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MESSALI Hadj
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30 Avr 2014 22:26 #155607
par dahmane1
MESSALI Hadj a été créé par dahmane1
L'Algérie c'est lui, son âme se sont les Oulamas
فـداء الجزائـر روحي ومـالي
ألا فــي سبيـل الحريـة
فـليحـي حـزب الشعب الغالي
و نجـم شمــال إفريقيـة
وليحي جند الاستقلال
مثــال الفــداء والوطنيـة
ولتحي الجزائـر مثل الهلال
و لتحـي فيهــا العربيـة
سلامـا سلامـا أرض الجدود
سلامــا مهـد معالينــا
فأنت أنت دار الخلود
غرامك صــار لنــا دينـا
وإنـا حواليك مثـل الجنود
لسـان هــواك يناجينـا
سنرعـى حقـوقك مثـل الأسود
و لــو قبضـوا بتراقينـا
سـرى بالروح دم الفـاتحين
فـأذكـى فيهـا معانـي الفـداء
نخوض الكون مـع الخائضين
و لا نرتـد ولـو بـالـردى
ونعلي الصرخة في الصارخين
نـنـادي العـزة والسـِؤددا
فلسنـا نرضى مع العالميـن
حيــاة نبقـى بهـا أعبـدا
فلسنا نـرضى الإمتـزاجـا
ولسنـا نرضـى التجنيسـا
ولسنا نرضـى الإنـدمـاجـا
ولا نرتــد فرنسيســا
رضينا بالإسـلام تـاجــا
كفــى الجهــال تدنيسـا
فكل من يبغـي اعوجـاجـا
رجمـنــاه كـإبـلـيســا
خلقنا بحكم الهـوى إخـوة
فتبت يــدا كــل مـن فرقـا
نريد حيـاة لنـا حـرة
كفانا كفى مــن حيـاة الشقـاء
خلفنـا لهـذا الـورى سادة
ونجـم الهـدى عندنـا أشرقـا
بلادي يميـنـا مقـدسـة
سنرعى عهودك طـول البقـاء
ألا في طريق العلا سعينـا
ألا فـي سبيل الفداء و الجهـاد
ليسطع بـأفـق السمـاء نجمنا
ونعلي الصرخة فـي كـل واد
فهـا هـو ذاك اللـواء معلنا
حملناه ذا اليـوم فـوق الفـؤاد
وها هـو أحمد يحدو بنـا
وهـا هـو جبريل فينا ينـادي
ألا في سبيـل الاستـقـلال
ألا في سبيـل الحـريــة
1936 مفدي زكرياء
فـداء الجزائـر روحي ومـالي
ألا فــي سبيـل الحريـة
فـليحـي حـزب الشعب الغالي
و نجـم شمــال إفريقيـة
وليحي جند الاستقلال
مثــال الفــداء والوطنيـة
ولتحي الجزائـر مثل الهلال
و لتحـي فيهــا العربيـة
سلامـا سلامـا أرض الجدود
سلامــا مهـد معالينــا
فأنت أنت دار الخلود
غرامك صــار لنــا دينـا
وإنـا حواليك مثـل الجنود
لسـان هــواك يناجينـا
سنرعـى حقـوقك مثـل الأسود
و لــو قبضـوا بتراقينـا
سـرى بالروح دم الفـاتحين
فـأذكـى فيهـا معانـي الفـداء
نخوض الكون مـع الخائضين
و لا نرتـد ولـو بـالـردى
ونعلي الصرخة في الصارخين
نـنـادي العـزة والسـِؤددا
فلسنـا نرضى مع العالميـن
حيــاة نبقـى بهـا أعبـدا
فلسنا نـرضى الإمتـزاجـا
ولسنـا نرضـى التجنيسـا
ولسنا نرضـى الإنـدمـاجـا
ولا نرتــد فرنسيســا
رضينا بالإسـلام تـاجــا
كفــى الجهــال تدنيسـا
فكل من يبغـي اعوجـاجـا
رجمـنــاه كـإبـلـيســا
خلقنا بحكم الهـوى إخـوة
فتبت يــدا كــل مـن فرقـا
نريد حيـاة لنـا حـرة
كفانا كفى مــن حيـاة الشقـاء
خلفنـا لهـذا الـورى سادة
ونجـم الهـدى عندنـا أشرقـا
بلادي يميـنـا مقـدسـة
سنرعى عهودك طـول البقـاء
ألا في طريق العلا سعينـا
ألا فـي سبيل الفداء و الجهـاد
ليسطع بـأفـق السمـاء نجمنا
ونعلي الصرخة فـي كـل واد
فهـا هـو ذاك اللـواء معلنا
حملناه ذا اليـوم فـوق الفـؤاد
وها هـو أحمد يحدو بنـا
وهـا هـو جبريل فينا ينـادي
ألا في سبيـل الاستـقـلال
ألا في سبيـل الحـريــة
1936 مفدي زكرياء
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30 Avr 2014 22:27 #155608
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet MESSALI Hadj
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30 Avr 2014 22:54 #155609
par dahmane1
Du 10 au 15 février 1927, les communistes européens, dans leur volonté de lutter contre l’impérialisme, organisèrent un Congrès anti-impérialiste à Bruxelles au palais d’Egmont. Ils suivaient en cela la politique de Lénine qui avait appelé à soutenir les « mouvements nationaux révolutionnaires » dans les colonies.
Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles réunissait des représentants des différents peuples vivant sous le joug de l’impérialisme occidental. Ce Congrès fut organisé côté français par la Ligue contre l’oppression coloniale qui avait été créée pour soutenir la politique anti-colonialiste de l’Internationale Communiste. Cependant, ce furent surtout des organisations allemandes, comme « l’Arbeitsanschub für die unterdruchen Volker » et la « Liga gegen koloniale unterdruchen », fondées par le Komintern qui fournirent la plus importante contribution à l’organisation de ce congrès.
Si le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles se voulait celui des peuples colonisés, de nombreuses organisations et personnalités européennes y participèrent. Les partis communistes de France, de Belgique et d’Allemagne y étaient représentés ainsi que des organisations telles que la CGTU, la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen, la fraction minoritaire des Trade-Unions, l’Internationale de l’enseignement et la Ligue internationale des femmes luttant pour la paix. De nombreuses personnalités du monde politique et intellectuel étaient aussi présentes, notamment Albert Einstein, Félicien Challaye, Henri Barbusse et Romain Roland.
Du coté des peuples colonisés et dépendants, différents mouvements et personnalités politiques avaient effectué le déplacement de Bruxelles. Pour représenter l’Inde, il y avait Nehru, pour l’Indonésie Mohammed Hatta. Pour le Machrek, El Bakri représentait la résistance syrienne aux cotés des délégués Egyptiens et Palestiniens. L’Afrique subsaharienne n’était pas en reste, puisque Lamine Senghor, qui représentait le Sénégal, se trouvait aux côtés du Comité de Défense de la Race Nègre et du délégué des Syndicats d’ouvriers noirs d’Afrique du Sud. L’Amérique du Sud était représentée par les Péruviens Victor Raul Haya de la Torre et Eudocio Ravines, de l’Alianza Popular Revolucionaria Americana (APRA).
Les délégations les plus en vues furent celles de Chine et d’Indochine. La première regroupait la veuve de Sun Yat Sen, les représentants de l’Armée Rouge revenant des champs de bataille de Manchourie, ceux du Kuomintang et ceux du gouvernement cantonais. L’Indochine était représentée par le Parti Constitutionnaliste Indochinois et son rival le Parti Révolutionnaire d’Indochine, après la scission intervenue au sein de l’Association Mutuelle Indochinoise, ainsi que le Parti Annamite de l’indépendance.
Le Maghreb était représenté par les trois délégués de l’Etoile Nord Africaine : les Algériens Hadj Ali Abdelkader, Messali Hadj et le Tunisien Chadly Khairallah.
Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles marquait l’émergence du « troisième » monde sur la scène internationale et la solidarité effective des peuples des Trois continents contre l’impérialisme occidental. « Pour la première fois dans l’histoire, écrivait Chadly Khairallah, plus de 150 délégués, représentant un milliard d’opprimés courbés sous le joug de l’impérialisme, se sont rencontrés avec les représentants de toutes les organisations d’avant-garde, d’Europe et d’Amérique, et avec tout ce qui reste encore d’hommes de pensée libérale pour les instruire de l’oppression qu’ils subissent, sous divers formes et suivant les pays, par l’odieux régime colonial des pays oppresseurs. Ils ont clamé à la face du monde entier leur douleur, ils ont expliqué leur martyre et affirmé leur volonté de lutte énergique, jusqu’à leur libération totale. Ils ont reçu l’assurance de leurs frères exploités d’Europe que, dans cette lutte, ils peuvent compter sur leur aide morale et matérielle sans aucune réserve » [1].
Pour ces pionniers de l’union des peuples des Trois continents, la libération nationale ne pouvait pas prendre fin « au moment où l’on hisse le drapeau et l’on joue l’hymne national » mais uniquement lorsque l’ordre impérialiste serait définitivement abattu. Chadly Khairallah poursuivait sa description du Congrès en mettant l’accent sur la volonté commune des représentants des peuples colonisés de lutter contre l’impérialisme : « Toute les délégations coloniales ont présenté des résolutions claires et précises quant au but commun qui est l’indépendance de leurs pays respectifs. A cet égard, toutes les résolutions sont absolument concordantes. Ils ont ajouté à ce but général des revendications immédiates, propres à chaque pays, et suivant les différentes situations particulières de chacun d’eux. Ils se sont groupés avec leurs alliés d’Europe au sein de la Ligue contre l’oppression coloniale et l’impérialisme, et ont pris l’engagement mutuel de livrer la bataille décisive qui libérera les uns et les autres de oppression capitaliste et impérialiste » [2].
Dans le cadre de cette lutte contre l’oppression impérialiste au Sud et contre l’oppression capitaliste au Nord, Lamine Senghor affirma : « Camarades, les Nègres se sont trop longtemps endormis, mais méfiez-vous ! Celui qui a trop bien dormi et qui s’est réveillé ne se rendormira plus […]. Ceux qui souffrent de l’oppression coloniale là -bas doivent se donner la main, se serrer les coudes avec ceux qui souffrent des méfaits de l’impérialisme métropolitain, porter les mêmes armes et détruire le mal universel qui n’est que l’impérialisme mondial. Camarade, il faut le détruire et le remplacer par l’union des peuples libres. Plus d’esclaves ! » [3].
Au nom de l’Etoile Nord Africaine, Messali Hadj prononça un discours qui reprenait le programme de l’organisation nationaliste révolutionnaire. Il affirma que les Algériens étaient « réduits à l’état de bagnards » car ils ne possédaient « ni liberté d’association, ni liberté de la presse, ni liberté de réunion, sans lois sociales, sans école ». Il critiqua l’objection selon laquelle on ne pouvait donner « l’indépendance au peuple algérien car selon l’expression de Violette, ce peuple a encore la mentalité du XIe siècle »[4]. Puis, Messali Hadj lut la résolution de l’Etoile Nord Africaine affirmant : « L’impérialisme français s’est installé en Algérie, par la force armée, la menace, les promesses hypocrites. Il s’est emparé des richesses naturelles et de la terre, en expropriant des dizaines de mille de familles qui vivaient sur leur sol du produit de leur travail. Les terres expropriées ont été cédées aux colons européens, à des indigènes agents de l’impérialisme et aux sociétés capitalistes […].C’est au nom de cette soi-disant civilisation que toutes les traditions, les coutumes, toutes les aspirations des populations indigènes sont foulées aux pieds […].A cela s’ajoute l’abêtissement systématique obtenu par l’alcool, l’introduction de nouvelles religions, la fermeture des écoles de langue arabe existant avant la colonisation. Et enfin, pour couronner son oeuvre, l’impérialisme enrégimente les indigènes dans son armée en vue de poursuivre la colonisation, pour servir dans les guerres impérialistes et pour réprimer les mouvements révolutionnaires dans les colonies et dans la métropole. C’est contre cette politique coloniale, contre cette oppression que les populations laborieuses d’Afrique du Nord ont mené et mènent encore une action permanente par tous les moyens dont elles disposent, pour atteindre l’objectif qui renferme leurs aspirations de l’heure présente, l’Indépendance Nationale »[5]. Après avoir lu le texte, Messali Hadj demanda au Congrès de faire siennes les revendications inscrites dans le programme de l’Etoile Nord Africaine.
