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les tribus des benou hilal et les tribus aliées qui achevé l`arabisation de berberie
- Sabrina
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13 Oct 2009 17:52 #33357
par Sabrina
les tribus des benou hilal et les tribus aliées qui achevé l`arabisation de berberie a été créé par Sabrina
LES TRIBUS ARABES DE HILAL ET DE SOLEÏM(*)
Invasion arabe Hilaliénne
Il convient d’entrer dans quelques détails sur les tribus arabes qui vont faire invasion en Afrique et avoir une si grande influence sur l’histoire de la Berbérie (Lybie; Tunisie; Algérie & Maroc). Deux grandes tribus arabes, celles des Beni Hilal et des Beni-Soleïm appartenant à la famille des Moder, s’étaient établies vers l’époque de l’avènement des Abbassides dans les Hedjaz, touchant à la province du Nedjd. Durant de longues années, ils avaient parcouru en nomades ces solitudes, s’avançant parfois jusqu’aux limites de l’Irak et de la Syrie et descendant d’autres fois jusqu’aux environs de Médine. Leur état normal était le brigandage, complément de la vie nomade ; elles ne manquaient, du reste, aucune occasion de se lancer dans le désordre, prêtant leur appui à tous les agitateurs et rançonnant les caravanes, sans même respecter celle que le khalife de Bagdad envoyait chaque année porter ses présents à la Mecque. Les Karmates avaient trouvé, dans ces nomades, des adhérents dévoués qui s’étaient associés à toutes leurs dévastations et les avaient suivis en Syrie. Lorsque les armées Fatimides passèrent en Asie, pour combattre les derniers partisans des Ikhehidites, elles en triomphèrent facilement ; mais bientôt elles se trouvèrent en présence des Karmates, soutenus par les Hilaliens et Soleïmides et se virent arracher une à une toutes leurs conquêtes. Il fallut recommencer la campagne, et ce ne fut qu’au prix de luttes acharnées que les Fatimides parvinrent à vaincre leurs ennemis. Le khalife El Aziz, voulant prévenir de nouvelles insurrections de ce genre, se décida alors à transporter au loin les turbulents nomades qui lui avaient causé tant d’ennuis. Par son ordre, les tribus de Hilal et de Soleïm furent, vers la tin du Xe siècle, transportées en masse dans le Saïd, ou Haute Égypte, et cantonnées sur la rive droite du Nil. Mais si, par cette mesure, le danger résultant de leur présence en Arabie était écarté, leur concentration sur un espace restreint, au cœur de l’Égypte, ne tarda pas à devenir une cause d’embarras nouveaux. Habitués aux vastes solitudes de l’Arabie, n’ayant, du reste, aucune ressource pour subsister, ces Arabes firent du brigandage un état permanent, de sorte que le pays devint bientôt inhabitable, tandis qu’eux-mêmes souffraient de toutes les privations. Cette situation durait depuis plus de cinquante ans et le gouvernement égyptien avait, en vain, essayé d’y porter remède, lorsque, par suite des événements que nous allons retracer dans le chapitre suivant, le khalife fatimide trouva l’occasion de se débarrasser de ces hôtes incommodes en les lançant sur la Berbérie
Lorsque El-Moez se décida à se soustraire à l’obéissance des Beni-’Obeïd, il travailla d’abord à les déconsidérer dans l’esprit des peuples, en semant de fâcheux bruits sur leur compte. Il chercha même à corrompre leurs serviteurs. Il écrivit à cet effet au visir d’El- Mestamer, khalife d’Égypte, pour l’engager à trahir son maître. Sa lettre se terminait par ces vers : « Cesse de t’attacher à des yeux sans consistance, et dont un homme comme toi devrait ignorer même le nom.» Après avoir lu cette lettre, le visir dit à un de ses amis : «N’est-il pas surprenant qu’un homme du Mor’reb, un Berbère, veuille tromper un Arabe de l’Irak’ ? » Lorsque El-Moez se fut mis en révolte ouverte et qu’il eut reçu l’investiture du khalife de Bagdad, le visir conseilla à El-Mestamer de faire marcher contre lui des tribus d’Arabes. Ce prince goûta ce conseil, et fit partir les Arabes du Saïd, à qui il distribua de l’argent et abandonna Barka. Les Arabes qui allèrent ainsi en Afrique étaient les Riah’, les Zagba, et une portion des Beni-Amer et des Senan. Arrivés en Afrique, ils y commirent toutes sortes d’excès et se gorgèrent de richesses. Lorsque leurs amis d’Égypte apprirent cela, ils voulurent aller les rejoindre et offrirent de l’argent à Mestamer pour qu’il le leur permît. Le prince accepta leurs offres. Il retira plus d’eux, en leur permettant de se rendre en Afrique, qu’il n’avait donné à leurs devanciers pour les y pousser.
