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Match Egypte-Algérie : répliques aux Egyptiens
- Sabrina
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14 Nov 2009 01:27 #35011
par Sabrina
Match Egypte-Algérie : répliques aux Egyptiens a été créé par Sabrina
Amr Adeb est un célèbre présentateur de TV égyptien. Au lendemain du match Algérie-Rwanda, il a prétendu, à l’antenne, que si l’Algérie est aujourd’hui indépendante, c’est grâce à l’Egypte. Cette injuste affirmation profane la mémoire de nos martyrs et réveille en nos de profondes blessures : celles des parents à jamais marqués par la perte de leur enfants chéris ; des femmes à la fleur de l’âge qui doivent s’accommoder de leur veuvage ; des orphelins qui pleurent leur parents qui ne réchaufferont plus leur vie. Toutes ces souffrances, nous les avons endurées pour recouvrir un jour notre souveraineté. Voilà qu’aujourd’hui, de l’Egypte nous parvient le vacarme des oiseaux de la nuit hurlant que nous n’avons rien fait : tout nous a été octroyé.
Nous les remettons au jugement de Dieu, car lui seul peut déterminer si cette perfidie est commise par l’ignorance de l’histoire ou bien pour déstabiliser tout un peuple pour une banale rencontre de football. En attendant, revisitons l’histoire.
Certes, l’Egypte nous a aidés, mais beaucoup moins que certains pays tels que l’ex-Yougoslavie, la Tunisie, le Maroc, la Chine et bien d’autres bienfaiteurs.
Au cours de « La Bataille d’Alger », dès l’arrestation de Ben M’hidi, les quatre autres membres du CCE, issus du Congrès de la Soummam, furent obligés de quitter le territoire national. Arrivés au Caire, Fethi Dib, le chef des « Moukhabarat », voulait leur imposer ses directives. Pour continuer à jouir de leur autonomie, nos dirigeants ont quitté Le Caire pour installer leur quartier général à Tunis. Puis ils ont publié ce communiqué à l’attention du monde : « La révolution algérienne n’est, ni inféodé à Moscou, ni à Washington, ni au Caire. »
Voilà pour l’aide de nos frères égyptiens.
Quant à l’arabisation au rabais de l’Algérie indépendante, c’est vrai qu’elle s’est faite grâce aux Egyptiens qui nous ont envoyé des « coopérants » de bas niveaux. On se souvient encore des « Oustad » (professeurs) qui étaient dans leur pays d’habiles cordonniers…
Un peu plus tard, nous avons reçu le quota de « Douctour » de la foi. Alors que l’Islam de nos ancêtres est fait de générosité, de sincérité, de tolérance, Eux, ont inculqué à nos enfants de nouvelles valeurs suscitant en eux des comportements étrangers à nos traditions.
Nous ne haïssons pas nos frères Egyptiens, mais parfois ils nous agacent avec leur complexe de supériorité, car qui prétend être « Oum Dounia » (la Mère du Monde) : l’Algérie ou l’Egypte ?
Hossam Hassan : une cure de psychanalyse pour commencer une vie dépourvue de méchanceté
Hossam Hassan est un ancien grand joueur qui s’attaque gratuitement et méchamment à nos « Guerriers ». Autrefois, il fut un joueur adulé dans son pays et dans tout monde arabe. Puis, par la loi implacable du temps, il a vieilli ; puis a perdu son statut de titulaire pour finir sur le banc, regardant ses coéquipiers jouer sans qu’il soit aligné. Il a fini par se faire chasser du club comme un objet dont on s’est servi, mais qui n’a plus d’utilité. C’est une transition difficile, pour toutes les stars, qu’il n’a pas pu gérer à l’exemple d’autres joueurs, tels que : Platini, Dounga, Abedi Pelé, etc.
Ayant contracté le syndrome de « l’enfant gâté », au lieu de se soigner, il choisit la fuite en avant afin de se recycler. Il devient entraîneur et commence à exercer son noble métier en donnant ce qu’il a de meilleur et de plus mauvais. Nous en avons un inoubliable aperçu lors de sa visite dans notre pays. C’était à Bejaia, au cours de la rencontre entre son équipe et la JSMB. Alors que la partie se déroulait dans un fair-play total, soudain tel un taureau déchaîné, il piétinait tout ce qu’il trouvait devant lui, sous les regards de millions de téléspectateurs ahuris. Il finit par se faire expulser, mais pour nous, son image a déjà changée. Hossam, notre idole, qui était enfoui au profond de nos cœurs s’est désormais transformé en un démon qui évoquera le malheur.
