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11 Jan 2009 14:21 #20115 par Sabrina
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Les Palestiniens ne s’enfuirent-ils pas volontairement de chez eux pendant la guerre de 1948 ?
La propagande israélienne a renoncé en grande partie à affirmer que l’exode palestinien de 1948 était ‘volontaire’. Les cercles officiels concèdent implicitement que la population arabe s’est enfuie à la suite de l’action israélienne – soit directement, comme à Lydda [4] et à Ramallah, soit indirectement, en conséquence de la panique qui s’empara des populations arabes à travers toute la Palestine (panique d’être massacrées comme à Deir Yassin.] Cependant, même si la vérité historique a été rétablie avec réticence, la direction israélienne a toujours refusé de reconnaître sa responsabilité morale et politique vis-à-vis du problème des réfugiés qu’elle – ou ses prédécesseurs – a sciemment provoqué. Peretz Kidron, cité dans "Blaming the Victims," éd. Saïd Hitchens.

Les Arabes n’ont jamais lancé d’ordre d’évacuer
La BBC a contrôlé toutes les diffusions sur le Moyen-Orient pour l’ensemble de l’année 1948. Les enregistrements, ainsi que les documents rédigés par une unité de contrôle américaine, peuvent être consultés au British Museum. Il n’y a jamais eu, en 1948, le moindre ordre ou appel ou même suggestion d’évacuer la Palestine, émanant de stations de radio arabes, à l’intérieur ou à l’extérieur de la Palestine. Par contre, il y a des archives d’enregistrements d’appels arabes répétés, voire des ordres clairs, enjoignant la population arabe à ne pas bouger. Erskine Childers, chercheur britannique, cité dans "Bitter Harvest" de Sami Hadawi.

Le nettoyage ethnique – suite
Que l’objectif ultime de Ben Gourion fut d’évacuer la plus grande quantité d’Arabes de l’Etat hébreu ne peut difficilement être remis en cause, ne serait-ce qu’au regard de la variété de moyens qu’il mit en œuvre pour y parvenir… et de la manière la plus résolue, en détruisant des villages entiers et en chassant leurs habitants… même s’ils n’avaient pas pris part à la guerre et qu’ils étaient restés en Israël dans l’espoir d’y vivre en paix et dans l’égalité, ainsi que la déclaration d’indépendance l’avait promis. Simha Flapan, auteur israélien, "The Birth of Israel."

Destruction délibérée des villages arabes pour prévenir tout retour des Palestiniens
Pendant le mois de mai [1948], les conceptions sur la façon de consolider et de rendre permanent l’exil des Palestiniens se concrétisèrent, et la destruction de villages fut immédiatement perçue comme le meilleur moyen d’atteindre ce but… [Même avant,] Le 10 avril, les unités du Haganah prirent Abou Shusha… Cette nuit-là, le village fut détruit… Khulda fut rasée par les bulldozers israéliens le 20 avril… Abou Zureiq, complètement démolie… Al Mansi et An Naghnaghiya, dans le sud-est, furent elles aussi rasées… A partir de la mi-49, la majorité [des 350 villages arabes fraîchement dépeuplés] était soit complètement ou partiellement en ruines, soit rendue inhabitable. Benny Morris, "The Birth of Palestinian Refugee Problem, 1947-1949."

Après la fin des combats, pourquoi les Palestiniens ne sont-ils pas retournés chez eux ?
La première résolution de l’assemblée générale de l’O.N.U. – la résolution n° 194 – affirmant le droit pour les Palestiniens de retourner dans leurs maisons et de retrouver leurs propriétés, fut adoptée le 11 décembre 1948. Elle fut ré-adoptée pas moins de vingt fois depuis cette première date. Bien que le droit politique et moral pour une personne de retourner à son lieu de résidence continue soit universellement reconnu, Israël a dénié toute possibilité de retour… [et] a systématiquement et juridiquement rendu impossible, quelle qu’en soit raison, le retour des Arabes palestiniens, l’indemnisation de leurs propriétés ou même le droit de vivre en Israël comme citoyens égaux devant la loi avec les Juifs israéliens. Edward Saïd, "The Question of Palestine."

