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au_gré_du_vent;111439 écrit: la poesie de Mahmoud Darwish accompagnée de la belle musique du et trio Djoubrane dans 'Attends-la"
merci pour le partage,:good:
les voilà les trois frères Joubran,………….grandioses et virtuoses,
Entre la foi et l'incrédulité, un soufle ;
Entre la certitude et le doute, un souffle.
Sois joyeux dans ce souffle présent où tu vis,
car la vie elle-même est dans le souffle qui passe.
khayam
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- au_gré_du_vent
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ils sont superbes c'est vrai!ICOSIUM;111510 écrit: les voilà les trois frères Joubran,………….grandioses et virtuoses,
ils servent la cause de leur pays à travers leur passion!
ruba3yates el Khayam, ces fameux quatrains beaux et entourés de tant de mystere!Entre la foi et l'incrédulité, un soufle ;
Entre la certitude et le doute, un souffle.
Sois joyeux dans ce souffle présent où tu vis,
car la vie elle-même est dans le souffle qui passe.
khayam
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- le fou
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Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités des tristesses
Et moi avant vous je ne suis jamais allé dans les cités des tristesses
Je n'ai jamais su que les larmes sont l’être humain
que l'humain sans tristesse n'était que le souvenir d'un humain
Votre amour m'a apprit a être triste
Et moi depuis des siècles j’avais besoin d’une femme qui me rend triste
une femme qui je pleurerai sur ses bras comme un oiseau
Une femme qui rassemble mes parties comme les morceaux d'un vase brisé
Votre amour chère dame m'a apprit les pires manières
Il m'a apprit a regarder ma tasse mille fois en une nuit (1)
tenter les remèdes des guérisseurs et frapper aux portes des voyantes
Il m'a apprit à sortir de chez moi pour brosser les trottoirs des ruelles
Et poursuivre votre visage sous la pluie et entre les feux des automobiles
A collecter de vos yeux des millions d'étoiles
O femme, qui a assommer le monde, O ma douleur, O douleur des Nays (2)
Votre amour, madame, m'a fait pénétrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je ne savais pas qu'est ce que la tristesse
Je n'ai jamais su que les larmes sont l'être humain
que l' humain sans tristesse n'était que l'ombre d'un humain
Votre amour m'a apprit a me comporter comme un petit enfant
A dessiner votre visage avec la craie sur les mures
O Femme qui a renversé mon histoire
Je suis égorgé en vous d'un artère à l’autre
Votre amour m'a apprit comment l’amour peut modifier la carte du temps
Il m'a apprit que lorsque j'aime, la terre cesse de tourner
Votre amour m'a apprit des choses dont je n'aurai jamais penser
J'ai lu les contes d'enfants
je suis rentrer dans les palais vierges des rois
et j'ai rêvé d'épouser la fille du sultan
celle dont les yeux sont plus claires que l'eau des fontaines
celle dont les lèvres sont plus succulentes que les roses de grenadines
et j'ai rêvé de l'enlever comme les chevaliers
et j’ai rêvé de lui offrir des paniers de perles et de « morgane »
votre amour m'a apprit chère dame ce qu’est le délire
Il m'a apprit comment l’âge passe
sans que la fille du sultan vienne......
.
NIZAR QABBANI
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«Mon écriture est basée sur ce que j’appelle l’oralité»
Par : Sara Kharfi
Bien qu’absent depuis un temps des activités du Sila, l’écrivain était présent samedi dernier au stand des éditions Barzakh pour procéder à la dédicace de son dernier roman, «le Dernier juif de Tamentit». Ce qui a attiré un grand nombre de lecteurs, venus rencontrer le romancier ou se faire dédicacer ce roman met en scène deux amoureux qui traversent les âges pour (se) raconter des histoires. Dans cet entretien, il revient sur les grandes thématiques qui traversent son écriture.
