Îlot d’Arzew : le phare de 1848 au large du cap

Îlot d’Arzew : le phare de 1848 au large du cap

À environ 2,5 kilomètres au nord-est du port d’Arzew, un petit rocher porte l’un des feux historiques de la côte oranaise. Son phare de 1848 fonctionne toujours, mais l’îlot et la tour sont fermés : sa découverte se fait avant tout par l’observation à distance.

Un petit îlot bien distinct des Habibas et de Paloma

L’îlot d’Arzew se trouve au large du cap Arzew, dans le golfe du même nom. Le Lighthouse Directory le situe à environ 2,5 kilomètres au nord-est du port. Il s’agit d’un rocher compact, isolé mais proche de la côte, dont la silhouette blanche et sombre change selon la lumière et la houle.

Il ne faut pas le confondre avec les îles Habibas, beaucoup plus à l’ouest face à Madagh, ni avec l’île Plane, dite Paloma, près du cap Falcon. Ces trois sites appartiennent au littoral oranais, mais leur géographie, leur taille et leur statut sont différents.

Le phare construit en 1848

Le feu d’Arzew date de 1848 et reste actif. La station comprend une tour ronde blanche de 12 mètres construite sur une maison de gardien d’un niveau, surmontée d’une lanterne vert foncé. Le plan focal se trouve à environ 19 mètres au-dessus de la mer et le signal est un éclat rouge toutes les cinq secondes.

Ses identifiants nautiques sont ARLHS ALG-052, Admiralty E6672 et NGA 22540. Ces détails donnent une lecture concrète à ce que l’on aperçoit depuis la côte : le bâtiment n’est pas un décor abandonné, mais un équipement de signalisation maritime encore utile aux navigateurs.

Peut-on débarquer ou visiter la tour ?

La source spécialisée indique que l’accès physique se fait uniquement par bateau, tout en précisant que le site et la tour sont fermés. Une possibilité technique d’approche n’est donc pas une autorisation de débarquement. Ne réservez jamais une sortie sur la seule foi d’une ancienne photo, d’une vidéo ou d’une publication sur les réseaux sociaux.

Toute navigation dans ce secteur doit passer par un opérateur légal et correctement équipé, avec confirmation des règles locales et des conditions de mer le jour même. Si aucune autorisation claire n’est donnée, restez à distance et n’essayez pas d’accoster.

Où et comment l’observer

Par bonne visibilité, recherchez un espace public ouvert sur le cap et le golfe, sans entrer dans les périmètres portuaires. Des jumelles ou une longue focale permettent de distinguer la maison du gardien, la tour et la lanterne. La lumière latérale du matin ou de la fin de journée peut mieux révéler le relief, mais le vent et la sécurité du lieu priment sur l’horaire.

Depuis une embarcation autorisée, protégez le matériel des embruns et laissez le pilote choisir la distance. Il ne faut jamais demander une approche risquée pour une photographie. L’intérêt de l’îlot tient à sa place dans le paysage : le cap, la baie, le trafic maritime et ce petit feu forment un seul ensemble.

Lire le paysage d’Arzew

Le phare rappelle l’ancienneté de la navigation dans une baie naturellement abritée. Il précède de plusieurs décennies les grandes transformations industrielles du port moderne. Observer l’îlot permet ainsi de relier deux histoires : celle des feux côtiers du XIXe siècle et celle d’un golfe devenu un centre énergétique majeur.

Pour prolonger la découverte, le guide d’Arzew explique l’évolution du port et la galerie photo montre l’îlot dans son horizon maritime. Les Habibas et l’île Plane offrent deux autres visages insulaires de la wilaya d’Oran, sans être des variantes du même lieu.

Avant d’approcher le littoral ou de prendre la mer

  • Considérez l’îlot et la tour comme fermés ; ne débarquez pas sans autorisation officielle explicite.
  • Vérifiez séparément vent, houle, visibilité et fenêtre de retour le jour même.
  • Choisissez uniquement un opérateur déclaré, un bateau adapté et des gilets pour tous.
  • Restez hors des zones portuaires réglementées et respectez toute interdiction de photographie.
  • Sur le rivage, évitez les rochers mouillés, les bords sans protection et les secteurs exposés aux vagues.

Sources et vérifications actuelles