Ces expropriations avaient-elles une quelconque justification ?
Le fait que les Arabes se soient enfuis, terrorisés par la peur d’une répétition des massacres sionistes de 1948, n’est pas une raison pour les priver de leurs maisons, de leurs champs et de leur gagne-pain. Généralement, les populations civiles qui se trouvent prises dans des zones de combats paniquent. Mais elles ont toujours pu retourner chez elles une fois le danger passé. La conquête par des moyens militaires n’abolit pas le droit à la propriété privée et ne permet pas non plus aux vainqueurs de confisquer les maisons, les propriétés et les biens personnels de la population civile non combattante. La saisie de la propriété des Arabes par les Israéliens fut un scandale. Sami Hadawi, "Bitter Harvest."

Qu’en fut-il des négociations après la guerre de 1948-1949 ?
[A Lausanne,] l’Egypte, la Syrie, le Liban et les Palestiniens tentèrent grâce à des négociations de sauver ce qu’ils avaient perdu lors de la guerre – un Etat palestinien aux côtés d’Israël. Cependant, Israël… [préféra] un armistice précaire à une paix définitive qui aurait impliqué des concessions territoriales et le rapatriement, même d’un nombre symbolique, de réfugiés. Le refus de reconnaître aux Palestiniens le droit à l’autodétermination et d’avoir un Etat a prouvé au fil des ans que c’est là que se trouve la source même de l’agitation, de la violence et du bain de sang qui ont eu lieu. Simha Flapan, auteur israélien, "The Birth of Israel."

Israël fut admis à l’O.N.U., mais se rétracta par la suite des conditions de son admission
La conférence [de Lausanne] débuta officiellement le 27 avril 1949. Le 12 mai, le Comité de Conciliation de la Palestine [des Nations-Unies] n’obtint son unique succès que lorsqu’il persuada les parties de signer un protocole à propos d’une feuille de route en vue d’une paix complète… Pour la première fois, Israël acceptait le principe du rapatriement [des réfugiés arabes] et l’internationalisation de Jérusalem… [mais en fait] il ne s’agissait de leur part que d’un pur exercice de relations publiques dans le seul but de restaurer leur image internationale… Walter Eytan, le chef de la délégation israélienne, [exposa]… ‘Ma décision principale était de saboter le protocole du 12 mai, que nous n’avions signé que dans le seul but d’être admis à l’O.N.U. Si nous avions refusé de signer… cela aurait été immédiatement rapporté au Secrétaire Général et aux Etats membres. Illan Pappé, historien israélien, "The Making of the Arab-Israel Conflict, 1947-1951."

Dans le préambule de cette résolution d’admission figurait la clause de sauvegarde suivante : ‘Rappelant la résolution du 29 novembre 1947 (sur la partition) et celle du 11 décembre 1948 (sur les réparations et les indemnités), et prenant note des déclarations et des explications faites par le représentant du gouvernement israélien devant le Comité Politique ad hoc au sujet de l’exécution des dites résolutions, l’Assemblée Générale… décide d’admettre Israël en tant qu’Etat membre des Nations-Unies.’

Il faut bien comprendre qu’il s’agit là d’une condition ainsi que d’une promesse d’exécuter les résolutions mentionnées. En aucune manière, il n’y était question que de telles exécutions soient assujetties à la conclusion d’une paix aux conditions fixées par Israël, ainsi que les Israéliens le revendiquèrent plus tard pour justifier leur refus de se plier [à l’exécution de ces résolutions.] Sami Hadawi, "Bitter Harvest."

