Ils ont dit :"............... !!

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03 Jan 2010 05:24 #41438 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
Extrait N° 7 : L'apartheid, solution constante de Tocqueville pour préserver la démocratie blanche

La première objection ne saurait être faite que par des gens qui n'ont pas été en Afrique.

Ceux qui y ont été savent que la société musulmane et la société chrétienne n'ont malheureusement aucun lien, qu'elles forment deux corps juxtaposés, mais complètement séparés.

Ils savent que tous les jours cet état de chose tend à s'accroître par des causes contre lesquelles on ne peut rien.

L'élément arabe s'isole de plus en plus et peu à peu se dissout. La population musulmane tend sans cesse à décroître, tandis que la population chrétienne se développe sans cesse.

La fusion de ces deux populations est une chimère qu'on ne rêve que quand on n'a pas été sur les lieux.

Il peut donc et il doit donc y avoir deux législations très distinctes en Afrique parce qu'il s'y trouve deux sociétés très séparées.

Rien n'empêche absolument, quand il s'agit des Européens, de les traiter comme s'ils étaient seuls, les règles qu'on fait pour eux ne devant jamais s'appliquer qu'à eux.

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03 Jan 2010 05:25 #41439 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
Extrait N° 8 : La démocratie est blanche. Pour les Blancs, il faut des garanties contre les expropriations, les exactions des fonctionnaires, bref les garanties d'une vie civilisée.

La plupart des procès criminels sont également dirigés contre des Européens. Dans le cas où ce sont des indigènes, si l'on croit que nos formes soient trop lentes (ce que je ne crois pas), on peut établir pour eux des conseils de guerre.
Ceci est d'un intérêt secondaire, les Arabes qui vivent avec nous sont en petit nombre et peu redoutables. Mais ce qui n'est pas secondaire, c'est de donner à l'Européen qu'on invite à venir en Afrique toutes les garanties judiciaires, tant au civil qu'au criminel, qu'il est habitué à regarder comme une nécessité de la vie civilisée.

Après avoir constitué la justice civile, il faut s'occuper sans retard à donner des limites précises à la justice administrative. Il faut surtout se hâter de donner au tribunal administratif une constitution qui donne des garanties à la propriété.

A l'heure qu'il est, ainsi que je l'ai montré, elle n'en a point. Et c'est toujours non seulement l'administration, mais encore le fonctionnaire intéressé qui prononce dans sa propre cause.

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03 Jan 2010 05:32 #41440 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Mythe de l'égalité laïque
Emile Combes est un des héros de la laïcité française,
que l'on ramène faussement à des concepts d'égalité et d'impartialité.

Notre homme n'était pas un imbécile : il était docteur en théologie. Il abandonna la carrière ecclésiastique à laquelle il se destinait d'abord, pour les cieux plus purs de la politique française.

Radical, il fut président du Sénat (1894-1895), ministre de l'Instruction publique (1895-1896) et président du Conseil (équivalent du Premier ministre) du 1er juin 1902 au 24 janvier 1905, avec en même temps la responsabilité du ministère de l'intérieur et des Cultes.


L'inégalité laïque
Dès le 20 juin 1902, Emile Combes envoie une circulaire aux préfets pour mettre en place la discrimination administrative pour délit d'opinion.

" Monsieur le Préfet,
Le suffrage universel vient de se prononcer une fois de plus et d'une façon particulièrement éclatante en faveur du maintien et du développement de nos institutions républicaines, et le Cabinet que j'ai l'honneur de présider a le devoir et la ferme volonté de suivre ses indications.

Pour mener à bien l'œuvre démocratique, si heureusement inaugurée par le précédent ministère, j'ai besoin de votre concours le plus loyal et le plus résolu, et de celui de tous les fonctionnaires qui détiennent une parcelle quelconque de la puissance publique.

Vous êtes dans votre département, Monsieur le Préfet, le représentant du pouvoir central et le délégué de tous les ministres. A ce titre, il vous appartient d'exercer, sous votre responsabilité, une action politique sur tous les services publics : leurs chefs, s'ils jouissent d'une certaine autonomie, en ce qui concerne la tractation des affaires administratives, et relèvent, à ce point de vue, de leurs supérieurs hiérarchiques, ne sauraient oublier qu'ils ont l'obligation stricte de se conformer à votre direction politique.

Votre autorité sur eux sera d'autant plus efficace que, vous conformant vous-même aux principes dont s'inspire le Gouvernement, votre attitude sera nettement et résolument républicaine et que tous vos actes tendront à reconnaître la confiance qu'il a placée en vous.

Je crois devoir ajouter que si, dans votre administration, vous devez la justice à tous, sans distinction d'opinion ou de parti, votre devoir vous commande de réserver les faveurs dont vous disposez seulement à ceux de vos administrés qui ont donné des preuves non équivoques de fidélité aux institutions républicaines.

Je me suis mis d'accord avec mes collègues du cabinet pour qu'aucune nomination, qu'aucun avancement de fonctionnaire appartenant à votre département ne se produise sans que vous ayez été au préalable consulté.

J'ai la confiance, monsieur le Préfet, que vous ne perdrez pas de vue ces recommandations.

