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Maximes du bonheur
- au_gré_du_vent
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03 Jui 2010 10:39 #54443
par au_gré_du_vent
salam Ahmed,
c'est qui ce Badr???
des fois, j'ai du mal à te suivre Cheikh Ahmed:icon_smile:
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Maximes du bonheur
ahmeddamien;58839 écrit: sur ce point j ai quelque divergences,je pense que vie sociale et spiritualite sont liees...
regarde badr,,,qui a fait penché la balance...Allah
et beaucoup de cas semblables a l heure actuelle ou on voit des miracles tel david et goliath...
salam Ahmed,
c'est qui ce Badr???
des fois, j'ai du mal à te suivre Cheikh Ahmed:icon_smile:
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03 Jui 2010 13:56 #54444
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet Badr
LA BATAILLE DE BADR
Louange à Allah, nous le louons, nous implorons Son aide, Sa guidance, Son secours. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal instigué par notre âme et nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne saurait être égaré et celui qu’Allah égare tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. O Seigneur, étend la paix et la bénédiction sur ce Messager généreux, sur sa famille, ses compagnons.
Il se fait que le 17 du mois de Ramadan de l’an 2 après l’Hégire a eu lieu le premier Jihâd : la bataille de Badr. C’est cette même année que le jeûne nous a été prescrit.
Cette bataille est appelée dans le Coran « Yaoum Al Fourqân » (Le jour du discernement). En effet, c’est le jour où une séparation entre le juste et l’injuste a été faite. C’est le jour de victoire des Musulmans.
Nous n’allons pas faire ici un cours d’Histoire, mais nous allons raconter quelques faits afin qu’on puisse se rappeler de ce merveilleux jour. Ce n’est pas non plus un jour de fête chez les Musulmans, comme vous le savez bien.
Mais c’est notre Histoire ! Soyons en fiers !
La bataille de Badr en effet a été entièrement dirigée par Allah (Exalté soit-Il), d’ailleurs on en parle dans le Coran. C’est la seule fois où les Anges descendent sur Terre pour combattre ; on raconte d’ailleurs qu’un compagnon était en train de combattre quand il a vu voler la tête d’un mécréant : c’était un Ange qui lui avait coupée. Nous allons rencontrer d’autres faits qui illustrent bien l’aide d’Allah (qsE) dans cette bataille. (cf. sourate Al-Anfâl)
1) Raison de la bataille :
Le Prophète avait été informé qu’une immense caravane (1000 chameaux, 50 000 dinars en or) de Kouraïch dirigée par Abou Soufyâne venait de Damas et allait à la Mecque. N’oublions pas que les Musulmans, en sortant de la Mecque pour aller à Médine ont été dérobés et ont dû laisser tous leurs biens et les Kouraïchites ont donc distribué tous ces bien aux habitants de la Mecque. Le Prophète voulait récupérer ces biens en attaquant cette caravane.
2) De Médine vers Badr :
Les Musulmans vont donc sortir de Médine et aller à Badr qui est à une distance d’environ 150 kilomètres. Ils sont 313. Ils n’ont que deux cavaliers et une centaine de chameaux. Ce qui fait qu’ils se partagent un chameau à trois et marchent donc chacun 100 kilomètres. Et le Prophète ? Lui aussi, alors qu’il a 55 ans.
3) A la Mecque :
Abou Soufyâne ayant été informé des intentions des Musulmans, envoya un messager à la Mecque pour qu’il prévienne les Kouraïchites. Les guerriers dirigés pas Abou Jahl sortirent donc de la Mecque, pour aller combattre les Musulmans. Il arrivèrent auprès d’Abou Soufyâne et constatèrent qu’il avait fait passer la caravane pas un autre chemin et qu’il n’y avait plus de danger. On proposa alors de revenir à la Mecque quand Abou Jahl refusa et insista pour rester et combattre les Musulmans.
4) Changement d’objet :
• Maintenant, il n’est plus question d’attaquer la caravane puisqu’il va y avoir une bataille entre les Musulmans qui sont au nombre de 313 et les Kouraichites qui sont un millier.
