Sandjak préconise: ''Blatter et Zidane au Caire''

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21 Oct 2009 23:17 #33847 par kredence
L’ancien coach de l’équipe nationale craint l’arbitrage plus que toute autre chose au Caire. Il affirme ouvertement que si la qualification se joue sur le terrain, les Verts reviendront facilement avec le billet qualificatif pour le Mondial de l’Afrique du Sud. Ni Aboutrika ni Zidan, et encore moins Amr Zaki, ne lui font peur, mais ce qu’il redoute, c’est le jeu des coulisses.

Pour lui, les Egyptiens excellent dans ce domaine et pour les contrer, il estime que le moyen le plus efficace est d’inviter de grandes personnalités à ce rendez-vous, à leur tête Joseph Blatter et Zidane.

Dans cet entretien, il revient sur les deux derniers matches de l’EN et il regrette qu’on se retrouve dans cette situation à cause du mauvais arbitrage.

- Vous avez déclaré lundi soir sur le plateau de Berbère Télévision qu’en Afrique la qualification pour le Mondial ne se joue pas uniquement sur le terrain, mais aussi dans les coulisses…

- Vous savez, dans le monde entier, il y a le jeu de coulisses qui rentre en considération. L’arbitre doit te respecter, car s’il ne le fait pas, il avantagera automatiquement ton adversaire. Maintenant, c’est à la FAF de faire le nécessaire pour que le referee qui officiera la rencontre qui opposera notre équipe nationale aux Pharaons soit impartial.

- Vous avez aussi affirmé que l’arbitre guinéen qui a officié Algérie-Rwanda vous a choqué

- J’étais présent au stade et j’avoue que je n’ai jamais vu un tel arbitrage de toute ma vie. C’est vraiment grave que de tels arbitres existent encore en 2009. Il faut être un fou pour arbitrer comme il l’a fait. Je me demande comment on l’a désigné pour un tel match, alors que son gabarit ne dépassait même pas 1,50 m. Les critères de sélection d’un arbitre à ce niveau-là sont clairs. Il faut avoir au minimum 1,80 m pour être sélectionné. Il s’est comporté à Blida comme s’il était au Rwanda et on ne pouvait rien faire. A mon retour en France, des amis français qui ont vu le match à la télévision n’en revenaient pas et m’ont dit que même dans les matchs de quartier, les referees ne commettaient pas autant d’erreurs. C’est malheureux qu’il nous sabote à domicile.

- Vous étiez aussi scandalisé par le comportement des Rwandais, lesquels avaient tout fait pour jouer sur le moral des coéquipiers de Ziani…

- Absolument, je dirais même plus. Les Rwandais ont failli provoquer un incident diplomatique entre l’Algérie et leur pays. Vous avez vu comment ils perdaient le temps. L’un d’eux a même eu le culot de tomber volontairement de la civière au moment où les pompiers qui le transportaient s’approchaient de la ligne de touche. C’est incroyable ce qui s’est passé à Blida. Heureusement, que nos joueurs ont maîtrisé leurs nerfs. Le comble est que l’arbitre a cautionné tout çà et il nous a privés d’une victoire par 5 buts à zéro.

- Ne pensez-vous pas que l’arbitre guinéen a fait exprès de nous saboter pour favoriser les Egyptiens ?

- Je ne sais pas, mais mon sentiment est que ce qu’il a fait face au Rwanda est très grave. L’ancien arbitre international, Zekrini, était à mes côtés et il m’a clairement dit que le referee faisait des trucs de fou. En Europe, il suffit que le ballon franchisse légèrement la ligne pour que l’arbitre valide le but, et s’il ne le fait pas, la presse va crier au scandale. L’Algérie est une grande nation, et ce qui s’est passé à Blida n’aurait pas dû avoir lieu.

- Vous avez dit aussi sur le plateau de Berbère Télévision que les Egyptiens sont très forts dans les coulisses…

- Les Egyptiens sont connus pour cela, et çà ne date pas d’aujourd’hui. Le siège de la CAF se trouve au Caire et ils connaissent bien les rouages des coulisses. Ils ont beaucoup de gens qui siègent dans cette structure, alors que l’Algérie n’a que le président de la Fédération, Mohamed Raouraoua, et ce dernier, ne peut pas les affronter seul. Je peux vous dire qu’ils excellent dans les coulisses.