Décrivant les réactions des congressistes à son discours, Messali Hadj écrivait : « Mes compatriotes syriens, indonésiens, indiens, égyptiens, sénégalais ou tunisiens m’avaient chaudement félicité, de même que d’autres congressistes non arabes et non musulmans. Certains m’ont demandé, les jours suivants, si mon programme politique n’allait pas soulever un grand mécontentement dans les milieux gouvernementaux et provoquer même une répression à travers le pays » [6].
La résolution de l’ENA combinait des revendications politiques (indépendance, constitution d’une armée nationale), économiques (confiscation des grandes propriétés accaparées par des féodaux alliés des conquérants, les colons et les sociétés financières, et la restitution aux paysans des terres confisquées) sociales (reconnaissance par l’Etat algérien du droit syndical, de coalition et de grève, élaboration de loi sociale) et culturels (enseignement de la langue arabe). Cette résolution eut une grande importance dans l’histoire du nationalisme algérien car elle marquait les premiers jalons idéologiques dans lesquels il devait se mouvoir. Messali Hadj tout au long de sa vie militante garda « un sens aigu de la solidarité des victimes du colonialisme. Il ne modifiera pas le programme de l’E.N.A. qu’il a lui-même exposé » [7].
Les militants de l’Etoile Nord Africaine avaient pu affirmer leur volonté d’obtenir l’indépendance des trois pays Maghreb sur la scène internationale. Ils partageaient l’idée du Congrès de donner la primauté à la question nationale dans les pays colonisés. Sur le plan international, l’Etoile Nord Africaine s’affirmait comme une organisation anti-impérialiste. Au lendemain du Congrès, Chadly Khairallah écrivait dans l’Ikdam Nord Africain que l’Etoile Nord Africaine devait se placer sur le terrain du nationalisme révolutionnaire. Pour lui, il n’était pas « besoin de s’accrocher à une théorie politique ni de se mettre à la remorque d’un parti quel qu’il soit, pour considérer comme précaire l’occupation étrangère, source de servage, de misère et travailler à l’avènement d’un avenir national et de liberté reconquise »[8]. Par là , il signifiait la volonté des nationalistes maghrébines de refuser la tutelle de tous les « fraternalistes » occidentaux.
Vingt-huit ans avant la Conférence de Bandung, le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles marquait l’émergence d’une unité des peuples des Trois continents contre l’hégémonie occidentale.
Youssef Girard
[1] Kaddahce Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, tome I, 1919-1939, Ed. Paris-Méditerrane, Paris, 2003, page 187
[2] Ibid.
[3] Dewitte Philippe, Le mouvement nègre en France, 1919-1939, L’Harmattan, Paris, 1985, page 149
[4] Kaddahce Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, tome I, 1919-1939, op.cit., page 177
[5] Kaddahce Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, tome II, 1939-1951, Ed. Paris-Méditerrane, Paris, 2003, page 849.
[6] Messali Hadj, Les Mémoires de Messali Hadj, 1898-1938, Ed. ANEP, Alger, 2005, page 158
[7] Harbi Mohammed, Le FLN mirage et réalité, des origines à la prise du pouvoir (1945-1962), Ed. Jeune Afrique, Paris, 1980, page 15
[8] Stora Benjamin, Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, L’Harmattan, Paris, 1985, page 56
Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles (1927) ou l'union des peuples des Trois continents -- Youssef GIRARD
Réponse de dahmane1 sur le sujet Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles (1927)
Du 10 au 15 février 1927, les communistes européens, dans leur volonté de lutter contre l’impérialisme, organisèrent un Congrès anti-impérialiste à Bruxelles au palais d’Egmont. Ils suivaient en cela la politique de Lénine qui avait appelé à soutenir les « mouvements nationaux révolutionnaires » dans les colonies.
Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles réunissait des représentants des différents peuples vivant sous le joug de l’impérialisme occidental. Ce Congrès fut organisé côté français par la Ligue contre l’oppression coloniale qui avait été créée pour soutenir la politique anti-colonialiste de l’Internationale Communiste. Cependant, ce furent surtout des organisations allemandes, comme « l’Arbeitsanschub für die unterdruchen Volker » et la « Liga gegen koloniale unterdruchen », fondées par le Komintern qui fournirent la plus importante contribution à l’organisation de ce congrès.
Si le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles se voulait celui des peuples colonisés, de nombreuses organisations et personnalités européennes y participèrent. Les partis communistes de France, de Belgique et d’Allemagne y étaient représentés ainsi que des organisations telles que la CGTU, la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen, la fraction minoritaire des Trade-Unions, l’Internationale de l’enseignement et la Ligue internationale des femmes luttant pour la paix. De nombreuses personnalités du monde politique et intellectuel étaient aussi présentes, notamment Albert Einstein, Félicien Challaye, Henri Barbusse et Romain Roland.
Du coté des peuples colonisés et dépendants, différents mouvements et personnalités politiques avaient effectué le déplacement de Bruxelles. Pour représenter l’Inde, il y avait Nehru, pour l’Indonésie Mohammed Hatta. Pour le Machrek, El Bakri représentait la résistance syrienne aux cotés des délégués Egyptiens et Palestiniens. L’Afrique subsaharienne n’était pas en reste, puisque Lamine Senghor, qui représentait le Sénégal, se trouvait aux côtés du Comité de Défense de la Race Nègre et du délégué des Syndicats d’ouvriers noirs d’Afrique du Sud. L’Amérique du Sud était représentée par les Péruviens Victor Raul Haya de la Torre et Eudocio Ravines, de l’Alianza Popular Revolucionaria Americana (APRA).
Les délégations les plus en vues furent celles de Chine et d’Indochine. La première regroupait la veuve de Sun Yat Sen, les représentants de l’Armée Rouge revenant des champs de bataille de Manchourie, ceux du Kuomintang et ceux du gouvernement cantonais. L’Indochine était représentée par le Parti Constitutionnaliste Indochinois et son rival le Parti Révolutionnaire d’Indochine, après la scission intervenue au sein de l’Association Mutuelle Indochinoise, ainsi que le Parti Annamite de l’indépendance.
Le Maghreb était représenté par les trois délégués de l’Etoile Nord Africaine : les Algériens Hadj Ali Abdelkader, Messali Hadj et le Tunisien Chadly Khairallah.
Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles marquait l’émergence du « troisième » monde sur la scène internationale et la solidarité effective des peuples des Trois continents contre l’impérialisme occidental. « Pour la première fois dans l’histoire, écrivait Chadly Khairallah, plus de 150 délégués, représentant un milliard d’opprimés courbés sous le joug de l’impérialisme, se sont rencontrés avec les représentants de toutes les organisations d’avant-garde, d’Europe et d’Amérique, et avec tout ce qui reste encore d’hommes de pensée libérale pour les instruire de l’oppression qu’ils subissent, sous divers formes et suivant les pays, par l’odieux régime colonial des pays oppresseurs. Ils ont clamé à la face du monde entier leur douleur, ils ont expliqué leur martyre et affirmé leur volonté de lutte énergique, jusqu’à leur libération totale. Ils ont reçu l’assurance de leurs frères exploités d’Europe que, dans cette lutte, ils peuvent compter sur leur aide morale et matérielle sans aucune réserve » [1].
Pour ces pionniers de l’union des peuples des Trois continents, la libération nationale ne pouvait pas prendre fin « au moment où l’on hisse le drapeau et l’on joue l’hymne national » mais uniquement lorsque l’ordre impérialiste serait définitivement abattu. Chadly Khairallah poursuivait sa description du Congrès en mettant l’accent sur la volonté commune des représentants des peuples colonisés de lutter contre l’impérialisme : « Toute les délégations coloniales ont présenté des résolutions claires et précises quant au but commun qui est l’indépendance de leurs pays respectifs. A cet égard, toutes les résolutions sont absolument concordantes. Ils ont ajouté à ce but général des revendications immédiates, propres à chaque pays, et suivant les différentes situations particulières de chacun d’eux. Ils se sont groupés avec leurs alliés d’Europe au sein de la Ligue contre l’oppression coloniale et l’impérialisme, et ont pris l’engagement mutuel de livrer la bataille décisive qui libérera les uns et les autres de oppression capitaliste et impérialiste » [2].
Dans le cadre de cette lutte contre l’oppression impérialiste au Sud et contre l’oppression capitaliste au Nord, Lamine Senghor affirma : « Camarades, les Nègres se sont trop longtemps endormis, mais méfiez-vous ! Celui qui a trop bien dormi et qui s’est réveillé ne se rendormira plus […]. Ceux qui souffrent de l’oppression coloniale là -bas doivent se donner la main, se serrer les coudes avec ceux qui souffrent des méfaits de l’impérialisme métropolitain, porter les mêmes armes et détruire le mal universel qui n’est que l’impérialisme mondial. Camarade, il faut le détruire et le remplacer par l’union des peuples libres. Plus d’esclaves ! » [3].
Au nom de l’Etoile Nord Africaine, Messali Hadj prononça un discours qui reprenait le programme de l’organisation nationaliste révolutionnaire. Il affirma que les Algériens étaient « réduits à l’état de bagnards » car ils ne possédaient « ni liberté d’association, ni liberté de la presse, ni liberté de réunion, sans lois sociales, sans école ». Il critiqua l’objection selon laquelle on ne pouvait donner « l’indépendance au peuple algérien car selon l’expression de Violette, ce peuple a encore la mentalité du XIe siècle »[4]. Puis, Messali Hadj lut la résolution de l’Etoile Nord Africaine affirmant : « L’impérialisme français s’est installé en Algérie, par la force armée, la menace, les promesses hypocrites. Il s’est emparé des richesses naturelles et de la terre, en expropriant des dizaines de mille de familles qui vivaient sur leur sol du produit de leur travail. Les terres expropriées ont été cédées aux colons européens, à des indigènes agents de l’impérialisme et aux sociétés capitalistes […].C’est au nom de cette soi-disant civilisation que toutes les traditions, les coutumes, toutes les aspirations des populations indigènes sont foulées aux pieds […].A cela s’ajoute l’abêtissement systématique obtenu par l’alcool, l’introduction de nouvelles religions, la fermeture des écoles de langue arabe existant avant la colonisation. Et enfin, pour couronner son oeuvre, l’impérialisme enrégimente les indigènes dans son armée en vue de poursuivre la colonisation, pour servir dans les guerres impérialistes et pour réprimer les mouvements révolutionnaires dans les colonies et dans la métropole. C’est contre cette politique coloniale, contre cette oppression que les populations laborieuses d’Afrique du Nord ont mené et mènent encore une action permanente par tous les moyens dont elles disposent, pour atteindre l’objectif qui renferme leurs aspirations de l’heure présente, l’Indépendance Nationale »[5]. Après avoir lu le texte, Messali Hadj demanda au Congrès de faire siennes les revendications inscrites dans le programme de l’Etoile Nord Africaine.
