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animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
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21 Jul 2014 03:08 #131494
par L'étrangère
Réponse de L'étrangère sur le sujet animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
Autrefois, l'antan, il n'y avait pas que l'homme qui était autre mais l'animal aussi.
Il n'y a pas une seule destruction où l'on ne cite pas les occidentaux, je crois que je fais partie de ceux qui n'ont aucun émerveillement pour ces peuples, ça les fait enragé.
Algérie, les animaux sauvages deviennent de plus en plus rares ou même, pour certains, ont complètement disparu alors qu'ils étaient com*muns au cours des premières décennies après 1830. Tout le monde a présent à l'esprit le cas du lion, abondant encore au moment de la conquête, à tel point que sous Bugeaud sa tête était mise à prix ; mais en 1893 le dernier individu de l'espèce, une lionne, fut tué, au nord de l'Aurès, dans le massif de l'Ich Ali. De même l'autruche disparut du nord du Sahara en 1884 alors qu'elle était assez abondante pour que le futur général Margueritte, alors commandant à Laghouat, en ait tuées ou cap*turées soixante-douze entre le 25 juin et le 15 août 1855. Et, à côté de l'antilope bubale ou du sanglier des marais disparus et moins célèbres, combien d'animaux sont en train de devenir des raretés : la mangouste, plus connue sous le nom de raton, le porc-épic, la loutre abondante naguère dans tous les grands oueds du Chélif, à la Seybouse et au Mellégue, les gazelles dont, vers 1850 on voyait des troupeaux de plusieurs centaines de têtes au sud de Boghari. Le nombre de ces dernières dimi*nue de plus en plus depuis que les automobiles tout-terrain permettent de décimer brutalement jusqu'en plein Sahara. Aujourd'hui on ne rencontre plus que rarement les animaux sauvages, au moins les plus gros, et l'on oublie que l'Algérie, comme les autres pays du Nord-Ouest africain, Tunisie et surtout Maroc, fut naguère un pays où les grands fauves étaient très abondants. Antérieurement au milieu du XIXe siècle, avant l'automobile, avant les chemins de fer, au temps de la marine à voile, quand les pays tropicaux étaient encore peu accessibles, l'Afrique du Nord était le pays d'où venait la plupart des fauves que l'on voyait en Europe.
Il n'y a pas une seule destruction où l'on ne cite pas les occidentaux, je crois que je fais partie de ceux qui n'ont aucun émerveillement pour ces peuples, ça les fait enragé.
Algérie, les animaux sauvages deviennent de plus en plus rares ou même, pour certains, ont complètement disparu alors qu'ils étaient com*muns au cours des premières décennies après 1830. Tout le monde a présent à l'esprit le cas du lion, abondant encore au moment de la conquête, à tel point que sous Bugeaud sa tête était mise à prix ; mais en 1893 le dernier individu de l'espèce, une lionne, fut tué, au nord de l'Aurès, dans le massif de l'Ich Ali. De même l'autruche disparut du nord du Sahara en 1884 alors qu'elle était assez abondante pour que le futur général Margueritte, alors commandant à Laghouat, en ait tuées ou cap*turées soixante-douze entre le 25 juin et le 15 août 1855. Et, à côté de l'antilope bubale ou du sanglier des marais disparus et moins célèbres, combien d'animaux sont en train de devenir des raretés : la mangouste, plus connue sous le nom de raton, le porc-épic, la loutre abondante naguère dans tous les grands oueds du Chélif, à la Seybouse et au Mellégue, les gazelles dont, vers 1850 on voyait des troupeaux de plusieurs centaines de têtes au sud de Boghari. Le nombre de ces dernières dimi*nue de plus en plus depuis que les automobiles tout-terrain permettent de décimer brutalement jusqu'en plein Sahara. Aujourd'hui on ne rencontre plus que rarement les animaux sauvages, au moins les plus gros, et l'on oublie que l'Algérie, comme les autres pays du Nord-Ouest africain, Tunisie et surtout Maroc, fut naguère un pays où les grands fauves étaient très abondants. Antérieurement au milieu du XIXe siècle, avant l'automobile, avant les chemins de fer, au temps de la marine à voile, quand les pays tropicaux étaient encore peu accessibles, l'Afrique du Nord était le pays d'où venait la plupart des fauves que l'on voyait en Europe.
