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Etats d'âmes
- au_gré_du_vent
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30 Jui 2011 19:24 #66195
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Etats d'âmes
Ravie de relire tes productions Coucou, hadhi ghiba:)
Ton texte me rappelle un autre que notre ami Jalal nous avait ecrit ici, le désert est un grand inspirateur!!!
Ton texte me rappelle un autre que notre ami Jalal nous avait ecrit ici, le désert est un grand inspirateur!!!
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- la terre
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30 Jui 2011 19:36 #66196
par la terre
Réponse de la terre sur le sujet Etats d'âmes
salam à tous.
je découvre! c'est d'une beauté... tous ces textes.
merci à l'artiste
je découvre! c'est d'une beauté... tous ces textes.
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- coucou19
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04 Jul 2011 15:23 #66197
par coucou19
Réponse de coucou19 sur le sujet Etats d'âmes
Au Gré, la terre, merci à vous!
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- sid23
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13 Jul 2011 11:01 #66198
par sid23
Réponse de sid23 sur le sujet Etats d'âmes
la vie est un vouloir exocer l'eta dame est peser ; sera tu ravie avec cette condition la vie te ramene que du bon.
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- coucou19
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14 Jul 2011 15:40 #66199
par coucou19
2- L’attente
Quand je rouvris les yeux c’était plus parce que la lumière, trop persistante et trop forte, me forçait à le faire que par envie. En vérité, je ne savais même plus si j’étais encore en vie ou si j’étais bel est bien mort, si j’étais sur terre ou si j’avais déjà rejoins ma dernière demeure. Comment pouvais-je le savoir alors que je n’étais jamais allé aussi loin dans la rencontre de la mort et que je ne pouvais savoir à quoi pouvait réellement ressembler l’au-delà? Je faisais confiance à mon destin et je me cramponnais autant que je pouvais à ma foi. Que de fois n’avais-je pas été au pied du mur, que je ne pouvais faire confiance en quoique ce soit, que je n’avais plus envie de continuer à me battre, et voilà que ma foi, telle le dernier gardien d’une forteresse inviolable, me faisant changer d’avis, me remettait debout pour me lancer une fois de plus dans une des aventures mystérieuses de la vie. Je savais que là, ma foi était encore forte et qu’elle allait encore me donner la force nécessaire pour m’en sortir.
Toujours étendu sur le sable, le corps blessé, l’âme meurtrie et un cœur toujours accroché à un espoir que je ne savais s’il était réel ou simple illusion. Quand on est proche de la mort, tout devient obsolète. La vie, les choses de la vie, ne comptent plus à ce moment là. Je regardais, néanmoins, en arrière pour revoir mon parcours sur terre, ce qu’ était ma triste vie, et étrangement tous les souvenirs de mon passé surgirent comme les images d’un livre illustré.
Je revis ma tendre mère me caressant les cheveux pendant qu’elle me prenait dans ses bras, un sourire affectueux illuminant son visage. Mon père, m’apprenant à bricoler dans le jardin, tout en me donnant de temps à autre quelques conseils simples mais qui en disaient long sur l’avenir. Je revis mes sœurs, mes cousins jouant avec moi, se chamaillant entre eux pour un mot, une blague, dans une atmosphère remplie de joie et de bonheur. Je revis mes réussites, mes défaites, mes joies, mes déceptions, mes peines, mes douleurs, le mal qui m’a souvent fait pleurer. Je revis les hommes et les femmes qui ont croisé mon chemin, parfois pour une vie parfois pour un moment de la vie, laissant derrière eux toujours cette nostalgie qui ne me quitta jamais et ressurgit encore maintenant. Je revis tous les moments passés seul, méditant sur la raison de mon existence, de notre existence. Je revis les rares moments de plénitude qui m’avaient procuré, à chaque fois, un délicieux sentiment de pureté et d’extase. Je revis aussi tout le mal que j’avais fait aux autres, mes proches, ceux que j’aimais, qui me faisaient confiance, qui m’avaient soutenu et aimé sans conditions. Là, je sus combien j’avais été loin de mon idéal d’enfant, celui que je voulais atteindre sans jamais baisser les bras, le seul qui me paraissait valoir la peine de supporter les souffrances terrestres, infligées par les hommes à d’autres hommes.
