
Hassiba Ben Bouali (1938-1957) est l’une des figures féminines les plus connues de la bataille d’Alger. Elle s’engage très jeune dans les réseaux urbains du FLN.
Jeunesse et prise de conscience
Née le 18 janvier 1938 à El Asnam, l’actuelle Chlef, Hassiba Ben Bouali poursuit sa scolarité à Alger après l’installation de sa famille dans la capitale en 1947. Elle fréquente l’école Aïn Zerga puis le lycée Pasteur.
Le scoutisme et son activité dans un service social lui font découvrir les fortes inégalités qui touchent la population algérienne. Elle s’engage dans le mouvement nationaliste à l’adolescence.
La bataille d’Alger
À la fin de 1956, elle rejoint un réseau de fedayins dans la zone autonome d’Alger. Elle participe à des activités clandestines dans un contexte de répression croissante et d’arrestations massives.
Après le démantèlement d’un atelier clandestin, elle quitte son domicile et se réfugie dans la Casbah. En février 1957, Larbi Ben M’Hidi, l’un des responsables de la zone autonome d’Alger, est arrêté puis tué.
Mort dans la Casbah
Le 8 octobre 1957, Hassiba Ben Bouali se trouve dans une cache du 5, rue des Abderames, avec Ali la Pointe, Mahmoud Bouhamidi et le jeune Omar Yacef. Les parachutistes français encerclent l’immeuble puis le font exploser après le refus des occupants de se rendre.
Les quatre militants meurent avec des habitants des maisons voisines. Hassiba Ben Bouali devient après l’indépendance un symbole de la participation des femmes à la lutte de libération.












