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03 Jan 2010 04:28 #41432
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
Ces vérités officielles, exprimées de façon bonhomme par Paul Bert, ont été assénées par les instituteurs à plusieurs générations de citoyens.
Elles constituent le socle, non pas d'une culture savante, mais de la culture populaire, laïque et républicaine, des Français. La France en est imprégnée, et cela se voit.
Dans les manuels du secondaire, Paul Bert présente l'anthropologie.
La craniologie est "une de [ses] branches les plus importantes".
La mesure du volume du crâne montre que "les races inférieures ont une capacité cranienne moindre que les supérieures".
Il vulgarise les grandes découvertes de l'anthropologie française : l'angle facial très ouvert est signe de supériorité, le prognathisme est signe d'infériorité ;
Certaines races sont incapables de progresser indéfiniment ; etc.
"S'assimiler ou disparaître"
En 1883, Paul Bert est élu président d'honneur de la "Société pour la protection des colons et l'avenir de l'Algérie".
L'égalité républicaine ?
Il n'est pas question pour lui d'accorder des droits politiques aux indigènes.
L'école laïque et obligatoire ?
Pour les colonies, l'ancien ministre de l'instruction publique réduit singulièrement ses visées éducatives.
Son objectif est d'adapter l'enseignement au niveau culturel des populations. Bref, juste assez pour former des auxiliaires de la colonisation.
En janvier 1886, il est nommé résident général du protectorat de l'Annam-Tonkin. il arrive à Hanoï le 8 avril 1886. Il y meurt du choléra 7 mois plus tard.
Paul Bert a résumé la mission civilisatrice républicaine :
Il faut placer l'indigène en position de s'assimiler ou de disparaître.
Cité par : Carole Reynaud Paligot, La République raciale, Puf, 2006. p69
Elles constituent le socle, non pas d'une culture savante, mais de la culture populaire, laïque et républicaine, des Français. La France en est imprégnée, et cela se voit.
Dans les manuels du secondaire, Paul Bert présente l'anthropologie.
La craniologie est "une de [ses] branches les plus importantes".
La mesure du volume du crâne montre que "les races inférieures ont une capacité cranienne moindre que les supérieures".
Il vulgarise les grandes découvertes de l'anthropologie française : l'angle facial très ouvert est signe de supériorité, le prognathisme est signe d'infériorité ;
Certaines races sont incapables de progresser indéfiniment ; etc.
"S'assimiler ou disparaître"
En 1883, Paul Bert est élu président d'honneur de la "Société pour la protection des colons et l'avenir de l'Algérie".
L'égalité républicaine ?
Il n'est pas question pour lui d'accorder des droits politiques aux indigènes.
L'école laïque et obligatoire ?
Pour les colonies, l'ancien ministre de l'instruction publique réduit singulièrement ses visées éducatives.
Son objectif est d'adapter l'enseignement au niveau culturel des populations. Bref, juste assez pour former des auxiliaires de la colonisation.
En janvier 1886, il est nommé résident général du protectorat de l'Annam-Tonkin. il arrive à Hanoï le 8 avril 1886. Il y meurt du choléra 7 mois plus tard.
Paul Bert a résumé la mission civilisatrice républicaine :
Il faut placer l'indigène en position de s'assimiler ou de disparaître.
Cité par : Carole Reynaud Paligot, La République raciale, Puf, 2006. p69
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03 Jan 2010 04:57 #41433
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Ils ont dit :"............... !!
L'approche hard : Lire d'autres ouvrages de Tocqueville, et en particulier "Travail sur l'Algérie" (1841).
Dans ses réflexions sur la démocratie en Algérie, Tocqueville a les idées claires. Le texte est sans ambiguité:
- Il est partisan de la colonisation.
- Il conseille une domination absolue des Français en Algérie.
- Pour atteindre ces objectifs, il convient de prendre pour cible les populations civiles algériennes, de les massacrer et de les affamer.
A chacun de juger. Comme pour "De la démocratie en Amérique", la réalité du texte est en tel décalage avec la mythologie dorée de Tocqueville que je préfère citer de larges extraits.
Extrait N°1 : La colonisation est une nécessité pour assurer la grandeur de la France
(Sur la colonisation de l'Algérie : voir aussi Lamartine)
Je ne crois pas que la France puisse songer sérieusement à quitter l'Algérie.
