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M'hadjya !
- dahmane1
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04 Aoû 2011 21:19 #86082
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet les musulmans ne mangent pas le porc ?
" Autrefois, les Musulmans mangeaient la chair du porc. Puis un jour, à la tête d'une armée, un grand chef musulman partit en guerre. Lui et ses tirailleurs marchèrent des jours et des jours, emportant avec eux leurs provisions de route.
Après des semaines, la malheureuse armée se trouva dépourvue d'eau. Pas une seule trace de rivière ou de marigot. Issakia le chef ordonna que chacun s'élançât dans la forêt pour rapporter de l'eau. L'armée entière se mit donc à sa recherche. En vain les hommes explorèrent les taillis. Toutes les sources étaient taries et les rivières desséchées. Le désespoir s'empara des hommes qui faillirent abandonner la lutte, quand Issakia les rassembla pour les consulter.
Dès qu'il prit la parole, une belle perdrix aux plumes tachetées de bleu et de blanc survint et, battant l'air de ses ailes au-dessus de leurs têtes, alla se poser à ses côtés. La foule des soldats la regarda aussitôt. Elle était toute mouillée, son corps était frais.
- " Belle perdrix divine, lui demanda Issakia, nous te prions mon armée et moi de nous être aimable, car il y a plus de six jours que nous mourons de soif. Je te demande de m'indiquer d'où tu viens, avec tant d'eau sur les ailes? "
- Un grand silence s'était fait dans l'armée. La perdrix s'ébroua et répondit :
- " Mes chers amis, ce n'est pas la peine que je vous le dise, car la rivière est trop loin d'ici. " Issakia implora à genoux qu'elle enseignât au moins la direction à prendre.
- " Comment belle perdrix, aurais-tu encore des gouttes sur tout le corps, si le lieu d'où tu viens était si éloigné ? "
- Méchamment, l'oiseau répliqua
- : - "Mon cher ami, j'ai des ailes et je vole vite. Voilà pourquoi je suis restée mouillée. "
A ces mots, elle s'envola laissant Issakia et son armée dans le doute et le regret.
La pitoyable troupe reprit sa marche, très lasse. Déjà certains mouraient. Soudain, la vue d'un porc leur redonna espoir à tous. Issakia, d'une voix " plaideuse " s'adressa à l'animal couvert de boue
: - "Joli porc, ne peux-tu nous indiquer d'où tu arrives, ainsi couvert de boue? Regarde mon armée. Nous partons en guerre, mais le manque d'eau nous y fera renoncer. Vois mes gardes mourir. Ne serais-tu pas gentil de nous conduire à la rivière dans laquelle tu t'es baigné?
- Je peux, mon maître, vous conduire d'où je viens. Mais je vous le dis tout de suite : ce n'était pas une rivière, mais de la boue.
- pas de fumée sans feu et pas de feu sans fumée, répondit Issakia. Conduis-nous sur les lieux. " Le porc se mit à la tête de l'armée qu'il entraîna près de la boue.
- " Voilà où je me suis baigné. Ne vous avais-je pas dit que ce n'était pas une rivière ? "
Issakia observa attentivement la boue et faillit pleurer de dépit. Le porc s'en retourna chez lui.
Issakia implora alors le Seigneur
:- Oh ! Allah, Bissimilaï, Iramani, Ilélo Ka Mongo Bê dan. A fié çan. N'Da sressai bê fa Caléa djimi logo btoh. N'makolo ka dfi Iro Yèrè N'mah. ce qui signifie : " 0 Dieu du Très Haut, pardonnez-moi. Seigneur, c'est vous qui avez créé le ciel, la terre et les hommes. Voyez combien nous souffrons de la soif, mon armée et moi. Voyez tous ceux qui sont déjà morts. Je vous supplie de m'indiquer où trouver de l'eau. "
A ces mots, un signe de lumière descendit du ciel, pointant tout droit près de la boue où s'était baigné le gentil porc. Issakia frappa trois fois l'endroit, en s'écriant :
- Dfi, bon allah ka Idiman, Allah mayimala N'nah. ce qui signifie " Eau ! Sors. Dieu me permet de me servir de toi. Il a eu pitié de ma faiblesse. "
Quand il eut frappé le sol pour la troisième fois, l'eau jaillit soudain. Tous les soldats éclatèrent de joie, mais trop affaiblis, ne purent guère s'approcher. Issakia reprit ses prières :
- Allah Nilché, Allah Mita ala djou dan, a la a brolo klôto. " Merci, Dieu. Toi qui a créé l'homme, tu sais toujours satisfaire ses besoins. "
Toute la troupe but jusqu'à satiété.
