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M'hadjya !
- dahmane1
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30 Sep 2013 15:41 #86130
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet La fleur de l'honnêteté.
On raconte que vers l’an 250 avant J.-C. dans la Chine ancestrale, un prince de la région nord du pays, à la veille d’être couronné empereur devait, conformément à la loi, se marier.
Sachant cela, il a décidé de mettre à « l’épreuve » les donzelles de la cour ou toute personne qui se trouvait digne de cette proposition. Le lendemain, le prince a annoncé qu’il allait recevoir dans une célébration spéciale toutes les prétendantes et leur lancer un défi.
Une vieille dame, servante du palais depuis de nombreuses années, à l’écoute des commentaires sur les préparatifs, a senti une légère tristesse, car elle sait que sa jeune fille nourrit un sentiment de profond amour pour le prince.
A son arrivée à la maison et après avoir raconté la nouvelle à sa jeune fille, elle est stupéfaite d’apprendre qu’elle voulait aller à la cérémonie et a demandé, incrédule :
- Ma fille, que feras-tu là-bas ? Il s’agit de toutes les plus belles et plus riches filles de la cour. Ote de la tête cette idée stupide. Je sais que tu souffres beaucoup, mais que la souffrance ne devienne pas folie.
Et la jeune fille répond :
- Non, chère mère, je ne suis pas souffrante et encore moins démente. Je sais que je ne serai peut être pas choisie, mais j’aurai la chance d’être au moins quelques instants près du prince, ce qui me rend déjà très heureuse.
Le soir de la cérémonie, au palais, il y avait, donc, toutes les belles et riches filles, parées de fines étoffes de soie, des plus beaux bijoux et les plus déterminés intentions. Puis, enfin, le prince annonça le défi :
- Je vais donner une graine à chacune de vous. Celle d’entre vous qui, dans un délai de six mois, m’apportera la plus belle fleur, sera alors choisie mon épouse et future impératrice de Chine.
La proposition du prince n’a pas failli à la profondeur des traditions du peuple, qui valorise beaucoup le savoir de « cultiver » quelque chose, que ce soit les traditions, l’amitié, etc. …
Le temps passe et la douce jeune fille, qui n’avait pas beaucoup d’aptitudes dans l’art du jardinage, s’occupe avec grande patience et tendresse de son semis. Puisqu’elle savait que si la beauté de la fleur se présentait avec la même profondeur que son amour, elle n’avait pas besoin de s’inquiéter du résultat.
Trois mois ont passé et la graine n’a toujours pas germé. La jeune fille a tout essayé, en utilisant toutes les méthodes qu’elle connaissait, mais rien n’a poussé. Jour après jour, elle concevait son rêve un peu plus lointain, mais son amour est de plus en plus profond.
Enfin, les six mois se sont écoulés et rien n’a poussé. Consciente de ses efforts et de son dévouement, la jeune fille annonce à sa mère que, indépendamment des circonstances, elle retournerait au palais. Puisqu’elle n’aspire à rien d’autre que quelques minutes de plus en compagnie du prince.
Et le moment venu, elle est là ; son pot vide, parmi toutes les autres prétendantes, chacune avec de fleurs, toutes plus belles les unes que les autres, de formes et de couleurs variées.
Elle était contemplative, jamais elle n’avait vu de si belle scène.
Arrive le moment tant attendu, et le prince considère chacune des prétendantes avec beaucoup de soin et d’attention. Après être passé devant toutes, une par une, il annonce le résultat et montre sa belle et future épouse.
Les convives ont été offusqués du choix du prince. Personne n’a compris pourquoi il avait choisi celle qui n’avait rien « cultivé ».
- Alors, le prince explique calmement :
- Celle-ci a été la seule à « cultiver » la fleur qui la rend digne de devenir impératrice. La fleur de l’honnêteté, parce que toutes les graines qui ont été distribuées étaient stériles.
« L’honnêteté est comme une fleur faite de fils de lumière, qui illumine qui la cultive et répand autour la lumière. »
Sachant cela, il a décidé de mettre à « l’épreuve » les donzelles de la cour ou toute personne qui se trouvait digne de cette proposition. Le lendemain, le prince a annoncé qu’il allait recevoir dans une célébration spéciale toutes les prétendantes et leur lancer un défi.
Une vieille dame, servante du palais depuis de nombreuses années, à l’écoute des commentaires sur les préparatifs, a senti une légère tristesse, car elle sait que sa jeune fille nourrit un sentiment de profond amour pour le prince.
A son arrivée à la maison et après avoir raconté la nouvelle à sa jeune fille, elle est stupéfaite d’apprendre qu’elle voulait aller à la cérémonie et a demandé, incrédule :
- Ma fille, que feras-tu là-bas ? Il s’agit de toutes les plus belles et plus riches filles de la cour. Ote de la tête cette idée stupide. Je sais que tu souffres beaucoup, mais que la souffrance ne devienne pas folie.
Et la jeune fille répond :
- Non, chère mère, je ne suis pas souffrante et encore moins démente. Je sais que je ne serai peut être pas choisie, mais j’aurai la chance d’être au moins quelques instants près du prince, ce qui me rend déjà très heureuse.
Le soir de la cérémonie, au palais, il y avait, donc, toutes les belles et riches filles, parées de fines étoffes de soie, des plus beaux bijoux et les plus déterminés intentions. Puis, enfin, le prince annonça le défi :
- Je vais donner une graine à chacune de vous. Celle d’entre vous qui, dans un délai de six mois, m’apportera la plus belle fleur, sera alors choisie mon épouse et future impératrice de Chine.
La proposition du prince n’a pas failli à la profondeur des traditions du peuple, qui valorise beaucoup le savoir de « cultiver » quelque chose, que ce soit les traditions, l’amitié, etc. …
Le temps passe et la douce jeune fille, qui n’avait pas beaucoup d’aptitudes dans l’art du jardinage, s’occupe avec grande patience et tendresse de son semis. Puisqu’elle savait que si la beauté de la fleur se présentait avec la même profondeur que son amour, elle n’avait pas besoin de s’inquiéter du résultat.
Trois mois ont passé et la graine n’a toujours pas germé. La jeune fille a tout essayé, en utilisant toutes les méthodes qu’elle connaissait, mais rien n’a poussé. Jour après jour, elle concevait son rêve un peu plus lointain, mais son amour est de plus en plus profond.
Enfin, les six mois se sont écoulés et rien n’a poussé. Consciente de ses efforts et de son dévouement, la jeune fille annonce à sa mère que, indépendamment des circonstances, elle retournerait au palais. Puisqu’elle n’aspire à rien d’autre que quelques minutes de plus en compagnie du prince.
Et le moment venu, elle est là ; son pot vide, parmi toutes les autres prétendantes, chacune avec de fleurs, toutes plus belles les unes que les autres, de formes et de couleurs variées.
Elle était contemplative, jamais elle n’avait vu de si belle scène.
Arrive le moment tant attendu, et le prince considère chacune des prétendantes avec beaucoup de soin et d’attention. Après être passé devant toutes, une par une, il annonce le résultat et montre sa belle et future épouse.
Les convives ont été offusqués du choix du prince. Personne n’a compris pourquoi il avait choisi celle qui n’avait rien « cultivé ».
- Alors, le prince explique calmement :
- Celle-ci a été la seule à « cultiver » la fleur qui la rend digne de devenir impératrice. La fleur de l’honnêteté, parce que toutes les graines qui ont été distribuées étaient stériles.
