Histoire de 200 femmes qui ont marqué l'évolution du monde

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15 Jui 2010 08:51 #55579 par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet zenobie
salam
connaissez vous cette dame...tres connu en syrie...

Zénobie
Auteur Dr Aly Abbara
(Zenobiae - زنوبيا) ; Septimia Zenobia, Septimia Zenobia Augusta.
Chez les Arabes : Zanobia (زَنوبيا), Zeinab (زينب), Hind (هند) et parfois Al-Zabbaa (الزبَّاء)
D'après certaines références arabes, elle est la fille d'un prince Arabe de Palmyre de la tribu de Banou sumayyda' (بنو سميدع).
Il s'agissait d'une femme cultivée maitrisant le Palmyrénien, le Grec, l'Egyptien et moyennement le Latin ; elle rédigea, elle-même, un traité sur l'Histoire de l'Orient et de l'Egypte.

La deuxième épouse d'Odénath (أُذينة), elle lui succéda après son assassinat en 266/267, en régnant à Palmyre pour le compte de son jeune fils Wahballat (وهب اللات) (c'est-à-dire le don d'Allât) .

Il s'agit d'une femme très ambitieuse, bien déterminée ; inquiète par les peturbations au sein de l'Empire romain suite à la mort successive et rapprochée de l'Empreur Gallien, Claude II le Gothique et son frère Quintillien et les menaces réelles des Perses Sassanides qui pesaient lourd sur la sécurité des routes caravanières qui assuraient l'existance et l'épanouissement de sa cité, alors elle décida de prendre les choses en main en poursuivant les objectifs décidés auparavant par son époux Odénath, c'est-à-dire assurer la sécurité de sa nation elle-même, sans compter sur la volonté de Rome, puis pourquoi ne pas diriger l'Empire comme impératrice ?!.

Elle étendit dès 269-270 son pouvoir sur toute la Syrie, l'Arabie, la Palestine.

Il a fallu attendre l’accession au trône de l'Empire, en septembre 270, l'énergique Aurélien, pour remettre de l'ordre et reprendre les territoires perdus à l'Ouest, puis à l'Est, pour cela il fallait anéantir la domination palmyrénienne en Orient par la prise de Palmyre et l'élimination de sa Reine, Zénobie.

Sous la régence d'Aurélien, pour reprendre le contrôle du commerce venant de l'Asie et de l'Inde et qui, en cette période mouvementée, passait par la mer rouge en raison du contrôle des voies terrestres par les Perses Sassanides, Zénobie décida en 270 d'étendre son pouvoir sur l'Égypte romaine ; son armée composée de 70 000 hommes arriva en Egypte, destitua le gouverneur romain et installa une garnison palmyrénienne à Alexandrie. Une monnaie palmyrénienne fut frappée pour la première fois à Alexandrie, sur laquelle fut figurée la tête de l'empereur Aurélien et la tête de son fils Wahballat pour prouver sa fidélité à Rome et montrer à l'empereur qu'elle ne voulait pas l'obtention de l'indépendance. Mais le deuxième acte eut lieu le 29/août/271, il s'agit d'une réelle déclaration d'indépendance vis-à-vis de Rome, car ce jour là, elle ordonna la frappe de monnaie palmyrénienne sur laquelle on trouve écrit " L'Empereur César Wahballat " et elle se donna le titre de " Septima Zenobia Augusta ", c'est-à-dire Zénobia Impératrice.

Enfin, pour empêcher les attaques venant du Nord, elle laissa son armée envahir l'Anatolie jusqu'à la région de Ancyre (Ankara aujourd'hui).

L'ensemble de ces actes entrepris par Zénobie privèrent l'Empire romain de sa partie orientale avec ses richesses, ses routes de communication et son grenier à blé, c'est-à-dire, l'Égypte. L'analyse du parcours de cette reine montre qu'elle n'a jamais agi comme une reine locale, mais c'est le contraire, elle s'est comportée comme une Impératrice romaine en quête de pouvoir absolu, c'est-à-dire le couronnement à Rome : l'extension en dehors de la Syrie vers l'Arabie, l'Egypte puis l'Asie Mineure, la frappe de monnaie à son nom, la figurant comme impératrice de Rome " Septima Zenobia Augusta ", la fabrication d'un char impérial pour son couronnement à Rome... Sa révolte contre Rome fut une révolte contre la succession de plusieurs Empereurs inefficaces, mous et incapables de diriger l'Empire et défendre ses frontières et ses intérêts.