Décrivant les réactions des congressistes à son discours, Messali Hadj écrivait : « Mes compatriotes syriens, indonésiens, indiens, égyptiens, sénégalais ou tunisiens m’avaient chaudement félicité, de même que d’autres congressistes non arabes et non musulmans. Certains m’ont demandé, les jours suivants, si mon programme politique n’allait pas soulever un grand mécontentement dans les milieux gouvernementaux et provoquer même une répression à travers le pays » [6].
La résolution de l’ENA combinait des revendications politiques (indépendance, constitution d’une armée nationale), économiques (confiscation des grandes propriétés accaparées par des féodaux alliés des conquérants, les colons et les sociétés financières, et la restitution aux paysans des terres confisquées) sociales (reconnaissance par l’Etat algérien du droit syndical, de coalition et de grève, élaboration de loi sociale) et culturels (enseignement de la langue arabe). Cette résolution eut une grande importance dans l’histoire du nationalisme algérien car elle marquait les premiers jalons idéologiques dans lesquels il devait se mouvoir. Messali Hadj tout au long de sa vie militante garda « un sens aigu de la solidarité des victimes du colonialisme. Il ne modifiera pas le programme de l’E.N.A. qu’il a lui-même exposé » [7].
Les militants de l’Etoile Nord Africaine avaient pu affirmer leur volonté d’obtenir l’indépendance des trois pays Maghreb sur la scène internationale. Ils partageaient l’idée du Congrès de donner la primauté à la question nationale dans les pays colonisés. Sur le plan international, l’Etoile Nord Africaine s’affirmait comme une organisation anti-impérialiste. Au lendemain du Congrès, Chadly Khairallah écrivait dans l’Ikdam Nord Africain que l’Etoile Nord Africaine devait se placer sur le terrain du nationalisme révolutionnaire. Pour lui, il n’était pas « besoin de s’accrocher à une théorie politique ni de se mettre à la remorque d’un parti quel qu’il soit, pour considérer comme précaire l’occupation étrangère, source de servage, de misère et travailler à l’avènement d’un avenir national et de liberté reconquise »[8]. Par là , il signifiait la volonté des nationalistes maghrébines de refuser la tutelle de tous les « fraternalistes » occidentaux.
Vingt-huit ans avant la Conférence de Bandung, le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles marquait l’émergence d’une unité des peuples des Trois continents contre l’hégémonie occidentale.
Youssef Girard
[1] Kaddahce Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, tome I, 1919-1939, Ed. Paris-Méditerrane, Paris, 2003, page 187
[2] Ibid.
[3] Dewitte Philippe, Le mouvement nègre en France, 1919-1939, L’Harmattan, Paris, 1985, page 149
[4] Kaddahce Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, tome I, 1919-1939, op.cit., page 177
[5] Kaddahce Mahfoud, Histoire du nationalisme algérien, tome II, 1939-1951, Ed. Paris-Méditerrane, Paris, 2003, page 849.
[6] Messali Hadj, Les Mémoires de Messali Hadj, 1898-1938, Ed. ANEP, Alger, 2005, page 158
[7] Harbi Mohammed, Le FLN mirage et réalité, des origines à la prise du pouvoir (1945-1962), Ed. Jeune Afrique, Paris, 1980, page 15
[8] Stora Benjamin, Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, L’Harmattan, Paris, 1985, page 56
Le Congrès anti-impérialiste de Bruxelles (1927) ou l'union des peuples des Trois continents -- Youssef GIRARD
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01 Mai 2014 22:03 #155610
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet MESSALI Hadj
Résolutions de la session extraordinaire du Comité Central en Mars 1954.
1ère Résolution
Le comité central, réuni en session extraordinaire le 27 et 28 mars 1954 à la demande du Président du Parti, après avoir entendu le rapport présenté par ce dernier en réponse aux résolutions du C.C adoptées lors des sessions du 1er au 4 janvier et du 17 février 1954, après avoir enregistré la démission de leurs fonctions du Secrétaire Général et du Comité Directeur entraînant celle du Secrétariat de la Fédération de France :
CONSIDERANT la situation crée au sein du Parti par le différend entre le Comité Central et le Président du Parti ;
CONSIDERANT que seul un Congrès extraordinaire, donnant toutes garanties aux deux parties et à l’ensemble des militants, peut régler le différend et que le Comité Central est l’organisme statutairement compétant pour la convocation du Congrès extraordinaire et la détermination des modalités de représentation;
CONSIDERANT que le Comité Central est statutairement responsable devant le Congrès et devant le Congrès seul ;
CONSIDERANT que l’intérêt du parti et de son unité réelle exige la participation au Congrès des représentants de toutes les tendances s’étant manifestées au sein du parti à la suite du différend entre le C.C et le Président du parti, représentation élective et démocratique donnant des garanties à l’ensemble des militants du Parti ayant une activité régulière en son sein ;
CONSIDERANT que le Congrès extraordinaire doit se tenir dans des délais raisonnables et qu’en attendant ce Congrès, des mesures devant ramener une atmosphère de calme et de discussion fraternelle et constructive entre les militants au sein d’une organisation fonctionnant normalement, doivent être prises ;
CONSIDERANT que la situation, si elle persiste, ne peut mener qu’à un déchirement interne ;
LE COMITE CENTRAL décide la tenue du Congrès extraordinaire pour le 15 juillet 1954 au plus tard ;
LE COMITE CENTRAL reste l’organisme suprême du Parti entre le Congrès et présentera à ce congrès le compte-rendu de toutes ses activités et responsabilités définies par l’Article 18 des statuts.
LE COMITE CENTRAL décide de remettre à partir du 1er avril 1954, la responsabilité de la Direction du Parti, dans le cadre des décisions du 2ième Congrès et pour faire face à toutes les activités courantes, au Président du Parti. La date limite de la passation de pouvoir sera le 15 avril 1954.
LE COMITE CENTRAL délègue au Président du Parti le soin de fixer les modalités de convocation du Congrès extraordinaire à condition que soient scrupuleusement respectés le principe statutaire de la participation obligatoire des membres du C.C et une représentation démocratique donnant des garanties à l’ensemble des militants.
LE COMITE CENTRAL qui ne renonce à aucune des responsabilités qui lui ont été données par le Congrès, se réunira en attendant le Congrès extraordinaire, chaque fois qu’il sera convoqué par le Président du Parti ou que le tiers de ses membres en exprimeront le désir.
Le Comité Central lance un appel à tous les militants pour la préservation de l’unité du Parti et les invite à rester dans les rangs du Parti.
2ème Résolution
LE COMITE CENTRAL réuni en session extraordinaire les 27 et 28 mars 1954 ;
CONSIDERANT qu’il est seul responsable de la gestion des finances du Parti dont il doit rendre compte au Congrès et au Congrès seul ;
CONSIDERANT que le Comité Central y compris le Président du Parti porte la responsabilité de rendre compte de la gestion financière du Parti jusqu’au Congrès extraordinaire ;
CONSIDERANT que le Comité Central désire fournir au Président du Parti les moyens financiers pour l’exercice de la Direction du Parti jusqu’au Congrès extraordinaire prévu le 15 juillet au plus tard ;
LE COMITE CENTRAL décide de conserver la totale responsabilité de la gestion des finances du Parti pour se conformer aux statuts du Parti.
LE COMITE CENTRAL décide de mettre à la disposition du Président du Parti, pour l’exercice de sa responsabilité de direction du Parti, dans le cadre des décisions du 2ème Congrès, et pour faire face aux activités courantes, les entrées régulières et un crédit de départ de 5 millions prélevé sur les fonds de réserve du Parti.
LE COMITE CENTRAL peut, à la demande du Président du Parti se réunir en session extraordinaire budgétaires et examiner ses demandes de crédits nouveaux ainsi que les comptes rendus financiers qu’il lui présenterait.
LE COMITE CENTRAL désigne un trésorier et un trésorier adjoint ayant la garde des fonds de réserve du Parti.
Il demeure entendu que ces fonds de réserve ne peuvent être utilisés qu’au travail du Parti et sur décision du C.C.
3ème Résolution
Les membres du COMITE CENTRAL sont autorisés à n’exercer s’ils le désirent que la fonction de membre du C.C.
Résolution Définitive
CONSIDERANT que le chef du Parti a depuis fin 1950 attiré d’une façon particulière l’attention des grands responsables sur la nécessité qu’il y avait pour le Parti d’élever son activité dans tous les domaines, conformément à sa ligne et au développement de la situation internationale ;
CONSIDERANT que le Président a préparé à cet égard un rapport dans lequel a été examiné d’une façon minutieuse le problème algérien au Maghreb Arabe et à la situation internationale ;
CONSIDERANT que ce rapport a été examiné par deux CC au cours desquelles il a été adopté à la suite d’un grand débat ;
CONSIDERANT que, depuis cette époque, le chef du Parti n’a cessé de lutter au CC pour l’élévation du problème algérien sur le plan international par une politique juste, énergique et conforme aux principes du Parti ;
CONSIDERANT que le pèlerinage aux LIEUX SAINTS de l’ISLAM était un moyen de faire connaître le problème algérien au monde Arabo-Islamique et préciser les aspirations véritables du peuple algérien ;
CONSIDERANT que ce voyage en Orient et la présence des délégations arabo-islamiques à la session de l’ONU de novembre 1951 à Paris devait être le début de l’internationalisation du problème algérien ;
CONSIDERANT que cette première étape qui s’est traduite par toute une activité politique et diplomatique à Paris et à Chantilly n’a ni avant, ni après été précédée ou suivie d’une exploitation rationnelle ;
CONSIDERANT que toutes les recommandations qui ont été faites par le chef du Parti auprès de la Direction et la fédération de France pour qu’une certaine activité soit faite dans la région parisienne durant la cession des Nations Unies n’ont pas été suivies ;
CONSIDERANT que le problème marocain et tunisien était à l’ordre du jour et qu’il était de notre devoir de poser le problème algérien par une activité adéquate ;
CONSIDERANT que rien n’a été fait à ce sujet malgré l’insistance du chef de Parti
CONSIDERANT que la direction est restée indifférente devant le déclanchement des événements de Tunisie et du Maroc ;
CONSIDERANT que le chef du Parti a attiré, une fois de plus, l’attention du Parti à l’occasion du 14 mars 1952 au sujet de l’immobilisme de la direction ;
CONSIDERANT que le chef du Parti a fait une tournée de propagande à travers l’Algérie en avril et mai 1952 pour faire son compte-rendu après son retour d’Orient et pour également élever le moral du peuple algérien ;
CONSIDERANT que cette tournée de propagande a donné d’excellents résultats malgré la déportation du Président ;