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21 Jul 2014 03:12 #131495
par L'étrangère
Réponse de L'étrangère sur le sujet animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
LES GRANDS FAUVES
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[/SIZE]
[SIZE=-1]Lorsqu'à la fin du Moyen Age il fut à la mode, parmi les rois et les grands de ce monde, d'avoir des «ménageries», Philippe VI de Valois en créa une au Louvre dès 1333, l'Algérie était le grand pourvoyeur de bêtes sauvages de notre Europe. Marseille était le point d'aboutissement de ce commerce au grand étonnement des voyageurs de passage. Ainsi en Suisse, Thomas Platter, venu en Provence en 1597, s'émerveilla d'y voir une autruche dont il pouvait à peine atteindre la tête avec une main dressée et qui avalait des clous de fer, une panthère qui peu avant avait brisé sa chaîne et tué sept personnes, mais que l'on n'avait pas sacrifiée car trop grande était sa valeur; un chat sauvage gros comme un petit veau (il s'agissait d'un caracal ou lynx), un porc d'espic (sic), quatre lion*ceaux, tous animaux qu'il n'avait évidemment pas l'habitude de voir dans les campagnes d'Helvétie.
[SIZE=-1]Toujours au XVIe siècle, les archives des Bouches-du-Rhône nous ont conservé le contrat, passé en 1560, entre les frères Valentin com*merçants à Marseille, et deux Moros » Ahmed Ben Abdallah d’Alger et Saïd Breïssau de Constantine. Par ce contrat, ces derniers s'engagent a faire venir à Marseille depuis la « Barbarie » et ce dans un délai de deux ou trois mois : «deux léons, deux léoparts » (entendez panthères) « deux gatz saulvaiges, deux austrousses, six mettons à large queue, le toutappareillé en masles et femelles». Plus six monymes (singes) les plus petites que trouver ce pourra, et quatre vaches sauvaiges(antilopes bubales) et d'autres bêtes sauvages que trouver ils pourront, plus quatre cents tortues». Ce qui prouve qu'au XVIesiècle on pouvait obtenir, à la demande, des environs d'Alger à ceux de Constantine, lions, autruches et panthères !
[/SIZE][SIZE=-1][/SIZE][SIZE=-1]Mais c'est surtout dans l'Antiquité que l'Algérie fut le pays des grands fauves si l'on en juge par les très nombreux témoignages des auteurs latins relatant les spectacles offerts à la foule dans les amphithéâtres de Rome. Là, dès 185 avant notre ère une chasse de lions et de panthères fut produite pour la distraction du public, panthères que Plaute par déri*sion, appelle «souris d'Afrique» ! Aux fêtes que Pompei célébra en 55 avant J.-C figurèrent 410 panthères et 500 lions. Neuf années plus tard en 46, lors de la célébration des triomphes de César, 400 lions parurent au cirque combattus par 500 fantassins. Auguste indique lui-même que 3 500 fauves africains furent tués au cours de vingt-six fêtes offertes au peuple de Rome, animaux venant; surtout de Numidie, c'est-à-dire de I’Est algérien.
[/SIZE][SIZE=-1]Ces chiffres nous paraissent très élevés, mais ils sont cités de sources différentes par des auteurs qui furent des témoins oculaires, et dont les affirmations se recoupent; il semble bien que le doute qui nous assaille à première lecture ne soit pas fondé.
