M'hadjya !

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25 Oct 2011 21:21 #86106 par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet M'hadjya !
Le voisin envieux...

Il y a bien longtemps, dans un tout petit village, vivaient un très vieil homme et sa femme. Ils n'avaient jamais pu avoir d'enfant et avaient adopté un petit chien qu'ils aimaient tendrement. Celui-ci, reconnaissant et fidèle, ne s'éloignait jamais d'eux et les suivait partout où ils allaient, qu'ils travaillent dans leur jardin ou dans leur petit champ à la sortie du village.
Un jour que le vieux travaillait dans son potager, il remarqua que le chien flairait et grattait en un certain endroit du gazon, sous un vieux pin. Aussitôt, il cessa de piocher pour l'observer. Le chien s'élança alors vers lui en aboyant de toutes ses forces, rebroussa chemin tout aussi vite, et reprit son manège avec encore plus d'ardeur. Il s'agitait tellement que le vieil homme prit sa pioche et s'approcha du chien, qui se mit à japper de plus belle. Le vieux donna quelques coups de pioche. Au bout d'un moment, il entendit un son clair, et vit un coffre doré. Il l'ouvrit, et découvrit un trésor composé de pièces d'or. Il appela sa femme, qui l'aida à dégager le coffre, et tous deux l'emportèrent à la maison. En un instant, grâce à leur petit chien, les deux vieux étaient devenus riches. Pour remercier l'animal, ils le traitèrent comme un prince, lui donnant les mets les plus délicieux et la couche la plus moelleuse qui fût.

Mais les nouvelles se propagent vite et, dans le petit village, l'histoire de la découverte du trésor se répandit comme une traînée de poudre. Un voisin en perdit même le sommeil de jalousie. Il pensait sans cesse au bonheur des vieux et à leur fortune. Persuadé que le petit chien avait un don pour découvrir les trésors enfouis, il se rendit chez ses voisins afin qu'ils lui prêtent leur animal pour quelques jours.

« Nous aimons tellement notre chien que nous ne saurions nous séparer de lui, pas même une heure » lui dit le vieillard. Mais l'envieux ne se lassa pas. Chaque jour, il revenait avec la même demande, et comme les deux vieux étaient bons et qu'ils ne pouvaient refuser quoi que ce fût à un homme, ils finirent par lui prêter leur chien.

De retour chez lui, le voisin mena l'animal dans son jardin. Aussitôt, il s'arrêta, flaira le sol et se mit à gratter. Le voisin accourut, suivi de sa femme, qui portait une pioche. Ils creusèrent la terre, et trouvèrent un grand tas d'ordures puantes et de vieux os. L'homme fut rempli d'une violente colère. Il leva sa pioche avec rage et tua le petit chien. Le méchant homme courut en geignant chez ses bons voisins, et d'une petite voix leur dit : « Quel malheur ! Votre petit chien est mort brusquement en arrivant dans mon jardin. Personne ne sait comment cela est arrivé. Je n'en suis pas responsable, et je vous en ai porté la nouvelle aussitôt, pour que vous puissiez l'ensevelir. »

Avec beaucoup de tristesse, les deux vieux emmenèrent leur petit chien à l'endroit où il avait trouvé le trésor, et l'enterrèrent sous le vieux pin. Ils pleurèrent, car, dorénavant, ils n'avaient plus personne à aimer qu'eux-mêmes.

Cependant, une nuit, alors que le vieillard dormait, son chien lui apparut en rêve et lui dit : « Coupe l'arbre sous lequel je suis enseveli, et fais-en un mortier à riz. Cela te consolera. »

Dès son réveil, le vieillard raconta son rêve à sa femme. Celle-ci lui conseilla de suivre les instructions du chien. Il avait toujours été gentil avec eux, et son message ne pouvait être qu'un bon présage. Le vieux coupa l'arbre, et fit de son tronc un grand et beau mortier. Le temps de la récolte du riz était arrivé. Le vieillard prit son nouveau mortier et y entassa les grains. Mais au lieu de grains, il en sortit une quantité de pièces d'or brillantes. Les deux vieux se réjouirent de tout leur cœur.