CONSIDERANT que cette déportation a laissé les mains libres à la bureaucratie pour instaurer sa politique de réformes et de facilités ;
CONSIDERANT que les années 1951-1952 et 1953 étaient le théâtre de grands événements au Maghreb et dans le monde sans que la Direction ne veuille les étudier et les analyser avec le président ;
CONSIDERANT que la bureaucratie a consacré tout son temps et son argent à la politique électorale et au Front Algérien en négligeant d’analyser les événements en Afrique du Nord ainsi que dans le Monde ;
CONSIDERANT que la bureaucratie a laissé le parti plongé dans le silence en abandonnant la Mémoire et toute activité politique extérieure pour ne se consacrer qu’à préparer sa collaboration avec le néo-colonialisme ;
CONSIDERANT que le 2ème Congrès n’a été qu’une comédie pour préparer et officialiser cette politique d’abandon et de compromission ;
CONSIDERANT que le chef du parti s’est élevé contre cette mauvaise politique par l’envoie de trois rapports au CC et par le retrait successif de sa confiance au Secrétariat Général et à la Direction et au CC ;
CONSIDERANT que la bureaucratie a délibérément instauré une politique de réformes contraires aux principes révolutionnaires du parti au moyen d’une déviation flagrante ;
CONSIDERANT que cette déviation d’abord pensée, méditée, est passée dans le domaine des faits s’est installé dans le parti par toute sorte de moyens ;
CONSIDERANT que ni les rapports, ni les protestations, ni le retrait de la confiance du chef du parti à la Direction, n’ont ramené la bureaucratie sur la bonne voie ;
Le PRESIDENT s’est vu dans l’obligation, pour sauver le Mouvement National Algérien, de faire appel à la base ;
CONSIDERANT que tous les militants de France et d’Algérie ont immédiatement répondu à l’appel du chef du parti et crée un Comité de Salut Public pour sauvegarder l’unité du Parti et les principes révolutionnaires ;
CONSIDERANT que sous la poussée populaire de tous les militants, la Direction a démissionné le 28 mars 1954 en abandonnant le pouvoir au Président ;
CONSIDERANT que le CC, véritable image de la bureaucratie s’est arrogée le pouvoir et a pris trois résolutions caractérisées par la restriction, la défiance et l’appel aux membres du CC à fuir leurs responsabilités pour paralyser l’œuvre de redressement parla nouvelle Direction ;
CONSIDERANT que durant trois mois, le CC a utilisé les fonds du parti pour un travail de sape et de division dans le but de gêner la marche du parti afin de démontrer l’impuissance et l’incompétence de la nouvelle direction en vue de préparer le retour de la bureaucratie ;
CONSIDERANT que le CC a fait publier des tracts et des publications pour créer la confusion et la division chez les militants ;
CONSIDERANT que tous les membres du CC ont sillonné la France et l’Algérie pour entraîner les Kasmas à la désobéissance et au blocage des fonds ;
CONSIDERANT que le CC s’est réuni trois fois à l’insu du chef de parti et en violation des statuts, réunions au cours desquelles, des décisions ont été prises et rendues publiques sans que le président en soit informé ;
CONSIDERANT que le CC a rendu publique une résolution irrégulière après la réunion du 28 juin 1954, résolution qui n’est qu’un tissu de mensonges et de dépits ;
CONSIDERANT que tous les agissements du CC depuis plus de trois ans ont été une manière d’approuver la politique de facilité de la bureaucratie ;
CONSIDERANT que tous les faits signalés ci-dessus à l’encontre de l’ancienne Direction et du CC avaient pour objectif principal d’instaurer le parti à la politique de réforme et de collaboration avec le néo-colonialisme ;
CONSIDERANT que cette politique a entraîné la bureaucratie à l’immobilisme et à des concessions de fond qui ont gravement atteint la dignité du parti ;
CONSIDERANT que KIOUANE et ABDELHAMID Ali ont manqué à leur devoir dans une réception où le Maire d’Alger a magnifié l’œuvre du colonialisme en Algérie ;
CONSIDERANT que ces deux derniers n’ont pas protesté devant le Conseil Municipal d’Alger contre l’assassinat de nos frères lors du défilé du 14 juillet 1953 par sympathie à Jacques CHEVALLIER et pour ne pas compromettre la prétendue politique de réalisation économiques et sociales ;
CONSIDERANT qu’une réunion secrète a eu lieu en septembre 1953 entre des membres du BP et Jacques CHEVALLIER au cours de laquelle a été arrêtée la politique de collaboration avec le néo-colonialisme, politique qui a été communiquée à tous nos élus sous forme de circulaire ;
CONSIDERANT que cette politique est une déviation caractérisée des principes révolutionnaires, base fondamentale du parti ;
CONSIDERANT que cette déviation résolument établie a été établie au moment même où le problème tunisien et marocain prenait de l’extension sur le plan international, indiquant d’une manière précise la volonté de la bureaucratie d’abandonner à la fois les principes révolutionnaires et l’union maghrébine ;
CONSIDERANT que tous ces faits et actes ont provoqué un profond mécontentement chez les militants qui à plusieurs reprises se sont rendus à Bouzaréa, à Chantilly et à Niort pour manifester leur indignation contre cette déviation ;
De tout cela, il se dégage que la déviation contre laquelle je me suis dressé depuis plus de 3 ans s’avère malheureusement une grande réalité ;
En CONSEQUENCE le Chef du Parti, suivi de tous les militants et de la sympathie profonde du peuple algérien ont réagi contre cette déviation en sauvant le parti des mains de la bureaucratie et de ses mauvais desseins ;
C’est POURQUOI, en considération de tout ce qui précède, je déclare qu’il y a déviation et que le Congrès doit l’examiner pour la condamner ;
Aussi, JE POSE LA QUESTION DE CONFIANCE SUR CETTE RESOLUTION qui est l’expression du grand rapport lui-même, de tous les messages que j’ai adressés aux militants et des trois rapports que j’ai envoyés également au CC ;
Cette CONFIANCE que j’ai l’honneur de vous demander prouvera que l’appel du Chef du parti qui a été suivi par tous les militants a été lancé conformément aux intérêts du Mouvement National Algérien, de son redressement et de son unité. Cette confiance permettra au chef du parti de redresser complètement le parti et de conduire le peuple algérien dignement vers la libération.
MESSALI Hadj
1ère Résolution
Le comité central, réuni en session extraordinaire le 27 et 28 mars 1954 à la demande du Président du Parti, après avoir entendu le rapport présenté par ce dernier en réponse aux résolutions du C.C adoptées lors des sessions du 1er au 4 janvier et du 17 février 1954, après avoir enregistré la démission de leurs fonctions du Secrétaire Général et du Comité Directeur entraînant celle du Secrétariat de la Fédération de France :
CONSIDERANT la situation crée au sein du Parti par le différend entre le Comité Central et le Président du Parti ;
CONSIDERANT que seul un Congrès extraordinaire, donnant toutes garanties aux deux parties et à l’ensemble des militants, peut régler le différend et que le Comité Central est l’organisme statutairement compétant pour la convocation du Congrès extraordinaire et la détermination des modalités de représentation;
CONSIDERANT que le Comité Central est statutairement responsable devant le Congrès et devant le Congrès seul ;
CONSIDERANT que l’intérêt du parti et de son unité réelle exige la participation au Congrès des représentants de toutes les tendances s’étant manifestées au sein du parti à la suite du différend entre le C.C et le Président du parti, représentation élective et démocratique donnant des garanties à l’ensemble des militants du Parti ayant une activité régulière en son sein ;
CONSIDERANT que le Congrès extraordinaire doit se tenir dans des délais raisonnables et qu’en attendant ce Congrès, des mesures devant ramener une atmosphère de calme et de discussion fraternelle et constructive entre les militants au sein d’une organisation fonctionnant normalement, doivent être prises ;
CONSIDERANT que la situation, si elle persiste, ne peut mener qu’à un déchirement interne ;
LE COMITE CENTRAL décide la tenue du Congrès extraordinaire pour le 15 juillet 1954 au plus tard ;
LE COMITE CENTRAL reste l’organisme suprême du Parti entre le Congrès et présentera à ce congrès le compte-rendu de toutes ses activités et responsabilités définies par l’Article 18 des statuts.
LE COMITE CENTRAL décide de remettre à partir du 1er avril 1954, la responsabilité de la Direction du Parti, dans le cadre des décisions du 2ième Congrès et pour faire face à toutes les activités courantes, au Président du Parti. La date limite de la passation de pouvoir sera le 15 avril 1954.
LE COMITE CENTRAL délègue au Président du Parti le soin de fixer les modalités de convocation du Congrès extraordinaire à condition que soient scrupuleusement respectés le principe statutaire de la participation obligatoire des membres du C.C et une représentation démocratique donnant des garanties à l’ensemble des militants.
LE COMITE CENTRAL qui ne renonce à aucune des responsabilités qui lui ont été données par le Congrès, se réunira en attendant le Congrès extraordinaire, chaque fois qu’il sera convoqué par le Président du Parti ou que le tiers de ses membres en exprimeront le désir.
Le Comité Central lance un appel à tous les militants pour la préservation de l’unité du Parti et les invite à rester dans les rangs du Parti.
2ème Résolution
LE COMITE CENTRAL réuni en session extraordinaire les 27 et 28 mars 1954 ;
CONSIDERANT qu’il est seul responsable de la gestion des finances du Parti dont il doit rendre compte au Congrès et au Congrès seul ;
CONSIDERANT que le Comité Central y compris le Président du Parti porte la responsabilité de rendre compte de la gestion financière du Parti jusqu’au Congrès extraordinaire ;
CONSIDERANT que le Comité Central désire fournir au Président du Parti les moyens financiers pour l’exercice de la Direction du Parti jusqu’au Congrès extraordinaire prévu le 15 juillet au plus tard ;
LE COMITE CENTRAL décide de conserver la totale responsabilité de la gestion des finances du Parti pour se conformer aux statuts du Parti.
LE COMITE CENTRAL décide de mettre à la disposition du Président du Parti, pour l’exercice de sa responsabilité de direction du Parti, dans le cadre des décisions du 2ème Congrès, et pour faire face aux activités courantes, les entrées régulières et un crédit de départ de 5 millions prélevé sur les fonds de réserve du Parti.
LE COMITE CENTRAL peut, à la demande du Président du Parti se réunir en session extraordinaire budgétaires et examiner ses demandes de crédits nouveaux ainsi que les comptes rendus financiers qu’il lui présenterait.
LE COMITE CENTRAL désigne un trésorier et un trésorier adjoint ayant la garde des fonds de réserve du Parti.
Il demeure entendu que ces fonds de réserve ne peuvent être utilisés qu’au travail du Parti et sur décision du C.C.
3ème Résolution
Les membres du COMITE CENTRAL sont autorisés à n’exercer s’ils le désirent que la fonction de membre du C.C.