« L’honnêteté est comme une fleur faite de fils de lumière, qui illumine qui la cultive et répand autour la lumière. »
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20 Nov 2013 20:12 #86131
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le Commerçant et l'Amoureuse
قصة التاجر و العاشقة
أبديت باسم المولا نعم الغني القهار
اسم الله لي من يبدأه حجاب وسرور
الصلاة والسلام على النبي المختار
سيدنا محمّد طه النبي المبرور
بعد هذا نحكي قصة لأهل اليضمار
قال الأمام ابن عباس في صحيح مخبور
الرضاء على اله وزوجوا والأنصار
بجاه هم نطلب مولنا نعيش مستور
كان تاجر في مصر فقير يا الحضار
صار هايم في بر الشام و جميع لبشور
والعشيقة زوجة السلطان بين لجوار
دايرلها تاج وكسوة دهب مسرور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
واحد االتاجر فقير يا فطان
في بر الشام يسمع من صغاه
من يتغنا في محبة النبي العدنان
وغنم بشفاعة نبي رسول الله
سمعتو في الحين زوجة السلطان
معشوقة في النبي احمد ابن عبد الله
فتحت ليه ااباب وقالت ليه هيا يا إنسان
عرضلي حجرك قال لها بسم الله
أعطتو تاج فيه خزنة من الذهبان
نطقت وقالتو روح راه غناك الله
خذوفي محبة النبي رسول الله
بيت
منين حاز التاج اافقير سار فرحان
سار غني لبلادو جاد عليه مولاه
باع ياقوتات من التاج ياالفطان
رد بهم جميع ما باع عاود شراه
صارتاجر في ماصر كيف ماكان
رجع كبير التجار ولا كاين سواه
والعشيقة قالت اذا سقساني السلطان
يقول لي وين هوا تاجك نصدق الله
مطلع
نقولو أهديتو في سبيل شفيعنا المختار
لاغنى يشفع لينا يوم الحساب والنشور
إذا تقتلني الموت راه نا فيها عار
أهديت زيني وشبابي للنبي المبرور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
هذ السلطان كان عشقو في الفرجة
مع زوجتو الباهية مولاة التاج
معشوق في زين عاشقة زينة الفلجة
واحد اليوم قال ليها يا عمهاج
البسي تاجك مع الكسوة راني نرجى
ننظر في زينك باش نزهي لغناج
قالتلو يا سلطان من صدق ينجاء
التاج أهديتو لي طه ابوالدهاج
و حكم عنها منين سمعها هداة التاج
بيت
قال لها يا العشيقة ضاع تاجي
ما نقتلكش نقطع يدك باش تحتاج
قالت له هاك يدي وحكم يا انتاجي
اليد اليمى قطعهاا بسيف وداج
ارفد اليد وقشطها وصار يهجي
قال لها روحي سيري لصاحب التاج
في حالة خرجها سايحة تراجي
حتى نحازت في السوق عند الرجول السفناج
مطلع
ثم صارت هايمة عند الإسلام لحرار
راضية بالقسمة وتقول يا الغفور
لا تخيّب ضني يا ربنا الستار
في محبة حبيبك يا عظيم الأمور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
التاجرمن ماصرتفكر وين اربح
لهمو رب الكريم و مشا لبر الشام
قوّم سلعته وجاي للشام مروح
بسلوعوا مقومين عبيد وخدام
منين وصل للمدينة وين ربح
نزل للسوق كا ينظربنيام
عند السفناج صاب العشيقة توضاح
ونظر الزين في حالة يا لسلام
ملكت خاطرو وعقلو بيها انشرح
زاد العندها و خاطبها بكلام
ردت ليه الكلام و جاوبت بسلام
بيت
واش مثلك يا مولاتي يكون مليوح
قالتلو يا سيدي هاكدا راد الكريم
قال لها حقا ما شاف حد في اللوح
وتكوني زوجتي في الحريم غير خوديني
قالتلو انت بالمال صرت ممدوح
وأنا مسكينة وأنت بمالك افخيم
قال ليها مالي لله جميع و الروح
قال غير خذيني قالتلو لعاهد قويم
مطلع
ما تشوف خيالي حتى نعود في الدار
في بلادك مصر بر الأشراف لبدور
جاب ليها كسوة لبستها الخنار
مع التاجرنالت فرح وسرور مشات
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفو
صياح
التاجر والعاشقة في احمد سيد الأبرار
لمصر اداها في عز مرفوعة
التاجر دار فرح لصحابوا التجار
بنزايه من كل نوع و الامة مسموعة
والعشيقة مابين الأحرار والجوار
ما لبست ثوب جديد باقية مخلوعة
ما ذاقت قوت بايتة تبكي ياالحضار
خايفة منو يشوف يدها مقطوعة
أغشها النوم شفت نبينا المختار
بشرها بالفرح قامت مفزوعة
صابت يدها صحيحة ما هي مقطوعة
بيت
من أعطاه المولى ماريت حد منعو
والعشيقة مولنا ودها بالأسرار
اتشالي بيديها والأنوار سطعوا
كاتمجدفي المصطفى شريق الأنوار
قامت تزغرد والإسلام الكل سمعوا
حتى دخل ليها التاجروقال بجهار
مطلع
أش بدل حزنك بالفرح يا الخنار
عدلي لله الحمد زالت لكدور
قالتو ياتاجر نحكيلك جميع ما صار
كنت زوجة السلطان والعاشقة المبرور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
يا تاجر حق كنت زوجة السلطان
سلطان الشام كنت عندو جارية
كنت عزيزة عليه اعز من النسوان
دايرلي تاج فيه كسوة ذهبية
وأنا عشقي في سيد العجم وعربان
محمّد شفع أمته يشفع فيا
اعرف حالها ظهرتلو تعيان
مولاة التاج ما تكون إلا هي
قاللها اشرحلي بتمام القصية
بيت
واحد اليوم اسيدي كنت في وسط بستان
واقفة في الطاقة ننظر في العشية
واحد اليوم أسيدي قال لي السلطان
البسي التاج و الكسوة يا زينة اسمية
مطلع
قلتلو أهديتوفي سبيل شفيعنا المختار
سبني وكفر عني ما بغى على شور
شد يدي اليمنى وقطعها بخنجار
في در ابل خرجني ساعية نجور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
يا تاجر طلبت من الكريم ربي
يوفقني بما قصدت و نبلغ المرتاب
حتى جيت أنت على شغبي
خديتني زوجة كان سابقلي فالمكتاب
لله الحمد ربنا فاجالي كربي
مولانا على جميع النعمة وهاب
خايفة منك اليوم تنظرعيبي
وتشوف يدي مقطوعة ونزيد شغاب
انا من الهجرة كثرو مصايبي
بتقدير الاله بقيت من غير حباب
خايفة تعذبني بحال السلطان في العذاب
بيت السلام
صرت نطلب عند السفناج كل نهار
حامدة مولانا نعم الغني الغفور
حتى جيت انت و هداك ربنا الستار
خديتني زوجة ليك بالحلال مشهور
نحمد الله فيما قدر بسر وجهار
عظيم الشان مولانا في جميع الامور
و السلام نهيبو للفاهمين لشعار
مطرزين المعنى بر الاشراف لبدور
قول قال المكي دوقي لبيب يضمار
طالب المغفرة من الغني الغفور
أبديت باسم المولا نعم الغني القهار
اسم الله لي من يبدأه حجاب وسرور
الصلاة والسلام على النبي المختار
سيدنا محمّد طه النبي المبرور
بعد هذا نحكي قصة لأهل اليضمار
قال الأمام ابن عباس في صحيح مخبور
الرضاء على اله وزوجوا والأنصار
بجاه هم نطلب مولنا نعيش مستور
كان تاجر في مصر فقير يا الحضار
صار هايم في بر الشام و جميع لبشور
والعشيقة زوجة السلطان بين لجوار
دايرلها تاج وكسوة دهب مسرور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
واحد االتاجر فقير يا فطان
في بر الشام يسمع من صغاه
من يتغنا في محبة النبي العدنان
وغنم بشفاعة نبي رسول الله
سمعتو في الحين زوجة السلطان
معشوقة في النبي احمد ابن عبد الله
فتحت ليه ااباب وقالت ليه هيا يا إنسان
عرضلي حجرك قال لها بسم الله
أعطتو تاج فيه خزنة من الذهبان
نطقت وقالتو روح راه غناك الله
خذوفي محبة النبي رسول الله
بيت
منين حاز التاج اافقير سار فرحان
سار غني لبلادو جاد عليه مولاه
باع ياقوتات من التاج ياالفطان
رد بهم جميع ما باع عاود شراه
صارتاجر في ماصر كيف ماكان
رجع كبير التجار ولا كاين سواه
والعشيقة قالت اذا سقساني السلطان
يقول لي وين هوا تاجك نصدق الله
مطلع
نقولو أهديتو في سبيل شفيعنا المختار
لاغنى يشفع لينا يوم الحساب والنشور
إذا تقتلني الموت راه نا فيها عار
أهديت زيني وشبابي للنبي المبرور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
هذ السلطان كان عشقو في الفرجة
مع زوجتو الباهية مولاة التاج
معشوق في زين عاشقة زينة الفلجة
واحد اليوم قال ليها يا عمهاج
البسي تاجك مع الكسوة راني نرجى
ننظر في زينك باش نزهي لغناج
قالتلو يا سلطان من صدق ينجاء
التاج أهديتو لي طه ابوالدهاج
و حكم عنها منين سمعها هداة التاج
بيت
قال لها يا العشيقة ضاع تاجي
ما نقتلكش نقطع يدك باش تحتاج
قالت له هاك يدي وحكم يا انتاجي
اليد اليمى قطعهاا بسيف وداج
ارفد اليد وقشطها وصار يهجي
قال لها روحي سيري لصاحب التاج
في حالة خرجها سايحة تراجي
حتى نحازت في السوق عند الرجول السفناج
مطلع
ثم صارت هايمة عند الإسلام لحرار
راضية بالقسمة وتقول يا الغفور
لا تخيّب ضني يا ربنا الستار
في محبة حبيبك يا عظيم الأمور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
التاجرمن ماصرتفكر وين اربح
لهمو رب الكريم و مشا لبر الشام
قوّم سلعته وجاي للشام مروح
بسلوعوا مقومين عبيد وخدام
منين وصل للمدينة وين ربح
نزل للسوق كا ينظربنيام
عند السفناج صاب العشيقة توضاح
ونظر الزين في حالة يا لسلام
ملكت خاطرو وعقلو بيها انشرح
زاد العندها و خاطبها بكلام