Ô combien, j’étais loin de mon idéal d’enfant ! Et voilà qu’un frisson me parcourut le corps et pour la première fois, je pleurais, sans avoir pu verser une seule larme, de remords et de regrets.
J’avais, toute ma vie, tenté de surpasser mes peurs et mes angoisses pour aller au-delà et atteindre les objectifs que je m’étais fixé. J’étais ambitieux, exigeant, trop exigeant, à la limite du perfectionnisme et cela avait sans doute forgé mon caractère. J’avais, toujours, travaillé avec acharnement et abnégation pour réussir, pour être le meilleur, pour être tout simplement heureux. J’avais pris tous les chemins sinueux pour atteindre cet objectif, le bonheur. Je me rendis compte, là mourant dans ce désert effrayant, qu’il n’en était rien. J’étais effroyablement seul, et incroyablement malheureux. Pourtant, je me souvins de moments de bonheur que j’avais vécu, que ce n’était pas le fait de ma simple imagination, mais ce n’était que des souvenirs, hélas, perdus à jamais.
J’attendais la mort, qui ne voulait pas venir. J’attendais ma fin mais elle se jouait de moi, comme si elle voulait mettre mon orgueil et ma fierté, ou ce qui en restait, à terre. Cette terre, à laquelle j’allais retourné indéniablement. Il fallait que je me défasse de toute vanité, de tout sentiment d’orgueil, de tout sentiment impur avant de mériter cette terre qui, elle, était pure, ne donnait que ce qui était pur et ne devait, de ce fait, accepter que ce qui était comme tel. Peut être que ma dépouille allait être dévorée par quelques vautours ou des chacals en quête d’une proie facile dans ce milieu hostile, pour finir en os sans chair nettoyés par des insectes ou autres petits reptiles. C’est peut être tout ce que je méritais à la fin de ma vie.
Ô combien l’homme peut se sentir fort, puissant, invincible quand il n’a jamais courbé l’échine, plié le genou, ni abdiqué devant la fatalité. L’homme n’est conscient de sa faiblesse que quand il se trouve confronté à plus fort que lui. J’abdiquai encore une fois quand ma face frôlât le sable. Maintenant, ce sable sec et aride souillé par des créatures que je croyais plus faibles que moi, me caressait le visage sans délicatesse comme le bourreau caresse la tête de sa victime avant de la lui couper. Moi, je n’étais victime que de mes errances et de mon arrogance. J’étais l’homme qui s’acharnait à chercher son bonheur là où il ne le trouvera point et qui n’acceptait de le reconnaitre. J’étais l’homme qui se croyait plus fort que son destin et qui se vantait de pouvoir en changer le cours. J’étais l’homme qui , sans état d’âme, répétait les mêmes erreurs et ne s’en décourageât jamais. Là, j’étais devenu l’être pitoyable et mesquin qui n’espérait que l’indulgence d’une mort apaisante et d’une terre accueillante.
Comme, quand j’étais enfant, cette souffrance que j’endurais seul dans ce désert impitoyable commençait à me purifier le cœur. Comme, quand j’étais enfant, je prenais conscience de ma grande fragilité, perdu dans cette nature dont la force était inégalable. Et, comme un enfant, je cherchai la protection d’une âme bienveillante. Instinctivement, Je recherchai de nouveau la protection de mon Créateur car Lui Seul était présent avec moi dans cette souffrance , et Lui Seul pouvait m’en sortir. Pour la première fois, depuis le début de cette mésaventure, j’eus le besoin de prier.