L'abandon qu'elle en ferait serait aux yeux du monde l'annonce certaine de sa décadence.
Il y aurait beaucoup moins d'inconvénient à nous voir enlever de vive force notre conquête par une nation rivale.
Un peuple dans toute sa vigueur et au milieu même de sa force d'expansion, peut être malheureux à la guerre et y perdre des provinces.
Cela s'est vu pour les Anglais qui, après avoir été contraints de signer en 1783 un traité qui leur enlevait leurs plus belles colonies, étaient arrivés, moins de trente ans après, à dominer toutes les mers et à occuper les plus utiles positions commerciales sur tous les continents.
Mais si la France reculait devant une entreprise où elle n'a devant elle que les difficultés naturelles du pays et l'opposition des petites tribus barbares qui l'habitent, elle paraîtrait aux yeux du monde plier sous sa propre impuissance et succomber par son défaut de cœur.
Tout peuple qui lâche aisément ce qu'il a pris et se retire paisiblement de lui-même dans ses anciennes limites, proclame que les beaux temps de son histoire sont passés. Il entre visiblement dans la période de son déclin.
Extrait N° 2 : Les moyens à mettre en oeuvre pour assurer la domination française
D'une autre part, j'ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n'approuve pas, trouver mauvais qu'on brûlât les moissons, qu'on vidât les silos et enfin qu'on s'emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants.
Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre.
Et, s'il faut dire ma pensée, ces actes ne me révoltent pas plus ni même autant que plusieurs autres que le droit de la guerre autorise évidemment et qui ont lieu dans toutes les guerres d'Europe.
En quoi est-il plus odieux de brûler les moissons et de faire prisonniers les femmes et les enfants que de bombarder la population inoffensive d'une ville assiégée ou que de s'emparer en mer des vaisseaux marchands appartenant aux sujets d'une puissance ennemie ?
L'un est, à mon avis, beaucoup plus dur et moins justifiable que l'autre.
Dans ses réflexions sur la démocratie en Algérie, Tocqueville a les idées claires. Le texte est sans ambiguité:
- Il est partisan de la colonisation.
- Il conseille une domination absolue des Français en Algérie.
- Pour atteindre ces objectifs, il convient de prendre pour cible les populations civiles algériennes, de les massacrer et de les affamer.
A chacun de juger. Comme pour "De la démocratie en Amérique", la réalité du texte est en tel décalage avec la mythologie dorée de Tocqueville que je préfère citer de larges extraits.
Extrait N°1 : La colonisation est une nécessité pour assurer la grandeur de la France
(Sur la colonisation de l'Algérie : voir aussi Lamartine)
Je ne crois pas que la France puisse songer sérieusement à quitter l'Algérie.
L'abandon qu'elle en ferait serait aux yeux du monde l'annonce certaine de sa décadence.
Il y aurait beaucoup moins d'inconvénient à nous voir enlever de vive force notre conquête par une nation rivale.
Un peuple dans toute sa vigueur et au milieu même de sa force d'expansion, peut être malheureux à la guerre et y perdre des provinces.
Cela s'est vu pour les Anglais qui, après avoir été contraints de signer en 1783 un traité qui leur enlevait leurs plus belles colonies, étaient arrivés, moins de trente ans après, à dominer toutes les mers et à occuper les plus utiles positions commerciales sur tous les continents.
Mais si la France reculait devant une entreprise où elle n'a devant elle que les difficultés naturelles du pays et l'opposition des petites tribus barbares qui l'habitent, elle paraîtrait aux yeux du monde plier sous sa propre impuissance et succomber par son défaut de cœur.
Tout peuple qui lâche aisément ce qu'il a pris et se retire paisiblement de lui-même dans ses anciennes limites, proclame que les beaux temps de son histoire sont passés. Il entre visiblement dans la période de son déclin.
Extrait N° 2 : Les moyens à mettre en oeuvre pour assurer la domination française
D'une autre part, j'ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n'approuve pas, trouver mauvais qu'on brûlât les moissons, qu'on vidât les silos et enfin qu'on s'emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants.
Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre.
Et, s'il faut dire ma pensée, ces actes ne me révoltent pas plus ni même autant que plusieurs autres que le droit de la guerre autorise évidemment et qui ont lieu dans toutes les guerres d'Europe.