Pour Rome et pour Aurélien, la nécessité d'éliminer Zénobie et anéantir Palmyre devint évidente. Le projet d'Aurélien fut mis en exécution dès le début de l'an 272 ap.J.-C. il commença par chasser les Palmyréniens de l'Asie Mineure (Ancyre, la Bithynie et la Cappadoce) ; dans ces positions avancées l'armée palmyréienne évita le véritable affrontement avec les Romains et se replia vers Antioche, puis en constatant le déséquilibre des forces militaires entre les armées sur place, Zabada, le commandant en chef de l'armée palmyrénienne donna l'ordre de se retirer d'Antioche, en secret, dans la nuit pour concentrer l'ensemble des forces de son armée à Émèse. Aurélien entre à Antioche sans véritable résistance, sur place, il tarda à partir en attendant des nouveaux renforts
Ensuite, Aurélien et sa grande armée se dirigèrent vers Émèse et affrontèrent réellement pour la première fois, en août 272, l'armée palmyrénienne, composée de 60 000 hommes, près de (Aréthus - al-Rastan aujourd'hui - الرستن). La mobilité et rapidité de la cavalerie romaine comparées à la lourdeur de l'équipement de la cavalerie palmyrénienne, finissent par le triomphe des romains et le repli des derniers hommes de l'armée palmyrénenne vers la ville d'Émèse pour se protéger derrière ces remparts.

A Émèse (Homs aujourd'hui -حمص), un conseil de guerre fut tenu par Zénobie et ses généraux ; le retrait de l'armée vers Palmyre fut décidé pour réorganiser l'armée et la résistance, défendre la ville et ses habitants de l'avancée inévitable de l'armée romaine et enfin pour augmenter la capacité de son armée par des renforts venant de ses alliées, les Arabes, les Arméniens et surtout les Perses.
Aurélien rentre à Emèse sans résistance réelle, il visita dans la ville le temple de son dieu pour lui dédier sa nouvelle victoire, puis il conduisit son armée à travers le désert syrien à la poursuite de Zénobie et son armée. Ce fut une traverséet pénible qui dura une semaine car ses troupes furent harcelées en permanence par les Bédouins du désert.

Aurélien assiégea Palmyre, aidé par des renforts venant de l'armée romaine installée en Egypte après avoir chassé les Palmyréniens de ce pays au début de l'été 272.
Après l'échec des négociations de capitulation entreprises par Aurélien avec Zénobie, l'attaque eut lieu donnant l'avantage à l'armée romaine. Zénobie échoua dans sa tentative de fuite vers la Perse, avec son fils. Utilisant comme monture un chameau de course, elle fut rattrapée et capturée sur le bord de l'Euphrate.

Palmyre capitula à l'automne 272, ses habitants sortirent de la ville pour laisser l'armée romaine piller ses demeures, ses entrepôts et ses temples ; Aurélien laissa la vie sauve aux Palmyréniens mais il leur imposa de lourdes amendes et confisqua l'armement ayant servit à défendre la ville (armes, chevaux, chameaux...).

Les responsables jouant un rôle déterminant dans la politique d'expansion et d'indépendance que Zénobie eut entreprise furent jugés et tués par l'armée romaine à son retour à Émèse. Parmi les victimes de cette vengeance, le philosophe grec Longin, le professeur et conseiller de Zénobie.

Refusant de la tuer, Aurélien, emmena Zénobie comme captive à Rome pour la montrer en 274, au peuple de Rome, au cours de sa cérémonie triomphale.

Zenobie vécut le reste de sa vie en Italie, à Trivoli ou à Tibur comme une paisible dame romaine. En ce concerne son fils Wahballat, la majorité des sources historiques ne donnent aucune information, mais certains auteurs signalent sa mort lors de la bataille d'Émèse.

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www.aly-abbara.com/voyages_personnels/sy...Palmyre/Zenobie.html

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