5) Les conseils :
• Le Prophète demande donc à ses compagnons « Conseillez-moi, ô compagnons » alors Abou Bakr dit son avis, puis Omar Ibn Al-Khatâb. Le Prophète répéta « Conseillez-moi, ô compagnons » alors Al Mikdad Ibn Amr dit « Ô Messager d’Allah, nous sommes avec toi et par Allah, nous ne te dirons pas ce qu’ont dit les fils d’Israël à Moïse ; ils ont dit : Allez combattre toi et ton Dieu, nous restons ici. Mais nous dirons : Allez combattre toi et ton Dieu, nous venons combattre à tes côtés » On dit que tous les compagnons présents auraient donné une masse d’or équivalente à une montagne rien que pour dire ce qu’à dit Mikdad car le Prophète en était très fier. Le Prophète répéta encore « Conseillez-moi, ô compagnons »
o (vous vous demandez peut-être pourquoi le Prophète répète beaucoup cette phrase, c’est parce que jusque maintenant il n’a écouté que des émigrants, il n’a pas écouté l’avis des Ansars, qui sont les habitants de Médine. Il veut les écouter car son pacte avec eux était qu’ils le protègent à Médine, mais là ils sont en dehors de Médine)
Cette fois ci en effet, c’est un des Ansars, leur chef, qui pris la parole, Sa’d ibn Mou’az. il dit : « Ô Messager d’Allah, tu nous appelles ? » Le Prophète dit « Oui, Sa’d » alors Sa’d reprit la parole « Ô Messager d’Allah, nous t’avons prouvé que nous t’écoutons et t’obéissons, décide donc, et par Allah même si tu descends dans la mer, nous venons avec toi sans que personne ne doute de ta décision. Prend de nos biens ce que tu désires, laisse-nous ce que tu désires et d’ailleurs ce que tu nous prends nous rend plus heureux que ce que tu nous laisses, fait la Paix avec ceux que tu désires, sois l’ennemi de ceux que tu désires… ». Sa’d montra explicitement donc que lui et les Ansars sont du côté du Prophète.
Louange à Allah, nous le louons, nous implorons Son aide, Sa guidance, Son secours. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal instigué par notre âme et nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide ne saurait être égaré et celui qu’Allah égare tu ne trouveras alors pour lui aucun allié pour le mettre sur la bonne voie. O Seigneur, étend la paix et la bénédiction sur ce Messager généreux, sur sa famille, ses compagnons.
Il se fait que le 17 du mois de Ramadan de l’an 2 après l’Hégire a eu lieu le premier Jihâd : la bataille de Badr. C’est cette même année que le jeûne nous a été prescrit.
Cette bataille est appelée dans le Coran « Yaoum Al Fourqân » (Le jour du discernement). En effet, c’est le jour où une séparation entre le juste et l’injuste a été faite. C’est le jour de victoire des Musulmans.
Nous n’allons pas faire ici un cours d’Histoire, mais nous allons raconter quelques faits afin qu’on puisse se rappeler de ce merveilleux jour. Ce n’est pas non plus un jour de fête chez les Musulmans, comme vous le savez bien.
Mais c’est notre Histoire ! Soyons en fiers !
La bataille de Badr en effet a été entièrement dirigée par Allah (Exalté soit-Il), d’ailleurs on en parle dans le Coran. C’est la seule fois où les Anges descendent sur Terre pour combattre ; on raconte d’ailleurs qu’un compagnon était en train de combattre quand il a vu voler la tête d’un mécréant : c’était un Ange qui lui avait coupée. Nous allons rencontrer d’autres faits qui illustrent bien l’aide d’Allah (qsE) dans cette bataille. (cf. sourate Al-Anfâl)
1) Raison de la bataille :
Le Prophète avait été informé qu’une immense caravane (1000 chameaux, 50 000 dinars en or) de Kouraïch dirigée par Abou Soufyâne venait de Damas et allait à la Mecque. N’oublions pas que les Musulmans, en sortant de la Mecque pour aller à Médine ont été dérobés et ont dû laisser tous leurs biens et les Kouraïchites ont donc distribué tous ces bien aux habitants de la Mecque. Le Prophète voulait récupérer ces biens en attaquant cette caravane.