En quoi est-il plus odieux de brûler les moissons et de faire prisonniers les femmes et les enfants que de bombarder la population inoffensive d'une ville assiégée ou que de s'emparer en mer des vaisseaux marchands appartenant aux sujets d'une puissance ennemie ?
L'un est, à mon avis, beaucoup plus dur et moins justifiable que l'autre.
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03 Jan 2010 05:01 #41434
par kredence
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Extrait N° 3 : Il faut s'attaquer aux populations civiles.
(La dernière phrase suppose que, pour Tocqueville, massacrer ou affamer des populations civiles sont des moyens que l'humanité et le droit des nations ne réprouvent pas)
Si en Europe on ne brûle pas les moissons, c'est qu'en général on fait la guerre à des gouvernements et non à des peuples ; si on ne fait prisonniers que les gens de guerre, c'est que les armées tiennent ferme et que les populations civiles ne se dérobent point à la conquête.
C'est en un mot que partout on trouve le moyen de s'emparer du pouvoir politique sans s'attaquer aux gouvernés ou même en se fournissant chez eux des ressources nécessaires à la guerre.
On ne détruira la puissance d'Abd-el-Kader qu'en rendant la position des tribus qui adhèrent à lui tellement insupportable qu'elles l'abandonnent.
Ceci est une vérité évidente. Il faut s'y conformer ou abandonner la partie. Pour moi, je pense que tous les moyens de désoler les tribus doivent être employés. Je n'excepte que ceux que l'humanité et le droit des nations réprouvent.
(La dernière phrase suppose que, pour Tocqueville, massacrer ou affamer des populations civiles sont des moyens que l'humanité et le droit des nations ne réprouvent pas)
Si en Europe on ne brûle pas les moissons, c'est qu'en général on fait la guerre à des gouvernements et non à des peuples ; si on ne fait prisonniers que les gens de guerre, c'est que les armées tiennent ferme et que les populations civiles ne se dérobent point à la conquête.
C'est en un mot que partout on trouve le moyen de s'emparer du pouvoir politique sans s'attaquer aux gouvernés ou même en se fournissant chez eux des ressources nécessaires à la guerre.
On ne détruira la puissance d'Abd-el-Kader qu'en rendant la position des tribus qui adhèrent à lui tellement insupportable qu'elles l'abandonnent.
Ceci est une vérité évidente. Il faut s'y conformer ou abandonner la partie. Pour moi, je pense que tous les moyens de désoler les tribus doivent être employés. Je n'excepte que ceux que l'humanité et le droit des nations réprouvent.
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03 Jan 2010 05:03 #41435
par kredence
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Extrait N° 4 : Tocqueville, théoricien du terrorisme d'État. Le maintien de l'ordre par la terreur sur les populations civiles.
Le second moyen en importance, après l'interdiction du commerce, est le ravage du pays.
Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l'époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu'on nomme razzias et qui ont pour objet de s'emparer des hommes ou des troupeaux.
On crie beaucoup en France contre ces grandes promenades militaires que l'armée d'Afrique décore du nom de campagnes.
On a raison dans ce sens que très souvent ces voyages meurtriers ne sont entrepris que dans le but de satisfaire l'ambition des chefs.
Mais ils me paraissent quelquefois indispensables et dans ces cas on aurait bien tort de les proscrire.
Ce qui est à la longue insupportable à une tribu arabe, ce n'est pas le passage de loin en loin d'un grand corps d'armée sur son territoire, c'est le voisinage d'une force mobile qui à chaque instant et d'une manière imprévue peut tomber sur elle.
Le second moyen en importance, après l'interdiction du commerce, est le ravage du pays.
Je crois que le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays et que nous devons le faire soit en détruisant les moissons à l'époque de la récolte, soit dans tous les temps en faisant de ces incursions rapides qu'on nomme razzias et qui ont pour objet de s'emparer des hommes ou des troupeaux.
On crie beaucoup en France contre ces grandes promenades militaires que l'armée d'Afrique décore du nom de campagnes.
On a raison dans ce sens que très souvent ces voyages meurtriers ne sont entrepris que dans le but de satisfaire l'ambition des chefs.
Mais ils me paraissent quelquefois indispensables et dans ces cas on aurait bien tort de les proscrire.
Ce qui est à la longue insupportable à une tribu arabe, ce n'est pas le passage de loin en loin d'un grand corps d'armée sur son territoire, c'est le voisinage d'une force mobile qui à chaque instant et d'une manière imprévue peut tomber sur elle.
