les Ouled Nail

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30 Mai 2010 18:18 #54546 par Sabrina
Réponse de Sabrina sur le sujet les Ouled Nail


Rakassah West Festival, Sat. March 22 Algerian Ouled Nail with Jasmyn, Linda, Janine, and Amy

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30 Mai 2010 18:21 #54547 par Sabrina
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30 Mai 2010 18:28 #54548 par Sabrina
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30 Mai 2010 18:30 #54549 par Sabrina
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30 Mai 2010 19:38 #54550 par au_gré_du_vent
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salam Sabrina,
merci pour cette leçon d'histoire.
Tu as une raison particulière pour le choix de cette tribu specialement?
J'ai aimé les photos, spécialement la 2eme, la fille y est tres belle; la derniere par contre me parait "choquante", etit ce le but du photographe? ça sonne tellement faux!

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30 Mai 2010 19:42 #54551 par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet les Ouled Nail
j'ai voulu chercher un peu sur "les naïlis", je suis tombée sur ce texte de "pied noir", je vous laisse découvrir

Il existe en Afrique une tribu vagabonde de dames aux camélias, les Ouled-Naïl, qui vont porter leurs charmes dans les divers oasis du Sahara, et, en campant de trois à quatre jours sur chaque point du pays de la soif, fout ainsi tous les ans le tour du désert. Un négociant français de Laghouat vit passer une de ces beautés nomades que suivait une admirable enfant d'une dizaine damnées. Il fut pris de commisération à l'aspect de cette petite créature destinée à partager la triste destinée de sa mère; il l'acheta, lui donna une éducation française et l'épousa.

Lella Aïcha fit le bonheur de son bienfaiteur. Comme toutes les femmes arabes, elle voyait dans son mari plutôt un demi-dieu qu'un homme, et, remplaçant l'amour par l'adoration, elle aurait volontiers passé sa vie à le servir à genoux.

Cependant, le négociant français, suffisamment enrichi par son commerce de plumes d'autruche et d'ivoire au désert, songea à la France. II revint à Paris, mena sa femme dans le monde, lui procura tous les plaisirs de la civilisation. La beauté exotique et la grâce nonchalante de Lella AYcha lui valurent beaucoup de succès; on la rechercha, on invita souvent à des soirées le mari pour posséder la femme, qui parlait du reste assez bien le français pour répondre aux diverses questions et comprendre les compliments qu'on lui adressait. Le négociant s'estimait fort heureux d'avoir réussi à transformer une femme arabe en Parisienne, quand il vit Lella AYcha changer tout à coup d'humeur, de caractère, de manière d'être. Il soupçonna que la fille du désert, complétant trop bien elle-même son éducation à l'européenne, avait ouvert son cœur aux flatteries, aux séductions d'un sigisbée de salon. Il lui laissa donc une apparente liberté, tout en l'épiant secrètement. Le négociant apprit bientôt, de sou valet de pied, qu'en sou absence, Lella Aicha avait commandé l'équipage et s'était rendue dans un hôtel de la rue d'Amsterdam. Le mari d'Alcha noua des intelligences avec la maîtresse de l'hôtel, et se proposa de surprendre sa femme lorsqu'elle ferait sa seconde visite, ou plutôt sa seconde infidélité. En effet, introduit par la maîtresse de l'hôtel dans la première pièce d'un appartement où venait de pénétrer Lella Aicha, le mari fut très surpris d'entendre la conversation criminelle en arabe. Afelia, en effet, implorait de la sorte un Arabe :

- Par Mahomet, je t'adjure, Ibrahim, de m'emmener en Afrique avec toi. Je suis née et je veux finir dans le pays du soleil. A Laghouat, j'étais heureuse; mais, depuis que mon mari m'a amenée à Paris, je subis le martyre.
- Si tu étais la femme de ton époux, tu serais heureuse, Akita, objecta l'Arabe.
- J'ai cherché à la devenir; j'aime mon mari comme un bienfaisant maître qui m'a arrachée des mains du malheur. Tout ce que j'ai, il me l'a donné; tout ce que je sais, il me l'a appris. J'étais une enfant perdue du désert, tu le sais? Eh bien! Je suis devenue l'égale d'une grande dame chrétienne. Ces plaisirs, ces richesses m'accablent de tristesse. Quand on ne nie voit pas, je fleure; la nuit, je ne durs pas; je pense aux miens, qui errent Pauvres et libres sous le grand ciel. Emmène-moi au désert; je ferai, s'il le faut, un voyage à pied à la Mecque; je tisserai tes burnous pendant quatre ans; je rapporterai les guerbas de la fontaine; je serai l'esclave de la tente.
- Aïcha, tu emporteras les bienfaits et l'argent d'un chrétien, et l'on dira : - Voilà ce qu'a fait une fille de Mahomet.
- Non ! ni cette toilette ni ces bijoux, je n'emporterai rien que le titre d'épouse, puisque la loi chrétienne n'a pas établi comme la nôtre le divorce. J'ai un costume arabe, je le revêtirai et je laisserai à mon mari une lettre d'adieu quo je mouillerai de mes larmes. Si tu me repousses, je partirai seule, à l'aventure, ou je me tuerai.
- Tu blasphèmes le saint nom d'Allah 1 Jamais un croyant n'a refusé de tendre la main à une croyante. Pars cette nuit pour Marseille; je serai à l'hôtel de l'Europe avant toi; nous prendrons le vapeur le Marabout, qui nous conduira à Philippeville, et de là nous irons au Sahara.

A ce moment, le négociant ouvrit brusquement la porte du salon. Alcha se jeta, terrifiée, à ses pieds, en s'écriant :
-- Maître !
Son mari la releva, et lui dit :
- Tu n'es pas coupable, Aicha. C'était à moi de comprendre que ta mélancolie provenait d'un invincible regret de ton pays. Tu le reverras. Oui, tu te mettras en route cette semaine môme pour Laghouat, mais avec moi !

Le négociant a tenu parole, il est retourné au Sahara la nostalgie n'affecte pas exclusivement les Arabes; elle saisit aussi bien les Européens qui ont porté leur tente de l'autre côté de la Méditerranée. On qualifie d'Algériens, dans notre colonie, toutes les personnes qui ont adopté l'Afrique pour leur nouvelle patrie, s'y sont acclimatées, installées, et ont sérieusement renoncé à l'ancienne. Ces Algériens et les Algériennes sont pris d'attaques de nerfs lorsqu'ils entendent parler de l'Europe; ils n'ont pas assez de malédictions et de sarcasmes pour elle; jamais trop de bénédictions et de tendresses pour l'Afrique. Des affaires d'intérêt ou des devoirs de famille forcent-ils les Algériens à venir à Paris, ils maudissent en grelottant notre climat enrhumé, notre soleil de fer-blanc, notre boueux macadam, notre vie terne, étriquée, absurde, tandis que, lâchant la bride à leur enthousiasme, ils chantent l'Afrique, les espaces immenses, la lumière limpide, Io simoun qui souffle la mort, le ciel d'airain qui souffle la passion, les montagnes aux jets aériens, les sables mouvants, les palmiers qui découpent avec une grâce féminine leur ombre grêle sur Io sol parfumé des oasis, où vous berce la voluptueuse sieste; la Méditerranée -- la Bleue, disent les Arabes --- qui baise avec des spasmes et des langueurs de courtisane les pittoresques rivages et les pieds des blanches villes de l'Algérie.

www.piednoir.net/guelma/civilisation/oulednailsjanvi09.html

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