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16 Aoû 2014 08:03 #78204 par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet La cuisine arabe en Europe
Les traces de l’influence arabe dans la culture gastronomique espagnole sont omniprésentes. Le contraire serait par ailleurs étonnant car il y a eu des territoires d’Al-Andalus dans lesquels la domination arabe a été ininterrompue durant presque 800 ans.

Cette influence est à l’origine de la prédominance des saveurs sucrées dans la cuisine espagnole. La canne à sucre, introduite en Espagne par les arabes autour du IXème siècle, permettait la consommation d’un produit qui, pour le reste de l’Europe, restait alors une marchandise exotique : le sucre.

Les arabes considéraient aussi comme aliments (plutôt que comme raretés) d’autres produits « exotiques » cultivés ou produits en Espagne, comme le riz et les pâtes, qui sont aujourd’hui à la base des plats « stars » de la gastronomie espagnole : la paella de Valence, le riz au lait, la fideuá …

A cette époque, la consommation des légumes commence aussi à se développer avec l’introduction des épinards, des asperges, des aubergines, des artichauts, etc… qui peuvent se consommer mélangés, cuisinés ou crus (quelque chose qui était impensable auparavant), et qui ont conduit à des plats comme le pisto manchego (élaboré alors sans la tomate), ou l’escalibada catalane. Les purées et crèmes de légumes sont aussi un héritage des recettes arabes.

Un grand nombre de fruits parmi les plus habituels et les plus consommés, comme les oranges, les citrons, les bananes, les pastèques, les melons et les grenades, ont été répandus par les peuples arabes, tout comme l’habitude d’élaborer avec eux des confitures et des jus.

Les amandes, connues et consommées dans la péninsule depuis très longtemps, vont voir leur goût se raffiner à travers les milliers de recettes sucrées qui sont arrivées jusqu’à nous, comme le Massepain de Tolède, la Torta real de Montril ou le turrón d’Alicante.

Les épices introduites par les peuples arabes, telle que la cannelle, le safran, le cumin, le gingembre, le sésame, la coriandre, l’origan, le thym, la lavande ou la noix de muscade, sont aussi devenues une part essentielle de la cuisine espagnole.

C’est aussi à cette période d’occupation de la péninsule par les peuples arabes que les viandes commencent à être présentées à table accompagnées de légumes, tel qu’on le fait aujourd’hui dans tous les foyers espagnols.

Le développement des recettes à base de viande hachée, ou du moins découpée comme les albóndigas et les saucisses, qui ont incorporé plus tard la viande de porc, donnant lieu probablement aux multiples variantes des charcuteries des régions espagnoles.

Un autre exemple de l’héritage reçu des peuples arabes est l’ordre dans lequel les plats sont servis, commençant par les soupes et salades, puis les poissons et les viandes, pour finir avec les desserts, comme recommandé par Averroes (remarquable philosophe arabe du Moyen Age) dans un de ses traités.

Et pour finir, un héritage arabe qui a bouclé la boucle : la coutume de retourner le poisson dans la farine avant de le frire. Cette pratique a été transmisse pour les arabes aux moines jésuites, qui plus tard transmettraient cette recette au Japon, dans leur travail d’évangélisation. Finalement, elle est retournée en occident transformée sous la forme de la délicieuse tempura.

Qui croyait que la mondialisation était une invention du XXIème siècle ?

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18 Aoû 2014 21:40 #78205 par dahmane1
Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).

Conseil de sécurité

Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

Résolutions de l’Onu non respectées par Israël (Le Monde diplomatique, février 2009)

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18 Aoû 2014 23:09 #78206 par dahmane1
Découverts et publiées en 1901 en Russie, ces protocoles sataniques avaient été falsifiées plusieurs fois par les sionistes eux même, lorsqu'ils n'avaient pas pu récupéré toutes les copies publiées, dans le but de semer le doute sur leur véracité.

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22 Aoû 2014 14:19 #78207 par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Mathématiques musicales
Mathématiques musicales : tout commence avec Pythagore

L’inexistence des mathématiques musicales avant l’époque de Pythagore, du moins en Ociddent, n’a jamais empêché personne de jouer de la musique : un roseau percé de trous, une corde tendue pincée à différentes hauteurs, et aussi le chant, les boîtes sur lesquelles on peut battre des rythmes… tout cela existait déjà bien avant les chiffres.