Quel sort fut réservé aux Palestiniens qui étaient alors devenus des réfugiés ?
L’hiver 1949, le premier hiver d’exil pour plus de 750.000 Palestiniens, fut rude et froid… Des familles se blottirent dans des grottes, d’autres dans des huttes abandonnées ou encore dans des tentes improvisées… Nombre de ces affamés n’étaient distants que de quelques kilomètres de leurs jardins potagers et de leurs vergers en Palestine occupée – le nouvel Etat d’Israël… A la fin de 1949, les Nations-Unies finirent par agir. Elles mirent sur pieds l’UNRWA (United Nations Relief and Works Administration – l’Administration d’Aide et de Travaux des Nations-Unies) pour prendre le relais des associations humanitaires sur soixante camps de réfugiés. Cela permit tout juste de maintenir les gens en vie. The Peoples Press Palestine Book Project, "Our Roots Are Still Alive."

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11 Jan 2009 14:28 #20116 par Sabrina
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je vais essayer de sauté quelques pages parceque c`est trop long ce document et seleument te dire ...la palestine appartient au canaens..banou canaan et au felistins ...dont est dérivé le nom de falestine que les occidentaux ont appellé palestine.
les juifs est une composante de la branche sémite tout comme les Arabes..."des cousins"
tandit que les juifs venus d`europe "americains, polonais, russes et meme des somaliens etc " ne sont pas de sang juif mais des convertis occidentaux et c`est eux qui ont fondaient le sionisme..
c`est pourquoi les juifs orthodoxes refusent le sionisme et l`état d`israel.

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11 Jan 2009 14:30 #20117 par Sabrina
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L’histoire de l’expansionnisme israélien
Accepter la partition ne nous oblige pas à renoncer à la Transjordanie[6] ; on ne demande à personne de renoncer à ses idées. Nous sommes obligés d’accepter un Etat dans les limites territoriales fixées aujourd’hui. Mais ces frontières, selon les aspirations sionistes, concernent le peuple juif et aucun facteur extérieur ne pourra les limiter. David Ben Gourion, en 1936, cité dans "The Fateful Triangle" de Noam Chomsky.

Le danger principal que pose Israël, en tant qu’Etat hébreu, à son propre peuple, aux autres Juifs et à ses voisins, réside dans la poursuite de son expansion territoriale, trouvant sa source dans l’idéologie, et de la série inévitable de guerres qui s’en suivra… Aucun politicien sioniste n’a jamais répudié l’idée de Ben Gourion selon laquelle la politique israélienne doit se baser (dans les limites de la considération pratique) sur la restauration des frontières bibliques comme frontières de l’Etat hébreu. Israël Shahak, professeur israélien, "Jewish History, Jewish Religion : The Weight of 3000 Years."