ردت ليه الكلام و جاوبت بسلام
بيت
واش مثلك يا مولاتي يكون مليوح
قالتلو يا سيدي هاكدا راد الكريم
قال لها حقا ما شاف حد في اللوح
وتكوني زوجتي في الحريم غير خوديني
قالتلو انت بالمال صرت ممدوح
وأنا مسكينة وأنت بمالك افخيم
قال ليها مالي لله جميع و الروح
قال غير خذيني قالتلو لعاهد قويم
مطلع
ما تشوف خيالي حتى نعود في الدار
في بلادك مصر بر الأشراف لبدور
جاب ليها كسوة لبستها الخنار
مع التاجرنالت فرح وسرور مشات
خمـــــاسة
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ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفو
صياح
التاجر والعاشقة في احمد سيد الأبرار
لمصر اداها في عز مرفوعة
التاجر دار فرح لصحابوا التجار
بنزايه من كل نوع و الامة مسموعة
والعشيقة مابين الأحرار والجوار
ما لبست ثوب جديد باقية مخلوعة
ما ذاقت قوت بايتة تبكي ياالحضار
خايفة منو يشوف يدها مقطوعة
أغشها النوم شفت نبينا المختار
بشرها بالفرح قامت مفزوعة
صابت يدها صحيحة ما هي مقطوعة
بيت
من أعطاه المولى ماريت حد منعو
والعشيقة مولنا ودها بالأسرار
اتشالي بيديها والأنوار سطعوا
كاتمجدفي المصطفى شريق الأنوار
قامت تزغرد والإسلام الكل سمعوا
حتى دخل ليها التاجروقال بجهار
مطلع
أش بدل حزنك بالفرح يا الخنار
عدلي لله الحمد زالت لكدور
قالتو ياتاجر نحكيلك جميع ما صار
كنت زوجة السلطان والعاشقة المبرور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
يا تاجر حق كنت زوجة السلطان
سلطان الشام كنت عندو جارية
كنت عزيزة عليه اعز من النسوان
دايرلي تاج فيه كسوة ذهبية
وأنا عشقي في سيد العجم وعربان
محمّد شفع أمته يشفع فيا
اعرف حالها ظهرتلو تعيان
مولاة التاج ما تكون إلا هي
قاللها اشرحلي بتمام القصية
بيت
واحد اليوم اسيدي كنت في وسط بستان
واقفة في الطاقة ننظر في العشية
واحد اليوم أسيدي قال لي السلطان
البسي التاج و الكسوة يا زينة اسمية
مطلع
قلتلو أهديتوفي سبيل شفيعنا المختار
سبني وكفر عني ما بغى على شور
شد يدي اليمنى وقطعها بخنجار
في در ابل خرجني ساعية نجور
خمـــــاسة
يا العاشق في محمّد خذ الأخبار
ما جرى للتاجر والعاشقة المبرور
يا من صليت على النبي ذنبك مغفور
صياح
يا تاجر طلبت من الكريم ربي
يوفقني بما قصدت و نبلغ المرتاب
حتى جيت أنت على شغبي
خديتني زوجة كان سابقلي فالمكتاب
لله الحمد ربنا فاجالي كربي
مولانا على جميع النعمة وهاب
خايفة منك اليوم تنظرعيبي
وتشوف يدي مقطوعة ونزيد شغاب
انا من الهجرة كثرو مصايبي
بتقدير الاله بقيت من غير حباب
خايفة تعذبني بحال السلطان في العذاب
بيت السلام
صرت نطلب عند السفناج كل نهار
حامدة مولانا نعم الغني الغفور
حتى جيت انت و هداك ربنا الستار
خديتني زوجة ليك بالحلال مشهور
نحمد الله فيما قدر بسر وجهار
عظيم الشان مولانا في جميع الامور
و السلام نهيبو للفاهمين لشعار
مطرزين المعنى بر الاشراف لبدور
قول قال المكي دوقي لبيب يضمار
طالب المغفرة من الغني الغفور
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01 Fév 2014 20:59 #86132
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet La gazelle d'or
Une belle princesse, a une mystérieuse marque de naissance sur le corps. Celui qui veut l’épouser doit décrire cette marque où se faire couper la tête sur ordre du sultan ! 99 têtes ornent les murs de la cité ! Un jour, un prince venu de loin, releva le défi à son tour. Sera-t-il la centième tête coupée ?
Il était un prince, voyageur intrépide, qui parvint un jour au pied d’une citadelle, entourée de remparts. En levant la tête au ciel, il s'aperçut que chaque créneau était coiffé d’un crâne humain. Il en compta quatre vingt dix neuf. Emporté par sa curiosité, il franchit le lourd portail qui en permettait l´accès. Une atmosphère austère y régnait. Sur son chemin vint à passer un petit homme à l’allure pressée. Il s´en approcha pour l´interroger mais l´homme l’interrompit :
- Quitte cette ville, étranger !
- Mais pourquoi donc ?
- Elle cause la perte de tous les jeunes hommes qui s’y aventurent.
- Et ces crânes humains, qu’est-ce que cela veut dire ?
- Le sultan fait couper la tête des prétendants de sa fille auxquels il soumet une énigme que personne n’a réussi à résoudre.
- Ciel ! Mais quelle est donc cette énigme ?
- La princesse, d’une beauté sans pareille, a une mystérieuse marque de naissance sur le corps. Quiconque voudrait l’épouser doit deviner de quoi il s’agit, à ses risques et périls.
Le prince, qui aimait les défis, se laissa tenter. Mais avant de se porter candidat, il s’installa discrètement dans la ville. Il avait déjà sa petite idée derrière la tête et se mit à la recherche d’un bijoutier de renom. L’ayant trouvé, il demanda à entrer en apprentissage. Le maître accepta. Mais au bout de quelques jours, il s’aperçut que son apprenti, bien que fidèle au poste chaque matin, n’était pas attentif au métier. Il s’en inquiéta :
- Jeune homme, je vois bien que ce n’est pas le métier que tu cherches à acquérir. Pour quelle raison es-tu là ?
Sans détours, le prince sortit une bourse d’or et la posa sur l’établi :
- Je suis le fils d’un grand roi et je ferai ta fortune si tu m’aides à m’introduire secrètement dans la chambre de la princesse.
- Mais tu es fou ?
- Non ! C’est le seul moyen de découvrir la marque qu’elle porte sur le corps afin de l’épouser et d’arrêter le massacre.
Le bijoutier ne se fit pas prier plus longtemps et se mit à l’ouvrage. Il fabriqua une magnifique gazelle d’or de grande taille dont l’abdomen creux était doté d’une porte secrète. Cette prodigieuse et inestimable œuvre d’art ne pouvait être acquise que par le roi qui en fit cadeau à sa fille. Avant de la livrer, ainsi qu’il en avait été convenu, le bijoutier y enferma le prince. La gazelle, fut déposée dans la chambre de la princesse qui voulait l’admirer tout à son aise.
Voilà comment, dès la première nuit, le prince activa l’astucieux mécanisme et sortit du ventre de la gazelle. Alors que la princesse dormait profondément, à pas de velours, il saisit la chandelle qui se trouvait sur le chevet, l’éteignit, et la déposa sur un guéridon au pied du lit. Dès le réveil, la princesse remarqua que la chandelle avait été déplacée. Et plus surprenant, elle ne s’était pas consumée. Intriguée, elle mena une discrète enquête auprès de ses servantes mais sans résultat. La nuit suivante, elle se cacha derrière les rideaux de sa fenêtre pour confondre un éventuel intrus mais elle céda rapidement au sommeil. Le prince en profita pour répéter son manège de la veille. La princesse sentit sourdre en elle une angoisse infinie. Elle tenta de veiller sans y parvenir. Après la troisième nuit, convaincue qu’il s’agissait d’une manifestation de l’invisible, elle implora :
- Ô toi qui perturbes mon sommeil, qui que tu sois, Djinn ou humain, montre-toi !
- Fais-moi serment sacré de ne révéler ma présence à personne et je te dirai toute la vérité, répondit une voix étouffée.
La princesse sursauta, se reprit, et fit serment. Alors, le ventre de la gazelle s’ouvrit et le prince apparut, majestueux. Il se présenta selon les coutumes de son rang :
- Ô merveilleuse princesse, ne crains rien, je suis fils de roi et je ne te veux aucun mal. J’ai risqué ma vie pour venir jusqu’ici. Fais-moi la faveur de me révéler le secret de ta marque de naissance et j’irai demander ta main.
La surprise passée, le visage de la jeune fille s’illumina et elle s’exclama :
- Ô noble étranger, ton courage m’honore et une parole donnée relève du sacré.