Résolution Définitive
CONSIDERANT que le chef du Parti a depuis fin 1950 attiré d’une façon particulière l’attention des grands responsables sur la nécessité qu’il y avait pour le Parti d’élever son activité dans tous les domaines, conformément à sa ligne et au développement de la situation internationale ;
CONSIDERANT que le Président a préparé à cet égard un rapport dans lequel a été examiné d’une façon minutieuse le problème algérien au Maghreb Arabe et à la situation internationale ;
CONSIDERANT que ce rapport a été examiné par deux CC au cours desquelles il a été adopté à la suite d’un grand débat ;
CONSIDERANT que, depuis cette époque, le chef du Parti n’a cessé de lutter au CC pour l’élévation du problème algérien sur le plan international par une politique juste, énergique et conforme aux principes du Parti ;
CONSIDERANT que le pèlerinage aux LIEUX SAINTS de l’ISLAM était un moyen de faire connaître le problème algérien au monde Arabo-Islamique et préciser les aspirations véritables du peuple algérien ;
CONSIDERANT que ce voyage en Orient et la présence des délégations arabo-islamiques à la session de l’ONU de novembre 1951 à Paris devait être le début de l’internationalisation du problème algérien ;
CONSIDERANT que cette première étape qui s’est traduite par toute une activité politique et diplomatique à Paris et à Chantilly n’a ni avant, ni après été précédée ou suivie d’une exploitation rationnelle ;
CONSIDERANT que toutes les recommandations qui ont été faites par le chef du Parti auprès de la Direction et la fédération de France pour qu’une certaine activité soit faite dans la région parisienne durant la cession des Nations Unies n’ont pas été suivies ;
CONSIDERANT que le problème marocain et tunisien était à l’ordre du jour et qu’il était de notre devoir de poser le problème algérien par une activité adéquate ;
CONSIDERANT que rien n’a été fait à ce sujet malgré l’insistance du chef de Parti
CONSIDERANT que la direction est restée indifférente devant le déclanchement des événements de Tunisie et du Maroc ;
CONSIDERANT que le chef du Parti a attiré, une fois de plus, l’attention du Parti à l’occasion du 14 mars 1952 au sujet de l’immobilisme de la direction ;
CONSIDERANT que le chef du Parti a fait une tournée de propagande à travers l’Algérie en avril et mai 1952 pour faire son compte-rendu après son retour d’Orient et pour également élever le moral du peuple algérien ;
CONSIDERANT que cette tournée de propagande a donné d’excellents résultats malgré la déportation du Président ;
CONSIDERANT que cette déportation a laissé les mains libres à la bureaucratie pour instaurer sa politique de réformes et de facilités ;
CONSIDERANT que les années 1951-1952 et 1953 étaient le théâtre de grands événements au Maghreb et dans le monde sans que la Direction ne veuille les étudier et les analyser avec le président ;
CONSIDERANT que la bureaucratie a consacré tout son temps et son argent à la politique électorale et au Front Algérien en négligeant d’analyser les événements en Afrique du Nord ainsi que dans le Monde ;
CONSIDERANT que la bureaucratie a laissé le parti plongé dans le silence en abandonnant la Mémoire et toute activité politique extérieure pour ne se consacrer qu’à préparer sa collaboration avec le néo-colonialisme ;
CONSIDERANT que le 2ème Congrès n’a été qu’une comédie pour préparer et officialiser cette politique d’abandon et de compromission ;
CONSIDERANT que le chef du parti s’est élevé contre cette mauvaise politique par l’envoie de trois rapports au CC et par le retrait successif de sa confiance au Secrétariat Général et à la Direction et au CC ;
CONSIDERANT que la bureaucratie a délibérément instauré une politique de réformes contraires aux principes révolutionnaires du parti au moyen d’une déviation flagrante ;
CONSIDERANT que cette déviation d’abord pensée, méditée, est passée dans le domaine des faits s’est installé dans le parti par toute sorte de moyens ;
CONSIDERANT que ni les rapports, ni les protestations, ni le retrait de la confiance du chef du parti à la Direction, n’ont ramené la bureaucratie sur la bonne voie ;
Le PRESIDENT s’est vu dans l’obligation, pour sauver le Mouvement National Algérien, de faire appel à la base ;
CONSIDERANT que tous les militants de France et d’Algérie ont immédiatement répondu à l’appel du chef du parti et crée un Comité de Salut Public pour sauvegarder l’unité du Parti et les principes révolutionnaires ;
CONSIDERANT que sous la poussée populaire de tous les militants, la Direction a démissionné le 28 mars 1954 en abandonnant le pouvoir au Président ;
CONSIDERANT que le CC, véritable image de la bureaucratie s’est arrogée le pouvoir et a pris trois résolutions caractérisées par la restriction, la défiance et l’appel aux membres du CC à fuir leurs responsabilités pour paralyser l’œuvre de redressement parla nouvelle Direction ;
CONSIDERANT que durant trois mois, le CC a utilisé les fonds du parti pour un travail de sape et de division dans le but de gêner la marche du parti afin de démontrer l’impuissance et l’incompétence de la nouvelle direction en vue de préparer le retour de la bureaucratie ;
CONSIDERANT que le CC a fait publier des tracts et des publications pour créer la confusion et la division chez les militants ;
CONSIDERANT que tous les membres du CC ont sillonné la France et l’Algérie pour entraîner les Kasmas à la désobéissance et au blocage des fonds ;
CONSIDERANT que le CC s’est réuni trois fois à l’insu du chef de parti et en violation des statuts, réunions au cours desquelles, des décisions ont été prises et rendues publiques sans que le président en soit informé ;
CONSIDERANT que le CC a rendu publique une résolution irrégulière après la réunion du 28 juin 1954, résolution qui n’est qu’un tissu de mensonges et de dépits ;
CONSIDERANT que tous les agissements du CC depuis plus de trois ans ont été une manière d’approuver la politique de facilité de la bureaucratie ;
CONSIDERANT que tous les faits signalés ci-dessus à l’encontre de l’ancienne Direction et du CC avaient pour objectif principal d’instaurer le parti à la politique de réforme et de collaboration avec le néo-colonialisme ;
CONSIDERANT que cette politique a entraîné la bureaucratie à l’immobilisme et à des concessions de fond qui ont gravement atteint la dignité du parti ;
CONSIDERANT que KIOUANE et ABDELHAMID Ali ont manqué à leur devoir dans une réception où le Maire d’Alger a magnifié l’œuvre du colonialisme en Algérie ;
CONSIDERANT que ces deux derniers n’ont pas protesté devant le Conseil Municipal d’Alger contre l’assassinat de nos frères lors du défilé du 14 juillet 1953 par sympathie à Jacques CHEVALLIER et pour ne pas compromettre la prétendue politique de réalisation économiques et sociales ;
CONSIDERANT qu’une réunion secrète a eu lieu en septembre 1953 entre des membres du BP et Jacques CHEVALLIER au cours de laquelle a été arrêtée la politique de collaboration avec le néo-colonialisme, politique qui a été communiquée à tous nos élus sous forme de circulaire ;
CONSIDERANT que cette politique est une déviation caractérisée des principes révolutionnaires, base fondamentale du parti ;
CONSIDERANT que cette déviation résolument établie a été établie au moment même où le problème tunisien et marocain prenait de l’extension sur le plan international, indiquant d’une manière précise la volonté de la bureaucratie d’abandonner à la fois les principes révolutionnaires et l’union maghrébine ;
CONSIDERANT que tous ces faits et actes ont provoqué un profond mécontentement chez les militants qui à plusieurs reprises se sont rendus à Bouzaréa, à Chantilly et à Niort pour manifester leur indignation contre cette déviation ;
De tout cela, il se dégage que la déviation contre laquelle je me suis dressé depuis plus de 3 ans s’avère malheureusement une grande réalité ;
En CONSEQUENCE le Chef du Parti, suivi de tous les militants et de la sympathie profonde du peuple algérien ont réagi contre cette déviation en sauvant le parti des mains de la bureaucratie et de ses mauvais desseins ;
C’est POURQUOI, en considération de tout ce qui précède, je déclare qu’il y a déviation et que le Congrès doit l’examiner pour la condamner ;
Aussi, JE POSE LA QUESTION DE CONFIANCE SUR CETTE RESOLUTION qui est l’expression du grand rapport lui-même, de tous les messages que j’ai adressés aux militants et des trois rapports que j’ai envoyés également au CC ;
Cette CONFIANCE que j’ai l’honneur de vous demander prouvera que l’appel du Chef du parti qui a été suivi par tous les militants a été lancé conformément aux intérêts du Mouvement National Algérien, de son redressement et de son unité. Cette confiance permettra au chef du parti de redresser complètement le parti et de conduire le peuple algérien dignement vers la libération.
MESSALI Hadj
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- dahmane1
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01 Mai 2014 22:09 #155611
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet MESSALI Hadj
Message de Messali Hadj au Peuple Algérien: Pourquoi ai-je retiré ma confiance au comité central
"Ne pouvant être parmi vous et vivre votre vie, vos souffrances et la lutte que vous menez avec tant de courage et d’esprit de sacrifice, je profite de m’entretenir avec vous par le moyen de ce message pour vous communiquer ma pensée, mes idées et mes conceptions sur la marche du Parti.
Depuis mon dernier message il y a lieu d’abord de nous réjouir pour le travail de redressement qui s’est opéré en France, en Algérie et en Belgique. Nous pouvons dire que toute la Fédération de France est aujourd’hui hors de l’emprise de la bureaucratie, il en est de même en Algérie où la situation est complètement rétablie malgré un travail de division et de sape organisés par les bureaucrates qui se sont éparpillés dans tout le pays pour faire du travail fractionnel et de désorganiser le parti aux applaudissements du colonialisme.
Depuis le 28 mars 1954, date à laquelle la direction a été chassée par les militants, le Parti a dû faire face à une offensive de la bureaucratie pour reprendre ses privilèges et ses postes de commandement.
C’est pour vous expliquer pourquoi j’ai retiré ma confiance au CC que je m’adresse à vous pour vous dire jusqu’où est allée la bureaucratie afin de jeter le Parti dans le désarroi, la honte et la division. Par la même occasion je vous dirai tous les agissements auxquels s’est livré le CC à qui je viens de retirer ma confiance.
Comme je vous l’ai dis, la journée du 28 mars a été la fin d’un grand cauchemar et le début d’une ère nouvelle qui a été joyeusement saluée et fêtée par tous les militants. Mais la bureaucratie pour qui la journée du 28 mars a été une réédition de la nuit du 4 aout ne l’entendit pas de cette oreille. Aussi, dès le lendemain de cet évènement, le CC a allié son sort à celui de l’ancienne Direction pour fomenter contre le Parti toutes les entraves et les complots pour l’empêcher de poursuivre son œuvre d’épuration et de renforcement.
Tout d’abord dès le départ de la Direction, le CC contrairement aux Statuts du Parti c’est arrogé le droit de prendre le pouvoir et de s’accaparer des fonds du Parti qui se chiffrait par dizaines de millions, des machines, de la documentation, des archives, des voitures et du matériel.
En France, la même opération a été faite avec en plus le sabordement des archives et du matériel du Parti.
Le CC avait soudoyé tout le cadre du Parti et l’a incité à faire la besogne de la cinquième colonne dans les rangs du Mouvement National Algérien.
D’autres part, tous les membres du CC ont décidé d’un commun accord avec les dirigeants de l’ancienne direction de se disperser dans tout le pays, de même qu’en France et en Belgique pour faire un travail de sape, de désorganisation en vue de paralyser l’œuvre de redressement et démontrer à l’opinion publique l’incompétence de la nouvelle direction.
Et pour accentuer et précipiter ce travail de désintégration, les membres du CC ont contrairement aux Statuts du Parti, abandonné leurs postes et les responsabilités qu’ils assumaient dans les différents services du Mouvement National Algérien ; ainsi donc ils ont abandonné le journal L’Algérie Libre, Sawt El Djazair et la parution du Bulletin Mensuel.
D’autre part, non seulement ils avaient abandonnés leurs postes pour paralyser toutes les activités mais encore ils se sont organisés de façon à entrainer les militants, les kasmas et l’ensemble du cadre du parti à la désobéissance, au blocage des fonds et au désordre.
Tous les membres du CC y compris la direction qui a été chassée ont organisé et participé à cette besogne inqualifiable avec les millions du Parti.
C’est ainsi que Hocine Lahouel est allé en France où il est resté plus de 3 semaines pour diriger cette désorganisation.
Parallèlement à cela, Demaghelatrous, El Mesteri, Bel Kébir, Zoubir, Moussa Boulkeroua, Boul Ahrouf sillonnaient toutes les villes de France pour stimuler leurs chaouches pour entrainer les militants à la désobéissance et aux blocages de fonds.
Les chaouches pour les mettre au travail avec beaucoup d’entrain ont été payés cinq mois d’avance.
Zoubir qui était sorti comme par enchantement de sa prétendue clandestinité, s’est jeté à corps perdu dans les milieux estudiantins et commerçants pour les entrainer dans le sillage de la bureaucratie.
En France comme en Algérie, les bureaucrates ont créé des publications qui ne sont que mensonges et malfaisances en vue de semer le désordre et la confusion dans les rangs du Parti.
Ces derniers, qui étaient complètement enlisés dans le réformisme et l’opportunisme sont devenus comme par miracle des nationalistes extrémistes. Telle est la littérature de leur fumeuse publication du Patriote et du militant.
