Droits des femmes en Algérie

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19 Jul 2010 02:17 #57975 par Jalal
En Algérie les droits des femmes ont progressé quand les forces de progrès étaient plus influentes et détenaient l’initiative dans la mobilisation des masses. Ils ont régressé avec l’emprise absolue des courants réactionnaires sur les appareils d’État.


En Algérie les droits des femmes ont progressé quand les forces de progrès étaient plus influentes et détenaient l’initiative dans la mobilisation des masses. Ils ont régressé avec l’emprise absolue des courants réactionnaires sur les appareils d’État.

La participation des femmes, sous les formes les plus diverses, au combat politique ou armé pour la libération nationale a eu pour résultat des avancées importantes dans leur place dans la société après l’indépendance.

A l’époque coloniale peu de femmes travaillaient. De toutes façons le chômage massif était la règle dans une société où toutes les richesses appartenaient aux « Cent seigneurs ». Parmi les femmes rangées par le recensement de 1951 dans la catégorie des occupées, plus d’un million d’entre elles étaient des « aides familiales » agricoles. Cette rubrique permettait de masquer l’étendue du chômage en considérant comme « occupée » la femme qui trait une chèvre ou ramasse les œufs de poules ! En novembre 1954 il n’y avait en réalité que 30.000 femmes qui exerçaient une activité économique hors de l’agriculture. Encore faut-il préciser que 24.000 d’entre elles étaient des femmes de ménage ! Voilà le « bilan positif » de la colonisation pour les femmes algériennes.

Le droit au travail a été proclamé à l’indépendance. L’Algérie indépendante a fait plus en quelques années pour l’instruction des filles et l’emploi des femmes à de dignes postes de travail que la colonisation en 132 ans.

Il y a aujourd’hui des milliers d’ingénieur(e)s et de techniciennes supérieures, ainsi que des dizaines de milliers d’ouvrières qualifiées. Plus de la moitié des enseignants, des médecins et des magistrats sont aujourd’hui des femmes. Le travail est un facteur d’émancipation quoi qu’en disent les adeptes d’un féminisme étroit. La preuve c’est l’irruption extraordinaire des femmes dans les grèves des enseignants et des médecins de ces dernières semaines. Une grande révolution mentale et intellectuelle qui prépare le terrain à d’autres révolutions à venir, des révolutions plus radicales !

De 1962 à 1984, année du Code de la famille, la femme pouvait se marier sans avoir besoin de tuteur. L’acte de mariage était établi par l’officier d’État-civil en présence seulement des deux époux accompagnés de leurs deux témoins. La femme a obtenu en 1962 pour ainsi dire « naturellement » le droit d’ouvrir un compte bancaire et de détenir un carnet de chèque sans difficultés, au même titre que l’homme. Dans la Tunisie qui avait pourtant interdit la polygamie, l’autorisation de l’époux était exigée jusqu’à une date récente, pour accéder à cet acquis naturel de la femme algérienne. Dans le secteur public le salaire de la femme est égal à celui de l’homme à qualification identique.

Le virage à droite des années 1980, expression du renforcement des puissances d’argent et de la montée d’une réaction qui voulait donner un coup d’arrêt aux promesses révolutionnaires, n’a épargné aucun secteur : article 120 destituant les responsables des organisations de masse s’ils ne sont pas membres du FLN, centaines de cadres jetés injustement en prison, début de la lente destruction du secteur public économique et arrêt de l’industrialisation, renforcement des liens avec les USA et les monarchies du Golfe, remise en cause de la révolution agraire, intrusion massive du religieux dans le contenu du manuel scolaire et … promulgation du Code de la famille. C’est une période de réaction globale qui s’est ouverte en 1980 et se poursuit encore.

En dépit de leurs tentatives de confiner les femmes à leur foyer, les forces conservatrices n’ont pas réussi à enrayer complètement le travail des femmes. Plus de 1,3 millions de femmes sont occupées en dehors de l’agriculture. C’est plus de 40 fois plus par rapport à 1951. Il est vrai que le pourcentage des femmes occupées demeure faible, 15,3% selon l’ONS. La cause de cette faiblesse est liée à la politique d’un pouvoir dominé par les importateurs et refusant de promouvoir les secteurs productifs.

Les femmes qui travaillent dans le secteur privé sont exploitées de façon éhontée. Aussi bien dans le privé que dans le public, elles subissent des vexations et brimades de toutes sortes et notamment le harcèlement sexuel, dans le contexte de la domination des courants réactionnaires de la société et du spectre d’un chômage propice à tous les chantages odieux.

