« L’Algérie n’a pas à tenir compte de la suggestion du FMI sur les crédits à la conso

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27 Fév 2010 15:47 #48591 par 13NRV
Salah Mouhoubi. Économiste et universitaire : « L’Algérie n’a pas à tenir compte de la suggestion du FMI sur les crédits à la consommation »


- Le Fonds monétaire international (FMI) a suggéré à l’Algérie de lever l’interdiction des crédits à la consommation, une décision comprise dans la loi de finances complémentaire 2009. Le FMI estime que cette interdiction constitue un obstacle potentiel au développement du secteur financier. Quel est votre avis à ce sujet ?

Je trouve que la sortie des administrateurs du FMI très surprenante car le crédit à la consommation n’a jamais porté préjudice aux banques algériennes à capitaux nationaux puisque celles-ci disposent de suffisamment de liquidités pour le financement des crédits à la consommation. Quant aux autres banques, dites algériennes à capitaux étrangers, ce sont, à mon avis, les établissements financiers qui ont profité le plus de ces crédits à la consommation. La décision du gouvernement algérien d’annuler cette grille de crédits est motivée par le souci de préserver l’équilibre de la balance commerciale. Ainsi, demander à l’Algérie de lever cette interdiction qui a pour objectif de préserver la balance commerciale serait donc contraire aux fondements de la charte du FMI. Cette institution devrait être la première à soutenir les décisions allant dans le sens de consolider l’économie de tel ou tel pays par, à titre d’exemple, la préservation de l’équilibre budgétaire de sa balance de paiement ou de la balance commerciale.

- Qu’est-ce qui motive donc réellement la suggestion des administrateurs du FMI qui, pour rappel, n’ont soufflé mot à ce sujet lors de leur séjour, en décembre 2009, à Alger ?

En Algérie, le crédit à la consommation, dont la décision de l’annulation est comprise dans la loi de finances complémentaire 2009, a servi à l’implosion des importations qui flirtent avec le seuil dangereux de 40 milliards de dollars à fin 2008 et à fin 2009. Ceci dit, le FMI sert d’outil de défense pour les économies développées dont certaines contribuent, par leurs exportations vers l’Algérie, à la hausse de la facture des achats du pays. Le FMI n’a donc pas dévié de sa vocation qui est de défendre les économies développées. Cela dit, l’Algérie n’a pas à tenir compte de cette suggestion de lever l’interdiction des crédits à la consommation qui est contraire à ses intérêts. Par ailleurs, le FMI est conscient que le surendettement des ménages constitue un problème à haut risque pour un pays émergent comme l’Algérie et l’on connaît les dégâts que ce phénomène économique et financier peut provoquer. Faut-il préciser que l’Algérie n’est plus liée par un accord de financement avec l’institution de Bretton Woods qui permet à ses administrateurs de préconiser une ligne de conduite à notre pays ?

- Les autorités algériennes en charge de la finance n’ont pas encore réagi au rapport des administrateurs du FMI dans lequel est introduit le texte appelant l’Algérie à lever l’interdiction des crédits à la consommation…

Effectivement, je ne comprends pas l’attitude des autorités financières et monétaires de l’Algérie face à cette ingérence qui est de nature à soutenir les groupes bancaires présents en Algérie à travers des succursales implantées ça et là, lourdement pénalisées par la décision d’annuler les crédits à la consommation. La recommandation du FMI pourrait être interprétée aussi comme une manière d’inviter l’Algérie à financer la relance du secteur automobile dans certains pays. Car, il faut préciser que le crédit automobile représente 80% de la structure des crédits à la consommation appliqués par les banques à capitaux étrangers. Le silence des autorités en charge de la finance algérienne peut vouloir dire qu’elles se rendent compte enfin du déficit de communication sur les tenants et les aboutissants de la mesure liée à l’interdiction des crédits aux ménages. A côté de cette mesure, il aurait fallu introduire d’autres dispositions capables de permettre une meilleure traçabilité des capitaux consacrés aux importations.

- Vous êtes l’auteur d’un livre sur les vulnérabilités de l’Algérie sur le plan économique. Votre texte est-il applicable aujourd’hui sur l’économie algérienne en 2010 ?

Nous avons malheureusement, depuis l’indépendance, un développement économique non achevé. Il y a eu beaucoup d’initiatives qui ont échoué à mi-chemin pour des raisons de politique économique. Résultats des courses : en 2010, nous n’avons pas encore une économie qui dispose de fondements solides. En 2010, l’économie algérienne continue à tenir au seul fil des hydrocarbures, l’unique source qui finance nos importations et le budget de fonctionnement de l’Etat. Pour le mois écoulé, les exportations de l’Algérie en hydrocarbures financent à peine les achats du pays, ce qui est grave. Le développement d’une économie hors hydrocarbures suppose que l’on confectionne une feuille de route sur plusieurs années.

- Vous évoquez la dépendance de l’Algérie de la manne pétrolière. Or, Sonatrach, le poumon du pays, est éclaboussée par une affaire de corruption qui semble n’avoir pas encore révélé tous ses secrets. Quel serait, d’après vous, le risque pour l’Algérie en 2010 ?