Ce n’est pas tout, le CC, qui a pris la place de la Direction, a non seulement accaparé l’argent du Parti ainsi que tous les biens, meubles et immeubles mais encore il s’est arrogé le pouvoir de même qu’il a pris certaines décisions contraire aux statuts.
C’est ainsi qu’il s’est réuni illégalement le 27 février 1954 sans avoir prévenu le Chef du Parti, conformément aux statuts. Au cours de cette réunion il a démit Mezerna et Moulaye de leur fonction de Président et de Vice-Président du Comité Central parce que ces derniers ont refusé d’assister à cette réunion irrégulière.
Non content d’avoir violé les statuts, le CC s’est réuni une deuxième fois illégalement les 22 et 23 mai sans avoir au moins averti le Président comme l’exige les statuts.
Ce qui est plus grave encore ce sont décisions qui ont été prises au cours de cette dernière réunion, décisions qui ont été rendus publiques sans que le Chef du Parti en soit averti.
Toutes ces réunions irrégulières, les décisions qui ont été prisent à l’insu de la direction provisoire et du chef du parti sont autant d’actes d’hostilités au redressement du Parti et à la préparation du congrès.
Tous ces agissements n’étonneront plus les militants et le peuple Algérien quand ils sauront que le CC à qui je viens de retirer ma confiance, n’était qu’une caricature de l’ancienne Direction qui a conduit le Parti à l’immobilisme.
Les membres de ce CC qui ont été choisis sur le volet et installés par ruse et camaraderie au sommet du Parti ont de tout temps approuvé la politique de l’ancienne direction et cela malgré mes nombreux rapports et mes protestations plusieurs fois renouvelées depuis voici 3 ans.
Certains membres de ce CC étaient inconnus du Parti et n’ont jamais éprouvé, ni assumé de sérieuses responsabilités. Il y a dans ce choix de la camaraderie, du favoritisme et de l’esprit de bureaucratisme. Ce choix s’effectuait pendant que la chasse était faite systématiquement aux vieux militants qui avaient consacré leur vie au service de la Cause Algérienne.
Il se dégage de tout cela que l’attitude du CC est déterminée par son choix, son installation au sommet du Parti et sa gratitude à l’égard de la bureaucratie de qui elle détient les postes de commandement.
En un mot, le CC est l’obligé de l’ancienne direction qui en signe de reconnaissance a toujours soutenu sa politique de réforme et de compromission.
Le CC a été d’autant plus reconnaissant qu’il a jouait de beaucoup de faveurs et d’avantages sur le plan matériel découlant des choses municipales. En vérité les prétendues réalisations économiques et sociales qui ont perdu la tête des bureaucrates n’étaient que des faveurs octroyées à certains membres du CC et autres chaouches.
C’est ainsi que Bouda, Bouchakour, Réguimi Djilali, Dahlab et autres ont eu en récompense de leur soumission des appartements par la grâce de Monsieur Jacques Chevalier. D’autres faveurs, telles des billets pour l’opéra, des stades et les cinémas.
Sur le plan Parti, l’argent qui était déposé chez Bouda servait également à aider les « copains », à acheter des appartements sans que le Chef du Parti ne soit consulté sur de telles pratiques.
L’ancien Secrétaire Général Lahouel Hocine a pris 400 000frs dans la caisse du Parti pour acheter l’appartement qu’il occupe actuellement au 11 de la rue Marango.
Ce cas que j’ai appris il y a seulement quelques jours n’est pas le seul car la Direction et le CC n’ont jamais caché ces actes contraires à la discipline et aux statuts du Parti.
Si la bureaucratie a emporté les archives et les rapports financiers avec elle c’est pour éviter que le Congrès ne sache ses agissements et son règne de favoritisme.
Tout cela explique pourquoi le CC a d’une façon permanente soutenu la politique de facilité et d’abandon de la Direction.
Aussi, si le CC avait un tant soit peu de dignité, il aurait dû s’en aller dès que la Direction avait démissionnée. Mais celui-ci ne s’embarrassait pas de tant de scrupules et la vertu n’est pas son fort.
Enfin, pour bien s’imprégner de la malfaisance du CC, il suffit de nous rappeler l’expédition de Bouda en France et de sa tournée de propagande haineuse et ordurière à l’égard du chef du parti dans le Nord et toute la région parisienne. Celui-ci, qui n’a jamais manqué d’astuce pour commercialiser les principes islamiques, a palabré durant trois semaines sur la vie privée du chef du parti, de sa femme mourante et de ses enfants.
Alors que le Président du Parti posait le problème politique pour expliquer la déviation de la bureaucratie, les membres du CC y compris leurs chaouches avec Bouda en tête s’attaquaient à la vie privée de la famille Messali pour entrainer les militants sur un autre terrain que celui de la déviation qui est le fond de la crise.
Cette manœuvre déjà très vieille et très utilisée, n’a pas trouvé preneur car le peuple Algérien a déjà compris, il y a fort longtemps que la calomnie et les attaques personnelles étaient l’œuvre de fourbes et des incapables de tout acabit.
Pour la bureaucratie rien ne compte en dehors de ses privilèges et pour les conserver, elle a tout fait pour contrecarrer l’œuvre de redressement en vue de reprendre le pouvoir et les douceurs des discussions aimables et courtoises avec le néo-colonialisme.
Le CC est entièrement responsable de la situation catastrophique à laquelle est arrivée le Parti jusqu’à l’éclatement de la crise ; car ce dernier, au lieu d’accomplir sa mission de contrôle et de respect de la ligne politique du Parti, s’est laissé soudoyer par une direction qui a sciemment violé les principes révolutionnaires du Mouvement National Algérien.
Non seulement celui-ci a failli à son devoir en fermant les yeux mais encore il a pris fait et cause pour l’ancienne direction.
De juge et souverain qu’il était, il a endossé la tunique du partisan et de l’auxiliaire au service d’une bureaucratie en violation des lois du Parti en échange de certains profits.
Sa responsabilité est d’autant plus grande et que celui-ci a été mis en garde par de nombreux rapports et des envois de délégation qui lui ont expliqué de vive voix les dangers que côtoyait la direction dans sa mauvaise politique.
Les militants pourront prendre connaissance de tous ces rapports et constateront que tout avait été dit, expliqué et commenté pour attirer d’une façon particulière l’attention du CC.
Ce qui démontre l’aveuglement du CC c’est lorsque mon représentant lisait mes rapports devant lui, il les trouvait juste mais au moment du vote il donnait ses voix comme un fonctionnaire et non comme un contrôleur chargé par des militants de veiller à la bonne marche du Parti.
Plus d’une fois certains membres du CC venus à Niort m’ont affirmé la justesse de ma mise en garde et de mes recommandations, mais dès qu’ils prenaient contact avec la direction, ils finissaient par adopter son point de vue par ce qu’elle avait des moyens de pression sur ces derniers.
Il y a plus de 3 ans que j’ai prévenu le CC du développement de la situation internationale, de la crise française elle-même et de l’aggravation du problème nord-africain.
Toutes mes recommandations et mes analyses politiques étaient dominées par toutes ces questions.
Je voulais que notre parti soit à la hauteur de cette évolution internationale, française et maghrébine pour lier le problème algérien à tous les autres problèmes.
Tout ceci est écrit noir sur blanc dans tous les rapports que j’ai adressé au CC.
En vérité, tous ces problèmes et malgré leur envergure et leur importance ne les intéressaient nullement car ils étaient déjà engagés dans une politique de facilité qui avait été préparée de longue date dans les silences des bureaux de la place de Chartes et de la rue d’Enghin.
Ces pour toutes ces considérations que j’ai retiré ma confiance au Comité Central qui, outre ses manquements au devoir, s’est livré depuis 3 mois à dilapider les fonds du Parti pour tenter de jeter la confusion et le désordre dans les rangs du Mouvement National en vue de préparer le retour de l’ancienne direction.
Pour mettre fin à cette oligarchie, je fais appel à tous les militants et au peuple Algérien pour faire un bloc compacte autour du Parti afin de le protéger contre la bureaucratie qui a failli attenter à sa vie.
L’heure que nous vivons est certes pleine de gravité mais aussi elle laisse voir d’heureuses perspectives dans la mesure où nous savons l’utiliser. Le problème algérien doit sortir du cimetière où l’a plongé la bureaucratie.
Pour l’accomplissement de cette mission comptons sur Dieu pour être digne de notre passé historique et des martyrs de la cause algérienne.
En Avant !
Fait à Niort, le 3 avril 1954
MESSALI HADJ
En résidence forcée.
"Ne pouvant être parmi vous et vivre votre vie, vos souffrances et la lutte que vous menez avec tant de courage et d’esprit de sacrifice, je profite de m’entretenir avec vous par le moyen de ce message pour vous communiquer ma pensée, mes idées et mes conceptions sur la marche du Parti.
Depuis mon dernier message il y a lieu d’abord de nous réjouir pour le travail de redressement qui s’est opéré en France, en Algérie et en Belgique. Nous pouvons dire que toute la Fédération de France est aujourd’hui hors de l’emprise de la bureaucratie, il en est de même en Algérie où la situation est complètement rétablie malgré un travail de division et de sape organisés par les bureaucrates qui se sont éparpillés dans tout le pays pour faire du travail fractionnel et de désorganiser le parti aux applaudissements du colonialisme.
Depuis le 28 mars 1954, date à laquelle la direction a été chassée par les militants, le Parti a dû faire face à une offensive de la bureaucratie pour reprendre ses privilèges et ses postes de commandement.
C’est pour vous expliquer pourquoi j’ai retiré ma confiance au CC que je m’adresse à vous pour vous dire jusqu’où est allée la bureaucratie afin de jeter le Parti dans le désarroi, la honte et la division. Par la même occasion je vous dirai tous les agissements auxquels s’est livré le CC à qui je viens de retirer ma confiance.
Comme je vous l’ai dis, la journée du 28 mars a été la fin d’un grand cauchemar et le début d’une ère nouvelle qui a été joyeusement saluée et fêtée par tous les militants. Mais la bureaucratie pour qui la journée du 28 mars a été une réédition de la nuit du 4 aout ne l’entendit pas de cette oreille. Aussi, dès le lendemain de cet évènement, le CC a allié son sort à celui de l’ancienne Direction pour fomenter contre le Parti toutes les entraves et les complots pour l’empêcher de poursuivre son œuvre d’épuration et de renforcement.
Tout d’abord dès le départ de la Direction, le CC contrairement aux Statuts du Parti c’est arrogé le droit de prendre le pouvoir et de s’accaparer des fonds du Parti qui se chiffrait par dizaines de millions, des machines, de la documentation, des archives, des voitures et du matériel.
En France, la même opération a été faite avec en plus le sabordement des archives et du matériel du Parti.
Le CC avait soudoyé tout le cadre du Parti et l’a incité à faire la besogne de la cinquième colonne dans les rangs du Mouvement National Algérien.
D’autres part, tous les membres du CC ont décidé d’un commun accord avec les dirigeants de l’ancienne direction de se disperser dans tout le pays, de même qu’en France et en Belgique pour faire un travail de sape, de désorganisation en vue de paralyser l’œuvre de redressement et démontrer à l’opinion publique l’incompétence de la nouvelle direction.
Et pour accentuer et précipiter ce travail de désintégration, les membres du CC ont contrairement aux Statuts du Parti, abandonné leurs postes et les responsabilités qu’ils assumaient dans les différents services du Mouvement National Algérien ; ainsi donc ils ont abandonné le journal L’Algérie Libre, Sawt El Djazair et la parution du Bulletin Mensuel.
