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Hikayates
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19 Mar 2013 15:39 #142736
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L'ORDONNANCE
Tighennif à 20 km à l’est de Mascara. Anciennement Palikao. Mondialement connu pour son homme. L’homme de Palikao. Un homme vieux de 500000 ans. Tighennif n’est plus le village où tout le monde connait tout le monde. Quand le village grossit et devient ville, les maux suivent et le chamboulement est total. Et on se raconte le bon vieux temps. On le regrette aussi. Ainsi dans le temps où la culture et l’instruction avaient leur mot à dire, la fierté était ce crâne mondialement connu et la complicité, l’entente et l’entraide qui y régnaient. Entre riches et pauvres, illettrés et intellectuels, citadins et campagnards. En ce berceau du nationalisme, ceux-ci ne demandaient pas plus que le respect mutuel. Et respect pour respect, qu’en est-il de ce médecin souffleur de bonne humeur et forgeur de gaité et d’ambiance ? Ould Tahar qu’on l’appelait. Il était si aimé et si respecté. Kaddour Seddiki nous raconte : « Une jeune dame se présenta chez lui avec sur les bras son enfant âgé d’à peine trois ans. Inutile de vous dire qu’en ces années postindépendance, on y souffrait encore des affres de la pauvreté et de la privation. La maman de l’enfant malingre au nez qui coulait et grelottant était exemptée des honoraires de ce médecin des pauvres. Lui-même en avait décidé ainsi depuis qu’il a quitté les bancs de la faculté. Après consultation du môme, il arrêta le diagnostic et établit une ordonnance. « Inutile de vous rendre chez les pharmaciens, décréta-t-il. Ils ne vous seront d’aucun secours. Allez-y voir Sy Ahmed, Sy Djilali, Sy Bouamrane… » Il lui cita une pléiade de commerçants. La dame s’étonna de ce qu’elle collecta chez ces bonnes gens. Sur l’ordonnance, Ould Tahar avait prescrit à l’enfant : vêtements chauds, chaussures d’hiver et un peu d’argent dans la mesure du possible. L’enfant se portait bien. Il avait tout simplement froid. »
QUI VOLE UN OEUF...
Elle était très respectée. Pour son âge et pour son sérieux dans son travail. Elle accomplissait sa tâche comme pas une autre au niveau des cuisines d’une résidence universitaire de Mostaganem. Nous sommes en 2005. La petite vieille n’a jamais eu de problèmes avec ses chefs. Elle était toujours à l’heure et ne rechignait pas quand il y avait du travail supplémentaire. Elle ne voyait jamais derrière elle quand elle quittait l’établissement. Elle filait droit chez elle. Son repos a toujours été bien mérité. Et pourtant un jour elle entendit crier derrière elle : « Hé vous ! Hadja, Chibania ! La vieille ! » C’était un agent de sécurité qui la hélait. Elle semblait à bout de forces. Elle trébuchait. Elle a failli tomber plusieurs fois au milieu des étudiantes qui sortaient des réfectoires et qui la poursuivaient du regard. C’est qu’elle était pliée vers l’avant. Elle avançait en chancelant. Pour refus d’obtempérer –on ne peut pas dire autrement- l’agent de sécurité, toute honte bue alla s’agripper au hidjab de la vieille dame. Mais non, il connaissait son métier et savait ce qu’il faisait ! Devant la dame, sous sa longue robe dépassait un genou. Oui un genou. Un genou d’agneau. C’est que la vieille dame s’était attaché au cou un demi-mouton par l’encolure et le lien a lâché. Alors qu’à la sortie des cuisines, la maudite chair tenait bon, elle surgit au poste de police entre les jambes de la grand-mère lui frottant les souliers. « Voleur un jour, voleur toujours, disait Schopenhauer. » Au début ça a été surement un œuf et heureusement qu’elle a été arrêtée à l’agneau et pas au bœuf sinon elle aurait confirmé le « qui vole un œuf vole un bœuf. »
Tighennif à 20 km à l’est de Mascara. Anciennement Palikao. Mondialement connu pour son homme. L’homme de Palikao. Un homme vieux de 500000 ans. Tighennif n’est plus le village où tout le monde connait tout le monde. Quand le village grossit et devient ville, les maux suivent et le chamboulement est total. Et on se raconte le bon vieux temps. On le regrette aussi. Ainsi dans le temps où la culture et l’instruction avaient leur mot à dire, la fierté était ce crâne mondialement connu et la complicité, l’entente et l’entraide qui y régnaient. Entre riches et pauvres, illettrés et intellectuels, citadins et campagnards. En ce berceau du nationalisme, ceux-ci ne demandaient pas plus que le respect mutuel. Et respect pour respect, qu’en est-il de ce médecin souffleur de