Elle poursuivit sa route, en emportant des gourdes pleines d'eau et gagna la bataille. Lorsque le combat fut terminé, Issakia dit à ses hommes :
- " Désormais, aucun musulman ne devra manger la chair du porc, car il nous a sauvé lorsque nous mourrions de soif. Allons lui faire part de notre décision. "
Ils le cherchèrent en vain. Depuis ce jour, les musulmans ne consomment plus de porc. Mais l'animal, qui n'est pas prévenu, fuit tous les hommes et même les musulmans, de peur d'être mangé. "
Après des semaines, la malheureuse armée se trouva dépourvue d'eau. Pas une seule trace de rivière ou de marigot. Issakia le chef ordonna que chacun s'élançât dans la forêt pour rapporter de l'eau. L'armée entière se mit donc à sa recherche. En vain les hommes explorèrent les taillis. Toutes les sources étaient taries et les rivières desséchées. Le désespoir s'empara des hommes qui faillirent abandonner la lutte, quand Issakia les rassembla pour les consulter.
Dès qu'il prit la parole, une belle perdrix aux plumes tachetées de bleu et de blanc survint et, battant l'air de ses ailes au-dessus de leurs têtes, alla se poser à ses côtés. La foule des soldats la regarda aussitôt. Elle était toute mouillée, son corps était frais.
- " Belle perdrix divine, lui demanda Issakia, nous te prions mon armée et moi de nous être aimable, car il y a plus de six jours que nous mourons de soif. Je te demande de m'indiquer d'où tu viens, avec tant d'eau sur les ailes? "
- Un grand silence s'était fait dans l'armée. La perdrix s'ébroua et répondit :
- " Mes chers amis, ce n'est pas la peine que je vous le dise, car la rivière est trop loin d'ici. " Issakia implora à genoux qu'elle enseignât au moins la direction à prendre.
- " Comment belle perdrix, aurais-tu encore des gouttes sur tout le corps, si le lieu d'où tu viens était si éloigné ? "
- Méchamment, l'oiseau répliqua
- : - "Mon cher ami, j'ai des ailes et je vole vite. Voilà pourquoi je suis restée mouillée. "
A ces mots, elle s'envola laissant Issakia et son armée dans le doute et le regret.
La pitoyable troupe reprit sa marche, très lasse. Déjà certains mouraient. Soudain, la vue d'un porc leur redonna espoir à tous. Issakia, d'une voix " plaideuse " s'adressa à l'animal couvert de boue
: - "Joli porc, ne peux-tu nous indiquer d'où tu arrives, ainsi couvert de boue? Regarde mon armée. Nous partons en guerre, mais le manque d'eau nous y fera renoncer. Vois mes gardes mourir. Ne serais-tu pas gentil de nous conduire à la rivière dans laquelle tu t'es baigné?
- Je peux, mon maître, vous conduire d'où je viens. Mais je vous le dis tout de suite : ce n'était pas une rivière, mais de la boue.
- pas de fumée sans feu et pas de feu sans fumée, répondit Issakia. Conduis-nous sur les lieux. " Le porc se mit à la tête de l'armée qu'il entraîna près de la boue.
- " Voilà où je me suis baigné. Ne vous avais-je pas dit que ce n'était pas une rivière ? "
Issakia observa attentivement la boue et faillit pleurer de dépit. Le porc s'en retourna chez lui.
Issakia implora alors le Seigneur
:- Oh ! Allah, Bissimilaï, Iramani, Ilélo Ka Mongo Bê dan. A fié çan. N'Da sressai bê fa Caléa djimi logo btoh. N'makolo ka dfi Iro Yèrè N'mah. ce qui signifie : " 0 Dieu du Très Haut, pardonnez-moi. Seigneur, c'est vous qui avez créé le ciel, la terre et les hommes. Voyez combien nous souffrons de la soif, mon armée et moi. Voyez tous ceux qui sont déjà morts. Je vous supplie de m'indiquer où trouver de l'eau. "
A ces mots, un signe de lumière descendit du ciel, pointant tout droit près de la boue où s'était baigné le gentil porc. Issakia frappa trois fois l'endroit, en s'écriant :
- Dfi, bon allah ka Idiman, Allah mayimala N'nah. ce qui signifie " Eau ! Sors. Dieu me permet de me servir de toi. Il a eu pitié de ma faiblesse. "
Quand il eut frappé le sol pour la troisième fois, l'eau jaillit soudain. Tous les soldats éclatèrent de joie, mais trop affaiblis, ne purent guère s'approcher. Issakia reprit ses prières :
- Allah Nilché, Allah Mita ala djou dan, a la a brolo klôto. " Merci, Dieu. Toi qui a créé l'homme, tu sais toujours satisfaire ses besoins. "
Toute la troupe but jusqu'à satiété.