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Ô Toi qui est plus près de mon cœur
Que ma propre veine jugulaire
Aie pitié de ton humble serviteur
Aie pitié de moi, pauvre pécheur
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Je n’ose vous demander de décaler mon heure
Je vous demande juste un peu de douceur
Dès que le souffle quittera mon âme et mon cœur
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Je ne cherche l’éternité sur terre
Si Votre décision est que je meurs
Alors je l’accepterai avec bonheur
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Exaucez un vœu qui m’est cher
Avant que je n’ailles à ma dernière demeure
Faites que je ne partes pas solitaire
Seigneur, faites que je vois Votre lueur !
Seigneur, faites que je vois Votre lueur !
A suivre...
Réponse de coucou19 sur le sujet Etats d'âmes
2- L’attente
Quand je rouvris les yeux c’était plus parce que la lumière, trop persistante et trop forte, me forçait à le faire que par envie. En vérité, je ne savais même plus si j’étais encore en vie ou si j’étais bel est bien mort, si j’étais sur terre ou si j’avais déjà rejoins ma dernière demeure. Comment pouvais-je le savoir alors que je n’étais jamais allé aussi loin dans la rencontre de la mort et que je ne pouvais savoir à quoi pouvait réellement ressembler l’au-delà? Je faisais confiance à mon destin et je me cramponnais autant que je pouvais à ma foi. Que de fois n’avais-je pas été au pied du mur, que je ne pouvais faire confiance en quoique ce soit, que je n’avais plus envie de continuer à me battre, et voilà que ma foi, telle le dernier gardien d’une forteresse inviolable, me faisant changer d’avis, me remettait debout pour me lancer une fois de plus dans une des aventures mystérieuses de la vie. Je savais que là, ma foi était encore forte et qu’elle allait encore me donner la force nécessaire pour m’en sortir.
Toujours étendu sur le sable, le corps blessé, l’âme meurtrie et un cœur toujours accroché à un espoir que je ne savais s’il était réel ou simple illusion. Quand on est proche de la mort, tout devient obsolète. La vie, les choses de la vie, ne comptent plus à ce moment là. Je regardais, néanmoins, en arrière pour revoir mon parcours sur terre, ce qu’ était ma triste vie, et étrangement tous les souvenirs de mon passé surgirent comme les images d’un livre illustré.
Je revis ma tendre mère me caressant les cheveux pendant qu’elle me prenait dans ses bras, un sourire affectueux illuminant son visage. Mon père, m’apprenant à bricoler dans le jardin, tout en me donnant de temps à autre quelques conseils simples mais qui en disaient long sur l’avenir. Je revis mes sœurs, mes cousins jouant avec moi, se chamaillant entre eux pour un mot, une blague, dans une atmosphère remplie de joie et de bonheur. Je revis mes réussites, mes défaites, mes joies, mes déceptions, mes peines, mes douleurs, le mal qui m’a souvent fait pleurer. Je revis les hommes et les femmes qui ont croisé mon chemin, parfois pour une vie parfois pour un moment de la vie, laissant derrière eux toujours cette nostalgie qui ne me quitta jamais et ressurgit encore maintenant. Je revis tous les moments passés seul, méditant sur la raison de mon existence, de notre existence. Je revis les rares moments de plénitude qui m’avaient procuré, à chaque fois, un délicieux sentiment de pureté et d’extase. Je revis aussi tout le mal que j’avais fait aux autres, mes proches, ceux que j’aimais, qui me faisaient confiance, qui m’avaient soutenu et aimé sans conditions. Là, je sus combien j’avais été loin de mon idéal d’enfant, celui que je voulais atteindre sans jamais baisser les bras, le seul qui me paraissait valoir la peine de supporter les souffrances terrestres, infligées par les hommes à d’autres hommes.
Ô combien, j’étais loin de mon idéal d’enfant ! Et voilà qu’un frisson me parcourut le corps et pour la première fois, je pleurais, sans avoir pu verser une seule larme, de remords et de regrets.
