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Ils ont dit :"............... !!
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03 Jan 2010 15:47 #41444
par 13NRV
Réponse de 13NRV sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
l'arrogance des français et leur mépris des autres n'est plus à prouver.......c'est d'ailleurs ce qui en fait la risée des autres pays
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- kredence
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03 Jan 2010 20:51 #41445
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Jean Jaures: Exploiter les colonies ; la manière humaniste
Héros et martyr (1859-1914)
Jaurès, professeur à la Faculté des lettres de Toulouse, est un républicain français.
La colonisation est pour lui un processus gagnant-gagnant.
C'est une œuvre d'enrichissement intellectuel pour les colonisés, qui apprennent une vraie langue, et d'enrichissement matériel pour les colonisateurs qui, eux, savent déjà le français.
Notre grand humaniste exprime les choses très clairement : les indigènes doivent produire (c'est-à-dire travailler pour les colons) et maintenir l'ordre (tout en étant subordonnés aux officiers français).
Le fait qu'on les manipule en les faisant " participer à l'administration de rares affaires " est la manière républicaine de les exploiter.
Jaurès, professeur à la Faculté des lettres de Toulouse, est un républicain français.
La colonisation est pour lui un processus gagnant-gagnant.
C'est une œuvre d'enrichissement intellectuel pour les colonisés, qui apprennent une vraie langue, et d'enrichissement matériel pour les colonisateurs qui, eux, savent déjà le français.
Notre grand humaniste exprime les choses très clairement : les indigènes doivent produire (c'est-à-dire travailler pour les colons) et maintenir l'ordre (tout en étant subordonnés aux officiers français).
Le fait qu'on les manipule en les faisant " participer à l'administration de rares affaires " est la manière républicaine de les exploiter.
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03 Jan 2010 20:54 #41446
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
Discours pour l'Alliance française, Albi, 1884
" ...Quand nous prenons possession d'un pays, nous devons amener avec nous la gloire de la France, et soyez sûrs qu'on lui fera bon accueil, car elle est pure autant que grande, toute pénétrée de justice et de bonté. Nous pouvons dire à ces peuples, sans les tromper, que jamais nous n'avons fait de mal à leurs frères volontairement : que les premiers nous avons étendu aux hommes de couleur la liberté des Blancs, et aboli l'esclavage [...]; que là enfin où la France est établie, on l'aime, que là où elle n'a fait que passer, on la regrette; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les coeurs restent attachés. "
" ... L'Alliance a bien raison de songer avant tout à la diffusion de notre langue : nos colonies ne seront françaises d'intelligence et de cœur que quand elle comprendront un peu le français. (...) Pour la France surtout, la langue est l'instrument nécessaire de la colonisation. (...)
Il faut que les écoles françaises multipliées, où nous appellerons l'indigène, viennent au secours des colons français, dans leur œuvre difficile de conquête morale et d'assimilation. (...)
Sur un million de Kabyles et d'Arabes, un centième à peine est passé dans nos écoles qui sont trop rares ; le reste nous ignore tout à fait et n'est français que par la conquête. Or quelle doit être notre ambition ? Que les Arabes et les kabyles, commandés par des officiers français, servent à la garde et à la police de l'Algérie, de telle sorte qu'une bonne partie de l'armée d'Afrique puisse en cas de péril aller à une autre frontière : qu'ils entrent peu à peu dans nos mœurs politiques et participent à l'administration de rares affaires, enfin qu'ils deviennent le plus possible des producteurs. Mais si nous n'enseignons pas le français aux plus intelligents d'entre eux, comment pourrons-nous les subordonner à nos officiers (...) ? "
(Cité par Raoul Girardet : Le nationalisme français, , Ed. Seuil, 1983)
" ...Quand nous prenons possession d'un pays, nous devons amener avec nous la gloire de la France, et soyez sûrs qu'on lui fera bon accueil, car elle est pure autant que grande, toute pénétrée de justice et de bonté. Nous pouvons dire à ces peuples, sans les tromper, que jamais nous n'avons fait de mal à leurs frères volontairement : que les premiers nous avons étendu aux hommes de couleur la liberté des Blancs, et aboli l'esclavage [...]; que là enfin où la France est établie, on l'aime, que là où elle n'a fait que passer, on la regrette; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les coeurs restent attachés. "
" ... L'Alliance a bien raison de songer avant tout à la diffusion de notre langue : nos colonies ne seront françaises d'intelligence et de cœur que quand elle comprendront un peu le français. (...) Pour la France surtout, la langue est l'instrument nécessaire de la colonisation. (...)
