- Situation
- Sur la côte méditerranéenne de Kabylie, au nord-ouest de Béjaïa
- Point culminant
- Le massif atteint 672 mètres au fort Gouraya
- Périmètre élargi de la réserve
- Comprend le lac Mézaïa et une aire marine à l’ouest du golfe de Béjaïa
Le massif de Gouraya se dresse au nord-ouest de Béjaïa et atteint 672 mètres au fort Gouraya. Tout près de la ville et de la Méditerranée, il doit une grande part de son caractère à la rencontre du relief et du littoral. Le calcaire y présente plusieurs visages : des terrains boisés, des versants sud où poussent chênes et herbacées, et des falaises au nord dotées d’une végétation littorale qui leur est propre.
Le parc national et la réserve de biosphère portent le même nom de Gouraya et leurs territoires se recoupent. À l’échelle plus large de la réserve, le lac Mézaïa et une aire marine complètent l’ensemble : cette montagne côtière s’inscrit dans un cadre qui dépasse sa silhouette la plus familière.
Versants sud et falaises du nord
Le pin d’Alep pousse sur le calcaire du mont Gouraya. Le versant sud se caractérise par le chêne kermès et les formations herbacées ; au nord, un relief escarpé et des falaises accueillent une végétation littorale distincte. Ce contraste invite à prêter autant d’attention à l’orientation d’un versant qu’à son altitude.
Les différents visages de Gouraya se lisent à l’échelle d’un même massif. Un paysage dominé par les pins ne donne pas la même impression que les falaises du nord. Pour une sortie consacrée aux paysages, on peut les comparer dans une vue d’ensemble ou s’attarder sur la végétation le long de l’itinéraire choisi. La promenade ne se résume plus alors à gagner les hauteurs.
Pins, oliviers et maquis littoral
Oliviers, caroubiers, myrtes et pistachiers côtoient les pins dans la végétation forestière de la réserve. Le maquis, cette végétation arbustive méditerranéenne, offre une autre forme de couvert végétal. Les secteurs boisés de Gouraya présentent ainsi une diversité que la seule expression « forêt de pins » ne suffit pas à décrire.
Ces forêts et ces maquis constituent aussi l’habitat du macaque de Barbarie. Les liens entre couvert végétal et faune enrichissent une visite tournée vers le littoral : derrière sa façade maritime, la montagne possède aussi des milieux qui méritent l’attention. Prendre le temps d’observer la végétation permet de mieux comprendre cet ensemble, en considérant les animaux comme une composante de leur habitat plutôt qu’en faisant de leur rencontre l’objectif de la journée.
Mézaïa et les eaux du golfe
Le lac Mézaïa appartient à la réserve de biosphère, tout comme une aire marine située à l’ouest du golfe de Béjaïa. Tous deux élargissent la vision de Gouraya, que l’on pourrait autrement limiter à ses falaises. Le lac apporte à la réserve un milieu humide, tandis que sa composante marine la prolonge en Méditerranée.
Ces milieux offrent des possibilités de visite différentes autour de Béjaïa. Si les reliefs montagneux vous attirent, le massif peut occuper l’essentiel du programme ; si vous vous intéressez aux zones humides, Mézaïa mérite une place à part entière. Mieux vaut accorder de l’attention à chacun que chercher à découvrir tous les milieux de la réserve en une seule sortie.
L’organisation de la réserve
Avec sa désignation en 2004, Gouraya a rejoint le réseau du programme de l’UNESCO sur l’Homme et la biosphère. Son zonage réunit plusieurs objectifs de conservation au sein d’une même réserve. L’aire centrale correspond à la réserve intégrale du parc national, des zones tampons contribuent à sa protection et une aire de transition comprend des infrastructures touristiques.
Cette organisation fait une place à la fois aux habitats strictement protégés et aux activités humaines. L’écologie forestière, le milieu marin et les moyens de subsistance des villages relèvent tous de l’approche de conservation de la réserve de biosphère. Le parc national et la réserve de biosphère se recoupent, mais leurs périmètres et leurs cadres de gestion restent distincts : une différence à garder à l’esprit pour choisir le secteur à visiter.
Des versants habités et cultivés
Les villages et les collines cultivées font partie du paysage de Gouraya. L’agriculture de montagne et de colline comprend notamment l’apiculture et l’arboriculture fruitière ; le commerce et l’artisanat contribuent eux aussi aux moyens de subsistance locaux. Cette présence humaine donne une autre échelle au paysage : la montagne voisine de Béjaïa est aussi un lieu où l’on vit et où l’on travaille.
Avant de partir marcher, faites confirmer par l’administration du parc l’itinéraire, la zone autorisée et les restrictions en vigueur, y compris si vous envisagez de rejoindre le fort Gouraya. Choisissez des chaussures adaptées à la nature du terrain, emportez de l’eau et organisez le retour : la proximité de la ville ne permet pas de juger l’effort à fournir. Ne dérangez pas la faune et ne nourrissez jamais les macaques. Respectez les terres cultivées et les ruchers, et vérifiez séparément les conditions d’accès au lac Mézaïa ou à tout lieu aménagé que vous souhaitez visiter.