Liberté : Dans «le Dernier juif de Tamentit», on retrouve vos thématiques habituelles (sexe, religion). Au-delà de cela, on y lit comme un message de tolérance et de dialogue interreligieux…
Amin Zaoui : Personnellement, je ne vends pas l’évènement. Ce livre a été entamé en 2009 et a été achevé en 2010. Il est tombé avec ce qui se passe dans le monde arabo-musulman, avec ce qui se passe maintenant en Europe, mais c’est un roman qui pose la question de la tolérance et de l’intolérance, non pas d’un point de vue idéologique mais avec plutôt un point de vue historique, anthropologique, ethnologique et en même temps, symbolique. J’ai essayé de découvrir un peu cette Algérie plurielle, cette Algérie profonde, dont malheureusement la nouvelle génération –même des intellectuels- ne connait pas. On ignore un peu cette Algérie profonde, cette histoire de tolérance, de pluralité, du vivre-ensemble. Je crois aussi que les guerres interreligieuses sont les plus atroces. Et la haine la plus profonde c’est la haine des religions. Le roman essaie de poser ces questions, dans un parcours historique. Ce sont toutes ces choses qui sont un peu romancée. C’est un peu dans la fabulation, l’imagination, les fantasmes, etc.
Il y a aussi le rapport au corps…
Le roman pose cette question d’une façon un peu symbolique. On ne peut pas être dans un amour tolérant, dans une situation charnelle de corps à corps si on n’est pas tolérant vis-à-vis de l’autre. Le couple du roman, il est différent de religion et de conviction, mais comme il y a cette tolérance, le corps s’y mets aussi, dans cette mouvance, cette fluidité sentimentale. La tolérance et la complicité dans le couple du roman est dû je crois au respect du corps féminin et masculin. C’est une complicité…………………..
«Mon écriture est basée sur ce que j
C’est ce qui a présidé le choix de votre titre qui est en quelque sorte, pour reprendre votre métaphore de tout à l’heure, une serrure où l’on peut essayer plusieurs clefs ?
Une serrure où il faut trouver la clé, tout à fait. C’est un titre symbolique qui engendre ou suscite plusieurs questions : est-ce que vraiment il y a le dernier juif ? Est-ce qu’il est juif ou musulman ?, etc. C’est en quelque sorte la question du religieux. On est bien dans une religion si on respecte l’autre religion, si on est tolérant avec notre religion, c'est-à-dire si on est dans la culture de la spiritualité dans cette religion. Si on n’est pas en paix avec notre religion, on est en guerre avec les autres aussi.
Il y a une confusion voulue de votre part, semble-t-il, entre le Judaïsme et l’Islam……………..
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«Mon écriture est basée sur ce que j
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Quand il débarqua en France en 1994, une rampe de lancement vers l’universalité qu’ont emprunté nombreux algériens, Abdessemed a poursuivi sa production à Lyon dans École des Beaux-Arts où il resta jusqu’en 1998. Puis à Paris dans la Cité internationale des arts de 1999-2000. Il atterrit à New York de 2000 à 2001 puis Berlin de 2002 à 2004 pour continuer, depuis cette dernière date, d’autres chantiers entre Paris et New-York.
Natif de Constantine, il avait entamé sa carrière avec des balbutiements à Batna ville algérienne qui a déjà abrité nombreux sculpteurs de renom, comme Mohamed Demagh, l’ancien maquisard de la libération qui survécu à un bombardement, Salim Yeza le militant berbériste le plus influent parmi les « chaouis » et Bensaid Mohamed Nadjib le cardiologue sculpteur de bois.
Adel Abdessemed, Je suis innocent - du 3 octobre... par centre Pompidou
En réalité aucune présentation succincte ne peut contenir les travaux d’Adel, tant sa densité dans les collections, par sa prolifique production ainsi qu’avec les grandes expositions où son concours trouve un écho particulier. Dans l’ensemble des arts algériens, le réalisme, pour certains l’affectation de l’actualité dans l’art, est omniprésent notamment en littérature, le cinéma et le théâtre pour ne citer que les expressions majeures. Cet artiste n’échappe pas au réalisme, plaçant son pays dans les grands musées de la Terre...