Mais Pythagore fut celui qui relia le nombre à la musique, qui lança l’idée que le fait que deux sons joués ensemble, simultanément ou l’un après l’autre, donnent une impression harmonieuse pouvait s’"expliquer mathématiquement", ou plutôt, que musique et nombre étaient intimement liés et que les lois de l’harmonie de l’un se reflétaient dans l’autre. Et vice versa.

Ses remarques très justes, confirmées par les sciences acoustiques, n’ont malheureusement jamais été comprises ni employées intelligemment en Occident. Au système des "tierces successives" (on expliquait qu’un accord était harmonieux "parce que" il était composé de plusieurs tierces successives), a priori élégant mais qui ne repose sur aucune base acoustique, a succédé l’"atonal", en complet désaccord avec notre système physiologique de perception auditive, ou la recherche du hasard en musique, ce qui nous ramène au "son", puisque ce qui différencie le "son" de la "musique", c’est une notion de cohérence ou d’ordre, sans laquelle l’humain est perdu : le "cosmos" contre le "chaos", ou le geste créateur divin contre le "tohu-bohu", invivable parce qu’impensable.

Seuls les Arabes ont poursuivi les travaux de Pythagore, relayés, entre autres, par Aristote, ce qui a fait de leurs bases musicales (les "maqam", que l’on traduit de manière un peu simpliste par "modes", faute de mieux) les plus raffinées du monde.

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24 Aoû 2014 14:08 #78208 par dahmane1
Si vous mangez des asperges, ou si vous commencez votre repas avec une soupe et un dessert, ou si vous utilisez un dentifrice, ou si vous portez vos cheveux en frange, vous le devez à l'un des plus grands musiciens de l'histoire ; connu sous le nom de Ziryab, un terme familier arabe qui signifie "oiseau noir". Il vécut en Espagne médiévale il y’a plus d'un millier d'années. Esclave affranchi il fit fortune en émerveillant la cour royale de Cordoba avec ses chansons. Il fonda une école de musique dont la renommée survécu plus de 500 ans après sa mort. Ibn Hayyan de Córdoba, l'un des plus grands historiens arabes en Espagne, affirme dans son ouvrage « Al-Muqtabas » (La citation) que Ziryab savait des milliers de chansons par cœur révolutionna la conception de l'instrument de musique qui devint le luth. Il répandit un nouveau style musical autour de la Méditerranée, constitue de troubadours et de ménestrels dont l’influence affecta le cours de la musique européenne.
Il régularisa les goûts le style de vie et les bonnes manières, exerçant ainsi une modification profonde de la société médiévale européenne. Comment les gens s’habillaient, quoi et comment ils mangeaient, comment ils socialisaient, quelle musique ils écoutaient et dansaient, tout ceci a été influencé par Ziryab. Il n’est pas surprenant que vous n’ayez jamais entendu parler de cet artiste remarquable à cause de ses origine africaine et arabe son nom fut oublie dans le tourbillon de l’histoire du monde occidental. Cependant les innovations qu’il introduisit en Europe continu à être d’actualité…

En règle générale la langue arabe est souvent évoquée lorsque l’on essaie de comprendre pourquoi Zyrian est peu ou pas du tout connu du grand monde, cette langue étant utilisée dans la cour royale de l'empire arabe en Espagne. Les musulmans d'Arabie et d'Afrique du Nord conquirent cette partie de l'Espagne dès l'an 711 jusqu'en 1492 année ou le dernier vestige de la domination arabe dans la péninsule ibérique, le Royaume de Grenade, fut conquis par les armées du roi Ferdinand et la reine Isabelle la même année qui vit Christophe Colomb s'embarquer pour le Nouveau Monde sous le parrainage du Royaume d’Espagne.
Les Arabes appelèrent leur domaine Ibérique Al-Andalus, par référence directe aux Vandales, qui occupaient la péninsule au courant du cinquième siècle, et dont l'héritage était encore omniprésent lorsque les forces musulmanes en prirent possession au huitième siècle. Cette appellation a survécu jusqu’à nos jours le sud de l'Espagne étant la province, d’Andalousie. À son apogée, Al-Andalus connu un âge d'or de civilisation qui se propagea dans le restant de l'Europe, et montra la voie à la Renaissance européenne qui suivi.

