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Trahison Marocaine (vraie au faux cette histoire)
- ruspil
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Rectification: Au départ, ils étaient six (Bitat, Ben Bouaïd, Didouche, Boudiaf, Krim et Ben M'Hidi). La décison fut prise le 24 octobre 1954 (immortalisée par une unique photo où les six sont rassemblés) de déclencher les opérations le 31 octobre à minuit. A cela, il faut ajouter que Krim Belkacem avait gagné le maquis en 1947 et indéniablement, c'est chez lui en premier qui avait germé l'option d'en découdre militairement avec le colonisateur.
Quant au détournement de l'avion mis à disposition par le Maroc pour amener la délégation algérienne à Tunis, reste à savoir si les Algériens étaient au courant que l'avion était piloté par un équipage français? Toujoues est-il qu'il avait été commis la grave erreur d'avoir emprunté tous le même avion.
Plus tard, Hocine Aït-Ahmed démentira toute implication marocaine dès lors que le roi avait proposé à la France d'échanger les captifs contre son fils et le royaume avit rappelé son ambassadeur de Paris en guise de protestation.
En revanche, il serait plus intéressant de poser des questions à propos de l'opération franco-espagnole au nom Ecouvillion qui, en 1958, avait éliminé la résistance sahraouie mais également un grand nombre de résistants algériens qui s'y refugiaient.
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- cimode
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Ces gouvernement veulent nous faire qu'ils se soucient du sort du peuple palestinien mais en fait il se soucient beaucoup plus du cours de leurs actions sur les marché Londoniens et Américains...
Encore une diversion de propagande...
Jalal;50486 écrit: Inventer des histoires pour diviser les peuples algérien et marocain, détourner l'attention de la vraie cause de notre régression : les régimes maghrébins dictatoriaux valets du sionisme et du néocolonialisme, (nos dictateurs sont indirectement alliés des Juifs du monde à travers les impérialismes américains et européens)
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- syfou
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je ne pense pas parce que j'en connais pas mal ; des marocains qui ont participé à la guerre de la liberation nationale.:minilogo_algeria:
A plus
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- ruspil
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syfou;50523 écrit: Salut tout le monde ,
je ne pense pas parce que j'en connais pas mal ; des marocains qui ont participé à la guerre de la liberation nationale.:minilogo_algeria:
A plus
Bonsoir,
Certes que des Marocains avaient aidé à l'indépendance algérienne, mais à titre personnel. Du reste, certains étaient devenus célèbres comme le fqui Basri, Cheik-el-Arab, Moumen Diouri, etc. Leur objectif consistait à libérer l'Algérie et après règler le compte de la monarchie chérifienne, ce que feu Hassan II comprendra très vite et d'où sa complicité lors de l'opération franco-espagnole Ecouvillon menée afin d'écraser l'ALS marocaine.
En bref, il est erroné d'insinuer que le gouvernement marocain s'était allié aux indépendantistes algériens pas davantage du reste que le gouvernement algérien avait prêté main-forte au combat des Afghans contre les Russes, ceci même si des éléments algériens avait combattu l'Armée rouge.
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Hassan II a-t-il participé à l'opération Ecouvillon ?
Au lendemain de l'Indépendance, le Maroc comptait encore sur son territoire de nombreuses zones de résistance. Celles-ci pouvaient à terme déstabiliser la monarchie. Pour cette raison, le régime n'hésita pas à recourir à l'aide des ennemis d'hier, les puissances coloniales françaises et espagnoles. L'objectif était de mettre fin à la résistance de l'Armée de Libération du Sud. Quelques jours seulement au début de l'année 1958 ont suffi à la force armée alliée (F.A.R., Espagne et France) pour " pacifier " la région où se trouvaient les membres de l'A.L.S. L'opération aurait été d'une atrocité sans nom, à l'image de la pacification coloniale des débuts du Protectorat. L'implication du Prince Moulay Hassan dans l'opération Ecouvillon ne ferait pas de doute selon certains spécialistes. Car immédiatement après la fin des combats, le Prince héritier s'est vu rétrocéder par l'Espagne la région de Tarfaya. Une alliance et une méthode coloniales auraient donc permis au régime de conforter durablement son ascendant sur des poches de résistance difficiles à contrôler. La résistance a d'ailleurs progressivement été anéantie entre 1956 et 1960 au profit d'une nouvelle logique d'intérêts. Désormais, la monarchie marocaine allait s'appuyer sur des réseaux de clans féodaux, nettement plus en accord avec ses aspirations. L'ancien mouvement national sera la première victime des premières années de l'indépendance du Maroc.