Dans le journal personnel du Premier ministre israélien Moshé Sharatt, on y trouve un extrait datant de mai 1955 dans lequel il cite Moshé Dayan : [Israël] doit regarder l’épée comme le principal, sinon l’unique, instrument avec lequel il peut maintenir son enthousiasme au plus haut et contenir ses tensions morales. Pour ce faire, il peut – non, il doit – inventer des dangers, et pour y parvenir, il doit adopter la méthode provocations/représailles… Et surtout, espérons une nouvelle guerre avec les pays arabes pour que nous puissions enfin régler nos problèmes et acquérir notre espace. Cité dans "Israel’s Sacred Terrorism" de Livia Rokach.
Mais l’occupation des terres arabes n’était-elle pas nécessaire pour garantir la sécurité d’Israël ?
le sénateur [J. William Fulbright] proposa en 1970 que l’Amérique garantisse la sécurité d’Israël par un traité officiel, le protégeant si nécessaire par des forces armées. En échange, Israël se replierait à l’intérieur de ses frontières de 1967. Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies garantirait cet accord, et par conséquent, amènerait l’Union Soviétique – alors fournisseur d’armes et soutien politique aux Arabes – à s’y conformer. Tandis que les troupes israéliennes se retireraient du plateau du Golan, de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, elles seraient remplacées par des forces de maintien de la paix de l’O.N.U. Israël accepterait un certain nombre de Palestiniens sur son sol et les autres s’installeraient dans un Etat palestinien à l’extérieur d’Israël.
Ce plan engendra un formidable soutien des éditorialistes aux Etats-Unis. La proposition, cependant, fut purement et simplement rejetée par Israël. ‘ Toute cette affaire dégoûta Fulbright,’ écrivit [son biographe Randall] Woods. ‘Les Israéliens ne voulaient même pas agir dans leur propre intérêt.’ Allan Brownfield dans "Issues of the American Council for Judaism." Automne 1997. [NdE : Il s’agissait d’une des nombreuses propositions similaires]
Que s’est-il passé après la fin de la guerre de 1967 ?
En violation de la loi internationale, Israël confisqua plus de 52% du territoire de la Cisjordanie et 30% de la bande de Gaza pour un usage militaire ou pour des implantations de populations civiles juives… De 1967 à 1982, Le gouvernement militaire d’Israël a démoli en Cisjordanie 1.338 maisons palestiniennes. Pendant cette période, plus de 300.000 Palestiniens ont été détenus sans procès, et pour des durées variables, par les forces de sécurité israéliennes. Intifada : The Palestinian Uprising Against Israeli Occupation éd. Lockman Beinin.
L’opinion mondiale sur la légalité du contrôle israélien de la Cisjordanie et de la bande de Gaza
Conformément à la charte des Nations-Unies, il ne peut y avoir d’accroissement territorial par la guerre, même lorsqu’un Etat agit en légitime défense. La réponse des autres Etats à l’occupation par Israël est unanime pour dire que même si l’action d’Israël était défensive, son maintien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ne l’est pas… L’Assemblée Générale de l’O.N.U. détermina que l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza par Israël constituait une négation de l’autodétermination et donc une ‘menace sérieuse et grandissante à la paix et à la sécurité internationale.’ John Quigley, "Palestine and Israel : A Challenge to Justice."

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11 Jan 2009 14:32 #20118 par Sabrina
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Exemples d’effets provoqués par l’occupation israélienne
Une étude menée par des étudiants de l’Université de Bethléem et rapportée par le Comité International de Coordination des O.N.G. à Jérusalem montrait que de nombreuses familles étaient privées d’eau courante pendant cinq jours d’affilée… L’étude va plus loin en montrant que, ‘les quotas sur l’eau restreignent les Palestiniens vivant en Cisjordanie et la bande de Gaza, pendant que les colons israéliens ont accès à des quantités pratiquement illimitées.’

Un voyage d’été dans une implantation juive au bord du désert de Judée, à moins de huit kilomètres de Bethléem, nous confirma l’inégalité au sujet de l’eau. Alors que les habitants de Bethléem devaient acheter l’eau à des camions citernes et à des prix prohibitifs, les pelouses des implantations étaient vertes. Les systèmes d’arrosage fonctionnaient à midi sous le soleil brûlant du mois d’août. Les cris des enfants nageant dans les piscines extérieures ajoutaient une touche supplémentaire à l’irréel. Betty Jane Bailey, dans "The Link", décembre 1996.

Il faut se souvenir que 90% des enfants âgés de deux ans et plus ont vécu l’expérience – et certains à de très nombreuses reprises – de l’armée [israélienne] forçant la porte de leur maison, frappant les membres de leur famille et détruisant une partie de leur mobilier. Nombre d’entre eux furent eux-mêmes battus, eurent les os brisés, furent aspergés de gaz lacrymogène, reçurent des balles ou virent de telles scènes se dérouler sur leurs frères et sœurs ou sur leurs voisins… L’orientation psychologique de l’enfant se trouve affectée par [l’absence] de sécurité. Il a besoin de se sentir en sécurité. Nous voyons les conséquences qui résultent de son absence. Dans notre étude, nous avons mis en évidence que les enfants qui ont été exposés à des expériences traumatisantes ont tendance à se radicaliser dans leur comportement et, plus tard, dans leur conviction politique. Dr Samir Quota, directeur de recherche au Programme de Santé Mentale de la Communauté de Gaza, cité dans "The Journal of Palestine Studies," été 1996, p.84.