2) De Médine vers Badr :
Les Musulmans vont donc sortir de Médine et aller à Badr qui est à une distance d’environ 150 kilomètres. Ils sont 313. Ils n’ont que deux cavaliers et une centaine de chameaux. Ce qui fait qu’ils se partagent un chameau à trois et marchent donc chacun 100 kilomètres. Et le Prophète ? Lui aussi, alors qu’il a 55 ans.
3) A la Mecque :
Abou Soufyâne ayant été informé des intentions des Musulmans, envoya un messager à la Mecque pour qu’il prévienne les Kouraïchites. Les guerriers dirigés pas Abou Jahl sortirent donc de la Mecque, pour aller combattre les Musulmans. Il arrivèrent auprès d’Abou Soufyâne et constatèrent qu’il avait fait passer la caravane pas un autre chemin et qu’il n’y avait plus de danger. On proposa alors de revenir à la Mecque quand Abou Jahl refusa et insista pour rester et combattre les Musulmans.
4) Changement d’objet :
• Maintenant, il n’est plus question d’attaquer la caravane puisqu’il va y avoir une bataille entre les Musulmans qui sont au nombre de 313 et les Kouraichites qui sont un millier.
5) Les conseils :
• Le Prophète demande donc à ses compagnons « Conseillez-moi, ô compagnons » alors Abou Bakr dit son avis, puis Omar Ibn Al-Khatâb. Le Prophète répéta « Conseillez-moi, ô compagnons » alors Al Mikdad Ibn Amr dit « Ô Messager d’Allah, nous sommes avec toi et par Allah, nous ne te dirons pas ce qu’ont dit les fils d’Israël à Moïse ; ils ont dit : Allez combattre toi et ton Dieu, nous restons ici. Mais nous dirons : Allez combattre toi et ton Dieu, nous venons combattre à tes côtés » On dit que tous les compagnons présents auraient donné une masse d’or équivalente à une montagne rien que pour dire ce qu’à dit Mikdad car le Prophète en était très fier. Le Prophète répéta encore « Conseillez-moi, ô compagnons »
o (vous vous demandez peut-être pourquoi le Prophète répète beaucoup cette phrase, c’est parce que jusque maintenant il n’a écouté que des émigrants, il n’a pas écouté l’avis des Ansars, qui sont les habitants de Médine. Il veut les écouter car son pacte avec eux était qu’ils le protègent à Médine, mais là ils sont en dehors de Médine)
Cette fois ci en effet, c’est un des Ansars, leur chef, qui pris la parole, Sa’d ibn Mou’az. il dit : « Ô Messager d’Allah, tu nous appelles ? » Le Prophète dit « Oui, Sa’d » alors Sa’d reprit la parole « Ô Messager d’Allah, nous t’avons prouvé que nous t’écoutons et t’obéissons, décide donc, et par Allah même si tu descends dans la mer, nous venons avec toi sans que personne ne doute de ta décision. Prend de nos biens ce que tu désires, laisse-nous ce que tu désires et d’ailleurs ce que tu nous prends nous rend plus heureux que ce que tu nous laisses, fait la Paix avec ceux que tu désires, sois l’ennemi de ceux que tu désires… ». Sa’d montra explicitement donc que lui et les Ansars sont du côté du Prophète.
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03 Jui 2010 13:59 #54445
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet Suite
6) Avant la bataille :
• Avant la bataille, il s’est passé des choses très étonnantes. En effet, il y eut de la pluie douce chez les Musulmans qui a rendu le sol dur et stable et il y eut de fortes averses chez les mécréants qui ont rendu le sol trop mou pour y circuler avec aisance.
• Puis, les Musulmans s’endormirent un peu pour se reposer et à quand ils se réveillèrent, il y eut une deuxième douce pluie pour ceux qui voulaient se laver et faire leurs ablutions.
• Puis le Prophète commença les invocations qu’il faisait avec tant de foi et de vigueur que son vêtement commençait à tomber.