Elle poursuivit sa route, en emportant des gourdes pleines d'eau et gagna la bataille. Lorsque le combat fut terminé, Issakia dit à ses hommes :
- " Désormais, aucun musulman ne devra manger la chair du porc, car il nous a sauvé lorsque nous mourrions de soif. Allons lui faire part de notre décision. "
Ils le cherchèrent en vain. Depuis ce jour, les musulmans ne consomment plus de porc. Mais l'animal, qui n'est pas prévenu, fuit tous les hommes et même les musulmans, de peur d'être mangé. "
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- fullana
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05 Aoû 2011 09:27 #86083
par fullana
les nouvelles technologies , ont redimensionner nos rapports aux autre .et ce qui est interessant c'est ce nouveau rapport à l'inconnu . qui subitement ne l'est plus .via le net nous tissons de nouveaux liens jusque là inexistants, je trouve cela formidable lorsque cette connection est mise au service de l'utile et l'interêt general.et c'est desormais une force lorsqu'elle est planetaire
Réponse de fullana sur le sujet M'hadjya !
salam à tousla terre;88010 écrit: saha ftourek dahmane
maintenant on parle à des inconnus à travers un écran !
les nouvelles technologies , ont redimensionner nos rapports aux autre .et ce qui est interessant c'est ce nouveau rapport à l'inconnu . qui subitement ne l'est plus .via le net nous tissons de nouveaux liens jusque là inexistants, je trouve cela formidable lorsque cette connection est mise au service de l'utile et l'interêt general.et c'est desormais une force lorsqu'elle est planetaire
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- la terre
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05 Aoû 2011 11:08 #86084
par la terre
Réponse de la terre sur le sujet M'hadjya !
belle histoire,
le porc ne fuit pas tous les hommes , le porc fuit l'HOMME ,le plus grand prédateur
fullana,je suis entièrement d'accord avec toi
dahmane,l'association "SOS Algerie" tu ne crois pas qu'elle essaye de voir le jour en Algerie ,elle est toujours étoufée !
j'avais postée "la mort du professeur KERROUMI" homme integre ,combattant,éclairé ,modeste. il a etait tué !
que demandes-tu à cette assoc. ?
le porc ne fuit pas tous les hommes , le porc fuit l'HOMME ,le plus grand prédateur
fullana,je suis entièrement d'accord avec toi
dahmane,l'association "SOS Algerie" tu ne crois pas qu'elle essaye de voir le jour en Algerie ,elle est toujours étoufée !
j'avais postée "la mort du professeur KERROUMI" homme integre ,combattant,éclairé ,modeste. il a etait tué !
que demandes-tu à cette assoc. ?
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- dahmane1
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05 Aoû 2011 19:55 #86085
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le prince et la fille du charbonnier !
Il était une fois un sultan; -or il n'y a de sultan qu'Allah- qui n'avait que des filles aussi belles les unes que les autres. Outre la beauté, elles avaient des qualités de cœurs exemplaires. Mais le sultan n'était pas heureux. Un garçon manquait à son bonheur; un fils ! Un fils qui lui succéderait, un fils qui perpétuerait la lignée. Le sultan et sa femme, qui avaient peur de mourir sans laisser d'enfant mâle, priaient jours et nuits, faisaient des aumônes, consultaient les plus illustres médecins, visitaient tous les marabouts du pays, mais en vain. Après bien des années, la sultane mit au monde un garçon. La veille de sa naissance, alors que la sultane faisait sa sieste, un vieillard à barbe blanche lui apparut en rêve et lui dit : «Tu auras un fils, il aura toutes les qualités attendues chez un prince. Il sera beau, intelligent, courageux, téméraire, mais lorsqu'il atteindra l'âge adulte il tombera si gravement malade que sa vie sera en danger et qu'il ne il sera guéri que si vous consentiriez un gros sacrifice.» Et il disparut laissant la pauvre femme ébranlée.
«Comment faire?» se lamentait-elle, elle dont la joie provoquée par la naissance du prince commençait à s'émousser. «Comment faire pour aider mon fils?» Les années passèrent. Le garçon grandissait en beauté, courage et témérité, comme l'avait prédit le vieillard.
Lorsqu'il fut en âge de prendre femme, son père demanda et obtint pour lui la main de la fille du sultan voisin. Le mariage devant être célébré à la fin de l'été après les moissons, tout le pays s'activait en vue des noces qui devaient être inoubliables, car le jeune prince était aimé et estimé de tous autant pour sa bonté et sa générosité que pour sa bravoure et son intelligence. La sultane voyant son fils en bonne santé oublia le rêve et avec lui ses craintes jusqu'au jour ou le prince qui revenait à travers champs vit une jeune fille qui avançait en titubant une cruche sur la tête. Elle fit encore quelques pas puis s'écroula. La cruche en tombant se cassa en plusieurs morceaux et l'eau se répandit sur le sol. Le prince se précipita et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit une éblouissante jeune fille aux longs cheveux d'un noir d'ébène éparpillés autour d'elle. Toute la beauté et toute la grâce étaient gravées sur ses traits et sa silhouette mais ses vêtements quoique propres étaient ceux d'une miséreuse. Le prince, émerveillé, la contempla longtemps puis se secoua comme s'il sortait d'un rêve. Il l'aida à se relever. En voyant sa cruche cassée elle éclata en sanglots.
«-Oh, ma cruche, ma belle cruche que mon père m'a ramenée du souk. Que vais-je lui dire pour me justifier?»
-N'ayez crainte, lui dit le prince, des cruches semblables, il y en a plein le souk.