Mais les nouvelles se propagent vite et, dans le petit village, l'histoire du mortier se répandit comme une traînée de poudre. Le voisin envieux en perdit le sommeil de jalousie. Il pensait sans cesse au bonheur des vieux et à leur fortune. Il retourna chez ses voisins et leur demanda de lui prêter leur mortier à riz. « Nous aimons tellement notre mortier que nous ne saurions nous séparer de lui, pas même une heure », lui dit le vieillard.

Mais l'envieux ne se lassa pas. Chaque jour, il revenait avec la même demande, et comme les deux vieux étaient bons et qu'ils ne pouvaient refuser quoi que ce fût à un homme, ils finirent par lui prêter leur mortier. De retour chez lui, le voisin se mit vite à éplucher des grains de riz. Aidé de sa femme, il en amena des ballots entiers, car il comptait bien faire une riche récolte de pièces d'or. Mais, cette fois encore, son avidité fut durement châtiée. Au lieu de pièces d'or, il ne sortit des grains que d'affreuses ordures puantes et de vieux os. L'homme fut rempli d'une violente colère. Il prit un marteau et, avec rage, brisa le mortier en petits morceaux, qu'il brûla.

Le méchant homme courut en geignant chez ses voisins et d'une petite voix leur dit : « Quel malheur ! Votre mortier s'est mis à flamber sans raison. Personne ne sait comment cela est arrivé. Je n'en suis pas responsable, et je vous en ai porté la nouvelle aussitôt, pour que vous ne l'attendiez pas en retour. »

Les bons vieux furent naturellement très peinés en apprenant ce qui était arrivé. Ils allèrent se coucher avec beaucoup de tristesse dans le cœur. Mais une fois encore, le vieil homme vit son chien en rêve. Celui-ci le consola et lui dit d'aller chez son voisin et de lui prendre les cendres du mortier brûlé, de les emporter sur la grand-route et, lorsque le roi passerait, de grimper sur les cerisiers encore dénudés et d'y répandre les cendres. Au passage du cortège royal, les cerisiers fleuriraient aussitôt, dans toute leur splendeur.

Le matin suivant, le vieillard alla chez son voisin et emporta les cendres de son mortier. Et suivant les conseils du chien, il les mit dans un sac et s'en alla sur la grand-route, là où les cerisiers étaient encore nus, car ce n'était pas la saison où les arbres se parent de leur robe de fleurs multicolores et odorantes.

À peine arrivé, il vit venir sur la route le roi et toute sa suite. Il grimpa bien vite sur un cerisier, et au lieu de se jeter face contre terre comme le faisaient tous les sujets en signe de respect, il resta perché sur son arbre. Le roi, lorsqu'il l'aperçut, ordonna à ses soldats de saisir le vieux et de le châtier. Mais le vieillard, sans se laisser intimider, prit les fines cendres de son sac et les répandit sur les arbres des alentours. Aussitôt tout fleurit, et l'air s'emplit d'un parfum enivrant. Le roi en fut si charmé et intrigué qu'il offrit de riches présents au vieillard, et le fit venir dans son château pour l'honorer.

Mais les nouvelles se propagent vite et, dans le petit village, l'histoire des cendres du mortier se répandit comme une traînée de poudre. Le voisin envieux en perdit le sommeil de jalousie. Il pensait sans cesse au bonheur des vieux et à leur fortune. Il ramassa les cendres du mortier qui restaient encore dans la cheminée, et se mit en route pour faire fleurir lui aussi les cerisiers en l'honneur du roi, puisque le vieillard en avait été tellement récompensé.

À peine arrivé, il vit venir sur la route le roi et toute sa suite. Il grimpa bien vite sur un cerisier, et au lieu de se jeter face contre terre comme le faisaient tous les sujets en signe de respect, il resta perché sur son arbre. Le roi, lorsqu'il l'aperçut, ordonna à ses soldats de se saisir du voisin envieux afin de le châtier. Celui-ci prit par poignées les fines cendres de son sac et les répandit sur les arbres des alentours. Aussitôt d'affreuses ordures puantes et de vieux os volèrent jusqu'au visage du roi et des hommes de sa suite en salissant leurs vêtements. Les gardes attrapèrent le méchant homme et le rouèrent de coups. Ils le ligotèrent et le jetèrent en prison, où il resta de longues années.