La statue « coup de tête » est subversive en s’opposant à la coutume qui fait honneur à la victoire, comme une jouissance. La défaite lors du match et son rappel à la violence se fait apologique, certes un héros l’apporte, à l’anticonformisme que l’art contemporain, avec une force intéressée, met souvent au devant. L’artiste s’est déjà distingué de son approche de Jésus le crucifié dont les détails n’ont pas lésiné à faire, place à partir du fil barbelé à la cruauté, le souffre-douleur d’une victime.
L’exposition qui s’étale sur 3 mois est une occasion rare pour découvrir les multiples dimensions du travail d’un artiste déjà monument. L’importance de son œuvre est qu’elle puise de partout, de l’art figuratif, ornemental, stylistique et onirique... Ce nouveau millénaire, aura toujours l’image sous les yeux. Son rapport à l’histoire du passé, et contemporaine en tant que témoin actif, refuse aussi de s’enfermer dans le privilège de l’art. Elle touche de plein fouet le présent.
PROPOS RECUEILLIS PAR PHILIPPE-ALAIN MICHAUD, CONSERVATEUR, MUSÉE NATIONAL D'ART MODERNE, COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION
Pourquoi l'exposition s'appelle-t-elle « Adel Abdessemed Je suis innocent » ?
Adel Abdessemed – Parce que je ne me sens pas coupable. Et j'en suis sûr. Par ailleurs, le Centre Pompidou a été construit sur le cimetière des Innocents…
Tu conçois l'exposition comme un prolongement de l'œuvre ? Elle constitue elle-même une proposition artistique ?
AA – Ce n'est pas le prolongement de mes œuvres, mais plutôt une proposition artistique nouvelle, autonome et multiple. Je suis un artiste du corps, au sens que Deleuze donne au mot corps : non pas un corps inerte, mais un corps plein, ouvert, libéré de la paralysie, sans lien de subordination ou de hiérarchisation entre les organes. Le corps n'est pas fait d'une seule pièce, c'est un agencement rhizomique qui change de nature en fonction des nouvelles connexions. L'exposition est un geste, un acte, avec une articulation qui ne détruit pas l'autonomie des œuvres. Elle construit des relations polysémiques entre celles-ci, même quand elle les affirme de manière plutôt discrète… L'exposition cherche à montrer la complexité du monde, sa multilinéarité, à révéler ses zones d'ombre et de lumière. Avec des coins secrets et des coins perdus. Avec des présences et des espaces vides qui sont en même temps des espaces de liberté. Même si j'ai créé un environnement avec des objets qui peuvent être mes œuvres, je ne serai jamais le démiurge de ce monde, je serai seulement son premier habitant, ou le dernier si tu veux…
Pour toi, l'exposition ne doit pas raconter d'histoire, elle ne doit pas se transformer en récit…
AA – Je me vois comme un constructeur, un maçon, plutôt qu'un narrateur. Un maçon innocent… Comme le disait Khalil Gibran, dans Le prophète : « La pierre angulaire du temple n'est pas supérieure à la pierre la plus basse de ses fondations ».
Est-ce qu'il s'agit d'une rétrospective ou d'une proposition inédite ? Quelle est la part des pièces anciennes et des œuvres nouvelles dans l'exposition ?
AA – D'une façon cynique, je dirai que je suis trop jeune pour une rétrospective. Mon temps c'est le présent et le futur ; pas le passé. Je te donne l'exemple d'une histoire qui m'a toujours fasciné : celle de l'arche de Noé. J'avais du mal à croire que Noé ait vraiment fait monter tous les animaux dans un seul bateau… Tu vois, on ne peut pas mettre toutes les œuvres dans le même espace ! Et la bonne nouvelle est que je n'ai pas de pièces anciennes. L'inédit, on ne le voit pas encore… L'inédit reste à faire… Je crois…
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“Abane Ramdane : finalement le père de l’indépendance”
Par : Hafida Ameyar
Cet ouvrage, “le plus vendu” en Algérie, est le fruit de longues investigations. Il raconte l’histoire tragique d’un des enfants chers de l’Algérie. Un sujet à controverses qui, pourtant et avant tout, rend hommage à tous ceux qui ont libéré le pays du joug de la domination et de la servitude étrangère.