• Petite histoire plaisante et émouvante avant la bataille :
o Le Prophète alignait les rangs des combattants quand il vit qu’un certain Sawâd (costaud et volumineux) était hors du rang, alors le Prophète lui dit : « aligne toi Sawâd ! » et il s’aligna, puis une deuxième fois, le Prophète s’assura des rangs et revit Sawâd hors du rang et lui répéta : « Aligne toi Sawâd ! » et il s’aligna, puis une troisième fois le Prophète le revit hors du rang. Le Prophète s’approcha alors de Sawâd et lui piqua le ventre avec son bâton et lui dit : « Aligne toi Sawâd ! » Ce dernier dit avec tendresse : « Tu m’as fait mal, Ô Messager d’Allah » le Prophète arrêta tout et lui dit « Pardonne moi Sawâd » (remarquez que le Messager d’Allah ne veut absolument pas qu’on lui en veuille pour quoi que ce soit). Alors tout à coup, Sawâd se jeta sur le Prophète et le serra dans ses bras et dit : « C’est ce que je voulais ! C’est ce que je voulais ! » Alors le Prophète demanda une explication et Sawâd dit : « Ô Messager d’Allah, je pense qu’aujourd’hui je vais mourir en Chahid et j’ai aimé que la dernière chose à faire avant de mourir soit de te serrer dans mes bras ! » Remarquez combien cet homme aime le Prophète, sait-on l’aimer ainsi nous aussi ?
• Le Prophète dit alors : « Allons vers le Paradis, aussi large que les Cieux et la Terre ! ». Alors un compagnon nommé Omayr ibnoul Hamam dit avec désir : « Allah, Allah ! ». Le Prophète lui demanda pourquoi il disait cela alors il répondit : « J’aimerais être de ses habitants (habitants du Paradis) » alors le Prophète en voyant dans les yeux de Omayr l’envie et l’ambition d’aller au Paradis dit : « Tu es de ses habitants ! ». Imaginez vous à la place de Omayr, quel chance il a d’avoir la certitude de la part du Prophète qu’il sera au Paradis. Il avait dans la main quelques dattes qu’il voulait manger avant de combattre, il les regarda et dit : « N’y aurait-il entre moi et le Paradis que ces quelques dattes ? » il les laissa donc tomber car il ne pouvait pas attendre de les manger avant d’aller au Paradis.
• La bataille allait justement commencer lorsqu’une flèche vint du côté des mécréants et perça le cou de Haritha ibn alHarith. Alors, sa mère était accablée, non pas parce qu’il est mort, mais parce qu’il est mort avant la bataille. Son problème est de savoir s’il est mort en Chahid ou pas. Elle va vers le Prophète et lui dit « Ô Messager d’Allah, Haritha est-il au Paradis de sorte que je sois heureuse ou est-il autre part de sorte que je pleure ? ». Alors le Prophète répondit : « Ô mère de Haritha, Haritha est dans le plus haut des Paradis ! ». Alors la mère, heureuse, cria : « Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! ».
7) Le trois contre trois :
• La bataille va commencer, mais avant il y a trois duels : les Kouraïchites envoient trois guerriers et le Prophète demande à ses combattants : « Qui est partant ? » Alors trois Ansars sortent des rangs et y vont. Les trois Kouraïchites leurs demandent : « qui êtes vous ? » Alors ils répondent : « nous sommes des Ansars ». Les Kouraïchites n’acceptèrent pas car ils voulaient combattre des émigrants qui avaient soi-disant trahis leur peuple. Alors les trois Ansars reviennent auprès du Prophète et lui expliquent la situation. Le Prophète dit alors : « Ali, Hamza et Oubayda ibn al Harith, allez-y… » Remarquez que les trois qu’il a envoyé sont de sa famille.
• Le duel commence donc : Hamza tue rapidement son adversaire, Ali, de même, et Oubayda ibn al Harith tue son adversaire mais reçoit un puissant coup dont il mourra peu après. Alors ils l’emportèrent, avant qu’il meure, vers les Musulmans et le Prophète dit « Couchez-le près de moi ! ». Les larmes du Prophète commencèrent à couler et Oubayda dit : « Es-tu satisfait de moi, Ô messager d’Allah ? » N’est-ce pas émouvant ? Oubayda fait tout cela pour l’Islam et il demande encore au Prophète s’il est satisfait de lui… Penses-tu que le Prophète est satisfait de toi ? Alors le Prophète lève ses mains vers le Ciel et dit : « Ô Allah je témoigne que je suis satisfait de Oubayda ibn al Harith ! ». Puis ce dernier meurt en paix.