Ces nouveaux venus eurent d’abord à combattre les Zenata des environs de Tripoli. El-Moez marcha contre eux avec une réunion de Senhadja et de Zenata. Les deux partis se trouvèrent en présence. Les Zenata firent défection et les Senhadja prirent la fuite. El-Moez, entouré d’un corps de nègres de près de vingt mille hommes, résista plus longtemps qu’on ne devait l’attendre d’un prince que la fortune abandonnait ; mais, à la fin, il fut contraint de battre en retraite sur Mans’oura. Les Arabes s’avancèrent jusqu’à K’aïrouân. Il y eut entre cette ville et Rekkâda un combat où ils furent encore vainqueurs. El-Moez voulut alors négocier; il fit ouvrir les portes de K’aïrouân et permit aux Arabes d’entrer dans cette ville et d’y acheter ce dont ils auraient besoin. Il espérait les rappeler, par cette concession, à des sentiments plus modérés et les déterminer à retourner dans leur pays; mais il n’en fut pas ainsi les Arabes pillèrent la ville, en dispersèrent les habitants, se rendirent maîtres de toute la contrée, qu’ils se partagèrent et qu’ils ruinèrent complètement. El-Moez, voyant qu’il ne pouvait résister à ce torrent dévastateur, se retira à Mohdïa, dont son fils Temin était gouverneur. Celui-ci alla à sa rencontre et lui rendit tous les honneurs qu’il lui devait comme à son souverain et à son père. El-Moez lui remit la conduite des affaires, et mourut en 453, après un règne de quarante-neuf ans. Il fut très-généreux. On dit qu’il donna en un seul jour 100,000 dinars à un de ses amis. Mais son règne fut continuellement agité par la guerre, tous ses commandants de province s’étant successivement révoltés contre lui. Il n’y a que Dieu dont l’empire soit solide et durable.
Remarque : Cette invasion de la Berberie par les tribus arabes de l’Égypte est un fait très-remarquable de l’histoire de cette contrée; mais il en est un autre qui, quoique peu connu, ne l’est pas moins : c’est une émigration très-considérable qui eut lieu de la Berberie en Égypte vers la fin du XVIIe siècle. A cette époque, grand nombre de tribus de Tunis et de Tripoli se portèrent dans les régions arides de la rive gauche du Nil, et pendant plusieurs années elles ne vécurent que des déprédations qu’elles commettaient dans la vallée de ce fleuve ; mais elles finirent par s’établir sur des terres que leur céda le gouvernement, et les cultivèrent. Depuis cette époque, ces hommes de proie sont devenus de paisibles fellah’, plus pillés que pillards. On peut voir à ce sujet, dans l’ouvrage de la Commission d’Égypte, les Mémoires de MM. Jomard et Aimé Dubois.
Composition et fractions des tribus arabes Hilaliennes et Soleïmites
Les tribus arabes qui passèrent en Afrique se composaient de trois groupes principaux, savoir :
1° Tribus de 1a famille de Hilal-ben-Amer : Athbedj, Djochem, Riah, Zor’ba.
2° Tribus formées d’éléments divers se rattachant aux Hilal : Makil, Adi.
3° Tribu de Soleïm-ben-Mansour :
4° Tribus d’origine indécise, mais alliées aux Soleïm : Troud, Nacera, Azzu, Korra.
TRIBUS HILAL-BEN-AMER
1° HATHBEDJ
Doreïd (ou Dreïd.) Oulad-’Atïa. Oulad-Serour. Djar-Allah. Touba
Kerfa (ou Garfa) Beni-Moh’ammed. Beni-Merouane (ou Meraounïa). H’adjelate (Kleïb, Chebib, Sabah’, Serh’ane. Nabele
‘Amour Morra. Abd-Allah (Mihia, Oulad-Zekrir, Oulad- Farès, Oulad-Abd-es-Selam). Beni-Korra
Dahhak et Aïad Mehaïa. Oulad-Difel. Beni-Zobeïr. Mortafa. Kharadj. Oulad-Sakher. Rah’ma.
2° DJOCHEM.
Acem
Kokaddem
Djochem Kholt. Sollane (H’areth, Oulad Mota, Klabia). Beni-Djâber
Mirdas Daouaouïda (Meçaoud-ben-Soltane, Acer-ben- Solatane). Sinber. Amer (Moussa, Moh’ammed, Djâber). Meslem
Ali Fader’ . Dahmane (Menàkcha).
Amer El-Akhdar (Khadr).
S’aïd Oulad-Youçof (Mekhàdma, R’oïout, Bohour).