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- Jalal
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ruspil;50665 écrit: Bonsoir,
Certes que des Marocains avaient aidé à l'indépendance algérienne, mais à titre personnel. Du reste, certains étaient devenus célèbres comme le fqui Basri, Cheik-el-Arab, Moumen Diouri, etc. Leur objectif consistait à libérer l'Algérie et après règler le compte de la monarchie chérifienne, ce que feu Hassan II comprendra très vite et d'où sa complicité lors de l'opération franco-espagnole Ecouvillon menée afin d'écraser l'ALS marocaine.
En bref, il est erroné d'insinuer que le gouvernement marocain s'était allié aux indépendantistes algériens pas davantage du reste que le gouvernement algérien avait prêté main-forte au combat des Afghans contre les Russes, ceci même si des éléments algériens avait combattu l'Armée rouge.
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Hassan II a-t-il participé à l'opération Ecouvillon ?
Au lendemain de l'Indépendance, le Maroc comptait encore sur son territoire de nombreuses zones de résistance. Celles-ci pouvaient à terme déstabiliser la monarchie. Pour cette raison, le régime n'hésita pas à recourir à l'aide des ennemis d'hier, les puissances coloniales françaises et espagnoles. L'objectif était de mettre fin à la résistance de l'Armée de Libération du Sud. Quelques jours seulement au début de l'année 1958 ont suffi à la force armée alliée (F.A.R., Espagne et France) pour " pacifier " la région où se trouvaient les membres de l'A.L.S. L'opération aurait été d'une atrocité sans nom, à l'image de la pacification coloniale des débuts du Protectorat. L'implication du Prince Moulay Hassan dans l'opération Ecouvillon ne ferait pas de doute selon certains spécialistes. Car immédiatement après la fin des combats, le Prince héritier s'est vu rétrocéder par l'Espagne la région de Tarfaya. Une alliance et une méthode coloniales auraient donc permis au régime de conforter durablement son ascendant sur des poches de résistance difficiles à contrôler. La résistance a d'ailleurs progressivement été anéantie entre 1956 et 1960 au profit d'une nouvelle logique d'intérêts. Désormais, la monarchie marocaine allait s'appuyer sur des réseaux de clans féodaux, nettement plus en accord avec ses aspirations. L'ancien mouvement national sera la première victime des premières années de l'indépendance du Maroc.
Ton commentaire et ajouts sont très intéressants; Pour ma part, je vois que les régimes maghrébins : algérien, marocains et tunisien sont une honte pour l'Afrique du Nord. La raison de notre retard est la présence de ces dictatures qui pompent comme des sangsues les richesses de nos pays et bloquent toute évolution culturelle, économique ou politique; Nous survivons dans la féodalité "moderne" née du colonialisme qui a créé ces régimes honnis...
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- ruspil
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Jalal;50788 écrit: Ton commentaire et ajouts sont très intéressants; Pour ma part, je vois que les régimes maghrébins : algérien, marocains et tunisien sont une honte pour l'Afrique du Nord. La raison de notre retard est la présence de ces dictatures qui pompent comme des sangsues les richesses de nos pays et bloquent toute évolution culturelle, économique ou politique; Nous survivons dans la féodalité "moderne" née du colonialisme qui a créé ces régimes honnis...
Ce sont tous les pays arabes qui sont des dictatures et gouvernés de personnages incompétents.
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La révolution algérienne et les pays arabes
Les précisions de M. Dahou Ould-Kablia
Dans la Conférence que j'ai donnée le jeudi 12 juin écoulé, devant les chercheurs historiens et les étudiants en histoire de l'Université de Bouzaréah, j'ai traité de problèmes strictement militaires liés à la lutte de Libération nationale.