La bataille :
• L’armée des Musulmans avait une aile droite d’une cinquantaine de personnes dirigée par Abderrahman ibn ‘Aouf. Ce dernier raconte : J’ai regardé à ma droite et j’ai vu un jeune garçon de quatorze ans (Mou’az), puis j’ai regardé à ma gauche, son frère de treize ans (Mou’aouez), alors j’ai eu de la peine. Tout à coup le garçon me demanda : « Ô compagnon, où est Abou Jahl ? » (Abou Jahl, le chef des mécréants) alors je répondit : « Que lui veux-tu ? » le garçon répliqua avec fermeté : « J’ai entendu qu’il insultait le Messager d’Allah et je ne peux pas le laisser faire » Puis le deuxième jeune garçon me tira par mes vêtements et me demanda la même chose alors je répondit : « Que lui veux-tu toi aussi ? », le garçon me dit : « Ma mère m’a dit que si je ne tue pas Abou Jahl, que je ne revienne pas à la maison » alors je les ai portés, et me suis avancé et à peine avait-je montré Abou Jahl du doigt qu’ils se dirigèrent vers lui comme des flèches, leur épée attachée à leur poignet fragile. Alors Mou’aouez frappa le cheval d’Abou Jahl, et ce dernier tomba puis vint Mou’az et le tua avec son épée. Puis ils se dirigèrent vers le Prophète rapidement pour lui annoncer la nouvelle quand le fils d’Abou Jahl frappa Mou’az sur son épaule et la lui coupa pratiquement.
o Plus tard, Mou’az raconte (puisqu’il survécu à la bataille à la différence de son frère qui y mourut) : « Mon épaule tenait à un bout de peau, et mon frère allait annoncer la nouvelle au Prophète avant moi, alors j’ai arraché le bout de peau afin que ça ne me retarde pas et que j’arrive avant mon frère ». Mou’az resta vivant jusqu’à l’ère de Othman ibn Affan et on dit que chaque fois qu’Omar ibn Al Khattâb le rencontrait, il l’embrassait près de l’épaule et lui disait : « Une partie de toi est déjà au Paradis »
• Septante mécréants moururent lors de cette bataille dont Omayya Ibn Khalaf, celui qui faisait souffrir Bilal, le premier muezzin des Musulmans. Il fut tué par Bilal lui-même.
• Une chose étonnante dans cette bataille qui illustre bien l’amour de l’Islam, c’est qu’un des fils d’Abou Bakr n’était pas encore musulman pendant la bataille. Après la bataille il s’est converti à l’Islam et disait à son père : « Ô père, je te voyais pendant la bataille et je me cachais de peur de t’affronter » alors Abou Bakr lui dit : « Quant à moi, par Allah, si je t’avais vu, je t’aurais tué ! » Remarquez que l’Islam est plus important que sa famille.
Pour ceux qui en veulent, il y a des livres de la Sira auxquels vous pouvez vous référez. N’oubliez jamais que le jour de la bataille de Badr est le jour de fierté des Musulmans
• Avant la bataille, il s’est passé des choses très étonnantes. En effet, il y eut de la pluie douce chez les Musulmans qui a rendu le sol dur et stable et il y eut de fortes averses chez les mécréants qui ont rendu le sol trop mou pour y circuler avec aisance.
• Puis, les Musulmans s’endormirent un peu pour se reposer et à quand ils se réveillèrent, il y eut une deuxième douce pluie pour ceux qui voulaient se laver et faire leurs ablutions.
• Puis le Prophète commença les invocations qu’il faisait avec tant de foi et de vigueur que son vêtement commençait à tomber.