3° ZOR’BA
Malek Souéïd (Chebaba , H’assasna, Flitta, S’béïh’, Modjaher, Djoutha, Oulad-Meïmoun).
Bakhis
‘Attaf
Dïalem
Yezid Oulad-Lahek
S’àad (Beni-Madi, Beni-Mansour, Zor’li).
Khachna
Beni-Moussa
Moafâa
Djouab
Herz
Marbâa
Haméïane
Hocéine Djendel
Kharrach (Oulad-Meçaoud, Oulad-Feredj, Oulad-Taref).
‘Amer (‘Amour) Yakoub.
H’amid (Beni-Obeïd, Beni-Hidjaz, Meharez).
Chafaï (Chekara, Metarref).
‘Oroua En-Nadr (Oulad-Khelifa, Hamakaa, Cherifa, Sahari, Douï-Ziane, Oulad-Slimane).
Homeïs (Obéïd-Allah, Fedar’, Yak’dane).
4° MAKIL ET ‘ADI
Sakil Thâaleba.
Douï-Obéïd-Allah (Heladj, Kharaj).
Moh’ammed Beni-Mokhtar (Doui-Hassane, Chebânate, Rokaïtate).
Douï-Mansour (Oulad-bou-l-Hocéïne, Hocéïne, Amrâne, Monebbate).
TRIBU DES SOLÉIM-BEN-MANSOUR
Debbab Oulad-Ah’med.
Beni-Yezid.
Sobh’a.
H’amarna.
Khardja.
Oulad-Ouchah’ (Mehamid, Djouari, Hariz).
Oulad-Sinane.
Nouaïl.
Slimane.
Heïb Chemmakh.
Sâlem (Ah’amed, Amaïm, Alaouna, Oulad- Merzoug).
Beni-Lebid.
Zir’b.
Aouf. Mirdas.
Allak. Kaoub (Beni-’All, Beni-Abou-el- Leill).
Dellab (Troud).
Hisn. (Beni-Ali, H’akim).
Mohelhel.
Riah’-ben-Yah’ïa et H’abih.
DÉTAILS DES HISN
Hisn. Beni-Ali. Oulad-Soura.
Oulad-Nemi.
Bedrâna.
Oulad-Oum-Ah’med.
Hâdra.
Redjelane.
Djoméïate.
H’omr.
Meçanïa.
Ahl-Hocéïne.
H’edji.
H’akim.
Oulad-Mrai. Oulad-Djaber.
Chr’aba.
Naïr
Djouïne.
Zéïad.
Noua.
Makâd.
Molâb.
Ah’med.
Tribus d’une origine indécise, mais alliés aux Soléïm.
Troud et Adouane
Nacera
Azza Chemal.
Mehareb
Korra
Telles furent les tribus qui immigrèrent en Berbérie au Xie siècle et achevèrent l’arabisation de cette contrée. Il est impossible d’évaluer, même approximativement, le chiffre des personnes qui composèrent cette immigration, mais, en tenant compte du peu d’espace sur lequel les Arabes venaient d’être cantonnés et des années de misère qu’ils avaient traversées en Égypte, après avoir subi les causes d’affaiblissement résultant de leurs longues guerres en Arabie et en Syrie, on est amené à réduire dans des proportions considérables le chiffre d’un million donné par certains auteurs. Dans la situation où se trouvait alors la Berbérie, un tel nombre aurait tout renversé devant lui, tandis que nous verrons les envahisseurs arrêtés au sud de la Tunisie et forcés de contourner le Tell, en se répandant duos les hauts plateaux; de la, ils saisiront toutes les occasions de pénétrer, pour ainsi dire subrepticement, dans les vallées du nord, et il ne leur faudra pas moins de trois siècles pour arriver à s’y établir en partie. Nous verrons, lors du premier combat sérieux livré aux envahisseurs, à Haïderane, l’effectif des tribus Riah, Zorba, Adi et Djochem réunies, formant au moins le tiers de l’immigration, ne monter qu’à trois mille combattants ; or il est de règle, pour trouver approximativement le chiffre d’une population arabe, de tripler le nombre des combattants qu’elle met en ligne. Nous savons que ce chiffre de trois mille a dû être réduit à dessein afin d’augmenter la gloire des vainqueurs, mais, qu’on le multiplie par cinq, si l’on veut, on n’arrivera qu’à 45,000 personnes pour la population réunie de ces tribus. Pour toutes ces raisons, il est impossible d’admettre que l’invasion arabe hilalienne ait dépassé le chiffre maximum de deux cent mille personnes. A leur arrivée en Berbérie, les Arabes trouvèrent des conditions d’existence bien supérieures à celles qu’ils venaient de traverser ; aussi leur nombre s’accrut-il rapidement, ce qui eut pour résultat de subdiviser les tribus mères en un grand nombre de fractions. Pour faciliter les recherches, nous donnons, dès à présent, le tableau des subdivisions qui se formèrent après un séjour plus ou moins long dans le pays.