Le livre de Khalfa Mameri sur Abane Ramdane est à sa huitième édition. Sous le titre de Abane Ramdane: finalement, le père de l’indépendance, l’ouvrage de 424 pages est publié par Thala éditions. Il nous éclaire “jour après jour” sur des événements produits depuis la veille du déclenchement de la Révolution, jusqu’au 1er juillet 1962. La biographie consacrée à Abane Ramdane, en 1986, c’est-à-dire “au moment où il était presque interdit de prononcer son nom dans son propre pays”, est toujours demandée en Algérie. Destiné à “faire aimer l’Algérie et ses hommes illustres” par le maximum de citoyens, le livre de Khalfa Mameri cherche à restituer les faits, soucieux de la nécessité d’écrire l’histoire et celle de semer l’espoir. “Il est incontestable que la Révolution algérienne traîne derrière elle le cadavre de Abane Ramdane” (p.21), écrit-il dans l’introduction. Malgré l’épaisseur du mystère – encore que beaucoup de choses ont été écrites sur la mort de Abane Ramdane – et en dépit de la crainte de rouvrir “une profonde plaie”, l’auteur décide de surmonter ses appréhensions, ne serait-ce que momentanément, pour écrire sur ce “très grand patriote” qui deviendra en peu de mois “pratiquement le responsable numéro un de tout le FLN et donc de la Révolution” (p. 22). On l’aura compris, l’auteur veut apporter sa “contribution” à la connaissance de cette figure historique. Il est conscient, et il le dit très bien, que lorsqu’on aborde le cas de Abane Ramdane, “c’est sa mort qui l’emporte sur sa vie”. Pourtant, il considère qu’il y a beaucoup de choses à dire sur sa vie, car celle-ci, comme d’ailleurs son action, en engagement, son apport et son impact “ont été si denses qu’ils ne peuvent être étouffés par sa mort” (p. 22). Saisissant l’opportunité du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, l’auteur se demande pourquoi nous ne chercherions pas à prendre “un nouveau départ”, sans reproduire les mêmes erreurs qui ont conduit le pays “jusqu’au naufrage de l’espoir”. Il observe que la situation d’aujourd’hui ressemble étrangement à celle des années 1953-1954, rappelant dans ce contexte les divisions/aliénations au sein de “la société politique”, mais aussi le désespoir de “tout un peuple, jeunesse encore plus”. Seulement, au début des années 1950, une poignée d’hommes, très jeunes pour la plupart, ont cru au changement. Et ils l’ont réalisé, en menant la guerre au système colonial français, en affrontant la France et son armée : la quatrième puissance du monde. Aujourd’hui, Khalfa Mameri invite tous ceux qui mettent “l’Algérie au-dessus de tout”, plus particulièrement les jeunes, “à méditer l’héroïsme pur de ceux qui ont donné à tous, sans distinction d’âge ou de région, le moyen de vivre heureux et libres” (p. 15). L’ouvrage sur Abane Ramdane, “le plus vendu” en Algérie, est le fruit de longues investigations. Il raconte l’histoire tragique d’un des enfants chers de l’Algérie, un sujet à controverses qui, pourtant et avant tout, rend hommage à tous ceux qui ont libéré le pays du joug de la domination et de la servitude étrangère, notamment Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et tous ceux qui les ont rejoints dans cette dure aventure émancipatrice. Khalfa Mameri est auteur d’une dizaine de livres dont l’ouvrage consacré à un autre héros non moins célèbre de la Révolution algérienne, Larbi Ben M’hidi. Diplômé en sciences politiques et en droit (université Paris Panthéon Sorbonne et université Columbia de New York), il a exercé la fonction d’ambassadeur dans des pays africains et a enseigné notamment à l’Ecole nationale d’administration et à l’Institut d’études politiques d’Alger.
H A
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