Dans cette région Musulmans, Chrétiens et Juifs interagissaient dans une convivialité, et une tolérance sans pareil. L’Influences de l’Espagne Arabe se propagea en France, et dans toute l'Europe, jusqu’ aux Amériques avec la colonisation. C'est dans ce contexte que les réalisations de Ziryab devinrent partie intégrante de la culture occidentale.
Ziryab heureusement ne fut pas oublié dans le monde arabe, c’est d'ailleurs à partir des historiens Arabes que nous sommes au courant de sa vie et ses œuvres. L’historien du 17e siècle arabe al-Maqqari dit dans son ouvrage al-Tib Nafh (brise parfumée), «Il n'y eu jamais ni avant ni après lui, un homme de sa profession qui fut autant aimé et admiré."
Ziryab « l’oiseau noir » s’appelait en réalité Abu al-Hasan 'Ali ibn Nafi', et il naquit vers l'an 789 en l'Irak ancienne Babylone probablement dans sa capitale, Bagdad. Cependant il est important de noter que les historiens arabes admettent en générale qu'il était un esclave affranchis, exerçant la fonction de page membre d’une famille d’employeurs de cours qui aurait servi al-Mahdi, le calife souverain de l'empire des abbassides situe à Bagdad de 775 jusqu'à sa mort en 785. Pendant cette période il était monnaie courante de voir des musiciens de renom esclave ou affranchis, certains étant d'origine africaine, d'autres venant d'Europe ou du Moyen-Orient (y compris le Kurdistan et la Perse). Les historiens continuent de débattre sur la véritable origine de Ziryab qui serait perse, kurde ou Africain. Cependant Selon Ibn Hayyan, 'Ali Ibn Nafi' il fut surnommé Ziryab « oiseau noir » à cause de son teint très sombre, de la clarté de sa voix et «la douceur de son caractère." C’est pourquoi il est admis par la majorité de chercheur en la matière qu’il était d’origine Africaine. Son retour sur la terre africaine apres sa mauvaise fortune en Iraq est un autre fait qui soutient cette thèse.
Ziryab étudia la musique sous la houlette d’un musicien et chanteur de grande réputation à la cour royale Ishaq al-Mawsili ("Isaac de Mossoul»). Ishaq, et son père bien plus célèbre, Ibrahim, sont avec Ziryab considérés comme les trois artistes fondateurs de la musique arabe.
Bagdad d’alors était un centre mondial de la culture, de l'art et de la science. Son souverain le plus célèbre était Harun al-Rashid, qui succéda à al-Mahdi. Harun était un amoureux de la musique, et aimait à inviter de nombreux chanteurs et musiciens au palais pour le divertissement de ses convives. Ishaq, en tant que musicien chef de Haroun, forma un certain nombre d'étudiants dans les arts musicaux, parmi eux Ziryab « l’oiseau noir » qui selon son maitre de musique était intelligent et doué d’une bonne oreille; en dehors de ses leçons de musique il apprit subrepticement les chansons de son maître, ce qui auraient été complexe et difficile, même pour un expert. Ishaq ne réalisa pas combien Ziryab avait appris jusqu’au jour ou Harun demanda à entendre le jeune musicien.
Dans le récit de Ibn Hayyan (tel que rapporté par al-Maqqari), Ishaq dit au calife: «oui, j'ai entendu de belles choses à propos de Ziryab, quelques mélodies claires et émotionnelles, particulièrement certaines de mes propres interprétations plutôt complexes. Je lui ai enseigné ces chansons parce que je les considérais à la hauteur de son doigté "