(*) In : « Histoire De L’Afrique Septentrionale » (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2; page 8 par Ernest Mercier.
(*) In : « Berbères » par Ibn-Khaldoun. , tome I, II, & III.
Invasion arabe Hilaliénne
Il convient d’entrer dans quelques détails sur les tribus arabes qui vont faire invasion en Afrique et avoir une si grande influence sur l’histoire de la Berbérie (Lybie; Tunisie; Algérie & Maroc). Deux grandes tribus arabes, celles des Beni Hilal et des Beni-Soleïm appartenant à la famille des Moder, s’étaient établies vers l’époque de l’avènement des Abbassides dans les Hedjaz, touchant à la province du Nedjd. Durant de longues années, ils avaient parcouru en nomades ces solitudes, s’avançant parfois jusqu’aux limites de l’Irak et de la Syrie et descendant d’autres fois jusqu’aux environs de Médine. Leur état normal était le brigandage, complément de la vie nomade ; elles ne manquaient, du reste, aucune occasion de se lancer dans le désordre, prêtant leur appui à tous les agitateurs et rançonnant les caravanes, sans même respecter celle que le khalife de Bagdad envoyait chaque année porter ses présents à la Mecque. Les Karmates avaient trouvé, dans ces nomades, des adhérents dévoués qui s’étaient associés à toutes leurs dévastations et les avaient suivis en Syrie. Lorsque les armées Fatimides passèrent en Asie, pour combattre les derniers partisans des Ikhehidites, elles en triomphèrent facilement ; mais bientôt elles se trouvèrent en présence des Karmates, soutenus par les Hilaliens et Soleïmides et se virent arracher une à une toutes leurs conquêtes. Il fallut recommencer la campagne, et ce ne fut qu’au prix de luttes acharnées que les Fatimides parvinrent à vaincre leurs ennemis. Le khalife El Aziz, voulant prévenir de nouvelles insurrections de ce genre, se décida alors à transporter au loin les turbulents nomades qui lui avaient causé tant d’ennuis. Par son ordre, les tribus de Hilal et de Soleïm furent, vers la tin du Xe siècle, transportées en masse dans le Saïd, ou Haute Égypte, et cantonnées sur la rive droite du Nil. Mais si, par cette mesure, le danger résultant de leur présence en Arabie était écarté, leur concentration sur un espace restreint, au cœur de l’Égypte, ne tarda pas à devenir une cause d’embarras nouveaux. Habitués aux vastes solitudes de l’Arabie, n’ayant, du reste, aucune ressource pour subsister, ces Arabes firent du brigandage un état permanent, de sorte que le pays devint bientôt inhabitable, tandis qu’eux-mêmes souffraient de toutes les privations. Cette situation durait depuis plus de cinquante ans et le gouvernement égyptien avait, en vain, essayé d’y porter remède, lorsque, par suite des événements que nous allons retracer dans le chapitre suivant, le khalife fatimide trouva l’occasion de se débarrasser de ces hôtes incommodes en les lançant sur la Berbérie
Lorsque El-Moez se décida à se soustraire à l’obéissance des Beni-’Obeïd, il travailla d’abord à les déconsidérer dans l’esprit des peuples, en semant de fâcheux bruits sur leur compte. Il chercha même à corrompre leurs serviteurs. Il écrivit à cet effet au visir d’El- Mestamer, khalife d’Égypte, pour l’engager à trahir son maître. Sa lettre se terminait par ces vers : « Cesse de t’attacher à des yeux sans consistance, et dont un homme comme toi devrait ignorer même le nom.» Après avoir lu cette lettre, le visir dit à un de ses amis : «N’est-il pas surprenant qu’un homme du Mor’reb, un Berbère, veuille tromper un Arabe de l’Irak’ ? » Lorsque El-Moez se fut mis en révolte ouverte et qu’il eut reçu l’investiture du khalife de Bagdad, le visir conseilla à El-Mestamer de faire marcher contre lui des tribus d’Arabes. Ce prince goûta ce conseil, et fit partir les Arabes du Saïd, à qui il distribua de l’argent et abandonna Barka. Les Arabes qui allèrent ainsi en Afrique étaient les Riah’, les Zagba, et une portion des Beni-Amer et des Senan. Arrivés en Afrique, ils y commirent toutes sortes d’excès et se gorgèrent de richesses. Lorsque leurs amis d’Égypte apprirent cela, ils voulurent aller les rejoindre et offrirent de l’argent à Mestamer pour qu’il le leur permît. Le prince accepta leurs offres. Il retira plus d’eux, en leur permettant de se rendre en Afrique, qu’il n’avait donné à leurs devanciers pour les y pousser.