Il n’y a rien de comparable à la souffrance que l’on peut ressentir lorsque l’on écoute un [Palestinien] de 35 ans qui a travaillé pendant quinze ans comme journalier illégal en Israël pour constituer assez d’économies afin de construire une maison pour lui et sa famille, et qui retrouve un jour en rentrant du travail sa maison et tout ce qu’elle contenait écrasée par un bulldozer israélien. Lorsque je demandais pourquoi cela était arrivé – le terrain, après tout, lui appartenait – on me répondit qu’il reçut le lendemain de la part d’un soldat israélien un document stipulant qu’il n’avait pas l’autorisation de construire. Dans quel autre endroit du monde les gens ont-ils besoin d’une telle autorisation (systématiquement refusée) pour construire sur leur propriété ? Les Juifs ont le droit de construire, mais les Palestiniens jamais. Ceci est un apartheid. Edward Saïd, dans "The Nation", 4 mai 1998.

Toutes les colonies juives des territoires occupés, établies lors de la guerre de 1967, constituent une violation patente des Conventions de Genève qu'Israël a signées.
La Convention de Genève exige qu’une puissance occupante modifie le moins possible l’ordre existant durant son occupation. Un des aspects de cette obligation est de laisser le territoire aux gens qu’elle y a trouvés. Elle n’a pas le droit de faire venir ses propres nationaux pour peupler ce territoire. Cette interdiction se trouve dans l’Article 49 de cette Convention, qui stipule, ‘La puissance occupante n’a pas le droit de déplacer ou de transférer une partie de sa propre population civile dans les territoires qu’elle occupe.’ John Quigley, "Palestine and Israel : A Challenge to Justice."

Extraits de rapports établis, lors de l’Intifada, par le Département d'Etat
Voici quelques extraits des rapports régionaux émanant du Département d’Etat américain sur les pratiques relatives aux droits de l’homme de 1988 à 1991 :

1988 : ‘De nombreux morts et blessés auraient pu être évités’ si les soldats israéliens n’avaient pas utilisé leurs armes à feu lors de situations qui ne mettaient pas les troupes en danger de mort… Les troupes FDI (Force de Défense Israélienne] se sont servies de matraques pour frapper des Palestiniens qui n’étaient pas directement impliqués dans les émeutes ou qui refusaient d’obtempérer, et leur casser les jambes… Il a été établi qu’au moins treize Palestiniens sont morts de ces brutalités…’

1989 : Des associations de droits de l’homme ont accusé le personnel de sécurité en civil, agissant comme des escadrons de la mort, d’avoir tué sans sommation des activistes palestiniens, après qu’ils se furent rendus ou après qu’ils eurent été maîtrisés…

1991 : [Le rapport] ajoutait que les associations de droits de l’homme avaient publié ‘des rapports détaillés et crédibles de torture, de sévices sexuels et de mauvais traitements perpétrés sur des détenus palestiniens dans les prisons et les centres de détention. Paul Findley, ancien membre du Congrès, "Deliberate Deceptions."