Son état est pathologie, mais une cure de psychanalyse permettra de sonder son inconscient afin de trouver les traumatismes qui sont les causes de son tourment ; ainsi la bonté renaîtra en lui pour commencer une vie dépourvue de méchanceté. C’est tout le mal que nous souhaitons à Hossam Hassan.
Revenons à son acharnement hystérique sur nos footballeurs.
Concernant la religion qu’ils ne maîtriseraient pas, l’Algérie est à 99% musulmane, contrairement à l’Egypte. Pourtant, aucun Algérien ne cherche à savoir si tel ou tel joueur de l’équipe adverse est Copte ou Musulman.
C’est vrai, certains de nos footballeurs ne maîtrisent pas la langue des ancêtres. En revanche ils parlent d’autres langues. D’ailleurs, si on devait organiser un concours pour désigner l’équipe polyglotte, nous décrocherions le 1er prix.
Ce n’est pas un étranger, fut-il d’un pays frère, qui va juger un Algérien parce qu’il ne connaît pas l’hymne nationale. Comme l’a si bien déclaré Ziani : « L’Algérie ce n’est pas l’hymne nationale, moi je l’ai dans le cœur. » Quant à dire que nos joueurs sont des Français, nous les considérons comme des compatriotes nés à l’étranger. Par cette naissance, ils ont aussi la nationalité du pays d’accueil, mais chacun d’entre eux possède les racines de ses ancêtres en Algérie. Ils ont la chance de pouvoir choisir entre deux pays. Certains ont opté pour le pays d’accueil, tout en se revendiquant d’origine algérienne. C’est le cas de Zidane qui a apporté plus de prestige à notre pays que s’il avait choisi notre sélection, car il est le seul joueur originaire d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique du Nord à avoir été sacré champion ou meilleur joueur du monde.
Nos compatriotes nés et formés à l’étranger sont notre fierté et nous sommes également reconnaissance envers les pays formateurs, telle que la France.
Apaisement des esprits
La « bataille du Caire », le 14 novembre, risque de se produire pour de vrai en se transformant en une boucherie. N’étant pas parabolé, j’ignore qui est le plus virulent, ni celui qui a commencé, mais j’estime que la FIFA devrait s’intéresser à la chose, car les limites du tolérable sont déjà largement dépassées. Alors que pour entrer dans certains lieux publics, la « tenue correcte est exigée », les semeurs de la haine ne devraient pas être admis dans le plus grand rassemblement du globe. Une enquête s’impose pour situer les responsabilités et éventuellement exclure la partie incriminée.
Pour revenir à cette rencontre, son résultat désignera l’équipe qui participera à la Coupe du monde. Dommage : les deux méritent d’y aller.
L’Egypte : le pays au plus riche palmarès, le double champion d’Afrique en titre, une équipe plaisante et performante et qui n’a pas besoin d’être « aidée » par la provocation, la combine, la haine…
L’Algérie : une équipe en pleine évolution. Il y a deux ans, on n’était même pas sûr d’aller à la CAN, voilà que nous sommes favoris pour aller au Mondial. Certes, nous sommes moins bien cotés que l’Egypte, mais nous avons fait un meilleur parcours lors de ces éliminations : leader avec trois points d’avance, meilleure attaque, meilleure défense, victoire par 3 à 1 sur le concurrent. Toutefois, rien n’est encore joué.
Pour résumer la situation : l’Egypte a gagné d’avantage de trophées ; l’Algérie a offert au monde le génie de Zizou et la « Talonnade de Madjer ».
Normalement, tous les ingrédients sont réunis pour assister à une plaisante rencontre de football entre deux bonnes équipes de pays frères et amis, comme celle qui s’est déroulée à Blida. La délégation égyptienne fut accueillie avec des bouquets de fleurs à l’aéroport, ils n’ont pas été importunés (lors du trajet, à l’hôtel ou bien le jour du match) ; la rencontre s’est déroulée dans un esprit sportif. A la fin de la partie, ni les joueurs ni les supporteurs égyptiens ne furent maltraités. Les Algériens sont en droit d’attendre le même traitement en allant en Egypte.