Ces nouveaux venus eurent d’abord à combattre les Zenata des environs de Tripoli. El-Moez marcha contre eux avec une réunion de Senhadja et de Zenata. Les deux partis se trouvèrent en présence. Les Zenata firent défection et les Senhadja prirent la fuite. El-Moez, entouré d’un corps de nègres de près de vingt mille hommes, résista plus longtemps qu’on ne devait l’attendre d’un prince que la fortune abandonnait ; mais, à la fin, il fut contraint de battre en retraite sur Mans’oura. Les Arabes s’avancèrent jusqu’à K’aïrouân. Il y eut entre cette ville et Rekkâda un combat où ils furent encore vainqueurs. El-Moez voulut alors négocier; il fit ouvrir les portes de K’aïrouân et permit aux Arabes d’entrer dans cette ville et d’y acheter ce dont ils auraient besoin. Il espérait les rappeler, par cette concession, à des sentiments plus modérés et les déterminer à retourner dans leur pays; mais il n’en fut pas ainsi les Arabes pillèrent la ville, en dispersèrent les habitants, se rendirent maîtres de toute la contrée, qu’ils se partagèrent et qu’ils ruinèrent complètement. El-Moez, voyant qu’il ne pouvait résister à ce torrent dévastateur, se retira à Mohdïa, dont son fils Temin était gouverneur. Celui-ci alla à sa rencontre et lui rendit tous les honneurs qu’il lui devait comme à son souverain et à son père. El-Moez lui remit la conduite des affaires, et mourut en 453, après un règne de quarante-neuf ans. Il fut très-généreux. On dit qu’il donna en un seul jour 100,000 dinars à un de ses amis. Mais son règne fut continuellement agité par la guerre, tous ses commandants de province s’étant successivement révoltés contre lui. Il n’y a que Dieu dont l’empire soit solide et durable.
Remarque : Cette invasion de la Berberie par les tribus arabes de l’Égypte est un fait très-remarquable de l’histoire de cette contrée; mais il en est un autre qui, quoique peu connu, ne l’est pas moins : c’est une émigration très-considérable qui eut lieu de la Berberie en Égypte vers la fin du XVIIe siècle. A cette époque, grand nombre de tribus de Tunis et de Tripoli se portèrent dans les régions arides de la rive gauche du Nil, et pendant plusieurs années elles ne vécurent que des déprédations qu’elles commettaient dans la vallée de ce fleuve ; mais elles finirent par s’établir sur des terres que leur céda le gouvernement, et les cultivèrent. Depuis cette époque, ces hommes de proie sont devenus de paisibles fellah’, plus pillés que pillards. On peut voir à ce sujet, dans l’ouvrage de la Commission d’Égypte, les Mémoires de MM. Jomard et Aimé Dubois.
Composition et fractions des tribus arabes Hilaliennes et Soleïmites
Les tribus arabes qui passèrent en Afrique se composaient de trois groupes principaux, savoir :
1° Tribus de 1a famille de Hilal-ben-Amer : Athbedj, Djochem, Riah, Zor’ba.
2° Tribus formées d’éléments divers se rattachant aux Hilal : Makil, Adi.
3° Tribu de Soleïm-ben-Mansour :
4° Tribus d’origine indécise, mais alliées aux Soleïm : Troud, Nacera, Azzu, Korra.
TRIBUS HILAL-BEN-AMER
1° HATHBEDJ
Doreïd (ou Dreïd.) Oulad-’Atïa. Oulad-Serour. Djar-Allah. Touba
Kerfa (ou Garfa) Beni-Moh’ammed. Beni-Merouane (ou Meraounïa). H’adjelate (Kleïb, Chebib, Sabah’, Serh’ane. Nabele
‘Amour Morra. Abd-Allah (Mihia, Oulad-Zekrir, Oulad- Farès, Oulad-Abd-es-Selam). Beni-Korra
Dahhak et Aïad Mehaïa. Oulad-Difel. Beni-Zobeïr. Mortafa. Kharadj. Oulad-Sakher. Rah’ma.
2° DJOCHEM.
Acem
Kokaddem
Djochem Kholt. Sollane (H’areth, Oulad Mota, Klabia). Beni-Djâber
Mirdas Daouaouïda (Meçaoud-ben-Soltane, Acer-ben- Solatane). Sinber. Amer (Moussa, Moh’ammed, Djâber). Meslem
Ali Fader’ . Dahmane (Menàkcha).