Et, joignant le geste à la parole, elle découvrit son épaule. Il ne restait plus au prince qu’à quitter le palais comme il y était entré. Il eut l’idée ingénieuse de briser une patte de la gazelle avant de s’y cacher. La princesse, devenue sa complice, exigea qu’on la portât chez le bijoutier pour la réparer.
Le lendemain, richement vêtu et portant les armures et les écussons de son royaume, le prince se présenta au sultan et lui demanda la main de sa fille. Le monarque le mit en garde :
- Ignorez-vous les conditions, mon ami ? Si vous échouez, à tout jamais votre crâne sera le centième à orner mes remparts.
Le prince, impassible, répondit :
- Sire ! J’ai la solution à votre énigme. Sur l’épaule droite de la princesse, poussent un long cheveu noir, un long cheveu d’or et un long cheveu d’argent.
Le sultan n’eut d’autre choix que d’accorder la main de sa fille à ce prétendant si avisé. Une grande cérémonie fut organisée. On y célébra à la fois le mariage et la fin de cette cruelle épreuve. En guise de dot, la princesse n’emporta que la gazelle d’or.
Mon histoire a suivi le cours de la rivière et moi je suis restée avec les seigneurs !
Il était un prince, voyageur intrépide, qui parvint un jour au pied d’une citadelle, entourée de remparts. En levant la tête au ciel, il s'aperçut que chaque créneau était coiffé d’un crâne humain. Il en compta quatre vingt dix neuf. Emporté par sa curiosité, il franchit le lourd portail qui en permettait l´accès. Une atmosphère austère y régnait. Sur son chemin vint à passer un petit homme à l’allure pressée. Il s´en approcha pour l´interroger mais l´homme l’interrompit :
- Quitte cette ville, étranger !
- Mais pourquoi donc ?
- Elle cause la perte de tous les jeunes hommes qui s’y aventurent.
- Et ces crânes humains, qu’est-ce que cela veut dire ?
- Le sultan fait couper la tête des prétendants de sa fille auxquels il soumet une énigme que personne n’a réussi à résoudre.
- Ciel ! Mais quelle est donc cette énigme ?
- La princesse, d’une beauté sans pareille, a une mystérieuse marque de naissance sur le corps. Quiconque voudrait l’épouser doit deviner de quoi il s’agit, à ses risques et périls.
Le prince, qui aimait les défis, se laissa tenter. Mais avant de se porter candidat, il s’installa discrètement dans la ville. Il avait déjà sa petite idée derrière la tête et se mit à la recherche d’un bijoutier de renom. L’ayant trouvé, il demanda à entrer en apprentissage. Le maître accepta. Mais au bout de quelques jours, il s’aperçut que son apprenti, bien que fidèle au poste chaque matin, n’était pas attentif au métier. Il s’en inquiéta :
- Jeune homme, je vois bien que ce n’est pas le métier que tu cherches à acquérir. Pour quelle raison es-tu là ?
Sans détours, le prince sortit une bourse d’or et la posa sur l’établi :
- Je suis le fils d’un grand roi et je ferai ta fortune si tu m’aides à m’introduire secrètement dans la chambre de la princesse.
- Mais tu es fou ?
- Non ! C’est le seul moyen de découvrir la marque qu’elle porte sur le corps afin de l’épouser et d’arrêter le massacre.
Le bijoutier ne se fit pas prier plus longtemps et se mit à l’ouvrage. Il fabriqua une magnifique gazelle d’or de grande taille dont l’abdomen creux était doté d’une porte secrète. Cette prodigieuse et inestimable œuvre d’art ne pouvait être acquise que par le roi qui en fit cadeau à sa fille. Avant de la livrer, ainsi qu’il en avait été convenu, le bijoutier y enferma le prince. La gazelle, fut déposée dans la chambre de la princesse qui voulait l’admirer tout à son aise.
Voilà comment, dès la première nuit, le prince activa l’astucieux mécanisme et sortit du ventre de la gazelle. Alors que la princesse dormait profondément, à pas de velours, il saisit la chandelle qui se trouvait sur le chevet, l’éteignit, et la déposa sur un guéridon au pied du lit. Dès le réveil, la princesse remarqua que la chandelle avait été déplacée. Et plus surprenant, elle ne s’était pas consumée. Intriguée, elle mena une discrète enquête auprès de ses servantes mais sans résultat. La nuit suivante, elle se cacha derrière les rideaux de sa fenêtre pour confondre un éventuel intrus mais elle céda rapidement au sommeil. Le prince en profita pour répéter son manège de la veille. La princesse sentit sourdre en elle une angoisse infinie. Elle tenta de veiller sans y parvenir. Après la troisième nuit, convaincue qu’il s’agissait d’une manifestation de l’invisible, elle implora :
- Ô toi qui perturbes mon sommeil, qui que tu sois, Djinn ou humain, montre-toi !
- Fais-moi serment sacré de ne révéler ma présence à personne et je te dirai toute la vérité, répondit une voix étouffée.
La princesse sursauta, se reprit, et fit serment. Alors, le ventre de la gazelle s’ouvrit et le prince apparut, majestueux. Il se présenta selon les coutumes de son rang :
- Ô merveilleuse princesse, ne crains rien, je suis fils de roi et je ne te veux aucun mal. J’ai risqué ma vie pour venir jusqu’ici. Fais-moi la faveur de me révéler le secret de ta marque de naissance et j’irai demander ta main.
La surprise passée, le visage de la jeune fille s’illumina et elle s’exclama :
- Ô noble étranger, ton courage m’honore et une parole donnée relève du sacré.
Et, joignant le geste à la parole, elle découvrit son épaule. Il ne restait plus au prince qu’à quitter le palais comme il y était entré. Il eut l’idée ingénieuse de briser une patte de la gazelle avant de s’y cacher. La princesse, devenue sa complice, exigea qu’on la portât chez le bijoutier pour la réparer.
Le lendemain, richement vêtu et portant les armures et les écussons de son royaume, le prince se présenta au sultan et lui demanda la main de sa fille. Le monarque le mit en garde :
- Ignorez-vous les conditions, mon ami ? Si vous échouez, à tout jamais votre crâne sera le centième à orner mes remparts.
Le prince, impassible, répondit :
- Sire ! J’ai la solution à votre énigme. Sur l’épaule droite de la princesse, poussent un long cheveu noir, un long cheveu d’or et un long cheveu d’argent.
Le sultan n’eut d’autre choix que d’accorder la main de sa fille à ce prétendant si avisé. Une grande cérémonie fut organisée. On y célébra à la fois le mariage et la fin de cette cruelle épreuve. En guise de dot, la princesse n’emporta que la gazelle d’or.
Mon histoire a suivi le cours de la rivière et moi je suis restée avec les seigneurs !
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08 Jui 2014 18:33 #86133
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le vieil homme
Un vieil homme vivait avec son unique fils dans une petite ferme. Ils ne possédaient qu’un cheval, avec lequel ils pouvaient cultiver des champs et vivre dignement.
Un jour, le cheval s’enfuit. Les habitants du village, inquiets pour le vieil homme et son fils, vinrent le trouver.
- Quel horrible malheur ! s’écrièrent-ils.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ? répondit le vieil homme d’un ton tranquille.
Une semaine plus tard, le cheval revint à la tête d’un troupeau de magnifiques chevaux sauvages attachés à sa sangle.
- Quelle chance incroyable ! dirent les gens du village en apprenant la nouvelle.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ? répondit à nouveau le vieil homme.
La semaine suivante, le fils voulut dresser un des chevaux sauvages.
Mais celui-ci le jeta à terre, lui rompant une jambe. Le vieil homme dut alors accomplir seul tous les travaux des champs.
- Quel terrible coup du sort ! s’exprimèrent les gens du village.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ?
Quelques jours plus tard, le pays entra en guerre contre le pays voisin.
Les soldats arrivèrent au village pour enrôler tous les hommes aptes au combat. Les jeunes hommes du village durent aller au front et nombre d’entre eux moururent.
Le fils du vieil homme, lui, put rester au village grâce à sa jambe cassée.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ?
Un jour, le cheval s’enfuit. Les habitants du village, inquiets pour le vieil homme et son fils, vinrent le trouver.
- Quel horrible malheur ! s’écrièrent-ils.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ? répondit le vieil homme d’un ton tranquille.
Une semaine plus tard, le cheval revint à la tête d’un troupeau de magnifiques chevaux sauvages attachés à sa sangle.
- Quelle chance incroyable ! dirent les gens du village en apprenant la nouvelle.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ? répondit à nouveau le vieil homme.
La semaine suivante, le fils voulut dresser un des chevaux sauvages.
Mais celui-ci le jeta à terre, lui rompant une jambe. Le vieil homme dut alors accomplir seul tous les travaux des champs.
- Quel terrible coup du sort ! s’exprimèrent les gens du village.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ?