La rencontre s’annonce palpitante et indécise, nos joueurs irons là-bas pour préserver leur place de leaders : s’ils réussissent, nous serons contents ; s’ils échouent, nous seront déçus, mais dans les deux cas, nous seront fiers d’eux , car nous sommes persuadés qu’ils auront donné le meilleur d’eux-mêmes.
Quant au pronostic, soyons fair-play et disons : que le plus méritant l’emporte !
Par Chirti Boudjema
TSA
Nous les remettons au jugement de Dieu, car lui seul peut déterminer si cette perfidie est commise par l’ignorance de l’histoire ou bien pour déstabiliser tout un peuple pour une banale rencontre de football. En attendant, revisitons l’histoire.
Certes, l’Egypte nous a aidés, mais beaucoup moins que certains pays tels que l’ex-Yougoslavie, la Tunisie, le Maroc, la Chine et bien d’autres bienfaiteurs.
Au cours de « La Bataille d’Alger », dès l’arrestation de Ben M’hidi, les quatre autres membres du CCE, issus du Congrès de la Soummam, furent obligés de quitter le territoire national. Arrivés au Caire, Fethi Dib, le chef des « Moukhabarat », voulait leur imposer ses directives. Pour continuer à jouir de leur autonomie, nos dirigeants ont quitté Le Caire pour installer leur quartier général à Tunis. Puis ils ont publié ce communiqué à l’attention du monde : « La révolution algérienne n’est, ni inféodé à Moscou, ni à Washington, ni au Caire. »
Voilà pour l’aide de nos frères égyptiens.
Quant à l’arabisation au rabais de l’Algérie indépendante, c’est vrai qu’elle s’est faite grâce aux Egyptiens qui nous ont envoyé des « coopérants » de bas niveaux. On se souvient encore des « Oustad » (professeurs) qui étaient dans leur pays d’habiles cordonniers…
Un peu plus tard, nous avons reçu le quota de « Douctour » de la foi. Alors que l’Islam de nos ancêtres est fait de générosité, de sincérité, de tolérance, Eux, ont inculqué à nos enfants de nouvelles valeurs suscitant en eux des comportements étrangers à nos traditions.
Nous ne haïssons pas nos frères Egyptiens, mais parfois ils nous agacent avec leur complexe de supériorité, car qui prétend être « Oum Dounia » (la Mère du Monde) : l’Algérie ou l’Egypte ?
Hossam Hassan : une cure de psychanalyse pour commencer une vie dépourvue de méchanceté
Hossam Hassan est un ancien grand joueur qui s’attaque gratuitement et méchamment à nos « Guerriers ». Autrefois, il fut un joueur adulé dans son pays et dans tout monde arabe. Puis, par la loi implacable du temps, il a vieilli ; puis a perdu son statut de titulaire pour finir sur le banc, regardant ses coéquipiers jouer sans qu’il soit aligné. Il a fini par se faire chasser du club comme un objet dont on s’est servi, mais qui n’a plus d’utilité. C’est une transition difficile, pour toutes les stars, qu’il n’a pas pu gérer à l’exemple d’autres joueurs, tels que : Platini, Dounga, Abedi Pelé, etc.
Ayant contracté le syndrome de « l’enfant gâté », au lieu de se soigner, il choisit la fuite en avant afin de se recycler. Il devient entraîneur et commence à exercer son noble métier en donnant ce qu’il a de meilleur et de plus mauvais. Nous en avons un inoubliable aperçu lors de sa visite dans notre pays. C’était à Bejaia, au cours de la rencontre entre son équipe et la JSMB. Alors que la partie se déroulait dans un fair-play total, soudain tel un taureau déchaîné, il piétinait tout ce qu’il trouvait devant lui, sous les regards de millions de téléspectateurs ahuris. Il finit par se faire expulser, mais pour nous, son image a déjà changée. Hossam, notre idole, qui était enfoui au profond de nos cœurs s’est désormais transformé en un démon qui évoquera le malheur.
Son état est pathologie, mais une cure de psychanalyse permettra de sonder son inconscient afin de trouver les traumatismes qui sont les causes de son tourment ; ainsi la bonté renaîtra en lui pour commencer une vie dépourvue de méchanceté. C’est tout le mal que nous souhaitons à Hossam Hassan.