Jérusalem – Capitale éternelle et indivisible d’Israël ?
Ecrivant dans le Jerusalem Report (28 février 2000), Leslie Susser faisait remarquer que les frontières actuelles furent dessinées durant la guerre des six jours. La responsabilité du tracé de ces frontières en revient au chef du commandement central, Rehavan Ze’evi. Elles ‘incluaient non seulement les cinq kilomètres carrés du Jérusalem-Est arabe – mais aussi les 65 kilomètres carrés de ses environs, constitués de campagne et de villages dont la plupart n’avaient jamais eu auparavant de lien municipal avec Jérusalem. En l’espace d’une nuit, ces étendues devinrent une partie de la capitale éternelle et indivisible.’ Allan Brownsfield dans le rapport de Washington sur les affaires du Moyen-Orient, mai 2000.

L’histoire du terrorisme dans la région

Note de l’éditeur :
Notre conviction est que le meurtre d’innocents, quelles qu’en soient les motifs, est quelque chose de mal, Nous ne pouvons donc tolérer l’utilisation du terrorisme par quelque groupe extrémiste palestinien que ce soit, particulièrement répandu pendant les années 70. Ceci dit, il est toutefois nécessaire d’examiner les contextes dans lesquels ces incidents se sont produits.

Nous entendons beaucoup parler de terrorisme palestinien. Qu’en est-il du passé israélien ?
Le passé du terrorisme israélien remonte aux origines de l’Etat – loin en arrière, en effet – il comprend le massacre de 250 civils et l’expulsion brutale de soixante-dix mille autres civils de Lydda et de Ramallah en juillet 1948, le massacre de centaines d’autres dans le village sans défense de Doueimah près d’Hébron en octobre 1948, … les boucheries de Quibya, Kafr Kassem et d’une kyrielle d’autres villages assassinés, l’expulsion de milliers de bédouins des zones démilitarisées peu après la guerre de 1948 et de milliers d’autres au Nord-Est du Sinaï au début des années 70, leurs villages ayant été détruits pour ouvrir la région aux colonies juives, et encore, et encore… Noam Chomsky, "Blaming The Victims," éd. Saïd Hitchens.

On a beau se lamenter, voire même souhaiter se venger, d’une manière ou d’une autre, des vies perdues et de la souffrance infligée à des innocents par la violence palestinienne, je pense que l’on doit dire aussi, malgré tout, qu’aucun autre mouvement nationaliste que celui des palestiniens n’a été si injustement pénalisé, diffamé et soumis à des représailles disproportionnées pour ses crimes. La politique israélienne de contre-attaques punitives (ou terrorisme d’Etat) semble être de tuer de 50 à 100 Arabes pour chaque Juif mort. La dévastation de camps de réfugiés au Liban, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées, d’églises et d’orphelinats, les arrestations arbitraires, les déportations, les destructions de maisons, les mutilations et la torture de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza… tout cela, plus le nombre de morts palestiniens, la dimension des pertes matérielles, les privations physiques, politiques et psychologiques, ont énormément excédé les dommages causés aux Israéliens par les Palestiniens. Edward Saïd, "The Question

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11 Jan 2009 14:39 #20119 par Sabrina
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Jérusalem – Capitale éternelle et indivisible d’Israël ?
Ecrivant dans le Jerusalem Report (28 février 2000), Leslie Susser faisait remarquer que les frontières actuelles furent dessinées durant la guerre des six jours. La responsabilité du tracé de ces frontières en revient au chef du commandement central, Rehavan Ze’evi. Elles ‘incluaient non seulement les cinq kilomètres carrés du Jérusalem-Est arabe – mais aussi les 65 kilomètres carrés de ses environs, constitués de campagne et de villages dont la plupart n’avaient jamais eu auparavant de lien municipal avec Jérusalem. En l’espace d’une nuit, ces étendues devinrent une partie de la capitale éternelle et indivisible.’ Allan Brownsfield dans le rapport de Washington sur les affaires du Moyen-Orient, mai 2000.