bonne humeur et forgeur de gaité et d’ambiance ? Ould Tahar qu’on l’appelait. Il était si aimé et si respecté. Kaddour Seddiki nous raconte : « Une jeune dame se présenta chez lui avec sur les bras son enfant âgé d’à peine trois ans. Inutile de vous dire qu’en ces années postindépendance, on y souffrait encore des affres de la pauvreté et de la privation. La maman de l’enfant malingre au nez qui coulait et grelottant était exemptée des honoraires de ce médecin des pauvres. Lui-même en avait décidé ainsi depuis qu’il a quitté les bancs de la faculté. Après consultation du môme, il arrêta le diagnostic et établit une ordonnance. « Inutile de vous rendre chez les pharmaciens, décréta-t-il. Ils ne vous seront d’aucun secours. Allez-y voir Sy Ahmed, Sy Djilali, Sy Bouamrane… » Il lui cita une pléiade de commerçants. La dame s’étonna de ce qu’elle collecta chez ces bonnes gens. Sur l’ordonnance, Ould Tahar avait prescrit à l’enfant : vêtements chauds, chaussures d’hiver et un peu d’argent dans la mesure du possible. L’enfant se portait bien. Il avait tout simplement froid. »
QUI VOLE UN OEUF...
Elle était très respectée. Pour son âge et pour son sérieux dans son travail. Elle accomplissait sa tâche comme pas une autre au niveau des cuisines d’une résidence universitaire de Mostaganem. Nous sommes en 2005. La petite vieille n’a jamais eu de problèmes avec ses chefs. Elle était toujours à l’heure et ne rechignait pas quand il y avait du travail supplémentaire. Elle ne voyait jamais derrière elle quand elle quittait l’établissement. Elle filait droit chez elle. Son repos a toujours été bien mérité. Et pourtant un jour elle entendit crier derrière elle : « Hé vous ! Hadja, Chibania ! La vieille ! » C’était un agent de sécurité qui la hélait. Elle semblait à bout de forces. Elle trébuchait. Elle a failli tomber plusieurs fois au milieu des étudiantes qui sortaient des réfectoires et qui la poursuivaient du regard. C’est qu’elle était pliée vers l’avant. Elle avançait en chancelant. Pour refus d’obtempérer –on ne peut pas dire autrement- l’agent de sécurité, toute honte bue alla s’agripper au hidjab de la vieille dame. Mais non, il connaissait son métier et savait ce qu’il faisait ! Devant la dame, sous sa longue robe dépassait un genou. Oui un genou. Un genou d’agneau. C’est que la vieille dame s’était attaché au cou un demi-mouton par l’encolure et le lien a lâché. Alors qu’à la sortie des cuisines, la maudite chair tenait bon, elle surgit au poste de police entre les jambes de la grand-mère lui frottant les souliers. « Voleur un jour, voleur toujours, disait Schopenhauer. » Au début ça a été surement un œuf et heureusement qu’elle a été arrêtée à l’agneau et pas au bœuf sinon elle aurait confirmé le « qui vole un œuf vole un bœuf. »
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19 Mar 2013 15:52 #142737
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BSAHTEK!
« Penser c'est aussi frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude qui peuvent en résulter. » C’est Laure Adler qui a écrit cela. Entre désespoir et solitude, j’ai choisi de traiter de solitude. Comme si elle n’avait ni prénom ni nom, toute la Smala de Zemmora ne la connaissait et ne l’interpelaient que par Bent Ahmed, la fille d’Ahmed. Son chez elle était un gourbi à l’ameublement fait de bric et de broc tout comme ses ustensiles de cuisine. Elle vivait seule. Toute la Smala la respectait et l’adulait même. Dès qu’elle sortait de sa Smala, elle la discrète, personne ne lui adressait la parole. Elle était presqu’inconnue à Zemmora, chose incroyable en ces années 1960. Elle passait incognito au bain, aux obsèques et aux noces mais aussi les vendredis au cimetière. Donc ni bonjour ni bonsoir. Dès qu’elle quittait la Smala, elle rasait les murs. C’est connu, comme formule de politesse, les Algériens, souhaitent un « bsahtek » après le bain, la réussite à un examen ou à l’achat d’un nouveau vêtement. Et justement quand Bent Ahmed va au bain maure pour se faire belle, elle ne lésine pas sur les moyens. Elle se frotte au galet et au gant d’alfa, tonifie ses cheveux de ghassoul après un bon henné, se savonne mille fois et finit le tout avec un souak et un soulignage des yeux au khôl. Si aucune femme ne remarque sa présence et ne lui adresse un bsahtek, elle relève la tête, gonfle sa poitrine, se tape les seins de la paume de sa main droite et avec dédain se dit « Bsahtek ! » Personne ne le lui a jamais adressé un bsahtek après un bain, elle qui ne pense que du bien de tout le monde.