Ziryab fut convoqué, et chanta pour Haroun al-Rachid. Ensuite, lorsque le Calife lui parla, Ziryab répondit de manière distinguée, avec grâce, et charme Haroun lui demanda d’où il tenait son habileté, et Ziryab (l’oiseau noir) répondit : «Je peux chanter les chansons que les autres chanteurs savent, cependant mon répertoire est constitué des chansons qu’il ne convient d’interpréter que devant un Calife comme votre majesté. Les autres chanteurs ne connaissent pas ces chiffres. Si Votre Majesté le permet, je vais chanter pour vous ce que l'oreille humaine n'a jamais entendu auparavant. "
Harun haussa les sourcils, et ordonna que le luth du maître Ishaq soit remis à Ziryab. Le luth arabe ou l'oud, modèle de luth ancêtre de la guitare moderne, était un instrument à quatre lignes de cordes, sur un corps en forme de demi-poire avec un manche recourbé.
Ziryab respectueusement déclina l'instrument. «J'ai apporté mon propre luth», dit-il, "que je l’ai fabriqué moi-même, en décapant et en sculptant le bois, aucun autre instrument ne pourrait me satisfaire. Je l'ai laissé à l’entrée du palais et, avec votre permission, je vais l'envoyer chercher. "
Harun envoya chercher ledit luth. Il l'examina. Il ressemblait à celui d’Ishaq al-Mawsuli.
«Pourquoi ne joues-tu pas le luth de ton maître?" Le Calife demanda.
«Si le Calife veut que je chante dans le style de mon maître, je vais utiliser son luth. Mais pour chanter dans mon propre style, j'ai besoin de cet instrument. "
«Ils se ressemblent à mon avis", déclara Haroun.
«À première vue, oui,» dit Ziryab », mais même si le bois et la taille sont les mêmes, le poids ne l’est pas. Mon luth pèse environ un tiers de moins que celui d’ Ishaq, et ses cordes sont faites de soie qui n'a pas été filé avec de l'eau chaude, ce qui les fragilise. La contrebasse et les troisièmes cordes sont faites de boyaux de lion, qui sont plus doux et plus sonore que ceux de tout autre animal. Ces ficelles sont plus solides que toutes les autres, et elles peuvent mieux résister à la frappe de l’onglet. "L’onglet de Ziryab était une griffe d’aigle polie, plutôt que le morceau habituel de bois sculpté. Il avait également, de manière significative, ajouté une cinquième ligne de corde à l'instrument.
Harun satisfait, ordonna a Ziryab de jouer. Le jeune homme commença une chanson qu'il avait composée lui-même. Le calife fut très impressionné. Il se tourna vers Al-Mawsuli et dit: «Si je pensais que vous m’aviez caché les capacités extraordinaires de ce jeune homme, je vous aurais puni pour ne m’avoir pas parlé de lui. Poursuivez son instruction jusqu'à ce qu'elle soit terminée. J’aimerais contribuer à son développement. "
Ziryab avait apparemment dissimulé ses plus beaux talents à son propre professeur. Lorsqu’Ishaq finalement se retrouva seul avec son élève, il fut pris de rage se sentant trompé. Il dit que franchement il était jaloux des compétences de Ziryab, et craignait que l'élève allait bientôt remplacer le maître dans les faveurs du Calife.
"Je ne pourrais pardonner cela à aucun homme, même pas mon propre fils», il déclara Ishaq. "Si je n'avais pas encore un peu d'affection pour toi, je n'hésiterais pas à te tuer, peu importe les conséquences. Voici ton choix: quitte Bagdad, va t'installer loin d'ici, et jure que je n'entendrai plus jamais parle de toi. Si tu es d’accord, je te donnerais assez d'argent pour répondre à tes besoins. Mais si tu choisis de rester et ce malgré moi, je te préviens, que je risquerais ma vie et tout ce que je possède pour t’écraser. Fait ton choix! "
Ziryab n’hésita pas, il prit l'argent et quitta la capitale abbasside.

