est imputé. Les Juifs, gens à la mémoire fabuleuse, font payer au prix qu’ils ont estimé juste les auteurs de leurs malheurs, fussent-ils au bord de la tombe. Les juifs seraient-ils plus féroces que d’autres ? Non, bien sûr ! Les juifs ont compris — n’en déplaise à ceux qui n’ont rien compris et qui leur jettent la pierre — que la cohésion d’une Nation est fondée sur la mémoire assumée et partagée. Les chercheurs algériens, qui travaillent sur la douloureuse époque qui a vu leur pays subir les pires violences, auront le mérite de faire connaître au monde entier – et surtout aux opinions publiques des pays qui ont eu à subir les prédations coloniales – une des pages les plus sombres du long calvaire de leur peuple. Une association pour la mémoire y veillera. Des livres, des expositions, des scénarios de films, des articles de presse, des conférences contribueront à faire regarder autrement les belles couleurs officielles de la carte postale suisse. Les Algériens – et il est hors de question de s’en réjouir – seront moins compatissants et moins solidaires lorsqu’un citoyen helvétique, en mal d’aventures, s’égarera dans le désert. S’il est vrai qu’il n’y a pas d’immunité pour les crimes contre l’humanité, l’Etat suisse sera contraint d’assumer son passé. Les Algériens, héritiers directs de ceux qui ont été dépossédés, et qui en sont morts, vont pouvoir, vérités en mains, demander une réparation morale, pour les terribles préjudices que leurs pères ont subis.
M. B.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
04 Aoû 2012 16:40 #117508 par ICOSIUM
Ne nous faisons pas trop d’illusion ni sur l’histoire de la colonisation ni sur le devoir de mémoire qui devraient interpeller tous les Algériens et Algériennes, et surtout ne nous comparons pas aux juifs sur ce plan là, qui eux ont fait de leur histoire un objet de culte et ils l’ont imposé au monde entier; j’avoue les envier beaucoup sur cet aspect.
Chez nous il n’y qu’à voir toutes les tergiversations de nos officiels autour de la reconnaissance du drame de la colonisation française, cinquante ans après.
L’histoire de l’Algérie et des Algériens est encore un fond de commerce et un otage de la politique algéro-francaise. A quand la libération ?

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
04 Aoû 2012 17:13 #117509 par bel1000

S’il est vrai qu’il n’y a pas d’immunité pour les crimes contre l’humanité, l’Etat suisse sera contraint d’assumer son passé. Les Algériens, héritiers directs de ceux qui ont été dépossédés, et qui en sont morts, vont pouvoir, vérités en mains, demander une réparation morale, pour les terribles préjudices que leurs pères ont subis.


pourquoi précisément aujourd'hui qu'on parle de la suisse?
est-ce à cause de la '' loi nezzar'' et que l'auteur conseille aux suisses de reconnaitre leurs fautes avant de parler de celles des autres?.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
04 Aoû 2012 18:32 #117510 par romance
peu importe que cela vienne de nezzar ou autre viendra un jour ou l histoire de cette colonisation sera reprit des son premier jour ou le colon a mis ses pieds qu il soit francais suisse anglais ricain juif ou autre tout ceux qui ont ete implique de pres ou de loin a cette colonisation payeront le prix le plus fort car il n y a de justice que pour celui qui croit en Allah

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
04 Aoû 2012 20:52 #117511 par ICOSIUM

bel1000;106513 écrit: pourquoi précisément aujourd'hui qu'on parle de la suisse?
est-ce à cause de la '' loi nezzar'' et que l'auteur conseille aux suisses de reconnaitre leurs fautes avant de parler de celles des autres?.




Le rapprochement entre les deux affaires est plus que certain.