J’avais, toute ma vie, tenté de surpasser mes peurs et mes angoisses pour aller au-delà et atteindre les objectifs que je m’étais fixé. J’étais ambitieux, exigeant, trop exigeant, à la limite du perfectionnisme et cela avait sans doute forgé mon caractère. J’avais, toujours, travaillé avec acharnement et abnégation pour réussir, pour être le meilleur, pour être tout simplement heureux. J’avais pris tous les chemins sinueux pour atteindre cet objectif, le bonheur. Je me rendis compte, là mourant dans ce désert effrayant, qu’il n’en était rien. J’étais effroyablement seul, et incroyablement malheureux. Pourtant, je me souvins de moments de bonheur que j’avais vécu, que ce n’était pas le fait de ma simple imagination, mais ce n’était que des souvenirs, hélas, perdus à jamais.
J’attendais la mort, qui ne voulait pas venir. J’attendais ma fin mais elle se jouait de moi, comme si elle voulait mettre mon orgueil et ma fierté, ou ce qui en restait, à terre. Cette terre, à laquelle j’allais retourné indéniablement. Il fallait que je me défasse de toute vanité, de tout sentiment d’orgueil, de tout sentiment impur avant de mériter cette terre qui, elle, était pure, ne donnait que ce qui était pur et ne devait, de ce fait, accepter que ce qui était comme tel. Peut être que ma dépouille allait être dévorée par quelques vautours ou des chacals en quête d’une proie facile dans ce milieu hostile, pour finir en os sans chair nettoyés par des insectes ou autres petits reptiles. C’est peut être tout ce que je méritais à la fin de ma vie.
Ô combien l’homme peut se sentir fort, puissant, invincible quand il n’a jamais courbé l’échine, plié le genou, ni abdiqué devant la fatalité. L’homme n’est conscient de sa faiblesse que quand il se trouve confronté à plus fort que lui. J’abdiquai encore une fois quand ma face frôlât le sable. Maintenant, ce sable sec et aride souillé par des créatures que je croyais plus faibles que moi, me caressait le visage sans délicatesse comme le bourreau caresse la tête de sa victime avant de la lui couper. Moi, je n’étais victime que de mes errances et de mon arrogance. J’étais l’homme qui s’acharnait à chercher son bonheur là où il ne le trouvera point et qui n’acceptait de le reconnaitre. J’étais l’homme qui se croyait plus fort que son destin et qui se vantait de pouvoir en changer le cours. J’étais l’homme qui , sans état d’âme, répétait les mêmes erreurs et ne s’en décourageât jamais. Là, j’étais devenu l’être pitoyable et mesquin qui n’espérait que l’indulgence d’une mort apaisante et d’une terre accueillante.
Comme, quand j’étais enfant, cette souffrance que j’endurais seul dans ce désert impitoyable commençait à me purifier le cœur. Comme, quand j’étais enfant, je prenais conscience de ma grande fragilité, perdu dans cette nature dont la force était inégalable. Et, comme un enfant, je cherchai la protection d’une âme bienveillante. Instinctivement, Je recherchai de nouveau la protection de mon Créateur car Lui Seul était présent avec moi dans cette souffrance , et Lui Seul pouvait m’en sortir. Pour la première fois, depuis le début de cette mésaventure, j’eus le besoin de prier.
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Ô Toi qui est plus près de mon cœur
Que ma propre veine jugulaire
Aie pitié de ton humble serviteur
Aie pitié de moi, pauvre pécheur
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Je n’ose vous demander de décaler mon heure
Je vous demande juste un peu de douceur
Dès que le souffle quittera mon âme et mon cœur
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Je ne cherche l’éternité sur terre
Si Votre décision est que je meurs
Alors je l’accepterai avec bonheur
Seigneur !
Dieu des cieux et de la terre
Exaucez un vœu qui m’est cher
Avant que je n’ailles à ma dernière demeure
Faites que je ne partes pas solitaire
Seigneur, faites que je vois Votre lueur !
Seigneur, faites que je vois Votre lueur !
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- sid23
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14 Jul 2011 16:02 #66200
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just do it whene you needed
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