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Quelle est le messager que vous preferez ?
- Louisa
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La Divine Sagesse est semblable à un nuage léger…
« Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que n’arrive le Jour du Seigneur,
grand et glorieux; qui ramènera le cœur des pères vers leurs fils, et le cœur des fils vers leurs
pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit » (prophétie de Malachie
3,23-24)1
. Un des rôles majeurs d’Élie, qui nous guidera dans les pages qui
suivent, est presque résumé ici dans ces mots de l’Ancien Testament. En effet,
la figure d’Élie permet de faire jaillir des profondeurs des traditions
abrahamiques un enseignement initiatique commun qui « réconcilie les pères avec
les fils » du monothéisme. C’est une connaissance intérieure ou « intime » qui,
en passant à travers l’Ordre carmélitain, relie le Judaïsme à l’Islam vivifiant la
tradition chrétienne elle-même. Bien entendu, il ne s’agira pas de juxtaposer
simplement des correspondances comme on peut en relever entre Élie et la
figure islamique d‘al-Khidr (le Verdoyant), mais de chercher la source profonde
de significations partagées et de les explorer en se laissant guider par l’esprit du
maître des sans-maître.
Avant tout chose, pour quelle raison ou grâce à quel pouvoir
Élie/Khidr peut-il retourner dans l’histoire et vivifier de son esprit nos
expériences ? Les écritures relatent qu’il disparut dans un tourbillon de feu (II
Rois 2–Sir 48,9-12) et qu’il fut enlevé mystérieusement sans connaître la mort (I
Macc 2,58–Matt 16,28). Soudaine disparition qui rappelle celle d’Idrîs ou Énoch
(Gen 5,24) avec lequel il a été identifié et qui, selon le Coran, fut « élevé à une
situation éminente » (XIX, 56-57). Elie est donc considéré immortel, tout
comme al-Khidr qui aurait trouvé la source d’eau de Jouvence à laquelle il se serait
abreuvé. On pourrait mentionner plusieurs apparitions d’Élie à maints rabbins
et mystiques juifs tout au long du moyen âge : leur donnant des enseignements
secrets (ha-gillûy Elîyahû), ou les visites d’al-Khidr à nombreux soufis à travers
songes et visions2
.
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- Louisa
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considéré comme le guide-initiateur par excellence donnant la khirka (le manteau, signe matériel de l’initiation) aux Afrad (« les solitaires ») ceux qui
n’ont pas un maître humain Les écritures bibliques elles-mêmes lui reconnaissent une nature intermédiaire et plus précisément
pneumatique (spirituel) : c’est son esprit qu’Élisée lui demande de partager (II Rois 2,9) et dont, finalement, « il fut rempli » (Eccles 48,12 - II Rois 2,15) ; de
même c’est « l’esprit et la puissance d’Élie » qui vivifiera Jean, fis d’Élisabeth « dès le sein de sa mère » (Luc 1,15-17) et qui amènera, enfin, Jésus à
reconnaître dans la figure du Baptiste « l’Élie qui devait venir » (Matt 11,14). Certes, il ne s’agit pas d’une identification exclusive : Élie et le Baptiste sont
vivifiés du même esprit, l’esprit du Verdoyant, qui régénère et revivifie les chemins intérieurs de la foi, « capable de rendre vert, comme l’eau, les endroits
qu’il traverse ».
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- Louisa
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épurera comme on épure l’or et l’argent » (Malachie 3
). Élie/Khidr (de même que Jean Baptiste) nous appelle, en effet, à recouvrer la pureté de la foi et à
purifier notre être. L’attitude de son esprit se réalise dans une intention
innovatrice et restauratrice en même temps, car sa fonction spirituelle permanente
est de rappeler les hommes à la confiance en un Dieu « Vivant » et de purifier
notre être intime pour nous mettre véritablement en relation avec le Vrai. Élie
se dresse contre le paganisme et l’idolâtrie du culte de Baal instauré par Achab
en disant : « Il est Vivant le Seigneur devant qui je me tiens, il n'y aura ces
années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole » (I Rois 17,1-2) et la sécheresse
dure jusqu’à l’égorgement des quatre cent cinquante prophètes de Baal ; de
même dans le Coran le meurtre d’un garçon est-il justifié par al-Khidr à seule
fin d’éviter l’impiété et la mécréance (XVIII,74-81). Cette « cruauté » qui
caractérise le Verdoyant n’est pas seulement le reflet d’une idée totalisante de
Dieu commune au Coran et à l’Ancien Testament3
, elle signifie beaucoup plus ;
elle est le symbole d’une épreuve initiatique, une sorte de souffrance nécessaire,
comme le feu qui brûle pour purifier.
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- Louisa
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- au_gré_du_vent
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intemporel???? :icon_exclaim:
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- ahmeddamien
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Louisa;168041 écrit: On retrouve même des icônes de lui en Russie.
certains l'identifient à ST Georges
qui tue le dragon
en fait son ego
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