Il s'agissait surtout de la formation militaire générale et de la formation militaire spécialisée, tant dans les bases arrière des pays voisins (Maroc et Tunisie), que dans les pays du Moyen-Orient (Égypte, Syrie, Irak, Jordanie).
Cette formation s'est déroulée dans d'excellentes conditions et le contenu de la conférence, totalement enregistrée, en fait foi.
Par contre, au niveau des débats, des questions accessoires m'ont été posées, auxquelles je ne pouvais m'empêcher de répondre avec la plus grande franchise, compte-tenu de la qualité de l'auditoire qui me faisait face et ce, sans aucun lien avec l'actualité présente.
Ainsi, parlant de l'aide en armes et en argent, je persiste à dire que la Tunisie et le Maroc ne nous ont pas fourni d'armes, à l'exception des 5000 fusils promis gracieusement par feu le roi Mohamed V et qui ont été cédés par le roi Hassan Il, à sa succession, contre contre-partie financière.
Le partage des armes du bateau DYNA (150 T.) en provenance d'Alexandrie en mars 1955 a effectivement fait l'objet d'un partage avec l'Armée de libération marocaine stationnée dans la région du Rif.
Le contentieux algéro-marocain portait à l'époque sur un problème d'une autre dimension, à savoir, la revendication territoriale prônée par le Parti de l'lstiqlal au pouvoir, et appuyée par une pression continue au niveau de la frontière algéro-marocaine au Sud (*) . La crise a atteint des proportions telles que, devant les menaces du FLN de porter ce contentieux devant l'opinion internationale, un compromis a été trouvé, à l'initiative du roi Mohamed V, un allié loyal de l'Algérie, consistant en la tenue de la Conférence de Tanger en avril 1958 pour discuter de cette question. Finalement, il a été décidé de l'occulter en parlant plus de l'avenir que du passé.
L'Armée tunisienne, pour sa part, a exploité souvent les périodes de tension découlant du “comportement” de l'ALN et des réfugiés sur son sol pour entraver l'action de l'ALN, en exigeant à un moment donné que toutes les armes acquises par le FLN, dans les pays du Moyen-Orient et transitant par le territoire tunisien, soient déposées dans les casernes de la Garde Nationale, où elles étaient vérifiées et cédées parcimonieusement.
Cela dit, les dirigeants algériens connaissaient parfaitement le caractère ombrageux du président Bourguiba sur tout ce qui touchait à la souveraineté de son pays, face à un hôte plus ou moins encombrant.
Avec l'Égypte, si l'aide politique et diplomatique fut conséquente, I'aide financière l’était beaucoup moins.
Les subventions décidées par la Ligue arabe au titre de l'aide financière à la Révolution algérienne, étaient toujours en deçà des virements réellement effectués. Ce que j'ai rapporté au sujet des tergiversations sur l'aide égyptienne, qui a été remise en cause trois années de suite, est confirmé par le rapport du ministre des Finances du GPRA, Ahmed Francis, au Gouvernement, rapport dont je détiens une copie que je peux rendre publique, le cas échéant.
En conclusion : I'aide des pays arabes a été globalement positive et souvent conditionnée, mais les pressions, les entraves, le chantage et autres coups fourrés directs ou indirects sont également légion, et il n'est pas mauvais de les rappeler même s'ils ne fondent pas toute la politique, parce qu'ils font partie intégrante de l'Histoire de notre Révolution.
Telle est la vérité. Cela ne mérite pas, par conséquent, le titre excessif reproduit par votre quotidien et quelques autres journaux à la recherche du sensationnel.
Le président de l’AN/MALG
Dahou Ould Kablia
(*) Déclaration publique du leader de l’Istiqlal Allal El-Fassi à Imouzer (Fès) en août 1957 : “La meilleure réponse au soutien apporté à nos frères Algériens c’est de rendre au Maroc les territoires sahariens rattachés à l’Algérie”.
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