Quelques jours plus tard, le pays entra en guerre contre le pays voisin.
Les soldats arrivèrent au village pour enrôler tous les hommes aptes au combat. Les jeunes hommes du village durent aller au front et nombre d’entre eux moururent.
Le fils du vieil homme, lui, put rester au village grâce à sa jambe cassée.
- Qui sait… qui sait ce que cela peut amener de bon ?
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22 Jui 2014 22:07 #86134
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le roi qui avait décidé d’être généreux
Un roi d’Iran dit à un derviche : « Raconte-moi une histoire.
-- Majesté, dit le derviche, je te conterai l’histoire du roi arabe Hatim Taï, l’homme le plus généreux de tous les temps. Si tu pouvais lui ressembler, tu serais en vérité le plus grand roi vivant.
-- Eh bien, raconte ! dit le roi, mais si tu ne me contentes pas, tu auras la tête tranchée pour avoir porté atteinte à ma réputation de générosité. »
L’usage voulait à la cour de Perse que l’on dise au souverain qu’il possédait déjà des qualités excellentes, qui ne pouvaient être égalées par aucun homme des temps passés, présents ou futurs.
« Je disais donc, dit le derviche, à la manière des derviches, qui ne se démontent pas facilement, que le roi arabe Hatim Taï était généreux selon la lettre et l’esprit, et qu’il l’emportait en générosité sur tous les autres hommes. »
Et le derviche conta l’histoire que voici.
Un autre roi arabe, qui convoitait les biens, les villages et les oasis, les chameaux et les combattants de Hatim Taï, dépêcha un messager auprès de celui-ci, porteur d’une déclaration de guerre : Rends-toi, sinon je vaincrai ton armée, j’envahirai tes territoires, je te déposséderai de ta souveraineté.
Dès que Hatim et sa cour eurent pris connaissance du message, les conseillers proposèrent que l’on mette l’armée sur le pied de guerre pour défendre le royaume.
« Nous sommes sûrs, ajoutèrent-ils, que, parmi tes fidèles sujets, aucun homme, aucune femme en état de se battre n’hésitera à sacrifier sa vie pour son roi bien-aimé. »
Hatim, contre toute attente, repoussa ces conseils :
« Non, dit-il, je ne veux pas que vous vous jetiez dans la bataille et versiez votre sang pour moi : je vais m’enfuir. Causer la mort d’un seul homme, d’une seule femme, serait contraire à la générosité. Si vous vous rendez sans livrer bataille, ce roi se bornera à prendre une part de votre temps et de votre argent, et notre pays n’éprouvera aucune perte ; par contre, si vous résistez, il sera en droit, de par les lois de la guerre, de considérer vos biens comme butin : si vous êtes vaincus, vous serez sans le sou. »
Sur ces mots, Hatim prit un bâton solide et marcha vers la montagne proche. Il élut domicile dans une grotte, et s’immergea dans la contemplation.
La plupart de ses sujets furent profondément impressionnés par le sacrifice de Hatim : il avait renoncé pour eux à ses richesses et à son rang. Il s’en trouva quelques-uns, désireux de se faire un nom sur le champ de bataille, pour grommeler : « Sommes-nous sûrs que cet homme n’est pas tout simplement un lâche ? » Certains, qui n’étaient guère courageux, murmurèrent contre lui : « Après tout, disaient-ils, Hatim a sauvé sa peau, et nous abandonne à un sort incertain. Peut-être allons-nous devenir les esclaves de ce roi inconnu qui est, en tout cas, assez tyrannique pour déclarer la guerre à ses voisins. »
D’autres, ne sachant que penser, gardèrent le silence : ils voulaient en savoir davantage avant de Prendre une décision.
Et c’est ainsi que le roi-tyran, à la tête d’une armée flamboyante, prit possession des territoires de Hatim Taï. Il n’augmenta point les impôts et ne s’appropria rien de plus que ce que Hatim avait pris en échange de la protection qu’il accordait et de la justice qu’il dispensait. Cela n’empêcha pas les gens de chuchoter qu’en réalité le royaume dont il s’était emparé lui avait été généreusement cédé par Hatim Taï.
« Je ne serai le véritable maître de ce pays, déclara le nouveau roi, qu’après avoir capturé Hatim Taï. Tant qu’il vivra, certains parmi ces gens lui demeureront fidèles. Cela signifie qu’ils ne sont pas vraiment mes sujets, même s’ils se comportent apparemment comme tels. »
Il prit donc un décret aux termes duquel quiconque lui amènerait Hatim Taï recevrait en récompense cinq mille pièces d’or. Ce dernier n’en savait rien, bien sûr. Un jour, alors qu’il était assis à l’entrée de sa grotte, il surprit une conversation entre un bûcheron et sa femme.
« Ma chère femme, disait le bûcheron, je suis vieux maintenant, tu es bien plus jeune que moi, nous avons des enfants en bas âge : il est dans l’ordre des choses que je meure avant toi, alors que nos enfants seront encore à notre charge. Si seulement nous pouvions trouver Hatim Taï et le capturer, et recevoir les cinq mille pièces d’or de récompense que le nouveau roi a promis, ton avenir serait assuré…
-- Quelle honte ! répondit sa femme. Mieux vaudrait que tu meures, et que les enfants et moi, nous mourions de faim, plutôt que de nous déshonorer en vendant l’homme le plus généreux de tous les temps, qui a tout sacrifié pour nous.
-- Tout ça, c’est bien joli, dit le vieil homme, mais chacun doit agir dans son intérêt. Après tout, j’ai la responsabilité d’une famille… De toute façon, ils sont chaque jour plus nombreux ceux qui pensent que Hatim est un lâche. Avant longtemps, ils se mettront à fouiller tous les lieux qui pourraient lui servir de cachette.
-- La croyance dans la lâcheté du roi est entretenue par l’amour de l’or. Que ces bavardages continuent, Hatim aura vécu en vain ! »
À ce moment, Hatim se leva et se montra au couple étonné.
« Je suis Hatim Taï, dit-il, amenez-moi au palais, et réclamez votre récompense. »
Le vieil homme eut honte ; ses yeux se remplirent de larmes.
« Non, grand Hatim, dit-il, je ne peux me résoudre à faire ça. »
Tandis qu’ils discutaient, des gens, qui recherchaient le roi fugitif, s’approchèrent.
« Si tu ne le fais pas, dit Hatim au bûcheron, je me livrerai au roi et lui dirai que tu m’as caché. Et il te fera exécuter pour trahison. »
Ayant reconnu Hatim, les gens s’avancèrent, s’emparèrent de lui et l’amenèrent à la cour. Le malheureux bûcheron les suivait.
Quand ils furent en présence du nouveau roi, chacun revendiqua la capture de Hatim. Celui-ci, voyant que son successeur demeurait indécis, demanda la permission de parler :
« O roi, tu devrais recevoir aussi mon témoignage. J’ai été capturé par ce vieux bûcheron, par personne d’autre. Donne-lui sa récompense, et fais de moi ce qu’il te plaira… »
À ces mots, le bûcheron s’avança et dit la vérité au roi : comment Hatim s’était sacrifié pour assurer l’avenir de sa famille.
Le nouveau roi en fut si bouleversé qu’il ordonna à son armée de se retirer, replaça Hatim Taï sur le trône et retourna dans son pays.
Quand il eut entendu cette histoire, le roi d’Iran, oubliant la menace proférée à l’égard du derviche, déclara :
« Voilà un excellent conte, ô derviche ! Nous saurons en tirer profit. Toi, de toute façon, tu ne peux en tirer profit, puisque tu n’attends plus rien de cette vie et que tu ne possèdes rien. Moi, je suis roi. Et je suis riche. Ces Arabes, des gens qui se nourrissent de lézards bouillis, quand bien même seraient-ils rois, ne font pas le poids face aux Persans, pour ce qui est de la vraie générosité. J’ai une idée ! Mettons-nous au travail ! »
Le roi d’Iran emmena le derviche à l’extérieur du palais, là où s’étendait un grand espace vide. Il y avait convoqué ses meilleurs architectes. Ceux-ci devraient concevoir et bâtir un vaste palais, qui comporterait en son centre une chambre forte et dont les murs seraient percés de quarante fenêtres.
Une fois les travaux achevés, le roi mobilisa tous les moyens de transport disponibles. Des mois durant, des milliers de pièces d’or furent acheminées vers le palais. Quand la chambre forte fut pleine, les envoyés du roi proclamèrent ce qui suit :
« Écoutez ! Le Roi des Rois, Fontaine de Générosité, a décrété la construction d’un palais aux quarante fenêtres. Il paraîtra chaque jour à l’une d’entre elles pour distribuer de l’or à tous les indigents. »
Bien entendu, une foule immense s’assemblait quotidiennement sous les fenêtres du palais. Le roi paraissait à l’une d’elles et donnait une pièce d’or à chacun. Il avait remarqué dans la foule un derviche : chaque jour il se présentait à la fenêtre, prenait sa pièce et s’esquivait.