Ishaq plutard expliqua l'absence de son protégé en affirmant que Ziryab était mentalement déséquilibré et avait quitté Bagdad en colère pour n’avoir pas reçu de cadeau de la part du calife. « Le jeune homme est possédé», Ishaq dit a Haroun al-Rachid. «Il est sujet à des accès de frénésie qui sont horribles à voir. Il croit que les djinns (esprits) parlent avec lui et inspirent sa musique. Il est si hargneux, il croit que son talent est inégalé dans le monde. Je ne sais pas où il est maintenant. » Soyez heureux, Votre Majesté, qu'il soit parti.
Il y avait un soupçon de vérité dans les dires d’ Ishaq: Selon Ibn Hayyan et d'autres, Ziryab croyais que dans ses rêves, il entendait les chants des djinns, les êtres spirituels des traditions islamiques et arabes. Il eut l’habitude de se réveiller d'un rêve au milieu de la nuit et de convoquer ses étudiants, pour leur enseigner les mélodies qu'il avait entendu dans ses rêves.
Comme le note M. Reinhardt Dozy dans « Histoire des musulmans d'Espagne, » «nul ne savait mieux que Ishaq qu'il n'y avait pas la folie dans tout cela: quel vrai artiste, croyant aux djinns ou pas, n'a connu des moments où il a été sous l’emprise des émotions difficiles à définir, en savourant ces instants surnaturel? "
Ziryab et sa famille fuirent Bagdad pour l'Égypte et traversèrent l'Afrique du Nord jusqu’à Kairouan dans l'actuelle Tunisie, siège de la dynastie Aghlabide de Ziyadat Allah I. Il fut accueilli dans la cour royale. Mais il n'avait aucune intention de rester à Kairouan, ses yeux étaient rivés sur l'Espagne. Sous les Omeyyades, Cordoba était en train de devenir un joyau culturel rivalisant avec Bagdad, et Ziryab pensait que Córdoba pouvait être un cadre propice à ses talents.
Ziryab a écrivit à al-Hakam, souverain de l'émirat d'Al-Andalus, lui offrant ses compétences musicales. Al-Hakam, ravi à la perspective d’avoir un musicien de Bagdad dans sa cour, lui répondit positivement l’invitant à rejoindre Córdoba. Il offrit au musicien un beau salaire. Ziryab et sa famille firent leurs bagages et se dirigèrent par voie terrestre vers le détroit de Gibraltar. Là, ils embarquèrent sur un navire en partance pour Algésiras, en Espagne.
Lorsque Ziryab est arriva en Espagne en l'an 822, il fut choqué d'apprendre que al-Hakam était mort. Dévasté, le jeune musicien était prêt à retourner en Afrique du Nord. Mais grâce à la recommandation élogieuse de Abu al-Nasr Mansur, un musicien juif de la cour royale de Cordoba, le fils d'al-Hakam successeur du trône Abd al-Rahman II lui renouvela l'invitation faite par son défunt père.
Après une rencontre avec le virtuose de 33 ans venu de Bagdad, 'Abd al-Rahman-qui était environ du même âge que ce dernier lui fit une offre attrayante. Ziryab recevrait ainsi un salaire de 200 pièces d'or par mois, avec des bonus de 500 pièces d'or pendant de l'été 1000 lors du nouvel an et à chacune des deux grandes fêtes islamiques. Il lui sera donné 200 boisseaux d'orge ainsi que 100 boisseaux de blé chaque année. Il recevrait un palais modeste à Córdoba ainsi que plusieurs villas avec des terres agricoles productives en campagne. Naturellement, Ziryab accepta, du jour au lendemain, il devint un membre prospère de classe supérieure dans l’Espagne islamique.
Abd al-Rahman en recrutant le jeune musicien avait pour objectif d'importer la culture et le raffinement dans le pays rugueux qu’était l'Al-Andalus, l'ouest sauvage du monde arabe qui il n’y’avait pas si longtemps que ça, était la terre gothique des "barbares" loin des centres civilisés de Damas(Persépolis) et Bagdad. La famille du souverain des Omeyyades elle-même était arrivée sur la péninsule ibérique comme exilés de Damas, où ils gouvernèrent un empire islamique pendant plusieurs centaines d'années avant d’etre dechu . A cette époque le royaume de référence était la dynastie des Abbassides de Bagdad, cette ville étant devenue un pôle d’attraction pour les scientifiques, artistes et savants de toutes les catégories.
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24 Aoû 2014 14:10 #78209 par dahmane1
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............ suite