-Hélas, mon bon seigneur, hélas nous sommes pauvres et mon père, pour m'acheter cette cruche, s'est privé durant une semaine d'un remède qu'il prend lorsqu'il fabrique le charbon. Mon père, seigneur, est charbonnier, et c'est lui qui alimente tout le palais en charbon.
-N'ayez crainte vous dis-je, demain à l'aube une cruche aussi belle vous attendra devant chez vous.»
Rassurée, elle partit. Le prince resta longtemps debout à l'endroit ou elle était tombée puis il partit à son tour. Il envoya sur le champ un domestique au souk, avec ordre d'acheter une cruche et de la déposer devant la maison du charbonnier.
Toute la journée, le prince fut obsédé par la vision de la jeune fille, et le soir il ne put fermer l’œil tant cette vision était vivace dans son esprit. Cet état de chose dura plusieurs jours, au point que le jeune homme en perdit le goût du sommeil et ne se restaurait que rarement. Sa situation était sans issue, car il ne voulait pas se marier avec la fille du sultan mais avec la fille du charbonnier. Au bout de quelques temps, le prince tomba gravement malade, ne trouvant aucune solution à son problème. Ses parents affolés firent venir tous les médecins du pays, mais aucun ne put déceler la nature de cette mystérieuse maladie. Il dépérissait à vue d’œil sous le regard impuissant de ceux-ci.
«-De quoi souffres-tu mon cher petit?» lui demandaient-ils.
«-Le mal dont je suis atteint, nul ne peut le guérir à moins d'un sacrifice que je suis incapable de vous demander» répondit-il.
Ils eurent beau le questionner, il ne leur révéla absolument rien. La fille du charbonnier eut vent de cette maladie, car les serviteurs, étant très bavards, racontaient à qui voulait les entendre que le prince était possédé. Moyennant une pièce d'argent, elle pria une servante chargée de l'entretien de la chambre où il reposait de lui permettre de lui rendre visite au moment où il serait seul. Aussitôt qu'il la vit, il se sentit mieux et lui fit part de ses sentiments.
«-Oubliez-moi sire, oubliez-moi, je ne suis pas digne d'être votre femme car je suis de condition très modeste. Je suis moi-même très perturbée depuis que je vous ai vu mais hélas je me fais une raison.
«-Rendez-moi au moins visite, la pria le prince, en l'absence de mes parents; j'en donnerai moi-même l'ordre à la servante.» Elle le lui promit et partit. Un jour, alors que la sultane somnolait près de la couche de son fils, le vieillard réapparut et lui dit : «Votre fils peut guérir à condition que vous acceptiez de lui donner la fille du charbonnier pour épouse. En bon fils, il ne veut pas vous faire de la peine mais votre peine sera beaucoup plus grande si vous refusez et qu'il mourra». La sultane se réveilla en sursaut en psalmodiant le nom de Dieu et maudissant Satan. «La fille du charbonnier? Mais qui est donc cette fille qui a rendu mon fils si malade ? Mérite-elle au moins un pareil sacrifice ? Dès demain j'irai la voir».
Le lendemain, très tôt et sans rien dire à personne, elle se déguisa et partit vers la maison du charbonnier qui se trouvait à l'entrée de la forêt. En voyant la maison si vétuste, elle frissonna, se cacha derrière un arbre et attendit. Un moment après, une jeune fille belle comme le jour apparut sur le seuil. «Ah ! Je comprends pourquoi mon fils est si malade, dit-elle. Mais une telle alliance est impossible. Il faut qu'elle et ses parents quittent le pays; alors l'envoûtement quittera le corps de mon fils.». Toujours déguisée, elle se présenta à eux et leur dit : «La sultane, ma maîtresse m'envoie vous dire que son fils est tombé en léthargie depuis qu'il a vu votre fille. Vous comprenez aisément qu'il lui est impossible de vous demander sa main, alors elle vous demande de quitter le pays à moins que... à moins que votre fille ne tisse une étoffe de soie si légère et si belle qu'elle n'aura pas son pareil dans tout le royaume. Mais si l'étoffe n'est pas prête dans deux jours alors vous vous en irez».Elle partit laissant la jeune fille et ses parents désemparés. Peu après, la jeune fille reçut la visite de la servante qui lui dit que son maître désirait la voir. Elle la suivit et raconta au prince tout ce qui venait d'arriver.
«-Va, lui dit le prince, va dans la forêt et raconte tout au grand mûrier.
-Mais comment un arbre pourra-t-il m’aider ? lui dit-elle.
-Va, répond le prince et fais-moi confiance.»