Amer El-Akhdar (Khadr).
S’aïd Oulad-Youçof (Mekhàdma, R’oïout, Bohour).
3° ZOR’BA
Malek Souéïd (Chebaba , H’assasna, Flitta, S’béïh’, Modjaher, Djoutha, Oulad-Meïmoun).
Bakhis
‘Attaf
Dïalem
Yezid Oulad-Lahek
S’àad (Beni-Madi, Beni-Mansour, Zor’li).
Khachna
Beni-Moussa
Moafâa
Djouab
Herz
Marbâa
Haméïane
Hocéine Djendel
Kharrach (Oulad-Meçaoud, Oulad-Feredj, Oulad-Taref).
‘Amer (‘Amour) Yakoub.
H’amid (Beni-Obeïd, Beni-Hidjaz, Meharez).
Chafaï (Chekara, Metarref).
‘Oroua En-Nadr (Oulad-Khelifa, Hamakaa, Cherifa, Sahari, Douï-Ziane, Oulad-Slimane).
Homeïs (Obéïd-Allah, Fedar’, Yak’dane).
4° MAKIL ET ‘ADI
Sakil Thâaleba.
Douï-Obéïd-Allah (Heladj, Kharaj).
Moh’ammed Beni-Mokhtar (Doui-Hassane, Chebânate, Rokaïtate).
Douï-Mansour (Oulad-bou-l-Hocéïne, Hocéïne, Amrâne, Monebbate).
TRIBU DES SOLÉIM-BEN-MANSOUR
Debbab Oulad-Ah’med.
Beni-Yezid.
Sobh’a.
H’amarna.
Khardja.
Oulad-Ouchah’ (Mehamid, Djouari, Hariz).
Oulad-Sinane.
Nouaïl.
Slimane.
Heïb Chemmakh.
Sâlem (Ah’amed, Amaïm, Alaouna, Oulad- Merzoug).
Beni-Lebid.
Zir’b.
Aouf. Mirdas.
Allak. Kaoub (Beni-’All, Beni-Abou-el- Leill).
Dellab (Troud).
Hisn. (Beni-Ali, H’akim).
Mohelhel.
Riah’-ben-Yah’ïa et H’abih.
DÉTAILS DES HISN
Hisn. Beni-Ali. Oulad-Soura.
Oulad-Nemi.
Bedrâna.
Oulad-Oum-Ah’med.
Hâdra.
Redjelane.
Djoméïate.
H’omr.
Meçanïa.
Ahl-Hocéïne.
H’edji.
H’akim.
Oulad-Mrai. Oulad-Djaber.
Chr’aba.
Naïr
Djouïne.
Zéïad.
Noua.
Makâd.
Molâb.
Ah’med.
Tribus d’une origine indécise, mais alliés aux Soléïm.
Troud et Adouane
Nacera
Azza Chemal.
Mehareb
Korra
Telles furent les tribus qui immigrèrent en Berbérie au Xie siècle et achevèrent l’arabisation de cette contrée. Il est impossible d’évaluer, même approximativement, le chiffre des personnes qui composèrent cette immigration, mais, en tenant compte du peu d’espace sur lequel les Arabes venaient d’être cantonnés et des années de misère qu’ils avaient traversées en Égypte, après avoir subi les causes d’affaiblissement résultant de leurs longues guerres en Arabie et en Syrie, on est amené à réduire dans des proportions considérables le chiffre d’un million donné par certains auteurs. Dans la situation où se trouvait alors la Berbérie, un tel nombre aurait tout renversé devant lui, tandis que nous verrons les envahisseurs arrêtés au sud de la Tunisie et forcés de contourner le Tell, en se répandant duos les hauts plateaux; de la, ils saisiront toutes les occasions de pénétrer, pour ainsi dire subrepticement, dans les vallées du nord, et il ne leur faudra pas moins de trois siècles pour arriver à s’y établir en partie. Nous verrons, lors du premier combat sérieux livré aux envahisseurs, à Haïderane, l’effectif des tribus Riah, Zorba, Adi et Djochem réunies, formant au moins le tiers de l’immigration, ne monter qu’à trois mille combattants ; or il est de règle, pour trouver approximativement le chiffre d’une population arabe, de tripler le nombre des combattants qu’elle met en ligne. Nous savons que ce chiffre de trois mille a dû être réduit à dessein afin d’augmenter la gloire des vainqueurs, mais, qu’on le multiplie par cinq, si l’on veut, on n’arrivera qu’à 45,000 personnes pour la population réunie de ces tribus. Pour toutes ces raisons, il est impossible d’admettre que l’invasion arabe hilalienne ait dépassé le chiffre maximum de deux cent mille personnes. A leur arrivée en Berbérie, les Arabes trouvèrent des conditions d’existence bien supérieures à celles qu’ils venaient de traverser ; aussi leur nombre s’accrut-il rapidement, ce qui eut pour résultat de subdiviser les tribus mères en un grand nombre de fractions. Pour faciliter les recherches, nous donnons, dès à présent, le tableau des subdivisions qui se formèrent après un séjour plus ou moins long dans le pays.