D’autre part, non seulement ils avaient abandonnés leurs postes pour paralyser toutes les activités mais encore ils se sont organisés de façon à entrainer les militants, les kasmas et l’ensemble du cadre du parti à la désobéissance, au blocage des fonds et au désordre.
Tous les membres du CC y compris la direction qui a été chassée ont organisé et participé à cette besogne inqualifiable avec les millions du Parti.
C’est ainsi que Hocine Lahouel est allé en France où il est resté plus de 3 semaines pour diriger cette désorganisation.
Parallèlement à cela, Demaghelatrous, El Mesteri, Bel Kébir, Zoubir, Moussa Boulkeroua, Boul Ahrouf sillonnaient toutes les villes de France pour stimuler leurs chaouches pour entrainer les militants à la désobéissance et aux blocages de fonds.
Les chaouches pour les mettre au travail avec beaucoup d’entrain ont été payés cinq mois d’avance.
Zoubir qui était sorti comme par enchantement de sa prétendue clandestinité, s’est jeté à corps perdu dans les milieux estudiantins et commerçants pour les entrainer dans le sillage de la bureaucratie.
En France comme en Algérie, les bureaucrates ont créé des publications qui ne sont que mensonges et malfaisances en vue de semer le désordre et la confusion dans les rangs du Parti.
Ces derniers, qui étaient complètement enlisés dans le réformisme et l’opportunisme sont devenus comme par miracle des nationalistes extrémistes. Telle est la littérature de leur fumeuse publication du Patriote et du militant.
Ce n’est pas tout, le CC, qui a pris la place de la Direction, a non seulement accaparé l’argent du Parti ainsi que tous les biens, meubles et immeubles mais encore il s’est arrogé le pouvoir de même qu’il a pris certaines décisions contraire aux statuts.
C’est ainsi qu’il s’est réuni illégalement le 27 février 1954 sans avoir prévenu le Chef du Parti, conformément aux statuts. Au cours de cette réunion il a démit Mezerna et Moulaye de leur fonction de Président et de Vice-Président du Comité Central parce que ces derniers ont refusé d’assister à cette réunion irrégulière.
Non content d’avoir violé les statuts, le CC s’est réuni une deuxième fois illégalement les 22 et 23 mai sans avoir au moins averti le Président comme l’exige les statuts.
Ce qui est plus grave encore ce sont décisions qui ont été prises au cours de cette dernière réunion, décisions qui ont été rendus publiques sans que le Chef du Parti en soit averti.
Toutes ces réunions irrégulières, les décisions qui ont été prisent à l’insu de la direction provisoire et du chef du parti sont autant d’actes d’hostilités au redressement du Parti et à la préparation du congrès.
Tous ces agissements n’étonneront plus les militants et le peuple Algérien quand ils sauront que le CC à qui je viens de retirer ma confiance, n’était qu’une caricature de l’ancienne Direction qui a conduit le Parti à l’immobilisme.
Les membres de ce CC qui ont été choisis sur le volet et installés par ruse et camaraderie au sommet du Parti ont de tout temps approuvé la politique de l’ancienne direction et cela malgré mes nombreux rapports et mes protestations plusieurs fois renouvelées depuis voici 3 ans.
Certains membres de ce CC étaient inconnus du Parti et n’ont jamais éprouvé, ni assumé de sérieuses responsabilités. Il y a dans ce choix de la camaraderie, du favoritisme et de l’esprit de bureaucratisme. Ce choix s’effectuait pendant que la chasse était faite systématiquement aux vieux militants qui avaient consacré leur vie au service de la Cause Algérienne.
Il se dégage de tout cela que l’attitude du CC est déterminée par son choix, son installation au sommet du Parti et sa gratitude à l’égard de la bureaucratie de qui elle détient les postes de commandement.
En un mot, le CC est l’obligé de l’ancienne direction qui en signe de reconnaissance a toujours soutenu sa politique de réforme et de compromission.
Le CC a été d’autant plus reconnaissant qu’il a jouait de beaucoup de faveurs et d’avantages sur le plan matériel découlant des choses municipales. En vérité les prétendues réalisations économiques et sociales qui ont perdu la tête des bureaucrates n’étaient que des faveurs octroyées à certains membres du CC et autres chaouches.
C’est ainsi que Bouda, Bouchakour, Réguimi Djilali, Dahlab et autres ont eu en récompense de leur soumission des appartements par la grâce de Monsieur Jacques Chevalier. D’autres faveurs, telles des billets pour l’opéra, des stades et les cinémas.
Sur le plan Parti, l’argent qui était déposé chez Bouda servait également à aider les « copains », à acheter des appartements sans que le Chef du Parti ne soit consulté sur de telles pratiques.
L’ancien Secrétaire Général Lahouel Hocine a pris 400 000frs dans la caisse du Parti pour acheter l’appartement qu’il occupe actuellement au 11 de la rue Marango.
Ce cas que j’ai appris il y a seulement quelques jours n’est pas le seul car la Direction et le CC n’ont jamais caché ces actes contraires à la discipline et aux statuts du Parti.
Si la bureaucratie a emporté les archives et les rapports financiers avec elle c’est pour éviter que le Congrès ne sache ses agissements et son règne de favoritisme.
Tout cela explique pourquoi le CC a d’une façon permanente soutenu la politique de facilité et d’abandon de la Direction.
Aussi, si le CC avait un tant soit peu de dignité, il aurait dû s’en aller dès que la Direction avait démissionnée. Mais celui-ci ne s’embarrassait pas de tant de scrupules et la vertu n’est pas son fort.
Enfin, pour bien s’imprégner de la malfaisance du CC, il suffit de nous rappeler l’expédition de Bouda en France et de sa tournée de propagande haineuse et ordurière à l’égard du chef du parti dans le Nord et toute la région parisienne. Celui-ci, qui n’a jamais manqué d’astuce pour commercialiser les principes islamiques, a palabré durant trois semaines sur la vie privée du chef du parti, de sa femme mourante et de ses enfants.
Alors que le Président du Parti posait le problème politique pour expliquer la déviation de la bureaucratie, les membres du CC y compris leurs chaouches avec Bouda en tête s’attaquaient à la vie privée de la famille Messali pour entrainer les militants sur un autre terrain que celui de la déviation qui est le fond de la crise.
Cette manœuvre déjà très vieille et très utilisée, n’a pas trouvé preneur car le peuple Algérien a déjà compris, il y a fort longtemps que la calomnie et les attaques personnelles étaient l’œuvre de fourbes et des incapables de tout acabit.
Pour la bureaucratie rien ne compte en dehors de ses privilèges et pour les conserver, elle a tout fait pour contrecarrer l’œuvre de redressement en vue de reprendre le pouvoir et les douceurs des discussions aimables et courtoises avec le néo-colonialisme.
Le CC est entièrement responsable de la situation catastrophique à laquelle est arrivée le Parti jusqu’à l’éclatement de la crise ; car ce dernier, au lieu d’accomplir sa mission de contrôle et de respect de la ligne politique du Parti, s’est laissé soudoyer par une direction qui a sciemment violé les principes révolutionnaires du Mouvement National Algérien.
Non seulement celui-ci a failli à son devoir en fermant les yeux mais encore il a pris fait et cause pour l’ancienne direction.
De juge et souverain qu’il était, il a endossé la tunique du partisan et de l’auxiliaire au service d’une bureaucratie en violation des lois du Parti en échange de certains profits.
Sa responsabilité est d’autant plus grande et que celui-ci a été mis en garde par de nombreux rapports et des envois de délégation qui lui ont expliqué de vive voix les dangers que côtoyait la direction dans sa mauvaise politique.
Les militants pourront prendre connaissance de tous ces rapports et constateront que tout avait été dit, expliqué et commenté pour attirer d’une façon particulière l’attention du CC.
Ce qui démontre l’aveuglement du CC c’est lorsque mon représentant lisait mes rapports devant lui, il les trouvait juste mais au moment du vote il donnait ses voix comme un fonctionnaire et non comme un contrôleur chargé par des militants de veiller à la bonne marche du Parti.
Plus d’une fois certains membres du CC venus à Niort m’ont affirmé la justesse de ma mise en garde et de mes recommandations, mais dès qu’ils prenaient contact avec la direction, ils finissaient par adopter son point de vue par ce qu’elle avait des moyens de pression sur ces derniers.
Il y a plus de 3 ans que j’ai prévenu le CC du développement de la situation internationale, de la crise française elle-même et de l’aggravation du problème nord-africain.
Toutes mes recommandations et mes analyses politiques étaient dominées par toutes ces questions.
Je voulais que notre parti soit à la hauteur de cette évolution internationale, française et maghrébine pour lier le problème algérien à tous les autres problèmes.
Tout ceci est écrit noir sur blanc dans tous les rapports que j’ai adressé au CC.
En vérité, tous ces problèmes et malgré leur envergure et leur importance ne les intéressaient nullement car ils étaient déjà engagés dans une politique de facilité qui avait été préparée de longue date dans les silences des bureaux de la place de Chartes et de la rue d’Enghin.
Ces pour toutes ces considérations que j’ai retiré ma confiance au Comité Central qui, outre ses manquements au devoir, s’est livré depuis 3 mois à dilapider les fonds du Parti pour tenter de jeter la confusion et le désordre dans les rangs du Mouvement National en vue de préparer le retour de l’ancienne direction.
Pour mettre fin à cette oligarchie, je fais appel à tous les militants et au peuple Algérien pour faire un bloc compacte autour du Parti afin de le protéger contre la bureaucratie qui a failli attenter à sa vie.
L’heure que nous vivons est certes pleine de gravité mais aussi elle laisse voir d’heureuses perspectives dans la mesure où nous savons l’utiliser. Le problème algérien doit sortir du cimetière où l’a plongé la bureaucratie.
Pour l’accomplissement de cette mission comptons sur Dieu pour être digne de notre passé historique et des martyrs de la cause algérienne.
En Avant !
Fait à Niort, le 3 avril 1954
MESSALI HADJ
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- dahmane1
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01 Mai 2014 22:16 #155612
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Congres Extraordinaire d'HORNU en Juillet 1954
CONGRES EXTRAORDINAIRE D’HORNUTENU DU 14 AU 16 JUILLET 1954
Message de Clôture
Message de Clôture
Monsieur le Président, Messieurs les Congressistes,
Chers Frères,
Bien que loin de vous et privé de la joie d’être parmi vous pour partager vos travaux et votre activité, je vis par la pensée tout le déroulement de ce Congrès auquel j’attache une importance à la fois politique et historique.
Aussi, je voudrais par le présent message qui sera lu en clôture du Congrès, m’associer à cette grande manifestation nationale du Parti pour vous communiquer mes impressions et mes sentiments avant que les assises nationales ne prennent fin. Tout d’abord je voudrais profiter de cet instant si grand et si historique qui a précédé la fin de ce Congrès extraordinaire pour adresser à tous les congressistes mes remerciements les plus chaleureux pour avoir répondu à l’appel du Chef du Parti et offert entièrement votre concours et votre dévouement pour la grandeur du Mouvement National Algérien.
En ce même moment je veux aussi remercier chaleureusement tous les militants qui ont participé à la révolution pour sauver le parti de la mauvaise voie. Ces mêmes remerciements sont également adressés à tout le peuple algérien qui a durant toute cette crise conservé sa confiance et son attachement au Mouvement National malgré toutes les tentatives de division et de travail fractionnel de la bureaucratie.
Personnellement je suis convaincu que les militants, les congressistes de même que le peuple Algérien ont chacun dans son domaine respectif accompli une tâche d’une portée morale et politique extrêmement grande.
L’avenir démontrera grandement que l’action de chaque militant et de chaque congressiste si petite soit elle aura été une œuvre de salubrité publique et de sauvegarde d’un parti politique qui est devenu la raison d’être et l’espoir même de tout le peuple Algérien.