Arrivée devant le mûrier, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. «Mon Dieu, mon Dieu comment vais-je m'en sortir? Comment vais-je faire pour éviter l'exil à mes parents?». Alors le mûrier eût pitié d'elle; il secoua très fort ses branches afin de réveiller tous les vers à soie qui s'y trouvaient et leur tint ces propos : «Je veux que vous vous mettiez tous à l'ouvrage et que vous tissiez très vite la plus belle étoffe qu'il m'ait été donné de voir, sinon je dessécherai toutes mes feuilles et vous n'aurez plus rien à manger». Les vers à soie, apeurés, commencèrent à tisser, à tisser la plus belle et la plus arachnéenne étoffe qui pût exister. Ils travaillèrent tant et si bien qu'au bout de deux jours, la toile fût finie. Lorsque la sultane, toujours déguisée, la vit, elle blêmit et dit : «Tout ceci est fort bien mais ma maîtresse désire cette fois que vous récupériez le collier de perles qu'elle portait et qui s'est cassé l'an dernier près du bassin derrière le palais».
Cette fois-ci, la jeune fille dit au prince qu'il lui était impossible de surmonter cette nouvelle épreuve.
«-La solution se trouve au seuil de ta maison, répondit-il; va, que Dieu t'assiste et te vienne en aide.»
L'esprit ailleurs, elle marcha, marcha jusqu'à la maison de ses parents. Alors, du pied et sans le vouloir, elle foula une fourmilière. Sentant alors quelques fourmis sur sa jambe, elle s'agenouilla pour réparer les dégâts. Tout en s'excusant, elle leur fit part des raisons de son chagrin. La reine des fourmis ordonna alors à ses ouvrières de restituer les perles qui se trouvaient au fond de la fourmilière. Les perles retrouvées, la sultane n'ayant plus aucune excuse accepta que son fils épouse l'humble fille. Les noces prévues pour la fille du sultan furent célébrées en grandes pompes en l'honneur de la fille du charbonnier.
Et le prince, guéri et heureux, vécut très longtemps avec celle qui lui était destinée depuis sa naissance.
«Comment faire?» se lamentait-elle, elle dont la joie provoquée par la naissance du prince commençait à s'émousser. «Comment faire pour aider mon fils?» Les années passèrent. Le garçon grandissait en beauté, courage et témérité, comme l'avait prédit le vieillard.
Lorsqu'il fut en âge de prendre femme, son père demanda et obtint pour lui la main de la fille du sultan voisin. Le mariage devant être célébré à la fin de l'été après les moissons, tout le pays s'activait en vue des noces qui devaient être inoubliables, car le jeune prince était aimé et estimé de tous autant pour sa bonté et sa générosité que pour sa bravoure et son intelligence. La sultane voyant son fils en bonne santé oublia le rêve et avec lui ses craintes jusqu'au jour ou le prince qui revenait à travers champs vit une jeune fille qui avançait en titubant une cruche sur la tête. Elle fit encore quelques pas puis s'écroula. La cruche en tombant se cassa en plusieurs morceaux et l'eau se répandit sur le sol. Le prince se précipita et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit une éblouissante jeune fille aux longs cheveux d'un noir d'ébène éparpillés autour d'elle. Toute la beauté et toute la grâce étaient gravées sur ses traits et sa silhouette mais ses vêtements quoique propres étaient ceux d'une miséreuse. Le prince, émerveillé, la contempla longtemps puis se secoua comme s'il sortait d'un rêve. Il l'aida à se relever. En voyant sa cruche cassée elle éclata en sanglots.
«-Oh, ma cruche, ma belle cruche que mon père m'a ramenée du souk. Que vais-je lui dire pour me justifier?»
-N'ayez crainte, lui dit le prince, des cruches semblables, il y en a plein le souk.
-Hélas, mon bon seigneur, hélas nous sommes pauvres et mon père, pour m'acheter cette cruche, s'est privé durant une semaine d'un remède qu'il prend lorsqu'il fabrique le charbon. Mon père, seigneur, est charbonnier, et c'est lui qui alimente tout le palais en charbon.
-N'ayez crainte vous dis-je, demain à l'aube une cruche aussi belle vous attendra devant chez vous.»
Rassurée, elle partit. Le prince resta longtemps debout à l'endroit ou elle était tombée puis il partit à son tour. Il envoya sur le champ un domestique au souk, avec ordre d'acheter une cruche et de la déposer devant la maison du charbonnier.
Toute la journée, le prince fut obsédé par la vision de la jeune fille, et le soir il ne put fermer l’œil tant cette vision était vivace dans son esprit. Cet état de chose dura plusieurs jours, au point que le jeune homme en perdit le goût du sommeil et ne se restaurait que rarement. Sa situation était sans issue, car il ne voulait pas se marier avec la fille du sultan mais avec la fille du charbonnier. Au bout de quelques temps, le prince tomba gravement malade, ne trouvant aucune solution à son problème. Ses parents affolés firent venir tous les médecins du pays, mais aucun ne put déceler la nature de cette mystérieuse maladie. Il dépérissait à vue d’œil sous le regard impuissant de ceux-ci.
«-De quoi souffres-tu mon cher petit?» lui demandaient-ils.
«-Le mal dont je suis atteint, nul ne peut le guérir à moins d'un sacrifice que je suis incapable de vous demander» répondit-il.