En fait, 'Abd al-Rahman fit cet offre a Ziryab avant même que ce dernier n’ai pu prouver de quoi il était capable. Et quand il finalement entendit les chansons de Ziryab, les contemporains disent que le souverain était tellement captivé qu'il n’osa plus jamais écouter un autre chanteur. Depuis ce jour, 'Abd al-Rahman et Ziryab devinrent des confidents et proches amis, ils se rencontraient souvent pour discuter de la poésie, de l'histoire des arts et des sciences.
Ziryab servit comme une sorte de «ministre de la culture" pour le royaume d’Al Andalus. Un de ses premiers projets fut de fonder une école de musique, qui ouvrit ses portes non seulement aux talentueux fils et filles des classes supérieures, mais aussi aux artistes des classes inférieures de la cour. Contrairement à la rigidité des conservatoires de Bagdad, l'école de Ziryab encourageais l'expérimentation des styles musicaux et les instruments. Alors que l'académie enseignait les styles de renommée mondiale et des chansons de la cour de Bagdad, Ziryab rapidement commença l'introduction de ses innovations et établi sa réputation en tant que, selon les termes de l'Encyclopédie de l'Islam, "le fondateur de la tradition musicale de l'Espagne musulmane."
Il créa les règles régissant l'exécution des Nuba (ou nauba), une importante forme de musique andalouse arabe qui existe jusqu’au aujourd'hui dans la musique classique de l'Afrique du Nord, connue sous le nom Maluf en Libye, en Tunisie et en Algérie orientale, et tout simplement comme la musique andalouse plus à l’ouest. Ziryab créa 24 Noubas, une pour chaque heure de la journée, comme les ragas classiques de l'Inde. Le formulaire de Nuba est devenu très populaire dans la communauté chrétienne espagnole et a eu une influence importante sur le développement de la musique médiévale européenne.
L’Ajout d'une cinquième paire de cordes au luth a donné à l'instrument une plus grande délicatesse d'expression et une plus grande portée. En tant que historien de la musique Julian Ribera écrit dans les années 1920, que le luth médiéval avec sa série de 4 cordes était largement considéré comme correspondent aux quatre humeurs du corps. La première paire était jaune, symbolisant la bile, la seconde était rouge de sang, le blanc la troisième pour le flegme, et la quatrième paire la basse, était noire symbole de mélancolie. Ziryab, il a été dit, donna une âme au luth, ajoutant une autre paire de cordes rouge entre la deuxième et la troisième ligne.
Ziryab accru la sensibilité du luth en jouant l'instrument avec un onglet fait de griffe d’aigle ou plus souple en utilisant la plume d'oie, plutôt que l’onglet traditionnel en bois. Cette innovation se répandit rapidement, si bien que aucun musicien qualifié de Córdoba n’envisageait de toucher encore les cordes de son luth avec du bois.
Ziryab fut réputé pour la connaissance par cœur des paroles et mélodies de près de 10.000 chansons. Bien que cette affirmation paraisse exagérée, sa mémoire très certainement était prodigieuse. Il fut également un excellent poète, un étudiant de l'astronomie et de la géographie, ainsi qu’un orateur éblouissant, selon Ibn Hayyan et al-Maqqari. Il discutait souvent des coutumes et des mœurs des peuples à travers le monde connu, et parlait longuement de la haute civilisation basée à Bagdad. Sa popularité et son influence en Al-Andalus grandirent en même temps. Ses suggestions et recommandations devinrent la mode populaire. Beaucoup de ses idées nouvelles, progressivement migrèrent vers la terre des Francs en France, en Allemagne, en Italie du Nord et au-delà.
Ziryab aimait la nourriture bien préparée presqu’autant que la musique. Il révolutionna les arts de la table en Espagne, méthode qui de nos jours sont encore d’actualité.
Avant Ziryab, la cuisine espagnol était une affaire simple, voire brute, héritée de Visigoths, qui succédèrent les Vandales. Dans les coutumes locales d’alors, les Plats de différents aliments étaient entassés ensemble, consommés au même moment, sur des tables en bois nues. Les manières et la tenue de table étaient inexistantes.
Un large éventail d'aliments était disponible en Al-Andalus viandes, poissons, volailles, légumes, fromages, soupes et sucreries. Ziryab les combina pour en faire des recettes imaginatives, beaucoup d’entre elles s’inspirant de Bagdad. Un de ces plats, composé de boulettes de viande et de petites pièces triangulaires de pâte frite dans l'huile de coriandre, vint à être connu comme taqliyat Ziryab, ou plat de frites de Ziryab, beaucoup d'autres recettes porte ainsi son nom. Il ravit les convives de la cour en faisant d’une mauvaise herbe de printemps humblement appelé asperge un légume de dîner. Ziryab conçu un certain nombre de délicieux desserts, dont ce cocktail inoubliable de noisette et de miel qui est servi jusqu’à ce jour dans la ville de Saragosse. Dans son pays d'adoption, Córdoba, le musicien-gastronomique est immortalisé aujourd'hui dans un vieux plat de fèves rôties et salées appelées ziriabí.
l’envergure de la réputation de Ziryab (l’oiseau noir) est telle que même aujourd'hui, en Algérie, où l'influence andalouse continue d'échoir, la douce pâtisserie d'orange arabes connues sous le nom zalabia , la bas il prend la forme d'une spirale de pâte frite trempée dans du sirop de safran il est considéré par beaucoup d’ Algériens comme dérivant de son nom, une réclamation impossible de confirmer ou d'infirmer. Une version indienne du zalabia, le jalebi, remonte au 15ème siècle en Inde mais pas plus tôt, et pourrait bien être un emprunt auprès des Arabes d’où de Ziryab.
Avec la bénédiction de l'émir, Ziryab décréta que les dîners au palais seraient servis selon une séquence fixe, commençant par les soupes ou bouillons, continuant avec le poisson, volaille ou viande, et concluant avec des fruits, des desserts sucrés et les bols de pistaches et autres noix.