Mais les nouvelles se propagent vite et, dans le petit village, l'histoire du voisin envieux se répandit comme une traînée de poudre. Lorsqu'il fut enfin remis en liberté, personne ne voulut avoir affaire à lui, et il mourut piteusement peu de temps après.

Quant aux deux vieux, ils n'oublièrent jamais leur cher petit chien. Ils vécurent cependant heureux jusqu'à la fin de leur vie.

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19 Nov 2011 10:32 #86107 par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le bol de bois
Un vieil homme tout frêle va vivre avec son fils, sa bru et son petit-fils de quatre ans.
La main du vieil homme tremblait, sa vue était embrouillée et sa démarche vacillante.
La famille mangeait ensemble à la table. Mais, le vieux grand-papa éprouvait de la difficulté à manger. Les petits pois glissaient de sa cuiller et tombaient sur le plancher.
Quand il prenait son verre de lait, il le renversait sur la nappe.
Le fils et son épouse étaient irrités par le gâchis.
Le fils affirmait « On devrait faire quelque chose à propos de papa »
« J’en ai marre du lait renversé, du bruit qu’il fait en mangeant et de la nourriture sur le plancher. »
Alors, avec son épouse, il installait une table dans un coin de la cuisine.
Là, le grand-père mangeait seul pendant que la famille prenait le repas.
Étant donné que le vieil homme avait brisé de la vaisselle, sa nourriture était servie dans un bol de bois.
Quand la famille jetait un coup d’œil en direction de grand-papa, il leur arrivait de voir une larme glisser sur la joue du vieil homme pendant qu’il était assis tout seul.
Malgré tout, ils continuaient à maugréer contre lui lorsqu’il échappait sa fourchette ou sa nourriture.
Le petit-fils observait tout en silence.
Un soir, avant le souper, le papa remarquait son fils qui jouait avec des morceaux de bois qui jonchaient le plancher.
Il lui demanda gentiment, « que fabriques-tu? » Tout aussi gentiment le petit garçon répondit,
« Oh! Je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous mangiez votre nourriture lorsque je serai plus grand. »
Le petit garçon sourit et continuait son travail.
Ces mots ont eu l’effet d’une bombe sur les parents qui devinrent silencieux. Des larmes commençaient à ruisseler le long de leurs joues… Sans dire un mot, ils savaient ce qu’ils devaient faire.
Ce soir-là, le fils prit la main de son père pour le ramener gentiment à la table familiale.
Pour le reste de ses jours il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour quelque raison, ni le fils ou son épouse ne firent de cas quand il échappait sa fourchette, renversait du lait ou salissait la nappe.
Sur une note positive, j’ai appris que, peu importe quoiqu’il arrive, aussi mauvais que cela semble aujourd’hui, la vie continue, et elle sera meilleure demain.

J’ai appris que nous pouvons en dire beaucoup au sujet d’une personne de la façon qu’elle se comporte devant quatre choses :
Une journée de pluie, les personnes âgées, des bagages égarés et des lumières d’arbre de Noël emmêlées.
J’ai appris que gagner sa vie n’est pas la même chose que de « vivre sa vie. »
J’ai appris que la vie nous donne quelquefois une deuxième chance.
J’ai appris que l’on ne doit pas poursuivre sa vie avec une mitaine de receveur dans chaque main. Nous avons besoin de remettre quelque chose aux autres quelquefois. J’ai appris que si on poursuit le bonheur, il va nous échapper.
Mais, si vous vous concentrez sur votre famille, vos amis, les besoins d’autrui, votre travail et l’accomplissement des choses au meilleur de vos capacités, le bonheur vous trouvera bien.
J’ai appris que lorsque je prends une décision avec mon cœur, je prends normalement la bonne décision.
J’ai appris que même si je ressens de la douleur, je n’ai pas besoin de devenir un casse-