(*) In : « Histoire De L’Afrique Septentrionale » (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu’à la conquête française (1830), Tome 2; page 8 par Ernest Mercier.
(*) In : « Berbères » par Ibn-Khaldoun. , tome I, II, & III.
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- romance
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13 Oct 2009 20:29 #33358
par romance
Réponse de romance sur le sujet les tribus des benou hilal et les tribus aliées qui achevé l`arabisation de berberie
merci Sabrina pour cette belle page d histoire :icon_smile:
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- amine31
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14 Oct 2009 10:54 #33359
par amine31
Réponse de amine31 sur le sujet les tribus des benou hilal et les tribus aliées qui achevé l`arabisation de berberie
merci encore sabrina
peux tu indiquer la source de ce document merci
peux tu indiquer la source de ce document merci
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- Sabrina
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14 Oct 2009 15:29 #33360
par Sabrina
Réponse de Sabrina sur le sujet les tribus des benou hilal et les tribus aliées qui achevé l`arabisation de berberie
De rien,
il m`a fallut 3 heures sur le net pour tomber sur ce document, la prochaine fois quand je tombe sur un document je mentionnerais la source.
il m`a fallut 3 heures sur le net pour tomber sur ce document, la prochaine fois quand je tombe sur un document je mentionnerais la source.
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- MOEZ
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25 Oct 2009 14:11 #33361
par MOEZ
Il m`a fallut 60 secondes pour répondre à ton document à savoir :
Oui, les Hilaliens ont fait des bêtises en venant au Maghreb, oui les hilaliens ont détruit beaucoup de choses, mais s'arrêter la c'est avoir un esprit sélectif et limité, car l'histoire nous a appris que son cercle tourne et tourne et les peuples se transforment et avancent et d'autres comme toi et tes semblables régressent ...
Exemple :
Les Peuples germaniques, qui sont aujourd'hui les plus avancés du monde, ceux qui ont le pouvoir dans ce monde ( angles+Saxon+Vikings+Wisigoths+Alémans+Francs...) sont ceux qui ont détruit la civilisation romaine en occident ... ils ont brûlé et détruit des villes entières et imposés une ère de moyen age a l'Europe ... mais ça ne nous empêches pas de constater maintenant que ces peuples sont parmi les plus avancés de la terre, si on s'arrête a un millier d'année en arrière, comme vous le faites avec les Hilaliens, la ou on est Cons, ou on a " une mémoire sélective ", et c'est ce que Tu es avec tes semblables !!!
Les Benou Hillel et Benou Selim ont donné au Maghreb des Personnages publics et des résistants plus que tout autre, car ils sont la majorité du peuple du Maghreb :
En Libye :
Omar el Mokhtar
En Algérie :
L'Émir Abdelkader
en Tunisie :
Ali Ben Khalifa
et, tant d'autres !!!
Plus trois présidents en exercice actuellement !!!!!
Les Hillaliens, ils ont fait les grandes batailles contre les Turques et puis les Français, alors dis Moi ou sont B'ni 3amek qui ont marqué l'histoire ?
Moderation :
Propos insultants censuré : Modere tes propos
Réponse de MOEZ sur le sujet les tribus des benou hilal et les tribus aliées qui achevé l`arabisation de berberie
Sabrina;35799 écrit: De rien,
il m`a fallut 3 heures sur le net pour tomber sur ce document, la prochaine fois quand je tombe sur un document je mentionnerais la source.
Il m`a fallut 60 secondes pour répondre à ton document à savoir :
Oui, les Hilaliens ont fait des bêtises en venant au Maghreb, oui les hilaliens ont détruit beaucoup de choses, mais s'arrêter la c'est avoir un esprit sélectif et limité, car l'histoire nous a appris que son cercle tourne et tourne et les peuples se transforment et avancent et d'autres comme toi et tes semblables régressent ...
Exemple :
Les Peuples germaniques, qui sont aujourd'hui les plus avancés du monde, ceux qui ont le pouvoir dans ce monde ( angles+Saxon+Vikings+Wisigoths+Alémans+Francs...) sont ceux qui ont détruit la civilisation romaine en occident ... ils ont brûlé et détruit des villes entières et imposés une ère de moyen age a l'Europe ... mais ça ne nous empêches pas de constater maintenant que ces peuples sont parmi les plus avancés de la terre, si on s'arrête a un millier d'année en arrière, comme vous le faites avec les Hilaliens, la ou on est Cons, ou on a " une mémoire sélective ", et c'est ce que Tu es avec tes semblables !!!