« Sans doute ce saint homme apporte-t-il les pièces à un nécessiteux dont il prend soin », pensa-t-il d’abord.
Puis, voyant que le derviche continuait de venir tous les jours sans exception, il se dit :
« Sans doute pratique-t-il la charité secrète, selon la coutume derviche, et redistribue-t-il l’or aux gens dans le besoin… »
Quand il le voyait partir avec sa pièce quotidienne, il l’excusait en pensée.
Puis il recommença à se poser des questions. Le quarantième jour, sa patience atteignit sa limite. Lui saisissant la main, il s’écria :
« Misérable ingrat ! Jamais tu ne dis merci. Tu ne me donnes aucune marque d’estime. Tu ne souris pas, tu ne salues pas, et tous les jours tu reviens ! Combien de temps cela va-t-il durer ? Thésaurises-tu à mes dépens, ou prêtes-tu à intérêt l’or que je te donne ? Vraiment, tu n’es pas digne de porter la robe rapiécée ! »
Le derviche jeta les quarante pièces d’or qu’il avait reçues :
« Sache, ô Roi d’Iran, que seul est généreux celui qui donne sans avoir le sentiment d’être généreux, qui est aussi capable de patience, et ne se montre pas soupçonneux. »
-- Majesté, dit le derviche, je te conterai l’histoire du roi arabe Hatim Taï, l’homme le plus généreux de tous les temps. Si tu pouvais lui ressembler, tu serais en vérité le plus grand roi vivant.
-- Eh bien, raconte ! dit le roi, mais si tu ne me contentes pas, tu auras la tête tranchée pour avoir porté atteinte à ma réputation de générosité. »
L’usage voulait à la cour de Perse que l’on dise au souverain qu’il possédait déjà des qualités excellentes, qui ne pouvaient être égalées par aucun homme des temps passés, présents ou futurs.
« Je disais donc, dit le derviche, à la manière des derviches, qui ne se démontent pas facilement, que le roi arabe Hatim Taï était généreux selon la lettre et l’esprit, et qu’il l’emportait en générosité sur tous les autres hommes. »
Et le derviche conta l’histoire que voici.
Un autre roi arabe, qui convoitait les biens, les villages et les oasis, les chameaux et les combattants de Hatim Taï, dépêcha un messager auprès de celui-ci, porteur d’une déclaration de guerre : Rends-toi, sinon je vaincrai ton armée, j’envahirai tes territoires, je te déposséderai de ta souveraineté.
Dès que Hatim et sa cour eurent pris connaissance du message, les conseillers proposèrent que l’on mette l’armée sur le pied de guerre pour défendre le royaume.
« Nous sommes sûrs, ajoutèrent-ils, que, parmi tes fidèles sujets, aucun homme, aucune femme en état de se battre n’hésitera à sacrifier sa vie pour son roi bien-aimé. »
Hatim, contre toute attente, repoussa ces conseils :
« Non, dit-il, je ne veux pas que vous vous jetiez dans la bataille et versiez votre sang pour moi : je vais m’enfuir. Causer la mort d’un seul homme, d’une seule femme, serait contraire à la générosité. Si vous vous rendez sans livrer bataille, ce roi se bornera à prendre une part de votre temps et de votre argent, et notre pays n’éprouvera aucune perte ; par contre, si vous résistez, il sera en droit, de par les lois de la guerre, de considérer vos biens comme butin : si vous êtes vaincus, vous serez sans le sou. »
Sur ces mots, Hatim prit un bâton solide et marcha vers la montagne proche. Il élut domicile dans une grotte, et s’immergea dans la contemplation.
La plupart de ses sujets furent profondément impressionnés par le sacrifice de Hatim : il avait renoncé pour eux à ses richesses et à son rang. Il s’en trouva quelques-uns, désireux de se faire un nom sur le champ de bataille, pour grommeler : « Sommes-nous sûrs que cet homme n’est pas tout simplement un lâche ? » Certains, qui n’étaient guère courageux, murmurèrent contre lui : « Après tout, disaient-ils, Hatim a sauvé sa peau, et nous abandonne à un sort incertain. Peut-être allons-nous devenir les esclaves de ce roi inconnu qui est, en tout cas, assez tyrannique pour déclarer la guerre à ses voisins. »
D’autres, ne sachant que penser, gardèrent le silence : ils voulaient en savoir davantage avant de Prendre une décision.
Et c’est ainsi que le roi-tyran, à la tête d’une armée flamboyante, prit possession des territoires de Hatim Taï. Il n’augmenta point les impôts et ne s’appropria rien de plus que ce que Hatim avait pris en échange de la protection qu’il accordait et de la justice qu’il dispensait. Cela n’empêcha pas les gens de chuchoter qu’en réalité le royaume dont il s’était emparé lui avait été généreusement cédé par Hatim Taï.
« Je ne serai le véritable maître de ce pays, déclara le nouveau roi, qu’après avoir capturé Hatim Taï. Tant qu’il vivra, certains parmi ces gens lui demeureront fidèles. Cela signifie qu’ils ne sont pas vraiment mes sujets, même s’ils se comportent apparemment comme tels. »
Il prit donc un décret aux termes duquel quiconque lui amènerait Hatim Taï recevrait en récompense cinq mille pièces d’or. Ce dernier n’en savait rien, bien sûr. Un jour, alors qu’il était assis à l’entrée de sa grotte, il surprit une conversation entre un bûcheron et sa femme.
« Ma chère femme, disait le bûcheron, je suis vieux maintenant, tu es bien plus jeune que moi, nous avons des enfants en bas âge : il est dans l’ordre des choses que je meure avant toi, alors que nos enfants seront encore à notre charge. Si seulement nous pouvions trouver Hatim Taï et le capturer, et recevoir les cinq mille pièces d’or de récompense que le nouveau roi a promis, ton avenir serait assuré…
-- Quelle honte ! répondit sa femme. Mieux vaudrait que tu meures, et que les enfants et moi, nous mourions de faim, plutôt que de nous déshonorer en vendant l’homme le plus généreux de tous les temps, qui a tout sacrifié pour nous.
-- Tout ça, c’est bien joli, dit le vieil homme, mais chacun doit agir dans son intérêt. Après tout, j’ai la responsabilité d’une famille… De toute façon, ils sont chaque jour plus nombreux ceux qui pensent que Hatim est un lâche. Avant longtemps, ils se mettront à fouiller tous les lieux qui pourraient lui servir de cachette.
-- La croyance dans la lâcheté du roi est entretenue par l’amour de l’or. Que ces bavardages continuent, Hatim aura vécu en vain ! »
À ce moment, Hatim se leva et se montra au couple étonné.
« Je suis Hatim Taï, dit-il, amenez-moi au palais, et réclamez votre récompense. »
Le vieil homme eut honte ; ses yeux se remplirent de larmes.
« Non, grand Hatim, dit-il, je ne peux me résoudre à faire ça. »
Tandis qu’ils discutaient, des gens, qui recherchaient le roi fugitif, s’approchèrent.
« Si tu ne le fais pas, dit Hatim au bûcheron, je me livrerai au roi et lui dirai que tu m’as caché. Et il te fera exécuter pour trahison. »
Ayant reconnu Hatim, les gens s’avancèrent, s’emparèrent de lui et l’amenèrent à la cour. Le malheureux bûcheron les suivait.
Quand ils furent en présence du nouveau roi, chacun revendiqua la capture de Hatim. Celui-ci, voyant que son successeur demeurait indécis, demanda la permission de parler :
« O roi, tu devrais recevoir aussi mon témoignage. J’ai été capturé par ce vieux bûcheron, par personne d’autre. Donne-lui sa récompense, et fais de moi ce qu’il te plaira… »
À ces mots, le bûcheron s’avança et dit la vérité au roi : comment Hatim s’était sacrifié pour assurer l’avenir de sa famille.
Le nouveau roi en fut si bouleversé qu’il ordonna à son armée de se retirer, replaça Hatim Taï sur le trône et retourna dans son pays.
Quand il eut entendu cette histoire, le roi d’Iran, oubliant la menace proférée à l’égard du derviche, déclara :
« Voilà un excellent conte, ô derviche ! Nous saurons en tirer profit. Toi, de toute façon, tu ne peux en tirer profit, puisque tu n’attends plus rien de cette vie et que tu ne possèdes rien. Moi, je suis roi. Et je suis riche. Ces Arabes, des gens qui se nourrissent de lézards bouillis, quand bien même seraient-ils rois, ne font pas le poids face aux Persans, pour ce qui est de la vraie générosité. J’ai une idée ! Mettons-nous au travail ! »
Le roi d’Iran emmena le derviche à l’extérieur du palais, là où s’étendait un grand espace vide. Il y avait convoqué ses meilleurs architectes. Ceux-ci devraient concevoir et bâtir un vaste palais, qui comporterait en son centre une chambre forte et dont les murs seraient percés de quarante fenêtres.