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12 Déc 2011 06:38 #86108 par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Trop bon ou trop bonasse…
Une nuit froide, alors qu'un arabe était assis dans sa tente, un chameau introduisit gentillement son nez sous le battant et regarda en disant: "Maitre, laissez-moi seulement mettre mon nez dans la tente. Il fait froid et tempête dehors."
"Certainement et bienvenue" dit le maitre en se retournant et s'endormant de nouveau,
Un peu plus tard, l'arabe se réveilla pour constater que le chameau avait non seulement mis son nez dans la tente mais aussi sa tête et son cou. Le chameau, retournant sa tête, dit : Je vais prendre juste un peu plus d'espace si je place mes pattes de devant dans la tente. C'est difficile de rester dehors."
"Oui, tu peux entrer tes pattes de devant," dit le maitre, se déplaçant un peu pour laisser de la place, car la tente était petite.
Finalement, le chameau dit, "Puis-je entrer complètement à l'intérieur ? Je garde la tente ouverte en me tenant comme je le fais."
Oui, oui, dit l'arabe. Entre complètement à l'intérieur. Ce sera peut-être mieux pour nous deux."
Alors le chameau s'entassa à l'intérieur. L'arabe réussit difficilement à se rendormir dans ce cantonnement encombré. Lorsqu'il se réveilla de nouveau, il était dehors au froid et le chameau avait la tente pour lui tout seul.
1.- Pensez-y deux fois avant de laisser quelqu'un mettre son nez dans vos affaires !
2.- Dans la vie, on est jamais trop bon, mais toujours trop bonasse !!!
3.- Accommoder pour faire de la place, oui ! Accommoder pour céder toute la place, non !

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19 Déc 2011 19:19 #86109 par dahmane1
Un chasseur était parti un jour à la recherche de gibier. Tout d'un coup, un gros ours noir sort d'un buisson.
Le chasseur n'avait que sa lance et son couteau pour se défendre.

« Awassos », dit le chasseur, « je ne suis pas venu ici pour te faire du mal, je te laisse en paix ».

Mais l'ours, Awassos, avait autre chose en tête et avance en direction du chasseur. Celui-ci, craignant pour sa vie, s'éloigne. L'ours savait qu'il était plus fort que le chasseur et se lance à sa poursuite.

Pour se protéger, le chasseur s'enfuie en courant, avec la pointe de sa lance orientée vers l'arrière.
Apercevant un bosquet très dense, il s'y enfonce en espérant que les branches ralentiront l'ours.

C'est alors que le chasseur se rend compte que sa lance s'est prise dans un lierre.
En tentant désespérément de dégager sa lance, le chasseur tire dessus de toutes ses forces.

Puis, soudain, alors que l'ours allait le rattraper, le chasseur échappe sa lance qui vole en direction de l'ours.
Le lierre avait servi à propulser la lance.

À la grande surprise du chasseur, la lance s'enfonce dans la poitrine de l'animal, lui infligeant une blessure mortelle.

« Iahi ! », s'exclame le chasseur.
« Wliwni, Kchi Niwaskw ! »
« Merci, Grand Esprit, de m'avoir sauvé la vie, de m'avoir fourni de la nourriture et des vêtements pour ma famille. »

C'est en remerciant le Grand Esprit que le chasseur se rend compte qu'il pouvait
fabriquer une nouvelle arme.

« Enni ! », s'enthousiasme le chasseur.

Plutôt que de se servir d'un arbre, il pourrait dorénavant employer une branche d'arbre
et à la place de lierre, il pourrait se servir d'une corde fabriquée avec de l'asclépiade.

Le chasseur remercia le Grand Esprit de lui avoir procuré ce nouvel outil de chasse.

Et c'est ainsi que l'arc et la flèche ont été créés !

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19 Déc 2011 19:25 #86110 par yasmi
Réponse de yasmi sur le sujet M'hadjya !
Salam Dahmane.
Drôle de language, mais c'est vrai que parfois les meilleures des inventions viennent sans qu'on y est pensé.

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04 Jan 2012 23:04 #86111 par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet La colombe et le vieux sage

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