Malheureusement, l’Algérie de 2010 doit s’appuyer sur la vente de son pétrole pour éviter son effondrement. Mais ce n’est pas Sonatrach qui conçoit la politique économique du pays. Elle n’est qu’un instrument. La corruption est devenue aujourd’hui un phénomène qui a gangrené toute la société et le scandale de Sonatrach n’est qu’une forte expression de ce phénomène. Il est impératif de combattre aujourd’hui ce fléau par tous les moyens. L’Etat doit sévir impitoyablement quand il s’agit de dilapidation de deniers publics et de l’image de l’Algérie. Quant à Sonatrach en tant qu’entreprise, je crois qu’elle doit être gérée autrement. Nous avons constaté beaucoup de laxisme, alors que pour une société de sa taille, la rigueur doit être indiscutable sur tous les plans. L’Algérie doit sa merci au pétrole. Nous produisons suivant un rythme moyen, même pendant les pires histoires du pays ayant conduit à son endettement auprès du FMI. Cependant, si nos réserves de change sont aujourd’hui en évolution positive, c’est grâce à l’évolution des prix du pétrole et non pas à la production nationale en hydrocarbures.


Par Ali Titouche,
el watan

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27 Fév 2010 16:01 #48592 par fendil
:unknw: résume moi ce que tu dis par ce que c'est très ;trop long et suis fatiguée pour lire (stp) :coffee:

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27 Fév 2010 16:27 #48593 par 13NRV

fendil;52098 écrit: :unknw: résume moi ce que tu dis par ce que c'est très ;trop long et suis fatiguée pour lire (stp) :coffee:


tu pourrais faire un effort......

en gros, cet économiste dit que l'algérie à fait le choix dans sa loi de finance complémentaire de 2009 de supprimer le crédit à la consommation.
cette interdiction a pour but de:
- freiner les importation de véhicule
- l'entré de capitaux étranger à destination des succursal des banques étrangères en algérie

le tout concourant à stabiliser la balance commercial et l'équilibre budgetaire de l'algerie

deuxieme point: l'algerie n'a pas à executer les recommandations du FMI car elle n'est pas dépendante de ce fond et que le FMI défend les pays riche au détriment des pays pauvre ou emmergent (car c'est les pays riche qui exporte des véhicules et qui font des crédit à la consommation via des banques privé algerienne ou des succursal et ce sont les pays pauvre qui ont une balance commercial déficitaire et un budget déséquilibré)

troisieme point, il soulève la faiblesse de notre économie qui n'est basé que sur les hydrocarbure et que si notre reserve de change augmente positivement c'est par ce que le pétrole a connu une augmentation de son prix.

nous n'avons donc aucune raison de nous féliciter d'un travail quelconque....notre trésorerie aurai pu fondre si le pétrole se casse la figure sur le marché (ca c'est moi qui le rajoute :D)

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27 Fév 2010 17:06 #48594 par kredence
La ou les propositions du FMI sont lamentables et inacceptables,en pratique nous n'avons pas de besoin des conseils du FMI,

C'est le FMI,qui a pousse des dizaines de pays a la faillite : l'Argentine,Haiti.

Mais l'Algerie fait pire sans le FMI,l'Algerie s'embourbe toute seule,nous n'avons jamais eu besoiin du FMI pour nous mener a la catastrophe.

Notre dependance totale et exclusive de la France,nous mets a coup sur dans le club des pays potentiellement miserables.

La politique effrenee d'importation non controlee,non planifiee a permit l'emergence d'une voyoucratie au sein du peuple meme sans parler de la voyoucratie de l'Etat qui remonte a l'independance.

L'agriculture n'a pas ete suffisamment developpee pour subvenir au besoin du pays a cause en partie mais surtout a l'explosion demographique qui continue en sourdine,l'Etat evite d'en parler ou de traiter le sujet de peur d'offenser les partis islamistes de la coalition gouvernementale.

L'education en Algerie,a ete une faillite programme,ce n'est pas la quantite,c'est a dire le nombre d'ingenieur,de medecin,de technicien qui manque a l'Algerie,c'est la qualite qui fait defaut.

Nous avons tres tres peu de tres bons medecins,chirurgiens,d'ingenieurs,de techniciens,de chercheurs.

On ne batit pas un pays sur le nombre de cadres,mais sur la qualite de ses cadres superieurs.

Donc avec ou sans le FMIA,l'Algerie a deja mis en pratique, la recette ideale pour couler le pays sans l'aide de l'etranger.

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27 Fév 2010 17:20 #48595 par 13NRV
je ne suis pas partisan des crédits.......et encore moins à la consommation
mais cela resté le seul moyen pour les algeriens de s'acheter une voiture neuve....aujourd'hui ils ne peuvent s'offrir que des occasions....et il faut payer cash
l'algerie n'a pas mis en œuvre de solution alternative pour rééquilibrer la suppression du crédit auto
quand on est un pays qui ne produit rien.......on est obliger d'importer........devons nous nous priver de tout en attendant de produire quelque chose?
c'est la logique de l'état et de certain ici même........
l'algerie à déjà eu recours au FMi dans les années 80 et 90 pour des financements........et les recommandations du FMI vont en partie dans le sens des pays occidentaux......mais les vrais bénéficiaire de ces crédits sont les algeriens qui souhaitent acquérir une voiture neuve et non une brouette des année 60......
que chacun prennent ses responsabilités..........on ne va pas se fermer sur nous même par ce que la balance commerciale se dégrade........sans que les pouvoir public mettent en place des solutions alternatives......

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27 Fév 2010 18:04 #48596 par miange-midemon
l’interdiction des crédits à la consommation, a été appliqué uniquement pour les crédits destinés à l'acquisition de voiture.
cette interdiction n'a pas été adoptée dans le but de stabiliser l'équilibre financier, car si c'était le cas y aurait eu une loi pour tous les crédits sans exception.
la seule raison est de déstabiliser les investisseurs automobiles qui ont fait des profits colossaux, et surtout les obliger a investir dans la production ou plutôt le montage dans le pays.

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