Nous entendons beaucoup parler de terrorisme palestinien. Qu’en est-il du passé israélien ?
Le passé du terrorisme israélien remonte aux origines de l’Etat – loin en arrière, en effet – il comprend le massacre de 250 civils et l’expulsion brutale de soixante-dix mille autres civils de Lydda et de Ramallah en juillet 1948, le massacre de centaines d’autres dans le village sans défense de Doueimah près d’Hébron en octobre 1948, … les boucheries de Quibya, Kafr Kassem et d’une kyrielle d’autres villages assassinés, l’expulsion de milliers de bédouins des zones démilitarisées peu après la guerre de 1948 et de milliers d’autres au Nord-Est du Sinaï au début des années 70, leurs villages ayant été détruits pour ouvrir la région aux colonies juives, et encore, et encore… Noam Chomsky, "Blaming The Victims," éd. Saïd Hitchens.

On a beau se lamenter, voire même souhaiter se venger, d’une manière ou d’une autre, des vies perdues et de la souffrance infligée à des innocents par la violence palestinienne, je pense que l’on doit dire aussi, malgré tout, qu’aucun autre mouvement nationaliste que celui des palestiniens n’a été si injustement pénalisé, diffamé et soumis à des représailles disproportionnées pour ses crimes. La politique israélienne de contre-attaques punitives (ou terrorisme d’Etat) semble être de tuer de 50 à 100 Arabes pour chaque Juif mort. La dévastation de camps de réfugiés au Liban, d’hôpitaux, d’écoles, de mosquées, d’églises et d’orphelinats, les arrestations arbitraires, les déportations, les destructions de maisons, les mutilations et la torture de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza… tout cela, plus le nombre de morts palestiniens, la dimension des pertes matérielles, les privations physiques, politiques et psychologiques, ont énormément excédé les dommages causés aux Israéliens par les Palestiniens. Edward Saïd, "The Question of Palestine."

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11 Jan 2009 15:02 #20120 par Sabrina
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Le Sionisme
"Ce n’est plus mon pays"

Pour moi, cette entreprise qui s’appelle l’Etat d’Israël est terminée… Je ne supporte plus de voir tout cela, l’injustice faite aux Arabes et aux bédouins. Toutes sortes de racailles venant d’Amérique et qui, dès leur descente d’avion, accaparent des terres dans les territoires et les revendiquent comme étant à eux… Je ne puis rien faire pour changer cela. Je ne peux que partir et laisser cette bande d’ordures aller en enfer sans moi. L’actrice israélienne, de son vrai nom, Rivka Mitchell, citée dans le périodique israélien du mouvement pour la paix, "The Other Israel", août 1998.
____________________________________________________________
Israël a recherché la paix avec ses voisins arabes mais a constamment refusé, jusqu’à ces dernières années, de négocier directement avec les Palestiniens, pourquoi ?

Mes amis, prenez garde ! Lorsque vous reconnaissez le concept de ‘Palestine’, vous détruisez votre droit de vivre à Ein Hahoresh[17]. S’il s’agit de la Palestine et non de la terre d’Israël, alors vous êtes les conquérants et non ceux qui ont labouré cette terre. Vous êtes des envahisseurs. S’il s’agit de la Palestine, alors cela appartient au peuple qui y habitait avant que vous n’y veniez. Seulement s’il s’agit de la terre d’Israël, vous avez le droit de vivre à Ein Hahoresh ou à Degania Alaph[18]. S’il ne s’agit pas de votre pays, de votre patrie, du pays de vos ancêtres et de vos fils, alors qu’y faites-vous ? Vous êtes venus dans la patrie d’un autre peuple qui la revendique, vous avez expulsé ses habitants et vous avez pris leur terre. Menahem Begin, cité dans "Peace in the Middle East?" de Noam Chomsky's.