• Petite histoire plaisante et émouvante avant la bataille :
o Le Prophète alignait les rangs des combattants quand il vit qu’un certain Sawâd (costaud et volumineux) était hors du rang, alors le Prophète lui dit : « aligne toi Sawâd ! » et il s’aligna, puis une deuxième fois, le Prophète s’assura des rangs et revit Sawâd hors du rang et lui répéta : « Aligne toi Sawâd ! » et il s’aligna, puis une troisième fois le Prophète le revit hors du rang. Le Prophète s’approcha alors de Sawâd et lui piqua le ventre avec son bâton et lui dit : « Aligne toi Sawâd ! » Ce dernier dit avec tendresse : « Tu m’as fait mal, Ô Messager d’Allah » le Prophète arrêta tout et lui dit « Pardonne moi Sawâd » (remarquez que le Messager d’Allah ne veut absolument pas qu’on lui en veuille pour quoi que ce soit). Alors tout à coup, Sawâd se jeta sur le Prophète et le serra dans ses bras et dit : « C’est ce que je voulais ! C’est ce que je voulais ! » Alors le Prophète demanda une explication et Sawâd dit : « Ô Messager d’Allah, je pense qu’aujourd’hui je vais mourir en Chahid et j’ai aimé que la dernière chose à faire avant de mourir soit de te serrer dans mes bras ! » Remarquez combien cet homme aime le Prophète, sait-on l’aimer ainsi nous aussi ?
• Le Prophète dit alors : « Allons vers le Paradis, aussi large que les Cieux et la Terre ! ». Alors un compagnon nommé Omayr ibnoul Hamam dit avec désir : « Allah, Allah ! ». Le Prophète lui demanda pourquoi il disait cela alors il répondit : « J’aimerais être de ses habitants (habitants du Paradis) » alors le Prophète en voyant dans les yeux de Omayr l’envie et l’ambition d’aller au Paradis dit : « Tu es de ses habitants ! ». Imaginez vous à la place de Omayr, quel chance il a d’avoir la certitude de la part du Prophète qu’il sera au Paradis. Il avait dans la main quelques dattes qu’il voulait manger avant de combattre, il les regarda et dit : « N’y aurait-il entre moi et le Paradis que ces quelques dattes ? » il les laissa donc tomber car il ne pouvait pas attendre de les manger avant d’aller au Paradis.
• La bataille allait justement commencer lorsqu’une flèche vint du côté des mécréants et perça le cou de Haritha ibn alHarith. Alors, sa mère était accablée, non pas parce qu’il est mort, mais parce qu’il est mort avant la bataille. Son problème est de savoir s’il est mort en Chahid ou pas. Elle va vers le Prophète et lui dit « Ô Messager d’Allah, Haritha est-il au Paradis de sorte que je sois heureuse ou est-il autre part de sorte que je pleure ? ». Alors le Prophète répondit : « Ô mère de Haritha, Haritha est dans le plus haut des Paradis ! ». Alors la mère, heureuse, cria : « Allahou Akbar ! Allahou Akbar ! ».
7) Le trois contre trois :
• La bataille va commencer, mais avant il y a trois duels : les Kouraïchites envoient trois guerriers et le Prophète demande à ses combattants : « Qui est partant ? » Alors trois Ansars sortent des rangs et y vont. Les trois Kouraïchites leurs demandent : « qui êtes vous ? » Alors ils répondent : « nous sommes des Ansars ». Les Kouraïchites n’acceptèrent pas car ils voulaient combattre des émigrants qui avaient soi-disant trahis leur peuple. Alors les trois Ansars reviennent auprès du Prophète et lui expliquent la situation. Le Prophète dit alors : « Ali, Hamza et Oubayda ibn al Harith, allez-y… » Remarquez que les trois qu’il a envoyé sont de sa famille.
• Le duel commence donc : Hamza tue rapidement son adversaire, Ali, de même, et Oubayda ibn al Harith tue son adversaire mais reçoit un puissant coup dont il mourra peu après. Alors ils l’emportèrent, avant qu’il meure, vers les Musulmans et le Prophète dit « Couchez-le près de moi ! ». Les larmes du Prophète commencèrent à couler et Oubayda dit : « Es-tu satisfait de moi, Ô messager d’Allah ? » N’est-ce pas émouvant ? Oubayda fait tout cela pour l’Islam et il demande encore au Prophète s’il est satisfait de lui… Penses-tu que le Prophète est satisfait de toi ? Alors le Prophète lève ses mains vers le Ciel et dit : « Ô Allah je témoigne que je suis satisfait de Oubayda ibn al Harith ! ». Puis ce dernier meurt en paix.