« Penser c'est aussi frôler le précipice, assumer le désespoir et la solitude qui peuvent en résulter. » C’est Laure Adler qui a écrit cela. Entre désespoir et solitude, j’ai choisi de traiter de solitude. Comme si elle n’avait ni prénom ni nom, toute la Smala de Zemmora ne la connaissait et ne l’interpelaient que par Bent Ahmed, la fille d’Ahmed. Son chez elle était un gourbi à l’ameublement fait de bric et de broc tout comme ses ustensiles de cuisine. Elle vivait seule. Toute la Smala la respectait et l’adulait même. Dès qu’elle sortait de sa Smala, elle la discrète, personne ne lui adressait la parole. Elle était presqu’inconnue à Zemmora, chose incroyable en ces années 1960. Elle passait incognito au bain, aux obsèques et aux noces mais aussi les vendredis au cimetière. Donc ni bonjour ni bonsoir. Dès qu’elle quittait la Smala, elle rasait les murs. C’est connu, comme formule de politesse, les Algériens, souhaitent un « bsahtek » après le bain, la réussite à un examen ou à l’achat d’un nouveau vêtement. Et justement quand Bent Ahmed va au bain maure pour se faire belle, elle ne lésine pas sur les moyens. Elle se frotte au galet et au gant d’alfa, tonifie ses cheveux de ghassoul après un bon henné, se savonne mille fois et finit le tout avec un souak et un soulignage des yeux au khôl. Si aucune femme ne remarque sa présence et ne lui adresse un bsahtek, elle relève la tête, gonfle sa poitrine, se tape les seins de la paume de sa main droite et avec dédain se dit « Bsahtek ! » Personne ne le lui a jamais adressé un bsahtek après un bain, elle qui ne pense que du bien de tout le monde.
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19 Mar 2013 15:54 #142738
par select
ALADIN ET L'AUTO MERVEILLEUSE.
Perrégaux pour les pieds-noirs, Barigou pour nous autres, mais Mohamedia pour l’Algérie algérienne. Une ville qui se cherche et qui mue. Contrairement aux autres régions du pays, les gens d’ici sont attachés à leurs terres et n’ont pas beaucoup bougé. Et ces gens-là n’ont pas beaucoup changé. Ils restent les badauds, les oisifs et les rôdeurs, car que faire dans son douar quand le ramadan vous prend en début d’automne. Le mois de ramadan 1424 ou 1425 coïncidait avec la fin du mois d’octobre de 2003 et 2004. Dans un douar au nord de Mohamedia, le véhicule d’un jeune homme originaire des environs d’Alger tombe en panne. Il ne veut plus avancer. Un très bel engin. Un modèle récent. Du cher et du solide. Jeunes et moins jeunes, mariés et célibataires se rassemblent autour de la belle voiture. Un événement au douar. Chacun y va de son diagnostic : le carburateur, les bougies, le distributeur, la pompe à essence... Tout passe. Eux aussi passent. Ce ne sont que des badauds quand même. Quand vint le moment de rupture du jeûne, tous omirent d’inviter « le jeune en panne » à partager leur galette. Hormis un vieux. Le plus âgé, le plus pauvre et le moins curieux. Il partagea le peu qu’il avait avec son hôte. Bien du temps passa après l’épisode qui vit la belle voiture emmenée par un véhicule de dépannage et vint un jour où le jeune homme se présenta chez le vieillard. Bref, le jeune homme rasa le gourbi et construisit au vieillard une belle villa. La bonté n’a pas d’âge. Ils étaient bons tous les deux.