Encore plus, de source sûre

Pourquoi les Arabes devraient-ils faire la paix ? Si j’étais un dirigeant arabe, je ne ferais pas de compromis avec Israël. C’est tout naturel : nous avons pris leur pays. Bien sûr, Dieu nous l’a promis, mais qu’est-ce que ça peut bien leur faire ? Notre Dieu n’est pas le leur. Nous venons d’Israël, c’est vrai, mais d’il y a deux mille ans, et qu’est-ce que ça représente pour eux ? Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était-ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : Nous sommes venus et nous avons volé leur pays. Pour quelle raison devraient-ils l’accepter ? David Ben Gourion, cite dans "The Jewish Paradox" de Nathan Goldman, ancien président du Congrès Juif Mondial.

Devant les propres yeux [des Palestiniens] nous possédons la terre et les villages où ils ont vécu, eux et leurs ancêtres… Nous sommes la génération des colonisateurs, et sans le casque d’acier et le barillet du revolver il nous est impossible de planter un arbre et de construire une maison. Moshé Dayan, dirigeant israélien, cité dans "Original Sins : Reflections on the History of Zionism et Israël," de Benjamin Beit-Hallahmi.

Les Arabes seront notre problème pendant longtemps, disait Weizmann. Cela ne sera pas simple. Un jour, il faudra bien qu’ils partent et qu’ils nous laissent posséder le pays. Ils sont à dix contre un, mais nous, les Juifs, n’avons-nous pas dix fois leur intelligence ? Le dirigeant sioniste Chaim Weizmann en 1919 à la conférence de paix de Paris, cité dans "And Not To Yield" de Ella Winter.

Le fondamentalisme juif en Israël
L’aile fondamentaliste de la religion juive, bien qu’elle ne soit certainement pas représentative du Judaïsme dans son ensemble, est influente en Israël et constitue la base idéologique du mouvement de colonisation en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza (à l’exception du "Grand Jérusalem" où de nombreux Juifs laïcs se sont installés, attirés par des logements bon marché et subventionnés.) La parenthèse précédente montre le racisme inhérent à cette vision du monde et pourquoi son influence devrait être combattue par toutes les personnes sensées.
Les fondements idéologiques du racisme en Israël
Le Talmud expose… qu’il existe deux types contraires d’âmes : une âme non-juive, originaire des sphères Sataniques, tandis que l’âme juive provient de la Sainteté… Le Rabbin Kook[22], l’Ancien, le père révéré de la tendance messianique du fondamentalisme juif, disait : ‘La différence entre une âme juive et les âmes non-juives… est plus grande et plus profonde que la différence entre une âme humaine et celle du bétail.’ Israël Shahak et Norton Mezvinsky’s, "Jewish Fundamentalism in Israel."

Les rabbins du Gush Emunim[23] ont continuellement répété que les Juifs qui tuent des Arabes ne devraient pas être punis, [par ex.]…S’appuyant sur le Code de Loi de Maïmonide[24] et sur la Halacha[25], le Rabbin Ariel exposa, ‘Un Juif qui a tué un non-Juif est exempté de jugement humain et n’a pas violé l’interdiction [religieuse] du meurtre’. Ici, la signification est d’autant plus remarquable que la large approbation, à la fois directe et indirecte, du Gush Emunim est mise en évidence. Environ la moitié de la population juive d’Israël soutien le Gush Emunim. Israël Shahak et Norton Mezvinsky’s, "Jewish Fundamentalism in Israel."


Les raisons fondamentalistes pour s’emparer de la terre arabe
Ils [les fondamentalistes] prétendent que ce qui ressemble à la confiscation de terres appartenant aux Arabes en vue de la colonisation ultérieure des Juifs est en réalité, non pas un vol, mais bien un acte de sanctification. De leur point de vue, la terre est moralement sauvée[26] grâce au transfert de la sphère satanique vers la sphère divine… Pour faire avancer ce processus, l’usage de la force est permis, chaque fois que cela est nécessaire… La Halacha autorise les Juifs à voler les non-Juifs dans ces localités où les Juifs sont plus forts que les non-Juifs. Israël Shahak et Norton Mezvinsky’s, "Jewish Fundamentalism in Israel."

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