Ils eurent beau le questionner, il ne leur révéla absolument rien. La fille du charbonnier eut vent de cette maladie, car les serviteurs, étant très bavards, racontaient à qui voulait les entendre que le prince était possédé. Moyennant une pièce d'argent, elle pria une servante chargée de l'entretien de la chambre où il reposait de lui permettre de lui rendre visite au moment où il serait seul. Aussitôt qu'il la vit, il se sentit mieux et lui fit part de ses sentiments.
«-Oubliez-moi sire, oubliez-moi, je ne suis pas digne d'être votre femme car je suis de condition très modeste. Je suis moi-même très perturbée depuis que je vous ai vu mais hélas je me fais une raison.
«-Rendez-moi au moins visite, la pria le prince, en l'absence de mes parents; j'en donnerai moi-même l'ordre à la servante.» Elle le lui promit et partit. Un jour, alors que la sultane somnolait près de la couche de son fils, le vieillard réapparut et lui dit : «Votre fils peut guérir à condition que vous acceptiez de lui donner la fille du charbonnier pour épouse. En bon fils, il ne veut pas vous faire de la peine mais votre peine sera beaucoup plus grande si vous refusez et qu'il mourra». La sultane se réveilla en sursaut en psalmodiant le nom de Dieu et maudissant Satan. «La fille du charbonnier? Mais qui est donc cette fille qui a rendu mon fils si malade ? Mérite-elle au moins un pareil sacrifice ? Dès demain j'irai la voir».
Le lendemain, très tôt et sans rien dire à personne, elle se déguisa et partit vers la maison du charbonnier qui se trouvait à l'entrée de la forêt. En voyant la maison si vétuste, elle frissonna, se cacha derrière un arbre et attendit. Un moment après, une jeune fille belle comme le jour apparut sur le seuil. «Ah ! Je comprends pourquoi mon fils est si malade, dit-elle. Mais une telle alliance est impossible. Il faut qu'elle et ses parents quittent le pays; alors l'envoûtement quittera le corps de mon fils.». Toujours déguisée, elle se présenta à eux et leur dit : «La sultane, ma maîtresse m'envoie vous dire que son fils est tombé en léthargie depuis qu'il a vu votre fille. Vous comprenez aisément qu'il lui est impossible de vous demander sa main, alors elle vous demande de quitter le pays à moins que... à moins que votre fille ne tisse une étoffe de soie si légère et si belle qu'elle n'aura pas son pareil dans tout le royaume. Mais si l'étoffe n'est pas prête dans deux jours alors vous vous en irez».Elle partit laissant la jeune fille et ses parents désemparés. Peu après, la jeune fille reçut la visite de la servante qui lui dit que son maître désirait la voir. Elle la suivit et raconta au prince tout ce qui venait d'arriver.
«-Va, lui dit le prince, va dans la forêt et raconte tout au grand mûrier.
-Mais comment un arbre pourra-t-il m’aider ? lui dit-elle.
-Va, répond le prince et fais-moi confiance.»
Arrivée devant le mûrier, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. «Mon Dieu, mon Dieu comment vais-je m'en sortir? Comment vais-je faire pour éviter l'exil à mes parents?». Alors le mûrier eût pitié d'elle; il secoua très fort ses branches afin de réveiller tous les vers à soie qui s'y trouvaient et leur tint ces propos : «Je veux que vous vous mettiez tous à l'ouvrage et que vous tissiez très vite la plus belle étoffe qu'il m'ait été donné de voir, sinon je dessécherai toutes mes feuilles et vous n'aurez plus rien à manger». Les vers à soie, apeurés, commencèrent à tisser, à tisser la plus belle et la plus arachnéenne étoffe qui pût exister. Ils travaillèrent tant et si bien qu'au bout de deux jours, la toile fût finie. Lorsque la sultane, toujours déguisée, la vit, elle blêmit et dit : «Tout ceci est fort bien mais ma maîtresse désire cette fois que vous récupériez le collier de perles qu'elle portait et qui s'est cassé l'an dernier près du bassin derrière le palais».
Cette fois-ci, la jeune fille dit au prince qu'il lui était impossible de surmonter cette nouvelle épreuve.
«-La solution se trouve au seuil de ta maison, répondit-il; va, que Dieu t'assiste et te vienne en aide.»
L'esprit ailleurs, elle marcha, marcha jusqu'à la maison de ses parents. Alors, du pied et sans le vouloir, elle foula une fourmilière. Sentant alors quelques fourmis sur sa jambe, elle s'agenouilla pour réparer les dégâts. Tout en s'excusant, elle leur fit part des raisons de son chagrin. La reine des fourmis ordonna alors à ses ouvrières de restituer les perles qui se trouvaient au fond de la fourmilière. Les perles retrouvées, la sultane n'ayant plus aucune excuse accepta que son fils épouse l'humble fille. Les noces prévues pour la fille du sultan furent célébrées en grandes pompes en l'honneur de la fille du charbonnier.
Et le prince, guéri et heureux, vécut très longtemps avec celle qui lui était destinée depuis sa naissance.