Une fois les travaux achevés, le roi mobilisa tous les moyens de transport disponibles. Des mois durant, des milliers de pièces d’or furent acheminées vers le palais. Quand la chambre forte fut pleine, les envoyés du roi proclamèrent ce qui suit :
« Écoutez ! Le Roi des Rois, Fontaine de Générosité, a décrété la construction d’un palais aux quarante fenêtres. Il paraîtra chaque jour à l’une d’entre elles pour distribuer de l’or à tous les indigents. »
Bien entendu, une foule immense s’assemblait quotidiennement sous les fenêtres du palais. Le roi paraissait à l’une d’elles et donnait une pièce d’or à chacun. Il avait remarqué dans la foule un derviche : chaque jour il se présentait à la fenêtre, prenait sa pièce et s’esquivait.
« Sans doute ce saint homme apporte-t-il les pièces à un nécessiteux dont il prend soin », pensa-t-il d’abord.
Puis, voyant que le derviche continuait de venir tous les jours sans exception, il se dit :
« Sans doute pratique-t-il la charité secrète, selon la coutume derviche, et redistribue-t-il l’or aux gens dans le besoin… »
Quand il le voyait partir avec sa pièce quotidienne, il l’excusait en pensée.
Puis il recommença à se poser des questions. Le quarantième jour, sa patience atteignit sa limite. Lui saisissant la main, il s’écria :
« Misérable ingrat ! Jamais tu ne dis merci. Tu ne me donnes aucune marque d’estime. Tu ne souris pas, tu ne salues pas, et tous les jours tu reviens ! Combien de temps cela va-t-il durer ? Thésaurises-tu à mes dépens, ou prêtes-tu à intérêt l’or que je te donne ? Vraiment, tu n’es pas digne de porter la robe rapiécée ! »
Le derviche jeta les quarante pièces d’or qu’il avait reçues :
« Sache, ô Roi d’Iran, que seul est généreux celui qui donne sans avoir le sentiment d’être généreux, qui est aussi capable de patience, et ne se montre pas soupçonneux. »
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01 Oct 2014 20:58 #86135
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Conte berbère de Kabylie : LE RUSE ET LE SIMPLET
Dans les montagnes de Kabylie vivaient un vieux et une vieille. Ils avaient 2 fils. L’un était rusé, l’autre simplet. Et oui c’est parfois comme ça dans une famille.
Un jour le vieux père dit à ses fils :
- Mes fils, nous sommes vieux et fatigués. Voilà venu le moment de nous venir en aide. Demain vous irez au champ pour retourner la terre à notre place.
Le lendemain matin, le vieux leur remet deux pioches (parce que là-bas la terre est dure à travailler) et la mère une sacoche contenant des olives et un morceau de pain pour le repas.
Le chemin est long jusqu’au champ et il fait si beau. Alors, ils jouent tout le long du chemin à cache-cache et ils grimpent aux arbres pour dénicher des nids.., jouer ça donne faim. Ils s’installent donc pour manger les olives et le pain avant de repartir. Arrivés au champ, il fait trop chaud pour travailler. Alors les deux frères s’installent sous un olivier et font une grande sieste. :Hum!
Quand ils se réveillent, la journée est presque finie :
-Ah quoi bon travailler ?
Alors, ils ramassent quelques branches de bois mort pour le feu et rentrent à la maison.
Une fois arrivés, leur vieux père demande :
- AIors mes fils vous avez bien travaillé?
Les deux frères hochent la tête pour dire :oui!
Et le père ajoute :
- Demain vous sèmerez des fèves et des petits pois. Le lendemain matin le père leur remet un sac contenant des fèves et des petits pois bien tendres et la vielle mère une sacoche avec les olives et le pain pour le repas.
Les deux frères repartent. Il fait si beau, tellement beau, qu’ils jouent tout le long du chemin et qu’ils grimpent encore aux arbres pour dénicher des nids Puis, comme ils ont faim, ils s’installent pour manger. Ils mangent les olives et le morceau de pain et comme ils ont encore faim, ils prennent une poignée des fèves et de petits pois. lls sont si tendres et si croquants, qu’ils en mangent une deuxième puis une troisième et bientôt, il ne reste plus rien dans le sac.
Alors ils repartent. Arrivés au champ, il fait trop chaud pour travailler...Les deux frères s’installent donc à l’ombre de l’olivier et font une grande sieste hum !
Quand ils se réveillent, la journée est presque finie et ils n’ont plus rien à semer. Alors, ils ramassent quelques branches de bois mort et rentrent à la maison.
Là, le vieux père leur demande :
- Aors mes fils, vous avez semé ? Les deux frères se contentent de hocher la tête. Et le père ajoute :
- Demain, vous irez arroser.
Et le temps a fait ce qu’il avait à faire, il a passé. Chaque jour, ils allaient au champ et revenaient sans avoir travaillé. L’hiver est venu, le vieux père les envoyait de temps à autre pour surveiller si tout poussait.
Et puis, l’abeille s’est mise à bourdonner et l’oiseau à chanter. Le printemps était là. Les paysans alentour, remontaient de leurs champs des paniers remplis de fèves et de petits pois qu’ils allaient vendre au marché. Le vieux père a dit à ses fils :
- Demain vous irez faire la récolte. Le lendemain, ils sont repartis avec un âne chargé de deux grands paniers. En chemin, ils n’ont pas joué, ils n’avaient pas trop envie.
Arrivés de bonne heure au champ le Simplet a dit à son frère :
- Qu’est ce qu'on va faire, nous n'avons rien à récolter ?
Le simplet lui a répondu ;
- Regarde cette plume que j’ai dans ma main. Je vais la lancer en l’air. Là où elle tombera, nous ferons notre récolte. Il a lancé la plumé qui s’est envolée dans les airs, ils l’ont suivie avec leur âne. Ils ont traversé un ruisseau et voilà que la plume se pose dans un champ.extraordinaire !
Ily a là toutes sortes de fleurs et de plantes gigantesques...et dans un coin du champ, des fèves et des petits pois gros comme ça.
Ils attachent leur âne à un arbre et se mettent à remplir les paniers, Seulement, ce qu’ils ne savent pas c’est que ce champ appartient àTSERIEL L’ogresse. Et elle se tient là cachée derrière un arbre en se disant :
- Patience mes petits, patience…
En attendant, elle a mangé l'âne et lorsque les deux paniers étaient remplis à ras bord, elle a surgi devant les deux garçons :
- Alors mes fils, que faites-vous dans mon champ ?
ils ont tout de suite reconnu TSERIEL et ils ont baissé la tête et se sont mis à trembler. TSERIEL a ajouté :
Il se fait tard, vous ne pouvez pas rentrer chez vous à cette heure. Vous mangerez et dormirez chez moi ce soir !
Et TSERIEL les a fait rentrer dans sa maison. Là, elle a demandé au simplet :
- Qu'est-ce que tu manges, du couscous de blé ou du couscous de cendre ?
Le simplet n'a pas réfléchi et a dit :
- Du couscous de blé !
- Eh bien, tu auras du couscous de cendre ! et puis elle a demandé au rusé :
- Et toi mon fils, qu'est-ce que tu veux manger ?
Le rusé a répondu :
- Du couscous de cendre vieille mère !
Après ce reaps, ils se sont couchés. Le simplet s'est aussitôt endeormi. Le rusé lui ne dormait pas. Il savait bien que personne n'était jamais ressorti vivant de chez l'ogresse et il se demandait quoi faire.
Il a eu une idée. Il est allé trouver TSERIEL et lui a dit :
- Vieille mère, parfois la nuit je me réveille et je fais du bruit. Je ne voudrais pas tedéranger, toi qui nous a si bien accueillis. Aussi dis-moi comment le sommeil fait-il pour entrer en toi.
L’ogresse lui a répondu :
- C’est facile mon fils ! Lorsque tu entendras dans mon ventre tous les animaux quej’ai mangés alors tu peux être sûr que je dors.
Le rusé s’est recouché, mais il ne dormait que d’un oeil. C’est alors qu’il a entendu son âne braire dans le ventre de TSERIEL et puis une vache meugler, un mouton bêler et 3 poules caqueter.
Il a réveillé le Simplet qui dormait à poings fermés et il a ouvert la porte de la maison. Puis il lui a dit :
- Fais bien attention la porte, mon frère. Le simplet a donc pris la porte sur son dos.