Perrégaux pour les pieds-noirs, Barigou pour nous autres, mais Mohamedia pour l’Algérie algérienne. Une ville qui se cherche et qui mue. Contrairement aux autres régions du pays, les gens d’ici sont attachés à leurs terres et n’ont pas beaucoup bougé. Et ces gens-là n’ont pas beaucoup changé. Ils restent les badauds, les oisifs et les rôdeurs, car que faire dans son douar quand le ramadan vous prend en début d’automne. Le mois de ramadan 1424 ou 1425 coïncidait avec la fin du mois d’octobre de 2003 et 2004. Dans un douar au nord de Mohamedia, le véhicule d’un jeune homme originaire des environs d’Alger tombe en panne. Il ne veut plus avancer. Un très bel engin. Un modèle récent. Du cher et du solide. Jeunes et moins jeunes, mariés et célibataires se rassemblent autour de la belle voiture. Un événement au douar. Chacun y va de son diagnostic : le carburateur, les bougies, le distributeur, la pompe à essence... Tout passe. Eux aussi passent. Ce ne sont que des badauds quand même. Quand vint le moment de rupture du jeûne, tous omirent d’inviter « le jeune en panne » à partager leur galette. Hormis un vieux. Le plus âgé, le plus pauvre et le moins curieux. Il partagea le peu qu’il avait avec son hôte. Bien du temps passa après l’épisode qui vit la belle voiture emmenée par un véhicule de dépannage et vint un jour où le jeune homme se présenta chez le vieillard. Bref, le jeune homme rasa le gourbi et construisit au vieillard une belle villa. La bonté n’a pas d’âge. Ils étaient bons tous les deux.
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19 Mar 2013 15:56 #142739
par select
TOUT LE MONDE DEHORS.
Relizane est aussi connue pour son souk hebdomadaire. On y vient de partout pour s’approvisionner, vendre, brocanter ou brader. Tout y est. L’âne côtoie la friperie et la chèvre le tas de pastèques. Le café maure est amblant. On s’y assoie sur la natte d’alfa et l’on ne sert que du café en décoction. Ghallaïa qu’on dit. Du thé à la menthe aussi. On y vient de partout, dois-je préciser. De Beni Dergoun aussi. Sauf que les Béni Dergoun doivent se réveiller tôt. Le transport y est presqu’inexistant en ces années 1960 où monter une calèche était un luxe. Benchaâ un patriarche d’une famille plus que nombreuse n’a jamais raté le souk de Relizane. Il est riche et a toujours quelqu’affaire à régler. Dans son immense demeure vivent ses enfants, ses brus et ses petits-enfants. Une multitude de mômes, d’adolescents et de jeunes. Le vieux Bechaâ va parfois jusqu’à confondre les prénoms et la filiation de ses petits. Tout passe par lui. Il est très respecté. Son seul défaut se résume en sa pingrerie. Il est radin comme personne. Un jour qu’il rata quelque transport informel, il revint chez lui vers huit heures pour trouver tous les siens autour d’un agneau que venait d’égorger son fils aîné. Il le faisait chaque jeudi à l’insu du vieillard. « O rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie… » Et le fossile flanqua tout le monde dehors. Tout le monde dehors avec bébés et bagages. Un aller sans retour. Chez Benchaâ, on n’abat pas les agneaux, on les élève pour se faire de l’argent !! Mais chez Benchaâ, tout le monde savait que l’argent ne se mange pas sauf lui.
Relizane est aussi connue pour son souk hebdomadaire. On y vient de partout pour s’approvisionner, vendre, brocanter ou brader. Tout y est. L’âne côtoie la friperie et la chèvre le tas de pastèques. Le café maure est amblant. On s’y assoie sur la natte d’alfa et l’on ne sert que du café en décoction. Ghallaïa qu’on dit. Du thé à la menthe aussi. On y vient de partout, dois-je préciser. De Beni Dergoun aussi. Sauf que les Béni Dergoun doivent se réveiller tôt. Le transport y est presqu’inexistant en ces années 1960 où monter une calèche était un luxe. Benchaâ un patriarche d’une famille plus que nombreuse n’a jamais raté le souk de Relizane. Il est riche et a toujours quelqu’affaire à régler. Dans son immense demeure vivent ses enfants, ses brus et ses petits-enfants. Une multitude de mômes, d’adolescents et de jeunes. Le vieux Bechaâ va parfois jusqu’à confondre les prénoms et la filiation de ses petits. Tout passe par lui. Il est très respecté. Son seul défaut se résume en sa pingrerie. Il est radin comme personne. Un jour qu’il rata quelque transport informel, il revint chez lui vers huit heures pour trouver tous les siens autour d’un agneau que venait d’égorger son fils aîné. Il le faisait chaque jeudi à l’insu du vieillard. « O rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie… » Et le fossile flanqua tout le monde dehors. Tout le monde dehors avec bébés et bagages. Un aller sans retour. Chez Benchaâ, on n’abat pas les agneaux, on les élève pour se faire de l’argent !! Mais chez Benchaâ, tout le monde savait que l’argent ne se mange pas sauf lui.
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- au_gré_du_vent
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19 Mar 2013 20:44 #142740
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Hikayates
merci select pour ces voyages dans le temps et l'espace:)
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