Au surplus, le Gouvernement ne saurait tolérer ni la moindre hésitation, ni la moindre défaillance de la part des fonctionnaires auxquels il délègue son autorité, et dont le premier devoir est l'attachement absolu à la République.

Veuillez m'accuser réception de la présente circulaire. "

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03 Jan 2010 05:35 #41441 par kredence
La loi du plus fort

Conformément à la loi de 1901 sur les associations, les congrégations religieuses doivent déposer une demande d'autorisation pour avoir une existence légale. Légalement, ces demandes doivent être examinées individuellement par le Parlement.

Mais la loi, sous l'autorité du " petit père Combes ", est la loi du plus fort. Les demandes formulées par les congrégations religieuses sont rejetées collectivement et sans examen.

Dans la foulée, Emile Combes ordonne la fermeture d'environ 3000 écoles catholiques, fondées après ou avant la loi de 1901.

En 1903 est promulguée une loi interdisant l'enseignement à toute congrégation religieuse.

En quelques mois, notre homme aura fait fermer plus de 15 000 écoles.

L'histoire ne retient pas les efforts faits pour re-scolariser tous ces enfants.

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03 Jan 2010 05:50 #41442 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
L'affaire des fiches
Les purges et les discriminations combiennes affectent l'administration et l'éducation ; elles affectent aussi l'armée. Officiellement depuis mai 1904, mais sans doute depuis plus longtemps, le général Louis André, de l'état-major du ministre de la guerre, faisait établir des fiches sur les opinions et la vie privée des officiers. Les délateurs portaient en marge : " va à la messe " ; " va à la messe avec un livre ", ou bien " a assisté à la communion de son fils ". Parfois cela se résumait à des abréviations : " VLM " pour " Va à la messe " ; " VLMAL " pour " Va à la messe avec un livre ". De ces fiches dépendaient mutations ou avancements.


Vingt cinq mille fiches sont ainsi établies par les Francs-Maçons du Grand Orient de France, pour le compte du Ministère. Voilà en quelque sorte une glorieuse première, que l'on doit à la laïcité militante : la délégation d'une mission de service public à une O.N.G.

Toutefois, le secret s'évente. Un employé des loges, J. Bidegain, les communique au Figaro, qui les publie le 27 octobre 1904. Le général André est giflé en public par un député, Gabriel Syveton. Trente-cinq députés francs-maçons se désolidarisent du ministère Combes. Selon eux, les loges avaient violé les statuts de l'Ordre en travaillant pour un service public. Pour se justifier, le conseil de l'Ordre du Grand-Orient invoqua la nécessité d'épurer l'armée.

Jean Jaurès soutient le général André, Emile Combes, et le principe de discrimination. Il déclare :
"Oui, je tiens à le dire, c'est une joie pour nous, c'est une satisfaction de conscience pour nous d'avoir maintenu au pouvoir ce Président du Conseil"

En cours de séance, il prit la défense du général André : "Ce que vous reprochez au Ministre de la guerre, ce que vous ne pouvez lui pardonner c'est d'avoir, depuis quatre années, assumé la tâche difficile de reconstituer dans l'armée l'esprit républicain..."

(M. Auclair. La vie de Jean Jaurès. Le Seuil. 1954)

Le général André

Pour justifier l'épuration, on évoqua la crainte d'un complot anti-républicain.
Les lettres du capitaine Mollin, du Ministère de la guerre, au frère Vadécart du Grand-Orient sont pourtant sans ambiguité. Elles montrent que la discrimination ne se fonde en rien sur la peur d'un complot, mais bel et bien sur l'abus de pouvoir.

D'ailleurs, la discrimination concerne aussi les demandes de mutation ou la Légion d'Honneur, ce qui n'a aucun rapport avec la nécessité de déjouer un complot.

Dès 1878, vingt-cinq ans plus tôt, on savait q'un tel complot était impossible. Huit ans après la proclamation de la Troisième république, Gambetta avait commandé une enquête au Grand-Orient sur les opinions politiques de l'état-major.

Celui-ci avait mis à sa disposition les moyens d'investigation de 400 loges.

Si la précédente enquête, datant de 1876, pouvait conclure à un risque modéré, celle de 1878 montrait que 63% des cadres affectés aux états-majors et aux écoles militaires professaient des idées libérales ou se déclaraient ouvertement républicains.

La Franc-Maçonnerie ne pouvait ignorer ces résultats qu'elle avait elle-même collectés (Source : François Bedarida, L'armée et la République. Les opinions politiques des officiers français en 1876-1878, dans la Revue Historique, 1964, p 119 à 165)

Le terme "républicain" signifie, d'après le contenu des fiches, "anticlérical".

Dans un discours de 1904, Emile Combes considère qu'il y a "incompatibilité radicale de principes" entre l'église et la république.

D'où l'équation simple : chrétien = ennemi de la république.

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03 Jan 2010 14:24 #41443 par khadija
Réponse de khadija sur le sujet Ils ont dit :"............... !!

kredence;44487 écrit: «- Comment fait-on pour tuer un Français?

- On tire 10 cm au-dessus de sa tête, en plein dans son complexe de supériorité. »

Blague belge.


Les belges ont trouver exactement la bonne définition, les français se croient tellement supérieur.j'ignorai que degaulle étais aussi idiot, raciste, méprisant et suffisant.

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