Et ils étaient là dehors à courir, le rusé devant et le simplet qui soufflait derrière. Voilà que le rusé aperçoit un buisson d’épines. Il dit alors à son frère :
- Fais bien attention aux épines ! Et le simplet, qu’est-ce qu’il a fait ? Ils posé la porte et a pris les épines sur son dos. Et puis ils ont continué de courir. Plus loin, le rusé voit une pierre il dit à son frère :
- Mon frère, fais bien attention à la pierre. Et le simplet qu’est- ce qu’il fait ? Il pose les épines et prend la pierre sur son dos. Encore plus loin le rusé aperçoit un olivier qui barre le chemin. Il dit à son frère :
- Fais bien attention la pierre. Et le simplet, qu’est-ce qu’il fait ? Il pose la pierre, arrache l’olivier et le porte sur son dos. Et voilà que devant le rusé, se trouve une rivière profonde et infranchissable. Il s’arréte et dit son frère :
- Que faire, nous ne pouvons plus avancer ? Il se retourne et voit l’olivier sur le dos de son, frère. Il lui dit :
- Quelle bonne idée tu as eu mon frère !
Le Simplet dépose l’olivier au bord de l’eau. Ils grimpent sur le trouc et emportés par le courant ils s’éloignent...
Bientôt, ils aperçoiveut leur village, partout des cris et de la lumière. C’est que tout le village est à leur recherche. Lorsqu’on les reconnaît, personne n'en, croit ses yeux.
Alors le rusé dit :
- Père, mère, nous avons menti
Et la vielle mère lui répond :
- Je sais mon fils mais que m’importe les fèves et les petits pois, puisque vous nous êtes rendus...
Un jour le vieux père dit à ses fils :
- Mes fils, nous sommes vieux et fatigués. Voilà venu le moment de nous venir en aide. Demain vous irez au champ pour retourner la terre à notre place.
Le lendemain matin, le vieux leur remet deux pioches (parce que là-bas la terre est dure à travailler) et la mère une sacoche contenant des olives et un morceau de pain pour le repas.
Le chemin est long jusqu’au champ et il fait si beau. Alors, ils jouent tout le long du chemin à cache-cache et ils grimpent aux arbres pour dénicher des nids.., jouer ça donne faim. Ils s’installent donc pour manger les olives et le pain avant de repartir. Arrivés au champ, il fait trop chaud pour travailler. Alors les deux frères s’installent sous un olivier et font une grande sieste. :Hum!
Quand ils se réveillent, la journée est presque finie :
-Ah quoi bon travailler ?
Alors, ils ramassent quelques branches de bois mort pour le feu et rentrent à la maison.
Une fois arrivés, leur vieux père demande :
- AIors mes fils vous avez bien travaillé?
Les deux frères hochent la tête pour dire :oui!
Et le père ajoute :
- Demain vous sèmerez des fèves et des petits pois. Le lendemain matin le père leur remet un sac contenant des fèves et des petits pois bien tendres et la vielle mère une sacoche avec les olives et le pain pour le repas.
Les deux frères repartent. Il fait si beau, tellement beau, qu’ils jouent tout le long du chemin et qu’ils grimpent encore aux arbres pour dénicher des nids Puis, comme ils ont faim, ils s’installent pour manger. Ils mangent les olives et le morceau de pain et comme ils ont encore faim, ils prennent une poignée des fèves et de petits pois. lls sont si tendres et si croquants, qu’ils en mangent une deuxième puis une troisième et bientôt, il ne reste plus rien dans le sac.
Alors ils repartent. Arrivés au champ, il fait trop chaud pour travailler...Les deux frères s’installent donc à l’ombre de l’olivier et font une grande sieste hum !
Quand ils se réveillent, la journée est presque finie et ils n’ont plus rien à semer. Alors, ils ramassent quelques branches de bois mort et rentrent à la maison.
Là, le vieux père leur demande :
- Aors mes fils, vous avez semé ? Les deux frères se contentent de hocher la tête. Et le père ajoute :
- Demain, vous irez arroser.
Et le temps a fait ce qu’il avait à faire, il a passé. Chaque jour, ils allaient au champ et revenaient sans avoir travaillé. L’hiver est venu, le vieux père les envoyait de temps à autre pour surveiller si tout poussait.
Et puis, l’abeille s’est mise à bourdonner et l’oiseau à chanter. Le printemps était là. Les paysans alentour, remontaient de leurs champs des paniers remplis de fèves et de petits pois qu’ils allaient vendre au marché. Le vieux père a dit à ses fils :
- Demain vous irez faire la récolte. Le lendemain, ils sont repartis avec un âne chargé de deux grands paniers. En chemin, ils n’ont pas joué, ils n’avaient pas trop envie.
Arrivés de bonne heure au champ le Simplet a dit à son frère :
- Qu’est ce qu'on va faire, nous n'avons rien à récolter ?
Le simplet lui a répondu ;
- Regarde cette plume que j’ai dans ma main. Je vais la lancer en l’air. Là où elle tombera, nous ferons notre récolte. Il a lancé la plumé qui s’est envolée dans les airs, ils l’ont suivie avec leur âne. Ils ont traversé un ruisseau et voilà que la plume se pose dans un champ.extraordinaire !
Ily a là toutes sortes de fleurs et de plantes gigantesques...et dans un coin du champ, des fèves et des petits pois gros comme ça.
Ils attachent leur âne à un arbre et se mettent à remplir les paniers, Seulement, ce qu’ils ne savent pas c’est que ce champ appartient àTSERIEL L’ogresse. Et elle se tient là cachée derrière un arbre en se disant :
- Patience mes petits, patience…
En attendant, elle a mangé l'âne et lorsque les deux paniers étaient remplis à ras bord, elle a surgi devant les deux garçons :
- Alors mes fils, que faites-vous dans mon champ ?
ils ont tout de suite reconnu TSERIEL et ils ont baissé la tête et se sont mis à trembler. TSERIEL a ajouté :
Il se fait tard, vous ne pouvez pas rentrer chez vous à cette heure. Vous mangerez et dormirez chez moi ce soir !
Et TSERIEL les a fait rentrer dans sa maison. Là, elle a demandé au simplet :
- Qu'est-ce que tu manges, du couscous de blé ou du couscous de cendre ?
Le simplet n'a pas réfléchi et a dit :
- Du couscous de blé !
- Eh bien, tu auras du couscous de cendre ! et puis elle a demandé au rusé :
- Et toi mon fils, qu'est-ce que tu veux manger ?
Le rusé a répondu :
- Du couscous de cendre vieille mère !
Après ce reaps, ils se sont couchés. Le simplet s'est aussitôt endeormi. Le rusé lui ne dormait pas. Il savait bien que personne n'était jamais ressorti vivant de chez l'ogresse et il se demandait quoi faire.
Il a eu une idée. Il est allé trouver TSERIEL et lui a dit :
- Vieille mère, parfois la nuit je me réveille et je fais du bruit. Je ne voudrais pas tedéranger, toi qui nous a si bien accueillis. Aussi dis-moi comment le sommeil fait-il pour entrer en toi.
L’ogresse lui a répondu :
- C’est facile mon fils ! Lorsque tu entendras dans mon ventre tous les animaux quej’ai mangés alors tu peux être sûr que je dors.
Le rusé s’est recouché, mais il ne dormait que d’un oeil. C’est alors qu’il a entendu son âne braire dans le ventre de TSERIEL et puis une vache meugler, un mouton bêler et 3 poules caqueter.
Il a réveillé le Simplet qui dormait à poings fermés et il a ouvert la porte de la maison. Puis il lui a dit :
- Fais bien attention la porte, mon frère. Le simplet a donc pris la porte sur son dos.
Et ils étaient là dehors à courir, le rusé devant et le simplet qui soufflait derrière. Voilà que le rusé aperçoit un buisson d’épines. Il dit alors à son frère :
- Fais bien attention aux épines ! Et le simplet, qu’est-ce qu’il a fait ? Ils posé la porte et a pris les épines sur son dos. Et puis ils ont continué de courir. Plus loin, le rusé voit une pierre il dit à son frère :
- Mon frère, fais bien attention à la pierre. Et le simplet qu’est- ce qu’il fait ? Il pose les épines et prend la pierre sur son dos. Encore plus loin le rusé aperçoit un olivier qui barre le chemin. Il dit à son frère :
- Fais bien attention la pierre. Et le simplet, qu’est-ce qu’il fait ? Il pose la pierre, arrache l’olivier et le porte sur son dos. Et voilà que devant le rusé, se trouve une rivière profonde et infranchissable. Il s’arréte et dit son frère :
- Que faire, nous ne pouvons plus avancer ? Il se retourne et voit l’olivier sur le dos de son, frère. Il lui dit :
- Quelle bonne idée tu as eu mon frère !
Le Simplet dépose l’olivier au bord de l’eau. Ils grimpent sur le trouc et emportés par le courant ils s’éloignent...
Bientôt, ils aperçoiveut leur village, partout des cris et de la lumière. C’est que tout le village est à leur recherche. Lorsqu’on les reconnaît, personne n'en, croit ses yeux.
Alors le rusé dit :
- Père, mère, nous avons menti
Et la vielle mère lui répond :
- Je sais mon fils mais que m’importe les fèves et les petits pois, puisque vous nous êtes rendus...
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