Revenons à son acharnement hystérique sur nos footballeurs.
Concernant la religion qu’ils ne maîtriseraient pas, l’Algérie est à 99% musulmane, contrairement à l’Egypte. Pourtant, aucun Algérien ne cherche à savoir si tel ou tel joueur de l’équipe adverse est Copte ou Musulman.
C’est vrai, certains de nos footballeurs ne maîtrisent pas la langue des ancêtres. En revanche ils parlent d’autres langues. D’ailleurs, si on devait organiser un concours pour désigner l’équipe polyglotte, nous décrocherions le 1er prix.
Ce n’est pas un étranger, fut-il d’un pays frère, qui va juger un Algérien parce qu’il ne connaît pas l’hymne nationale. Comme l’a si bien déclaré Ziani : « L’Algérie ce n’est pas l’hymne nationale, moi je l’ai dans le cœur. » Quant à dire que nos joueurs sont des Français, nous les considérons comme des compatriotes nés à l’étranger. Par cette naissance, ils ont aussi la nationalité du pays d’accueil, mais chacun d’entre eux possède les racines de ses ancêtres en Algérie. Ils ont la chance de pouvoir choisir entre deux pays. Certains ont opté pour le pays d’accueil, tout en se revendiquant d’origine algérienne. C’est le cas de Zidane qui a apporté plus de prestige à notre pays que s’il avait choisi notre sélection, car il est le seul joueur originaire d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique du Nord à avoir été sacré champion ou meilleur joueur du monde.
Nos compatriotes nés et formés à l’étranger sont notre fierté et nous sommes également reconnaissance envers les pays formateurs, telle que la France.
Apaisement des esprits
La « bataille du Caire », le 14 novembre, risque de se produire pour de vrai en se transformant en une boucherie. N’étant pas parabolé, j’ignore qui est le plus virulent, ni celui qui a commencé, mais j’estime que la FIFA devrait s’intéresser à la chose, car les limites du tolérable sont déjà largement dépassées. Alors que pour entrer dans certains lieux publics, la « tenue correcte est exigée », les semeurs de la haine ne devraient pas être admis dans le plus grand rassemblement du globe. Une enquête s’impose pour situer les responsabilités et éventuellement exclure la partie incriminée.
Pour revenir à cette rencontre, son résultat désignera l’équipe qui participera à la Coupe du monde. Dommage : les deux méritent d’y aller.
L’Egypte : le pays au plus riche palmarès, le double champion d’Afrique en titre, une équipe plaisante et performante et qui n’a pas besoin d’être « aidée » par la provocation, la combine, la haine…
L’Algérie : une équipe en pleine évolution. Il y a deux ans, on n’était même pas sûr d’aller à la CAN, voilà que nous sommes favoris pour aller au Mondial. Certes, nous sommes moins bien cotés que l’Egypte, mais nous avons fait un meilleur parcours lors de ces éliminations : leader avec trois points d’avance, meilleure attaque, meilleure défense, victoire par 3 à 1 sur le concurrent. Toutefois, rien n’est encore joué.
Pour résumer la situation : l’Egypte a gagné d’avantage de trophées ; l’Algérie a offert au monde le génie de Zizou et la « Talonnade de Madjer ».
Normalement, tous les ingrédients sont réunis pour assister à une plaisante rencontre de football entre deux bonnes équipes de pays frères et amis, comme celle qui s’est déroulée à Blida. La délégation égyptienne fut accueillie avec des bouquets de fleurs à l’aéroport, ils n’ont pas été importunés (lors du trajet, à l’hôtel ou bien le jour du match) ; la rencontre s’est déroulée dans un esprit sportif. A la fin de la partie, ni les joueurs ni les supporteurs égyptiens ne furent maltraités. Les Algériens sont en droit d’attendre le même traitement en allant en Egypte.
La rencontre s’annonce palpitante et indécise, nos joueurs irons là-bas pour préserver leur place de leaders : s’ils réussissent, nous serons contents ; s’ils échouent, nous seront déçus, mais dans les deux cas, nous seront fiers d’eux , car nous sommes persuadés qu’ils auront donné le meilleur d’eux-mêmes.
Quant au pronostic, soyons fair-play et disons : que le plus méritant l’emporte !
Par Chirti Boudjema
TSA
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