Il faut que les écoles françaises multipliées, où nous appellerons l'indigène, viennent au secours des colons français, dans leur œuvre difficile de conquête morale et d'assimilation. (...)
Sur un million de Kabyles et d'Arabes, un centième à peine est passé dans nos écoles qui sont trop rares ; le reste nous ignore tout à fait et n'est français que par la conquête. Or quelle doit être notre ambition ? Que les Arabes et les kabyles, commandés par des officiers français, servent à la garde et à la police de l'Algérie, de telle sorte qu'une bonne partie de l'armée d'Afrique puisse en cas de péril aller à une autre frontière : qu'ils entrent peu à peu dans nos mœurs politiques et participent à l'administration de rares affaires, enfin qu'ils deviennent le plus possible des producteurs. Mais si nous n'enseignons pas le français aux plus intelligents d'entre eux, comment pourrons-nous les subordonner à nos officiers (...) ? "
(Cité par Raoul Girardet : Le nationalisme français, , Ed. Seuil, 1983)
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03 Jan 2010 20:58 #41447
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Un sang impur dans les colonies ?
Dans l'article "La question juive en Algérie" du 1er mai 1895, publié dans La Dépêche, grand quotidien de gauche de Toulouse,
Jean Jaurès donne son opinion sur les Juifs. Depuis 1892, Jaurès voit dans l'antisémitisme un "véritable esprit révolutionnaire".
L'antisémitisme populaire, qui se double d'un anticapitalisme, était regardé par un certain nombre de socialistes français historiques (Fourier, Proudhon, Lafargue, Rochefort entre autres) comme un mouvement sympathique, propre à ébranler le grand Capital.
Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c'est que, par l'usure, par l'infatigable activité commerciale et par l'abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique .
(...) En France, l'influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n'ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d'un point, la double force de l'argent et du nombre."
(cité par Michel Winock, La France et les Juifs, Ed. Seuil, 2004)
A propos des Juifs, (Jaurès a alors 38 ans ; il n'est pas un jeune écervelé), il n'y a pas que l'Algérie :
"Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n'est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu'elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d'extorsion".
( Discours de J. Jaurès au Tivoli en 1898 ; cité par B. Poignant, Ouest-France 13 décembre 2005 )
Jean Jaurès donne son opinion sur les Juifs. Depuis 1892, Jaurès voit dans l'antisémitisme un "véritable esprit révolutionnaire".
L'antisémitisme populaire, qui se double d'un anticapitalisme, était regardé par un certain nombre de socialistes français historiques (Fourier, Proudhon, Lafargue, Rochefort entre autres) comme un mouvement sympathique, propre à ébranler le grand Capital.
Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c'est que, par l'usure, par l'infatigable activité commerciale et par l'abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique .
(...) En France, l'influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n'ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d'un point, la double force de l'argent et du nombre."
(cité par Michel Winock, La France et les Juifs, Ed. Seuil, 2004)
A propos des Juifs, (Jaurès a alors 38 ans ; il n'est pas un jeune écervelé), il n'y a pas que l'Algérie :
"Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n'est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu'elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d'extorsion".
( Discours de J. Jaurès au Tivoli en 1898 ; cité par B. Poignant, Ouest-France 13 décembre 2005 )
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- khadija
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03 Jan 2010 21:16 #41448
par khadija
Réponse de khadija sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
Merci Kredence pour tes recherches, c'est très instructif (et à vomir)
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03 Jan 2010 21:20 #41449
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
Je t'en prie Khadija,tout le plaisir etait pour moi.
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