• L’armée des Musulmans avait une aile droite d’une cinquantaine de personnes dirigée par Abderrahman ibn ‘Aouf. Ce dernier raconte : J’ai regardé à ma droite et j’ai vu un jeune garçon de quatorze ans (Mou’az), puis j’ai regardé à ma gauche, son frère de treize ans (Mou’aouez), alors j’ai eu de la peine. Tout à coup le garçon me demanda : « Ô compagnon, où est Abou Jahl ? » (Abou Jahl, le chef des mécréants) alors je répondit : « Que lui veux-tu ? » le garçon répliqua avec fermeté : « J’ai entendu qu’il insultait le Messager d’Allah et je ne peux pas le laisser faire » Puis le deuxième jeune garçon me tira par mes vêtements et me demanda la même chose alors je répondit : « Que lui veux-tu toi aussi ? », le garçon me dit : « Ma mère m’a dit que si je ne tue pas Abou Jahl, que je ne revienne pas à la maison » alors je les ai portés, et me suis avancé et à peine avait-je montré Abou Jahl du doigt qu’ils se dirigèrent vers lui comme des flèches, leur épée attachée à leur poignet fragile. Alors Mou’aouez frappa le cheval d’Abou Jahl, et ce dernier tomba puis vint Mou’az et le tua avec son épée. Puis ils se dirigèrent vers le Prophète rapidement pour lui annoncer la nouvelle quand le fils d’Abou Jahl frappa Mou’az sur son épaule et la lui coupa pratiquement.
o Plus tard, Mou’az raconte (puisqu’il survécu à la bataille à la différence de son frère qui y mourut) : « Mon épaule tenait à un bout de peau, et mon frère allait annoncer la nouvelle au Prophète avant moi, alors j’ai arraché le bout de peau afin que ça ne me retarde pas et que j’arrive avant mon frère ». Mou’az resta vivant jusqu’à l’ère de Othman ibn Affan et on dit que chaque fois qu’Omar ibn Al Khattâb le rencontrait, il l’embrassait près de l’épaule et lui disait : « Une partie de toi est déjà au Paradis »
• Septante mécréants moururent lors de cette bataille dont Omayya Ibn Khalaf, celui qui faisait souffrir Bilal, le premier muezzin des Musulmans. Il fut tué par Bilal lui-même.
• Une chose étonnante dans cette bataille qui illustre bien l’amour de l’Islam, c’est qu’un des fils d’Abou Bakr n’était pas encore musulman pendant la bataille. Après la bataille il s’est converti à l’Islam et disait à son père : « Ô père, je te voyais pendant la bataille et je me cachais de peur de t’affronter » alors Abou Bakr lui dit : « Quant à moi, par Allah, si je t’avais vu, je t’aurais tué ! » Remarquez que l’Islam est plus important que sa famille.
Pour ceux qui en veulent, il y a des livres de la Sira auxquels vous pouvez vous référez. N’oubliez jamais que le jour de la bataille de Badr est le jour de fierté des Musulmans
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- au_gré_du_vent
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03 Jui 2010 16:01 #54446
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Maximes du bonheur
ah d'accord, tu parlais de la bataille de Badr, j'avais cru que tu citais un personnage que je ne connaissais pas:icon_lol:
merci pour la leçon quand même:good:
seulement, il ne faut pas oublier qU'aArés BADR il y a eu OUHOUD où ils ont été battus alors qu'ils étaient sur le point de gagner...
merci pour la leçon quand même:good:
seulement, il ne faut pas oublier qU'aArés BADR il y a eu OUHOUD où ils ont été battus alors qu'ils étaient sur le point de gagner...
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- Jalal
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03 Jui 2010 19:14 #54447
par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Maximes du bonheur
Salam Ahmeddamien, merci pour la bataille de Badr, d'autant plus que je ne l'avais pas lu auparavant. Dommage que le présent des Musulmans n'est pas très héroïque comme l'époque du Prophète. Quelque chose a changé chez les Musulmans d'aujourd'hui...
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- ahmeddamien
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03 Jui 2010 21:05 #54448
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet Maximes du bonheur
Salam mon ami
il y a quand meme des exeptions qui ressemblent a badr
ou des minorites ont tenus tete....
Cherche bien...
il y a quand meme des exeptions qui ressemblent a badr
ou des minorites ont tenus tete....
Cherche bien...
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