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Le nom d’une chercheuse algérienne donné à un champignon
- dahmane1
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au_gré_du_vent;82610 écrit: ah bon?
je viens d'essayer la procédure que je t'ai decrite sur un post que j'vais créé moi même et j'ai vu que ça pouvait marcher...
Je vais répéter
va vers ton premier message "champignon"
clique sur "modifier le message" en bas à droite
comme ça tu auras la possibilité de changer le texte mais tu n'auras pas la main pour changer le titre
clique alors sur "aller en mode avancé" à droite en bas
là tu verras que la case du titre apparait avec la possibilité de changer
évidemment il faudra appuyer sur enregistrer les changements, tjs à droite en bas
sinon, pas grave
je taquine le champignon et je suis la seule qui en parle :lol:
Eurêka ! Eurêka ! lequel de nous deux est Archimède ? Merci Gré
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- dahmane1
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L'étudiant algérien Omar Seddiki qui s'est confié à El Moudjahid a réussi à trouver une combinaison de matériaux permettant de fabriquer un télescope à miroir liquide différent des télescopes actuels (conventionnels), dotés de miroir primaire, rapporte la revue britannique Nature dans sa dernière livraison. Cette combinaison de matériaux permet de fabriquer un miroir (astronomique) liquide doté à la fois d'un haut pouvoir réfléchissant et de propriétés lui permettant de fonctionner même dans le difficile environnement lunaire, selon la même source.
Un télescope à miroir liquide présente plusieurs avantages pratiques et économiques par rapport aux télescopes conventionnels dans la mesure où un tel observatoire lunaire pourrait livrer des informations inédites sur l'origine de l'univers.
Cette découverte est une de première en ionique.
“Je suis conscient que je n'aurai jamais eu l'occasion de travailler dans un projet pareil, et d'avoir le privilège de mener cette carrière, si quelque part en 1954 tout un peuple n'avait consenti à des sacrifices énormes pour nous libérer d'une occupation sauvage et barbare. Je tiens à remercier sincèrement et humblement tous ceux qui ont permis l'avènement du 5 juillet 1962.
Je voudrais dédier mon humble travail et mon modeste succès à la mémoire de ma très chère sœur Nassima (Razika) décédée dans le crash du vol de Air Algérie à Tamanrasset en mars 2003, ainsi qu'à tous les gens qui l'accompagnaient, en vous demandant de bien vouloir vous joindre à moi pour prier le Tout-Puissant de leur accorder une place dans Son Vaste Paradis.”
Cette importante découverte honore les chercheurs algériens aussi bien ici, en Algérie, qu'à l'étranger, pouvez-vous nous retracer le parcours scientifique qui vous a permis d'arriver à mettre au point cette technique et en combien de temps ?
“Notre travail de recherche à démarré lorsque le projet de télescope à miroir liquide pour un observatoire lunaire a été soutenu par la NASA Institute for Advanced Concepts, un organisme qui appuie des projets qui sont novateurs dans le domaine de la technologie spatiale susceptibles d'être intégrés aux programmes de la NASA (agence spatiale américaine).
Les conditions d'utilisation sur la Lune, à savoir l'absence d'atmosphère, ne permettaient pas d'utiliser les techniques de fabrication de miroir liquide déjà développée par notre groupe pour les applications terrestres. On a donc opté pour un procédé déjà utilisé pour la métallisation des miroirs de télescope en verre et qui consiste à l'évaporation d'un métal sous vide.
La difficulté résidait dans le fait que ce procédé n'a jamais été essayé sur un liquide. Il fallait donc développer un savoir-faire et des techniques pour l'adapter et trouver le liquide qui pouvait convenir aux conditions extrême de l'environnement lunaire. L'application étant inédite, on a dû faire face à beaucoup de problèmes.
Spécialement, la rareté des données concernant le comportement des liquides soumis à des pressions proches de celle du vide lunaire. De plus les systèmes à vide qu'on utilisait pour reproduire ce vide peuvent facilement être contaminés si le liquide employé n'a pas une pression de vapeur suffisamment faible. Or cette information n'est pas donnée pour tous les liquides.
Au départ, on procédait par essais et erreurs et très vite on a pu franchir un premier palier lorsqu'on a pu déposer une couche d'aluminium sur un polymère liquide hydrophile. Puis une autre étape majeure a été franchie un an après nos premières expériences, et cela lorsqu'on a déposé une mince couche d'argent sur un liquide ionique. Ces liquides sont des solvants qui peuvent être conçus avec un ensemble particulier de propriétés. Ils ne s'évaporent quasiment pas et ils restent liquides à des températures très basses. Ce qui fait d'eux les candidats les plus sérieux pour le projet d'un miroir sur la Lune.
En résumé, après un travail de recherche d'une durée de deux années, nous avons démontré que le projet d'un miroir sur la Lune était faisable en développant le savoir-faire nécessaire et en trouvant la classe de liquide potentiellement utilisable pour le projet.