Les femmes se heurtent à l’obscurantisme, aux conceptions religieuses dépassées, aux préjugés profondément ancrés chez une majorité d’hommes n’acceptant pas que leur femme travaille. Leur combat pour la pleine égalité devra se poursuivre en liaison avec les luttes sociales.

Par Nadir Amar, pour Alger Républicain

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19 Jul 2010 15:05 #57976 par baudelaire87
Réponse de baudelaire87 sur le sujet st
Oui, c'est évident que la femme a le droit de travailler, je ne suis pas bien informé dans ce domaine là, mais je crois que dernièrement, on a vu que la femme ne travaille pas seulement, mais elle est devenue préférée dans certains postes, tous les directeurs préfèrent avoir une femme comme secrétaire, et d'un coté ils sont raison, elle est plus docile qu'un homme, et aussi la question de la sécurité, on voit de plus en plus des femmes policières et je ne sais pas si elles sont efficaces ou pas.
Dernièrement, j'ai été étonné de voir dans une annexe APC où il n'y a que des femmes et seulement un homme vieux, je me suis rendu compte à quel point on a changé, et notre manière de voir les choses aussi, alors je me suis dit si dans les postes où on reçoit des gens ou confortable on n'a besoin que des femmes, il vaut mieux le dire clairement, et qu'on dit aux hommes, le seul endroit qui vous va c'est l'armée........un calvaire

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19 Jul 2010 22:25 #57977 par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Droits des femmes en Algérie

baudelaire87;62197 écrit: Oui, c'est évident que la femme a le droit de travailler, je ne suis pas bien informé dans ce domaine là, mais je crois que dernièrement, on a vu que la femme ne travaille pas seulement, mais elle est devenue préférée dans certains postes, tous les directeurs préfèrent avoir une femme comme secrétaire, et d'un coté ils sont raison, elle est plus docile qu'un homme, et aussi la question de la sécurité, on voit de plus en plus des femmes policières et je ne sais pas si elles sont efficaces ou pas.
Dernièrement, j'ai été étonné de voir dans une annexe APC où il n'y a que des femmes et seulement un homme vieux, je me suis rendu compte à quel point on a changé, et notre manière de voir les choses aussi, alors je me suis dit si dans les postes où on reçoit des gens ou confortable on n'a besoin que des femmes, il vaut mieux le dire clairement, et qu'on dit aux hommes, le seul endroit qui vous va c'est l'armée........un calvaire


Salut! Dernièrement, et c'est étonnant, j'ai changé d'avis, du moins en ce qui me concerne et ce qui intéresse ma famille, je préfère qu'elles restent au foyer et ne travaille; Pourquoi? Avant et durant une vingtaine d'années mon ex-épouse était sage et pondérée, mais tout a changé quand elle a commencé à travailler et cela après plus de 24 années de vie conjugale sans histoires. Elle a changé de mentalité en m'exigeant le divorce.

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20 Jul 2010 11:00 #57978 par baudelaire87
Réponse de baudelaire87 sur le sujet slt Jalal
Ce que vous venez de dire ne m'étonne pas, cette histoire de travail qui fascine la femme, c'est vrai, la femme a toujours cherché le travail pour se libérer de l'emprise de l'homme, de celle de son père quand elle est célibataire et surtout de celle de son mari quand elle fait l'idée que son mari est le dominant dans la vie conjugale. Le problème mon ami c'est que la femme en Algérie ou certaines femmes ne voient pas la question comme une liberté personnelle, mais juste comme une rivalité, dès qu'on évoque le sujet du travail, elle sombre dans un gouffre de haine et de concurrence. Dès qu'elle décroche un travail, elle se sent libre, elle commence à imposer ses conditions, hélas la femme chez nous est incapable d'apprécier la vie telle qu'elle est ( vie conjugale), en contradiction avec elle-meme, commence à faire chanter son mari....... tout le respect pour les autres femmes qui estiment et vivent sans rivalité....merci

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21 Jul 2010 16:38 #57979 par au_gré_du_vent
salam vous deux
si j'ai bien compris
d'aprés vous, le travail de la femme nuit à la vie du couple et donc de la famille?

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21 Jul 2010 19:07 #57980 par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Droits des femmes en Algérie
Salam Gré, oui pour la femme qui travaille et qui n'a pas de cervelle, elle est atteinte d'un complexe d'infériorité et considère son travail comme un défi et une arme dirigée contre le mari, au lieu que ce soit un élément positif pour toute la famille;. Elle se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Se considérant l'égal de l'homme, elle essaye de se rebeller et faire ce qu'elle veut sans l'accord du mari. Cela est une fausse égalité, mal comprise pas la femme.

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