Ce style de présentation, du jamais vu, même à Bagdad ou Damas, progressivement gagna en popularité, se répandant dans les classes supérieures dirigeante et les riches marchands puis chez les chrétiens, les juifs, ainsi que dans la paysannerie. Finalement cette coutume devint la règle dans toute l'Europe. L'expression anglaise ’’from soup to nuts’’(de la soupe aux noix)», indiquant un somptueux repas de plusieurs plats, remonte aux innovations de Ziryab à la table de Al Andalus.

Ziryab a enseigna aux artisans locaux comment produire outillé et équipé les tables à manger de revêtements en cuir. Il remplaça les gobelets lourds en or et en argent des classes supérieures hérités des Goths et des Romains avec du délicat, cristal finement ciselées. Il redessina la cuillère à soupe lourde en bois et encombrante, en l’effilant en un modèle plus léger.
Ziryab également porta son attention sur les soins du corps et la mode. Il développa le premier dentifrice en Europe (bien que l’on ne sache pas exactement ce qu’était les ingrédients). Il a popularisé le rasage pour les hommes et mis en place les nouvelles tendances de coupe de cheveux. Avant Ziryab, la royauté et la noblesse nettoyaient leurs vêtements avec de l'eau de rose; il améliora le processus de nettoyage, en introduisant l'utilisation du sel.
Pour les femmes, Ziryab (l’oiseau noir) ouvrit un salon de beauté et une école de cosmétologie non loin de l'Alcazar, le palais de l'émir. Il créa les coiffures assez osée pour l'époque. Les femmes de l'Espagne, traditionnellement portaient leurs cheveux séparés au milieu, couvrant leurs oreilles, avec une longue tresse dans le dos. Ziryab introduisit une coiffure plus courte, coupée, avec une frange sur le front et les oreilles découvertes. Il a enseigné le façonnage des sourcils et l'utilisation de produits dépilatoires pour enlever les poils du corps. Il introduisit de nouveaux parfums et des cosmétiques. Certains conseils de mode de Ziryab sont inspirés de l'élite sociale des cercles de Bagdad, la ville la plus cosmopolite du monde à l’époque.