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07 Aoû 2011 16:40 #86086
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le chien sultan
Un paysan possédait un chien fidèle, nommé Sultan. Or le pauvre Sultan était devenu si vieux qu'il avait perdu toutes ses dents, si bien qu'il lui était désormais impossible de mordre. Il arriva qu'un jour, comme ils étaient assis devant leur porte, le paysan dit à sa femme :
- Demain un coup de fusil me débarrassera de Sultan, car la pauvre bête n'est plus capable de me rendre le plus petit service.
La paysanne eut pitié du malheureux animal
:- Il me semble qu'après nous avoir été utile pendant tant d'années et s'être conduit toujours en bon chien fidèle, il a bien mérité pour ses vieux jours de trouver chez nous le pain des invalides.
- Je ne te comprends pas, répliqua le paysan, et tu calcules bien mal : ne sais-tu donc pas qu'il n'a plus de dents dans la gueule, et que, par conséquent, il a cessé d'être pour les voleurs un objet de crainte ? Il est donc temps de nous en défaire. Il me semble que s'il nous a rendu de bons services, il a, en revanche, été toujours bien nourri. Partant quitte.
Le pauvre animal, qui se chauffait au soleil à peu de distance de là, entendit cette conversation qui le touchait de si près, et je vous laisse à penser s'il en fut effrayé. Le lendemain devait donc être son dernier jour ! Il avait un ami dévoué, sa seigneurie le loup, auquel il s'empressa d'aller, dès la nuit suivante, raconter le triste sort dont il était menacé.
- Écoute, compère, lui dit le loup, ne te désespère pas ainsi ; je te promets de te tirer d'embarras. Il me vient une excellente idée. Demain matin à la première heure, ton maître et sa femme iront retourner leur foin ; comme ils n'ont personne au logis, ils emmèneront avec eux leur petit garçon. J'ai remarqué que chaque fois qu'ils vont au champ, ils déposent l'enfant à l'ombre derrière une haie. Voici ce que tu auras à faire. Tu te coucheras dans l'herbe auprès du petit, comme pour veiller sur lui. Quand ils seront occupés à leur foin, je sortirai du bois et je viendrai à pas de loup dérober l'enfant ; alors tu t'élanceras de toute ta vitesse à ma poursuite, comme pour m'arracher ma proie ; et, avant que tu aies trop longtemps couru pour un chien de ton âge, je lâcherai mon butin, que tu rapporteras aux parents effrayés. Ils verront en toi le sauveur de leur enfant, et la reconnaissance leur défendra de te maltraiter ; à partir de ce moment, au contraire, tu entreras en faveur, et désormais tu ne manqueras plus de rien.
L'invention plut au chien, et tout se passa suivant ce qui avait été convenu. Qu'on juge des cris d'effroi que poussa le pauvre père quand il vit le loup s'enfuir avec son petit garçon dans la gueule ! Qu’on juge aussi de sa joie quand le fidèle Sultan lui rapporta son fils !
Il caressa son dos pelé, il baisa son front galeux, et dans l'effusion de sa reconnaissance, il s'écria :
- Malheur à qui s'aviserait jamais d'arracher le plus petit poil à mon bon Sultan ! J'entends que, tant qu'il vivra, il trouve chez moi le pain des invalides, qu'il a si bravement gagné ! Puis, s'adressant à sa femme :
- Grétel, dit-il, cours bien vite à la maison, et prépare à ce fidèle animal une excellente pâtée ; puisqu'il n'a plus de dents, il faut lui épargner les croûtes ; aie soin d'ôter du lit mon oreiller ; j'entends qu'à l'avenir mon bon Sultan n'aie plus d'autre couchette.
- Avec un tel régime, comment s'étonner que Sultan soit devenu le doyen des chiens.
La morale de ce conte est que même un loup peut parfois donner un conseil utile. Je n'engage pourtant pas tous les chiens à aller demander au loup un conseil, surtout s'ils n'ont plus de dents.
- Demain un coup de fusil me débarrassera de Sultan, car la pauvre bête n'est plus capable de me rendre le plus petit service.
La paysanne eut pitié du malheureux animal
:- Il me semble qu'après nous avoir été utile pendant tant d'années et s'être conduit toujours en bon chien fidèle, il a bien mérité pour ses vieux jours de trouver chez nous le pain des invalides.
- Je ne te comprends pas, répliqua le paysan, et tu calcules bien mal : ne sais-tu donc pas qu'il n'a plus de dents dans la gueule, et que, par conséquent, il a cessé d'être pour les voleurs un objet de crainte ? Il est donc temps de nous en défaire. Il me semble que s'il nous a rendu de bons services, il a, en revanche, été toujours bien nourri. Partant quitte.
Le pauvre animal, qui se chauffait au soleil à peu de distance de là, entendit cette conversation qui le touchait de si près, et je vous laisse à penser s'il en fut effrayé. Le lendemain devait donc être son dernier jour ! Il avait un ami dévoué, sa seigneurie le loup, auquel il s'empressa d'aller, dès la nuit suivante, raconter le triste sort dont il était menacé.