On sait par les textes et par l'image comment ces bêtes étaient capturées; une mosaïque trouvée à Bône dans les ruines de l'antique Hipporegius, montre la capture des fauves, lions et panthères attirés par un appât, des chèvres, qu'une troupe d'hommes rabat vers un long filet dissimulé par des branchages. Les rabatteurs se tiennent au coude à coude, en se protégeant par des boucliers dont l'ensemble forme une muraille continue que les hommes poussent devant eux, en même temps qu’avec leur autre main ils brandissent des sortes de fouets à long manche portant de nombreuses lanières. Tout autour, des chasseurs à cheval, armes de piques font, de plus loin, peur à celles des bêtes qui tenteraient de s'échapper hors du piège qui va se refermer sur elles En même temps, un char attelé de deux chevaux porte une grande caisse dans laquelle seront emportés les animaux capturés.
On sait que les organisateurs de ces chasses étaient les rois numides qui, après avoir été les alliés de Rome contre Carthage gouver*naient ce qui deviendrait vingt siècles plus tard l'Algérie. Ces souverains désireux de maintenir de bons rapports avec les chefs du très puissant allie romain envoyaient à ceux-ci les moyens de s'acquérir la faveur du peuple de Rome.
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[SIZE=-1]Lorsqu'à la fin du Moyen Age il fut à la mode, parmi les rois et les grands de ce monde, d'avoir des «ménageries», Philippe VI de Valois en créa une au Louvre dès 1333, l'Algérie était le grand pourvoyeur de bêtes sauvages de notre Europe. Marseille était le point d'aboutissement de ce commerce au grand étonnement des voyageurs de passage. Ainsi en Suisse, Thomas Platter, venu en Provence en 1597, s'émerveilla d'y voir une autruche dont il pouvait à peine atteindre la tête avec une main dressée et qui avalait des clous de fer, une panthère qui peu avant avait brisé sa chaîne et tué sept personnes, mais que l'on n'avait pas sacrifiée car trop grande était sa valeur; un chat sauvage gros comme un petit veau (il s'agissait d'un caracal ou lynx), un porc d'espic (sic), quatre lion*ceaux, tous animaux qu'il n'avait évidemment pas l'habitude de voir dans les campagnes d'Helvétie.
[SIZE=-1]Toujours au XVIe siècle, les archives des Bouches-du-Rhône nous ont conservé le contrat, passé en 1560, entre les frères Valentin com*merçants à Marseille, et deux Moros » Ahmed Ben Abdallah d’Alger et Saïd Breïssau de Constantine. Par ce contrat, ces derniers s'engagent a faire venir à Marseille depuis la « Barbarie » et ce dans un délai de deux ou trois mois : «deux léons, deux léoparts » (entendez panthères) « deux gatz saulvaiges, deux austrousses, six mettons à large queue, le toutappareillé en masles et femelles». Plus six monymes (singes) les plus petites que trouver ce pourra, et quatre vaches sauvaiges(antilopes bubales) et d'autres bêtes sauvages que trouver ils pourront, plus quatre cents tortues». Ce qui prouve qu'au XVIesiècle on pouvait obtenir, à la demande, des environs d'Alger à ceux de Constantine, lions, autruches et panthères !
[/SIZE][SIZE=-1][/SIZE][SIZE=-1]Mais c'est surtout dans l'Antiquité que l'Algérie fut le pays des grands fauves si l'on en juge par les très nombreux témoignages des auteurs latins relatant les spectacles offerts à la foule dans les amphithéâtres de Rome. Là, dès 185 avant notre ère une chasse de lions et de panthères fut produite pour la distraction du public, panthères que Plaute par déri*sion, appelle «souris d'Afrique» ! Aux fêtes que Pompei célébra en 55 avant J.-C figurèrent 410 panthères et 500 lions. Neuf années plus tard en 46, lors de la célébration des triomphes de César, 400 lions parurent au cirque combattus par 500 fantassins. Auguste indique lui-même que 3 500 fauves africains furent tués au cours de vingt-six fêtes offertes au peuple de Rome, animaux venant; surtout de Numidie, c'est-à-dire de I’Est algérien.