Nous continuons à travailler pour améliorer notre technique et chercher le liquide ionique idéal pour notre application à savoir celui qui peut rester liquide jusqu'à -130°C qui est la température d'utilisation sur le sol lunaire.”
Quelles sont les retombées pratiques immédiates et à long terme de ce remarquable exploit scientifique ?
Notre travail de recherche a pour objectif la réalisation d'un miroir liquide pour un futur observatoire sur le sol lunaire, ce qui est en réalité un exemple d'application à moyen et à long terme pour la technique que nous avons mis au point, car un observatoire lunaire n'est pas envisageable dans l'immédiat.
J'ignore s'il y aura une application de notre procédé dans un autre domaine que les miroirs liquide, mais en science, on a souvent vu des techniques inventées pour une application donnée trouver un essor spectaculaire non soupçonné par ses inventeurs. D'ailleurs, l'utilisation que nous faisons des liquides ioniques, c'est-à-dire comme étant des liquides support pour un miroir liquide, a été mentionnée dans une revue technique comme une application étonnante pour ces liquides, qui sont à l'origine développé dans le but de remplacer les solvants organiques trop polluants.
Son parcours universitaire
Né le 11 mars 1967 à Alger.
Titulaire du Bac sciences en 1985 au lycée «Fougeroux».
Diplôme d'ingénieur en électronique en 1990 à l'USTHB de Bab-Ezzouar.
“J'ai travaillé pendant 12 ans dans l'industrie, dont 6 ans dans la société SMEI. SMEI était une spécialisée dans la maintenance et le développement de systèmes de contrôle pour l'industrie. Elle a été fondée par Mourad Dérahmoune, Mohamed Challal et moi-même. Ce fut une expérience très enrichissante pour moi sur le plan professionnel et personnel. L'expérience technique, pratique et méthodologique que j'ai accumulée en mettant en œuvre les divers procédés de contrôle en côtoyant ces deux formidables personnes m'a été d'une grande utilité pour faire face aux exigences de mon travail de recherche actuel”.
Installé au Canada en 2003, j'intègre le groupe de recherche des miroirs liquide en 2004, et obtient une maîtrise en physique (magistère) en 2006.
J'achève actuellement un doctorat en physique.
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- dahmane1
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Diplômé de la Faculté de Médecine d'Alger en 1975, il est arrivé à 24 ans aux États-Unis, en compagnie de son épouse, Nadia, aussi médecin diplômée de la Faculté d'Alger, pour étudier à l’université Johns-Hopkins. Il progresse rapidement dans la hiérarchie hospitalo-universitaire. Il est nommé professeur de Radiologie et d'Engineering Biomedical en 1992 et reçoit la Chaire "Martin Donner" de Radiologie quand il devient directeur du Departement de Radiologie de Johns Hopkins en 1995. Il a publié plus de 200 articles scientifiques et techniques dans le domaine de l'imagerie par Tomodensitomètrie et par Résonance Magnétique pour le diagnostic et traitement des maladies pulmonaires, cardio-vascualires et du Cancer. En tant que radiologue, il dépose de 1985 à 1998, dix-huit brevets dans le domaine de la radiologie et de l’IRM. Il lance aussi une série de cinq start-up réussie en imagerie et instrumentation médicale en parallèle de ses activités académiques.
En 1996, il est nommé directeur des recherches de la faculté de Médecine de Johns Hopkins où il joue un rôle critique dans la réorganization de l'école de Médecine de cette fameuse université dont il devient vice-doyen exécutif. En 1998, il est nommé au conseil scientifique de l'institut national du Cancer au NIH. En 2000, il est élu membre de l'Institut de Medecine de l'Acadèmie des Sciences des États Unis.
Remarqué pour ses capacités scientifiques et d'organisation ainsi que pour sa vision de réforme de la médecine et de la recherche biomédicale, il est nommé en mars 2002 par le président des États-Unis George W. Bush et confirmé par un vote unanime du Sénat des États-Unis en mai 2002 en tant que directeur géneral des NIH, ou instituts Nationaux de la Santé qui comprennent 27 instituts et centres de recherche et de financement de la recherche avec 27,000 employés, un budget de 30 milliards de dollars supportant plus de 300,000 chercheurs aux USA et à travers le monde. Son projet phare a certainement été la NIH Roadmap for Medical Research Initiative qui a fait tomber les barrières institutionnelles au sein des NIH en permettant aux 27 centres et instituts de financer ensemble des initiatives majeures et lancer de nombreuses reformes centrees sur la multidisciplinarité nécessaire à l'heure actuelle pour progresser en sciences médicales. Il développe des programmes de médecine translationelle et des programmes speciaux de promotion des jeunes scientifiques et de l'innovation à haut risque. En 2006, le Congrès entérine la majorité de ses reformes en votant la Loi de Réforme du NIH, la première réforme de fond de cette institution.