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03 Jan 2010 05:05 #41436
par kredence
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Extrait N° 5 : L'amitié de la France, un bienfait à éviter
Nous avons fait en petit en Afrique ce que nous avons fait partout soit en petit soit en grand depuis dix ans dans le reste du monde : nous avons agi de manière que notre amitié fût toujours fatale.
Presque toutes les tribus ou presque tous les hommes qui s'étaient déclarés en notre faveur ont été ou abandonnés ou frappés par nous.
Le traité de la Tafna a livré à Abd-el-Kader le territoire admirable qu'occupaient les Douairs et les Smelas.
Le même traité a remis entre ses mains la malheureuse petite tribu Coulougli des Ben Zetoun, la seule de la Mitidja qui eût embrassé ardemment notre cause.
Nous avons fait en petit en Afrique ce que nous avons fait partout soit en petit soit en grand depuis dix ans dans le reste du monde : nous avons agi de manière que notre amitié fût toujours fatale.
Presque toutes les tribus ou presque tous les hommes qui s'étaient déclarés en notre faveur ont été ou abandonnés ou frappés par nous.
Le traité de la Tafna a livré à Abd-el-Kader le territoire admirable qu'occupaient les Douairs et les Smelas.
Le même traité a remis entre ses mains la malheureuse petite tribu Coulougli des Ben Zetoun, la seule de la Mitidja qui eût embrassé ardemment notre cause.
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03 Jan 2010 05:07 #41437
par kredence
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Extrait N° 6 : Il faut exproprier les indigènes, qu'ils soient amis, ennemis, ou neutres
Je suis en général fort ennemi des mesures violentes qui, d'ordinaire, me semblent aussi inefficaces qu'injustes.
Mais ici, il faut bien reconnaître qu'on ne peut arriver à tirer parti du sol qui environne Alger qu'à l'aide d'une série de mesures semblables, auxquelles, par conséquent, on doit se résoudre.
La plus grande partie de la plaine de la Mitidja appartient à des tribus arabes qui, de gré ou de force, sont aujourd'hui passées du côté d'Abd-el-Kader.
Il faut que l'administration devenant la maîtresse de ce territoire, il ne soit point rendu, même à la paix. (...)
Quant aux terrains soit dans la Mitidja, soit dans le Massif qui n'appartiennent pas aux tribus arabes mais aux Maures, il est utile que le gouvernement les acquière presque tous soit de gré à gré, soit de force, en les payant largement.
La population maure mérite des égards à cause de son caractère pacifique.
Mais dans la campagne elle nous gêne sans nous être utile à rien.
Elle ne peut servir de lien entre les Arabes et nous, ainsi que je l'ai expliqué précédemment, et elle forme au milieu de notre population rurale un élément réfractaire qui ne s'assimilera jamais avec le reste.
Cette dépossession des indigènes n'est point le plus difficile de l'œuvre. Les Arabes se sont déjà éloignés et les Maures sont en très petit nombre. (...)
Je suis en général fort ennemi des mesures violentes qui, d'ordinaire, me semblent aussi inefficaces qu'injustes.
Mais ici, il faut bien reconnaître qu'on ne peut arriver à tirer parti du sol qui environne Alger qu'à l'aide d'une série de mesures semblables, auxquelles, par conséquent, on doit se résoudre.
La plus grande partie de la plaine de la Mitidja appartient à des tribus arabes qui, de gré ou de force, sont aujourd'hui passées du côté d'Abd-el-Kader.
Il faut que l'administration devenant la maîtresse de ce territoire, il ne soit point rendu, même à la paix. (...)
Quant aux terrains soit dans la Mitidja, soit dans le Massif qui n'appartiennent pas aux tribus arabes mais aux Maures, il est utile que le gouvernement les acquière presque tous soit de gré à gré, soit de force, en les payant largement.
La population maure mérite des égards à cause de son caractère pacifique.
Mais dans la campagne elle nous gêne sans nous être utile à rien.
Elle ne peut servir de lien entre les Arabes et nous, ainsi que je l'ai expliqué précédemment, et elle forme au milieu de notre population rurale un élément réfractaire qui ne s'assimilera jamais avec le reste.
Cette dépossession des indigènes n'est point le plus difficile de l'œuvre. Les Arabes se sont déjà éloignés et les Maures sont en très petit nombre. (...)
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