[/SIZE][SIZE=-1]Ces chiffres nous paraissent très élevés, mais ils sont cités de sources différentes par des auteurs qui furent des témoins oculaires, et dont les affirmations se recoupent; il semble bien que le doute qui nous assaille à première lecture ne soit pas fondé.
On sait par les textes et par l'image comment ces bêtes étaient capturées; une mosaïque trouvée à Bône dans les ruines de l'antique Hipporegius, montre la capture des fauves, lions et panthères attirés par un appât, des chèvres, qu'une troupe d'hommes rabat vers un long filet dissimulé par des branchages. Les rabatteurs se tiennent au coude à coude, en se protégeant par des boucliers dont l'ensemble forme une muraille continue que les hommes poussent devant eux, en même temps qu’avec leur autre main ils brandissent des sortes de fouets à long manche portant de nombreuses lanières. Tout autour, des chasseurs à cheval, armes de piques font, de plus loin, peur à celles des bêtes qui tenteraient de s'échapper hors du piège qui va se refermer sur elles En même temps, un char attelé de deux chevaux porte une grande caisse dans laquelle seront emportés les animaux capturés.
On sait que les organisateurs de ces chasses étaient les rois numides qui, après avoir été les alliés de Rome contre Carthage gouver*naient ce qui deviendrait vingt siècles plus tard l'Algérie. Ces souverains désireux de maintenir de bons rapports avec les chefs du très puissant allie romain envoyaient à ceux-ci les moyens de s'acquérir la faveur du peuple de Rome.
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21 Jul 2014 14:22 #131496
par rycerz
Réponse de rycerz sur le sujet animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
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21 Jul 2014 14:30 #131497
par rycerz
avec ce long museau c'est un genre différent des autre gazelles !! dieu seul sais combien d'autres espèces ont subis à l'extinction, quel perte !
Réponse de rycerz sur le sujet animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
L'étrangère;166357 écrit: [h=1]Bubale d'Afrique du nord (Alcelaphus buselaphus buselaphus)[/FONT][/COLOR]
avec ce long museau c'est un genre différent des autre gazelles !! dieu seul sais combien d'autres espèces ont subis à l'extinction, quel perte !
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21 Jul 2014 19:53 #131498
par L'étrangère
Moi aussi j'aime beaucoup les chevaux, vraiment noble créature.
Réponse de L'étrangère sur le sujet animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
rycerz;166376 écrit: pas vraiment mais c une passion, c'est que j'aime les animaux, surtout les chevaux, se sont des créatures superbes
Moi aussi j'aime beaucoup les chevaux, vraiment noble créature.
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21 Jul 2014 22:12 #131499
par rycerz
c'est une créature très intelligente ! il ne lui manque que pouvoir parler, un cousin avait une belle jument qui ne laissait personne s’approcher d'elle sauf les enfants parce que ses derniers la respectait, une jours quand j’étais petit je l'ai regardé avec admiration ses beau yeux et magnifique cheveux, ce qui est étonnant c'est qu'elle à sue et compris ça, et pour bien s'assurer de ça elle a baissé ça tête et a mis ses yeux dans mes yeux comme si elle voulait lire mes pensés et mon esprit !!! alors là j'ai senti que j'étais devant un être humain et pas un simple animal !
Réponse de rycerz sur le sujet animaux vécus autrefois au nord d'afrique.
L'étrangère;166394 écrit: Moi aussi j'aime beaucoup les chevaux, vraiment noble créature.
c'est une créature très intelligente ! il ne lui manque que pouvoir parler, un cousin avait une belle jument qui ne laissait personne s’approcher d'elle sauf les enfants parce que ses derniers la respectait, une jours quand j’étais petit je l'ai regardé avec admiration ses beau yeux et magnifique cheveux, ce qui est étonnant c'est qu'elle à sue et compris ça, et pour bien s'assurer de ça elle a baissé ça tête et a mis ses yeux dans mes yeux comme si elle voulait lire mes pensés et mon esprit !!! alors là j'ai senti que j'étais devant un être humain et pas un simple animal !
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