Le mandat de Zerhouni a aussi été marqué par une série d'investigations du Congrès des États-Unis sur de potentiels conflits d'intérêt au sein des NIH à la suite desquelles Zerhouni a pris la décision d'interdire aux scientifiques de l'agence d'être consultants sous contrats à titre privé pour des entreprises pharmaceutiques et de matériel médical. Il continue cependant à soutenir les collaborations officielles et transparentes entre chercheurs du NIH et l'industrie sous contrats publics.
Par ailleurs, Zerhouni a parfois exprimé publiquement son désaccord avec le Président Bush, notamment au sujet de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Le 10 avril 2008, il a reçu les insignes de la légion d'honneur de la part du président de la république française Nicolas Sarkozy1.
Il a quitté ses fonctions de Directeur des Instituts Nationaux de la santé des États-Unis à la fin octobre 2008 et est retourné à l'université Johns Hopkins en tant que Conseiller Principal de la Division Medicale de cette université.
Depuis, il a aussi pris des responsabilités diverses. Il est conseiller principal de la foundation Bill et Melinda Gates pour les affaires de Santé globale, Il a été élu membre du conseil d'administration de la Foundation Lasker qui attribue les prix de recherche biomédicale et de santé publique les plus prestigieux aux États-Unis, membre du conseil d'administration de la célèbre Mayo Clinic, membre du comité de direction de l'association "Research!America", membre du conseil de l'université KAUST en Arabie Seoudite.
Il est aussi le conseiller principal du directeur de la compagnie pharmaceutique Sanofi-Aventis pour les questions scientifiques et technologiques globales.
Il participe au lancement en tant que directeur scientifique d'un nouveau journal "SCIENCE: TRANSLATIONAL MEDICINE" compagnon de la revue "SCIENCE" de l'association americaine pour l'avancement des sciences qui parait pour la première fois en octobre 2009.
En octobre 2009, il aide en tant que Chairman à créer la fondation Algéro-Américaine pour l'Education, la Science et la Technologie dans le but d'aider au renforcement des capacités scientifiques de l'Algerie à travers une coopération accrue entre scientifiques américains et algériens et cherche à rassembler l'élite scientifique d'origine algérienne aux États-Unis pour des projets communs avec leurs collègues algériens dans le but de créer des centres d'excellence compétitifs dans tous les domaines scientifiques et techniques. Il continue de promouvoir le concept de diplomatie basée sur la santé, les sciences et la technologie à l'échelle mondiale et pour le développement de centres d'excellence dans les pays en voie de développement.
Le 3 novembre 2009, la secrétaire d'État des États-Unis, Hillary Clinton, a annoncé la création d'un corps d'ambassadeurs spéciaux pour la promotion des liens scientifiques et technologiques avec le monde musulman suite au discours du Caire du Président Obama et la nomination du Dr Zerhouni, par le Président Obama, au poste d'envoyé spécial des États-Unis pour la Science et la Technologie en compagnie des Drs Ahmed Zewail (Prix Nobel de Chimie, California Institute of Technology) et Bruce Alberts (ex-président de l'Académie des Sciences des États-Unis d'Amérique).
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- dahmane1
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Le gouvernement algérien envisage de mettre en oeuvre de nouvelles mesures pour lutter contre l'exode des cerveaux et encourager un plus grand nombre d'étudiants à poursuivre des carrières dans la recherche.
Malgré de récentes améliorations dans leurs conditions de travail, les scientifiques algériens continuent de partir à l'étranger, à la recherche de meilleures opportunités. Pour lutter contre ce problème, l'Algérie envisage d'adopter de nouvelles mesures destinées à renforcer l'intérêt des jeunes pour la science…selon la chercheuse Fatiha Djourlaf…Les conditions de travail des scientifiques algériens incluent un manque criant de laboratoires, de faibles rémunérations, la bureaucratie, et un grand nombre d'autres problèmes sociaux, "qui empêchent la créativité" et découragent les chercheurs…
…Plus de 40 000 scientifiques algériens travaillent à l'étranger,…. Selon des sources gouvernementales, seuls 1 500 chercheurs travaillent en-dehors de l'Algérie…
Par Fidet Mansour pour Magharebia à Alger – 02/03/11
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Une centaine de chercheurs algériens établis à l’étranger sont revenus, en 2010, travailler dans des centres de recherche du pays, alors que 1500 autres veulent revenir, a annoncé hier, à Tlemcen le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia.
Le ministre a indiqué que les chercheurs rentrés au pays, au nombre de "101", travaillent dans divers centres de recherche "dans les mêmes conditions et avec les mêmes avantages qu’ils avaient à l’étranger", avant de souligner que l’environnement de la recherche scientifique en Algérie s’est "nettement amélioré" et offre "tout ce dont ont besoin ces compétences".
Il a précisé, à cet égard, que l'Algérie possède déjà "1.000 laboratoires équipés de tous les moyens et outils adéquats pour permettre aux chercheurs et aux universités algériennes de s’aligner sur les universités mondiales et d’être compétitives"…
04.04.2011 El Moudjahid
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- djazaire62
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