Cela ne serait pas mal pour les amants de la vérité sur notre histoire, si les suisses nous sortent par exemple quelques dossiers sur les fonds de la révolution et du fameux sandoug ettadhamoun– (les dons volontaires du peuple Algérien pour le jeune état Algérien en 1962-), qu’au moins cette querelle Nezzar /suisse, profite à l’histoire d’Algérie.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
04 Aoû 2012 21:02 #117512 par ICOSIUM
L’Algérie demande à la France la restitution du canon Baba Merzoug subtilisé à Alger en 1830
Samedi, 04 Août 2012, 18:47 | Sihem Balhi
L’Algérie souhaite officiellement récupérer le canon Baba Merzoug saisi par les Français en 1830 après la chute de la Régence d’Alger. La France a reçu début juillet 2012 une demande des autorités algériennes pour récupérer ce célèbre canon qui a défendu Alger pendant deux siècles et qui trône depuis 181 ans à l'arsenal de Brest, en Bretagne.


________________________________________
Une conseillère du ministre français de la Défense l'a confirmé récemment : « Une demande officielle a été déposée début juillet auprès du Quai d'Orsay, qui examine le dossier ».
Il s'agit de la première demande officielle, précise cette source, sans donner de précision sur le temps que prendrait l’étude de ce dossier.
Toutefois, rien n’indique que la France soit prête à donner un accord favorable à cette sollicitation.

« La Marine française est très attachée à ce canon, qui fait partie du patrimoine de la Défense », ajoute cette conseillère citée par Ouest-France.

L'Algérie espérait récupérer ce canon mythique à l'occasion du cinquantenaire de l’indépendance de juillet 1962.
Deux demandes antérieures
Antérieurement à cette demande officielle, au moins deux associations algériennes avaient déposé des requêtes auprès des autorités françaises pour la restitution de ce canon, mais celles-ci n’ont pas abouties.

« J'ai écrit à de nombreuses personnalités dont certaines, comme l'ancien président Jacques Chirac, m'ont répondu favorablement et j'ai aussi reçu un accord de principe de l'Elysée », affirmait en décembre 2011 à Reuters l'historien algérien Belkacem Babaci, fondateur d'un Comité pour le retour de ce canon mythique en Algérie.
• Lire : Une pièce archéologique volée en Algérie retrouvée dans la maison du gendre de Ben Ali
« Si nous sollicitons la magnanimité du gouvernement français, c'est avant tout, à l'occasion des commémorations de l'indépendance de l'Algérie, comme un geste d'amitié confortant la reprise de relations plus fraternelles entre nos deux pays », expliquait encore M. Babaci, auteur de « L'Epopée de Baba Merzoug » aux Editions Colorset.
En 2006, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, avait refusé de donner une suite aux sollicitations algériennes en affirmant que le canon faisait « partie intégrante du patrimoine historique de la défense » et en soulignant « un attachement particulier » de la marine française pour ce monument.
Il gardait la citadelle d'Alger
Fondu en 1542 par un Vénitien pour défendre la baie d'Alger à l’époque sous occupation turc, ce canon, d'une portée de 48 km, donnera durant près de deux siècles à la capitale algérienne la réputation de forteresse imprenable.
Selon les historiens qui racontent la légende de Baba Mezoug, deux consuls français, le révérend père Jean Le Vacher puis André Piolle, ont été placés à l'extrémité du canon en guise de représailles après les attaques perpétrées par l'amiral Duquesne en 1683 puis par le maréchal Jean d'Estrées en 1688.
Ce qui vaudra à cette pièce d’artillerie d'être rebaptisée par les Français « La Consulaire ».
Expédié à Brest
En juillet 1830, dès les premiers jours de la chute d'Alger, le canon sera saisi et expédié comme trophée de guerre en France par l'amiral Guy Duperré qui demandera son transfert à la base navale de Brest pour sa participation à la campagne d'Alger.
« C'est la part de prise à laquelle l'armée attache le plus grand prix », écrivait-il à l’époque.


Un canon sans poudre et de la poudre aux yeux,
:epee:
Et si on demandait à la France avec la même insistance de tout restituer depuis le trésor d’Alger jusqu’au dernier document sur la guerre d’Algérie ?

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Temps de génération de la page : 0.382 secondes