Les Benou Hillel et Benou Selim ont donné au Maghreb des Personnages publics et des résistants plus que tout autre, car ils sont la majorité du peuple du Maghreb :
En Libye :
Omar el Mokhtar
En Algérie :
L'Émir Abdelkader
en Tunisie :
Ali Ben Khalifa
et, tant d'autres !!!
Plus trois présidents en exercice actuellement !!!!!
Les Hillaliens, ils ont fait les grandes batailles contre les Turques et puis les Français, alors dis Moi ou sont B'ni 3amek qui ont marqué l'histoire ?
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26 Oct 2009 20:50 #33362
par Sabrina
Réponse de Sabrina sur le sujet Moez!!!! Ah ya Moez
j`ai donné juste un document que j`ai trouvé trés interessant ça s`appelle de l`histoire avec les bons et les mauvais cotés...c`est tout, alors pourquoi tu m`attaques sans raison.
c`est quoi cette foutaise que tu laches de ta bouche,moi et mes bni 3ami !!?? c`est qui mes bni 3ami....tu parles des berberes, tu parles des Kabyles...ou tu parles des arabes ?? ils sont tous mes bni 3ami.
tu es toujours entrain de mélanger entre la MAK qui te terrorise et la population de Kabylie, j`en suis sure que les terroristes eux meme ne t`ont pas fait aussi peur durant les années noires que le Mak lui meme...ce n`est pas bien de ta part, meme c`est trés mechant. de mettre tous les Kabyles, les berberes dans le meme sac que les Makistes, makakes.
à ta connaissance!! je ne suis pas makiste.
si tu veux savoir je suis les trois en meme temps dans ma famille on est un mélange..............on est berberes,Arabes, turcs...et avant tout je suis Algerienne, je suis pour une Algerie unie avec toutes ses composantes.
faut que tu arretes de faire de la schizophrénie....aucun Algerien n`est à 100% pur Arabe au pur berbere mais plutot un mélange des deux...
Avec toi on arrive plus a poster un sujet interessant sans avoir une confrontation.
par contre toi tu es contre tous ceux qui ne sont pas de souche hilalienne...tu veux effacer l`identité Algerienne.
Dieu merci que tu ne soit pas toi le president si non tu aurez vendu l`Algerie aux tes benou 3am les Seoudiens.
tu aurez esclavagisez les hommes pour les traveaux forcés et les femmes pour les harem.
on te vois sur le forum juste pour faire la confrontaion..et dés qu`il ya un sujet qui touche les benou hilal tu te donnes a fond ....tu n`est qu`un frustré et raciste de pure laine.
sur ce ciao "ya Amir Moez benou Hilal el saoudi"
c`est quoi cette foutaise que tu laches de ta bouche,moi et mes bni 3ami !!?? c`est qui mes bni 3ami....tu parles des berberes, tu parles des Kabyles...ou tu parles des arabes ?? ils sont tous mes bni 3ami.
tu es toujours entrain de mélanger entre la MAK qui te terrorise et la population de Kabylie, j`en suis sure que les terroristes eux meme ne t`ont pas fait aussi peur durant les années noires que le Mak lui meme...ce n`est pas bien de ta part, meme c`est trés mechant. de mettre tous les Kabyles, les berberes dans le meme sac que les Makistes, makakes.
à ta connaissance!! je ne suis pas makiste.
si tu veux savoir je suis les trois en meme temps dans ma famille on est un mélange..............on est berberes,Arabes, turcs...et avant tout je suis Algerienne, je suis pour une Algerie unie avec toutes ses composantes.
faut que tu arretes de faire de la schizophrénie....aucun Algerien n`est à 100% pur Arabe au pur berbere mais plutot un mélange des deux...
Avec toi on arrive plus a poster un sujet interessant sans avoir une confrontation.
par contre toi tu es contre tous ceux qui ne sont pas de souche hilalienne...tu veux effacer l`identité Algerienne.
Dieu merci que tu ne soit pas toi le president si non tu aurez vendu l`Algerie aux tes benou 3am les Seoudiens.
tu aurez esclavagisez les hommes pour les traveaux forcés et les femmes pour les harem.
on te vois sur le forum juste pour faire la confrontaion..et dés qu`il ya un sujet qui touche les benou hilal tu te donnes a fond ....tu n`est qu`un frustré et raciste de pure laine.
sur ce ciao "ya Amir Moez benou Hilal el saoudi"
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