Larbi Ben M’Hidi

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Larbi Ben M’Hidi (1923-1957) compte parmi les principaux organisateurs de l’insurrection du 1er novembre 1954. Il participe à la direction du FLN, au Congrès de la Soummam et à la bataille d’Alger.

Formation et premiers engagements

Né en 1923 dans la région d’Aïn M’lila, Larbi Ben M’Hidi poursuit des études secondaires puis travaille comme comptable à Biskra. Il s’intéresse tôt au théâtre, à la culture et aux idées nationalistes.

Il rejoint le Mouvement des Amis du manifeste et de la liberté, puis le Parti du peuple algérien et le MTLD. Arrêté après les manifestations de mai 1945, il reprend son activité à sa libération. Il participe ensuite à l’Organisation spéciale, structure clandestine chargée de préparer la lutte armée.

Préparer l’insurrection

En 1954, Ben M’Hidi fait partie du Comité révolutionnaire d’unité et d’action et du groupe des vingt-deux qui décide le passage à l’insurrection. Il reçoit la responsabilité de l’Oranie au moment du déclenchement du 1er novembre.

Il organise les réseaux, répartit les responsabilités et défend une conception politique de la lutte. Ses déplacements constants et ses identités d’emprunt lui valent le surnom d’« homme aux vingt visages ».

Le Congrès de la Soummam

Larbi Ben M’Hidi représente l’Oranie au Congrès de la Soummam, le 20 août 1956, et préside la première séance. À l’issue du congrès, il entre au Comité de coordination et d’exécution, l’un des principaux organes de direction de la révolution.

La bataille d’Alger

Chargé de la zone d’Alger avec d’autres responsables, il contribue à structurer les réseaux urbains. Il soutient l’idée de porter la mobilisation dans la rue et participe à la préparation de la grève de huit jours de janvier 1957.

Arrestation et assassinat

Larbi Ben M’Hidi est arrêté à Alger le 23 février 1957 par les parachutistes français. Les autorités annoncent ensuite qu’il s’est suicidé dans sa cellule. Cette version est rapidement contestée.

Il est aujourd’hui établi qu’il a été torturé puis exécuté dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Son calme pendant sa détention et son rôle politique en ont fait l’une des figures majeures de la mémoire de la guerre d’indépendance.