- Écoute, compère, lui dit le loup, ne te désespère pas ainsi ; je te promets de te tirer d'embarras. Il me vient une excellente idée. Demain matin à la première heure, ton maître et sa femme iront retourner leur foin ; comme ils n'ont personne au logis, ils emmèneront avec eux leur petit garçon. J'ai remarqué que chaque fois qu'ils vont au champ, ils déposent l'enfant à l'ombre derrière une haie. Voici ce que tu auras à faire. Tu te coucheras dans l'herbe auprès du petit, comme pour veiller sur lui. Quand ils seront occupés à leur foin, je sortirai du bois et je viendrai à pas de loup dérober l'enfant ; alors tu t'élanceras de toute ta vitesse à ma poursuite, comme pour m'arracher ma proie ; et, avant que tu aies trop longtemps couru pour un chien de ton âge, je lâcherai mon butin, que tu rapporteras aux parents effrayés. Ils verront en toi le sauveur de leur enfant, et la reconnaissance leur défendra de te maltraiter ; à partir de ce moment, au contraire, tu entreras en faveur, et désormais tu ne manqueras plus de rien.
L'invention plut au chien, et tout se passa suivant ce qui avait été convenu. Qu'on juge des cris d'effroi que poussa le pauvre père quand il vit le loup s'enfuir avec son petit garçon dans la gueule ! Qu’on juge aussi de sa joie quand le fidèle Sultan lui rapporta son fils !
Il caressa son dos pelé, il baisa son front galeux, et dans l'effusion de sa reconnaissance, il s'écria :
- Malheur à qui s'aviserait jamais d'arracher le plus petit poil à mon bon Sultan ! J'entends que, tant qu'il vivra, il trouve chez moi le pain des invalides, qu'il a si bravement gagné ! Puis, s'adressant à sa femme :
- Grétel, dit-il, cours bien vite à la maison, et prépare à ce fidèle animal une excellente pâtée ; puisqu'il n'a plus de dents, il faut lui épargner les croûtes ; aie soin d'ôter du lit mon oreiller ; j'entends qu'à l'avenir mon bon Sultan n'aie plus d'autre couchette.
- Avec un tel régime, comment s'étonner que Sultan soit devenu le doyen des chiens.
La morale de ce conte est que même un loup peut parfois donner un conseil utile. Je n'engage pourtant pas tous les chiens à aller demander au loup un conseil, surtout s'ils n'ont plus de dents.
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- dahmane1
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11 Aoû 2011 19:32 #86087
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le vieux grand-père et son petit-fils
Il était une fois un très, très vieil homme, si vieux que ses yeux n'y voyaient plus guère tant ils étaient troubles, que ses oreilles n'entendaient plus du tout et que ses pauvres vieux genoux tremblaient sous lui. Ses mains aussi tremblaient, et il tenait si mal sa cuillère quand il était à table, qu'il renversait souvent de la soupe devant lui, et même parfois manquait sa bouche. Son fils et la femme de celui-ci en étaient dégoûtés, qu’ils finirent par obliger le vieux grand-père à manger dans un coin, derrière le poêle, où ils le servirent dans une grossière écuelle de terre, ne lui donnant que tout juste de quoi ne pas mourir de faim. Jamais il ne mangeait à sa faim. Et puis un jour, ses pauvres vieilles mains tremblantes laissèrent échapper la malheureuse écuelle qui se cassa. La jeune femme le gronda, mais il ne répondit rien : il soupira seulement. Elle alla lui acheter une écuelle de quatre sous, en bois, dans laquelle il dut manger désormais.
Devant le vieux grand-père assis, comme toujours, dans son coin à l'écart, son petit-fils âgé de quatre ans se mit à assembler quelques planchettes de bois qu'il s'efforçait de faire tenir ensemble.
- Que fais-tu là ? Lui demanda son père.
- C’est une petite auge que je fabrique, répondit l'enfant, pour faire manger papa et maman quand je serai grand.
Le mari et la femme échangèrent un long regard, puis commencèrent à pleurer. Ils firent revenir le vieux grand-père à leur table et mangèrent toujours avec lui depuis lors, sans gronder jamais, quand il lui arrivait de se tacher ou de répandre un peu de soupe sur la table.
Devant le vieux grand-père assis, comme toujours, dans son coin à l'écart, son petit-fils âgé de quatre ans se mit à assembler quelques planchettes de bois qu'il s'efforçait de faire tenir ensemble.
- Que fais-tu là ? Lui demanda son père.
- C’est une petite auge que je fabrique, répondit l'enfant, pour faire manger papa et maman quand je serai grand.
Le mari et la femme échangèrent un long regard, puis commencèrent à pleurer. Ils firent revenir le vieux grand-père à leur table et mangèrent toujours avec lui depuis lors, sans gronder jamais, quand il lui arrivait de se tacher ou de répandre un peu de soupe sur la table.
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