Certaines de ses recettes étaient tout aussi bien inspirées de l’Al Andalus locale, simplement revu et corriger par Ziryab qui en tant que célébrité les préconisait et participait ainsi à leur généralisation, il peut donc être considéré comme la première star qui endossa les campagnes publicitaire les gens imitant son style pour gagner l’estime des autres par simple référence à son nom.
Il harmonisa l’habillement dans la cour en le règlementant, il décréta le premier calendrier de saison de la mode en Espagne. Au printemps, les hommes et les femmes devaient porter des couleurs vives dans leurs tuniques de lin ou de coton, chemises, chemisiers et robes. Ziryab introduisit des vêtements de soie colorées pour compléter des tissus traditionnels. En été, des vêtements blancs étaient la règle. Lorsque la température se refroidissait, Ziryab recommandait de longues capes garni de fourrure, qui firent fureur en Al-Andalus.
Ziryab exerça une grande influence à la cour de l'émir, jusque dans la prise de décisions politiques et administratives. 'Abd al-Rahman II ; fut crédité de l'organisation des «normes de l'État» en Al-Andalus, en transformant le modèle romain-visigoth à celui s’apparentant au système mis en place par la dynastie des Abbassides, il est dit que Ziryab aurait joué un rôle important dans ce processus.
Ziryab facilita l’arrivée des astrologues de l'Inde et médecins juifs d'Afrique du Nord et d'Irak. Ziryab encouragea la propagation du savoir en astronomie. Ziryab demanda aux Indiens bon joueurs d’échec d’enseigner ce jeu aux membres de la cour royale, c’est de là que ce jeu se répandit dans toute la péninsule.
Malheureusement Abd al-Rahman II, mourut vers 852, et Ziryab innovateur remarquable est dit avoir lui aussi succombé environ cinq ans plus tard. Les enfants de Ziryab maintinrent en vie ses inventions musicales, afin d'assurer leur diffusion dans toute l'Europe. Chacun de ses huit fils et deux filles éventuellement poursuivi une carrière musicale, mais tous ne devinrent des célébrités. Le chanteur le plus populaire était le fils Ubayd Ziryab Allah, même si son frère Qasim était réputé avoir une meilleure voix. En terme de talent l’aine 'Abd al-Rahman, le premier des enfants pris en charge l'école de musique, après la mort de leur père même si il est souvent évoqué que l'arrogance engendra sa chute, car il finit par s'aliéner a yeux de tout le monde, selon l’historien Ibn Hayyan.
Les filles de Ziryab étaient des musiciennes talentueuses. La meilleure artiste était Hamduna, dont la renommée se traduisit par son mariage avec le vizir du royaume. Le meilleur professeur était Ulaiya sa sœur, la dernière des enfants de Ziryab, qui ensuite hérita de la plupart des clients de son père. Lorsque 'Abd al-Rahman II et Ziryab quittaient la scène, Cordoba était en train de s’affirmer comme une capitale culturelle et siège de l'érudition. Au moment où Abd al-Rahman 3eme pris le pouvoir en 912, la ville était devenue le centre intellectuel de l'Europe. Comme l'historien James Cleugh le souligne, parlant de la place de Cordoba en Espagne et dans le monde moderne ", il n'y avait rien de semblable, à cette époque, dans le reste de l'Europe. Les meilleurs esprits de ce continent regardaient vers l'Espagne pour tout ce qui différencie le plus clairement un être humain à un tigre. "
Pendant que le premier millénaire tirait à sa fin, les étudiants de la France, de l'Angleterre et du reste de l'Europe affluèrent à Cordoba pour étudier les sciences, la médecine et la philosophie et profiter ainsi de la grande bibliothèque municipale dotée de plus de 600 000 volumes. Quand ils rentraient dans leur pays d'origine, ils prenaient avec eux non seulement des connaissances, mais aussi l'art, la musique, la cuisine, la mode et les mœurs.
L'Europe s'est trouvée inondée de nouvelles idées et de nouvelles coutumes, et parmi les nombreuses vagues et courants qui coulaient vers le nord de la péninsule ibérique, plus d'un avait été canalisée par Ziryab.

Extraits de cet article peuvent être trouvés en Anglais sur les pages 2-11 de l'édition imprimée d'Al-Andalus de Saudi Aramco World.Article inspiré par Robert W. Lebling Jr ’’the flight of the blackbird” illustre par Norman Mac Donald traduit de l'anglais par Hubert Marlin Jr

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