Aussi, cette grande œuvre de redressement à laquelle nous avons participé tous en nous exposant à des injures de la part de la bureaucratie qui après avoir perdu ses privilèges a perdu aussi la raison.
Cette œuvre dis-je n’est pas encore terminée, car maintenant il faut reconstruire et reconstruire du neuf, du solide pour que nous puissions entreprendre la nouvelle étape avec tous les éléments de succès et de grande réussite.
Demain nous allons nous trouver devant une situation toute nouvelle et devant un peuple qui attend de nous des directives susceptibles de satisfaire sa longue attente et ses aspirations nationales. Demain aussi nous aurons à faire face à l’impérialisme français et à d’autres adversités et les uns et les autres sont trop connu de notre parti pour ne rien négliger quand il s’agira de les affronter.
Ce qui se passe en Indochine, aux quatre comptoirs des Indes, au Maroc et en Tunisie nous démontrent combien notre tâche est grande et combien elle est difficile.
Bien qu’aucune difficulté n’ait jamais arrêté le Mouvement National dans sa marche vers l’Indépendance, il faut cependant regarder en face la réalité mondiale pour mieux nous préparer à la lutte libératrice de demain.
C’est à cette grande tâche que je vous convie avant que ne prenne fin ce congrès qui avait pour mission de redresser le Parti et aller toujours de l’avant.
Demain quand vous reviendrez dans vos cellules et dans vos kasmas vous tiendrez compte de toutes ces recommandations et vous n’écouterez pas ceux qui pour des fins personnelles et des privilèges perdus viendront vous chuchotez à l’oreille pour vous détourner de votre mission.
La bureaucratie qui hier encore a conduit la Parti dans la voie de la collaboration avec le colonialisme essayera pour te détourner de ton chemin en se livrant à une démagogie pour gagner ta confiance.
Ces pour toutes ces considérations que les congressistes et les militants devront dès qu’ils auront rejoint leur cellule prendre des précautions aussi bien dedans que dehors.
De toute façon le renforcement du parti se fera de manière à ce que le sommet et la base soient en liaisons permanentes par le canal hiérarchique. Le mauvais passé que nous venons de traverser nous servira d’expérience pour que l’organisation de même que tous les autres services puissent se mettre en mouvement d’une manière harmonieuse afin que tous les militants participent effectivement à la vie du parti.
Personnellement je veillerai d’une façon particulière sur la vie du parti et celle du militant.
Les dirigeants de demain auront pour soucis de mettre en exécution toutes ces recommandations et feront en sorte que toute l’activité du parti soit fraternellement contrôlée, stimulée et conduite avec intelligence et énergie.
La discipline étant la force de tout Mouvement révolutionnaire, celle-ci doit être librement et généreusement consentie. La discipline et le respect dans les responsabilités n’excluent ni le contrôle ni la critique ni la fraternité qui doit harmoniser tous les rapports entre les responsables et les militants.
Devant un impérialisme qui dispose de la force et de tous les moyens d’information, de répression et de corruption, les militants et les responsables sont tenus non seulement d’être discipliné mais encore ils doivent observer une discrétion absolue, un calme de tous les instants et un grand sérieux dans toutes leurs activités.
L’action organisée, la discipline, la sagesse politique, la fermeté, la vigilance de chaque instant, la rapidité, la liaison, le sérieux et l’amour de la tâche entreprise sont les principes absolument indispensables pour réussir dans nos différentes activités.
Chacun à sa place et l’action de tous doit converger vers le même objectif.
Peut être, je me suis un peu éloigné de mon sujet, mais je suis sûr que vous m’excuseriez, car voyez vous ce qui m’a toujours intéressé dans le passé et ce qui m’intéresse davantage aujourd’hui c’est le militant, l’organisation, la discipline et les différents aspects de la lutte que nous devons connaître.
A ce sujet je suis plein d’espoir et plein de projets que je voudrai communiquer aux dirigeants de demain.
Je ne voudrai pas terminer ce Message de clôture sans remercier le Comité de Salut Public qui a rendu des services immenses au Mouvement National Algérien car dès mon premier appel tous ces hommes simples, modestes presque inconnus se sont mis au service du Parti en abandonnant leur travail, leur commerce et leur famille.
Ma gratitude va aussi à toute cette pléiade de jeunes étudiants qui ont abandonné leurs études et leurs examens pour apporter à leurs frères travailleurs leur intelligence, leur savoir et leur dévouement.
D’autre part, je crois de mon devoir de remercier d’une façon particulière El Hadj Belkacem Beidaoui, Sarraoui Mustapha et Si Abderhamanne Belagoune notabilité de notre parti qui ont rendu de grands services au cours de cette crise.
Et pour terminer j’adresse très fraternellement mes remerciements à Moulaye Merbah, Si Ahmed Mézerna, El Hadj Abed, Si Aïssa et à Mamchaoui.
Et à vous tous mes remerciements et ma gratitude pour les services rendus au MOUVEMENT NATIONAL ALGERIEN.
MESSALI Hadj
Fait à Niort, le 11 juillet 1954
Message de Clôture
Message de Clôture
Monsieur le Président, Messieurs les Congressistes,
Chers Frères,
Bien que loin de vous et privé de la joie d’être parmi vous pour partager vos travaux et votre activité, je vis par la pensée tout le déroulement de ce Congrès auquel j’attache une importance à la fois politique et historique.
Aussi, je voudrais par le présent message qui sera lu en clôture du Congrès, m’associer à cette grande manifestation nationale du Parti pour vous communiquer mes impressions et mes sentiments avant que les assises nationales ne prennent fin. Tout d’abord je voudrais profiter de cet instant si grand et si historique qui a précédé la fin de ce Congrès extraordinaire pour adresser à tous les congressistes mes remerciements les plus chaleureux pour avoir répondu à l’appel du Chef du Parti et offert entièrement votre concours et votre dévouement pour la grandeur du Mouvement National Algérien.
En ce même moment je veux aussi remercier chaleureusement tous les militants qui ont participé à la révolution pour sauver le parti de la mauvaise voie. Ces mêmes remerciements sont également adressés à tout le peuple algérien qui a durant toute cette crise conservé sa confiance et son attachement au Mouvement National malgré toutes les tentatives de division et de travail fractionnel de la bureaucratie.
Personnellement je suis convaincu que les militants, les congressistes de même que le peuple Algérien ont chacun dans son domaine respectif accompli une tâche d’une portée morale et politique extrêmement grande.
L’avenir démontrera grandement que l’action de chaque militant et de chaque congressiste si petite soit elle aura été une œuvre de salubrité publique et de sauvegarde d’un parti politique qui est devenu la raison d’être et l’espoir même de tout le peuple Algérien.
Aussi, cette grande œuvre de redressement à laquelle nous avons participé tous en nous exposant à des injures de la part de la bureaucratie qui après avoir perdu ses privilèges a perdu aussi la raison.
Cette œuvre dis-je n’est pas encore terminée, car maintenant il faut reconstruire et reconstruire du neuf, du solide pour que nous puissions entreprendre la nouvelle étape avec tous les éléments de succès et de grande réussite.
Demain nous allons nous trouver devant une situation toute nouvelle et devant un peuple qui attend de nous des directives susceptibles de satisfaire sa longue attente et ses aspirations nationales. Demain aussi nous aurons à faire face à l’impérialisme français et à d’autres adversités et les uns et les autres sont trop connu de notre parti pour ne rien négliger quand il s’agira de les affronter.
Ce qui se passe en Indochine, aux quatre comptoirs des Indes, au Maroc et en Tunisie nous démontrent combien notre tâche est grande et combien elle est difficile.
Bien qu’aucune difficulté n’ait jamais arrêté le Mouvement National dans sa marche vers l’Indépendance, il faut cependant regarder en face la réalité mondiale pour mieux nous préparer à la lutte libératrice de demain.
C’est à cette grande tâche que je vous convie avant que ne prenne fin ce congrès qui avait pour mission de redresser le Parti et aller toujours de l’avant.
Demain quand vous reviendrez dans vos cellules et dans vos kasmas vous tiendrez compte de toutes ces recommandations et vous n’écouterez pas ceux qui pour des fins personnelles et des privilèges perdus viendront vous chuchotez à l’oreille pour vous détourner de votre mission.
La bureaucratie qui hier encore a conduit la Parti dans la voie de la collaboration avec le colonialisme essayera pour te détourner de ton chemin en se livrant à une démagogie pour gagner ta confiance.
Ces pour toutes ces considérations que les congressistes et les militants devront dès qu’ils auront rejoint leur cellule prendre des précautions aussi bien dedans que dehors.
De toute façon le renforcement du parti se fera de manière à ce que le sommet et la base soient en liaisons permanentes par le canal hiérarchique. Le mauvais passé que nous venons de traverser nous servira d’expérience pour que l’organisation de même que tous les autres services puissent se mettre en mouvement d’une manière harmonieuse afin que tous les militants participent effectivement à la vie du parti.
Personnellement je veillerai d’une façon particulière sur la vie du parti et celle du militant.
Les dirigeants de demain auront pour soucis de mettre en exécution toutes ces recommandations et feront en sorte que toute l’activité du parti soit fraternellement contrôlée, stimulée et conduite avec intelligence et énergie.
La discipline étant la force de tout Mouvement révolutionnaire, celle-ci doit être librement et généreusement consentie. La discipline et le respect dans les responsabilités n’excluent ni le contrôle ni la critique ni la fraternité qui doit harmoniser tous les rapports entre les responsables et les militants.
Devant un impérialisme qui dispose de la force et de tous les moyens d’information, de répression et de corruption, les militants et les responsables sont tenus non seulement d’être discipliné mais encore ils doivent observer une discrétion absolue, un calme de tous les instants et un grand sérieux dans toutes leurs activités.
L’action organisée, la discipline, la sagesse politique, la fermeté, la vigilance de chaque instant, la rapidité, la liaison, le sérieux et l’amour de la tâche entreprise sont les principes absolument indispensables pour réussir dans nos différentes activités.
Chacun à sa place et l’action de tous doit converger vers le même objectif.
Peut être, je me suis un peu éloigné de mon sujet, mais je suis sûr que vous m’excuseriez, car voyez vous ce qui m’a toujours intéressé dans le passé et ce qui m’intéresse davantage aujourd’hui c’est le militant, l’organisation, la discipline et les différents aspects de la lutte que nous devons connaître.
A ce sujet je suis plein d’espoir et plein de projets que je voudrai communiquer aux dirigeants de demain.
Je ne voudrai pas terminer ce Message de clôture sans remercier le Comité de Salut Public qui a rendu des services immenses au Mouvement National Algérien car dès mon premier appel tous ces hommes simples, modestes presque inconnus se sont mis au service du Parti en abandonnant leur travail, leur commerce et leur famille.
Ma gratitude va aussi à toute cette pléiade de jeunes étudiants qui ont abandonné leurs études et leurs examens pour apporter à leurs frères travailleurs leur intelligence, leur savoir et leur dévouement.
D’autre part, je crois de mon devoir de remercier d’une façon particulière El Hadj Belkacem Beidaoui, Sarraoui Mustapha et Si Abderhamanne Belagoune notabilité de notre parti qui ont rendu de grands services au cours de cette crise.
Et pour terminer j’adresse très fraternellement mes remerciements à Moulaye Merbah, Si Ahmed Mézerna, El Hadj Abed, Si Aïssa et à Mamchaoui.
Et à vous tous mes remerciements et ma gratitude pour les services rendus au MOUVEMENT NATIONAL ALGERIEN.
MESSALI Hadj
Fait à Niort, le 11 juillet 1954
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