- Votre souhait est que le président de la FIFA, Joseph Blatter, et Zine Eddine Zidane soient présents le 14 novembre prochain au Caire pour dissuader l’arbitre d’avantager les Egyptiens…

- Effectivement, je pense qu’il faut inviter le président de la Fédération internationale de football, Blatter, à cette rencontre qualificative pour le Mondial. La Coupe du Monde sera organisée en Afrique et il serait judicieux de lui adresser une invitation pour cette confrontation. Le top serait de convaincre Zidane à assister à ce rendez-vous décisif pour la qualification pour l’Afrique du Sud. Je pense qu’avec la présence de plusieurs personnalités du monde du football, l’arbitre sera correct et impartial.

- Qui invitera Joseph Blatter et Zidane ?

- C’est la FAF qui doit les inviter, car ce match est capital pour notre sélection nationale. Si la Fédération arrive à convaincre Zidane de se rendre en Egypte, ce serait formidable pour nous.

- D’aucuns disent que la Zambie a facilité la tâche aux poulains de Shehata, rejoignez-vous le camp de ceux qui ont douté du succès des Pharaons en terre zambienne ?

- Je pense qu’il y avait du louche dans ce match. Si on avait battu la Zambie par trois buts à zéro et le Rwanda par 5 buts à zéro, on ne se retrouverait pas dans cette situation. On éviterait toute cette pression. Moi, je doute aussi de la victoire de l’Egypte à Kigali. Le comportement des Rwandais en deuxième mi-temps m’a vraiment surpris. C’était douteux et contrairement à leur match face aux Egyptiens, ils ont tout fait pour énerver nos joueurs à Blida. Tout çà donne à réfléchir. Si on arrache la qualification pour le Mondial, ce serait avec notre talent et nos capacités. Aucune équipe ne nous a fait de cadeau et on aurait déjà assuré le billet qualificatif pour l’Afrique du Sud, si l’arbitrage était correct lors des deux derniers matches que nous avons disputés à Blida. J’estime que même face à la Zambie, l’arbitre nous avait joué un mauvais tour.

- Vous connaissez déjà la pression des Egyptiens, puisque vous avez affronté le club d’Ismaïlia en finale de la coupe de la CAF, quelles sont les manœuvres des Pharaons pour déstabiliser leur adversaire ?

- Ils font tout ce qui peut perturber les joueurs et leur faire oublier qu’ils ont un match important à jouer. Ça commence aux vestiaires, à la séance d’échauffement et çà va durer pendant toute la rencontre. Nos responsables doivent les protéger contre cette pression comme la poule couvre ses petits.

- Vous redoutez beaucoup la pression du Caire et l’arbitrage n’est-ce pas ?

- On a battu les Egyptiens à Blida et je sais qu’au Caire ce sera une autre paire de manches. Nos joueurs seront en quelque sorte dans une machine à broyer et s’ils parviennent à passer l’écueil de l’Egypte, ils ne craindront aucune équipe à l’avenir. Ils jouent dans les meilleurs clubs d’Europe et ils savent comment gérer cette pression. Il faut tout même les protéger. Ça m’embête qu’on se retrouve dans cette situation, mais si la qualification se joue sur le terrain, on pourra facilement décrocher le billet qualificatif pour le Mondial. Je ne doute aucunement des capacités de notre équipe. Comme je l’ai déjà dit plus haut, les Egyptiens sont forts dans les coulisses et c’est à la FAF de contrecarrer leurs desseins pour que le billet qualificatif au Mondial s’arrache sur le terrain.

- L’équipe d’Egypte n’a pas emballé dans ces éliminatoires jumelées de la CAN et de la Coupe du Monde, êtes-vous de cet avis ?

- Oui, il y a deux ans, l’Egypte était au summum de sa forme, mais maintenant c’est une équipe vieillissante. Elle n’a pas montré grand-chose durant ces éliminatoires, mais le match du 14 novembre sera différent. C’est dans la difficulté qu’on grandit.

- Que doit faire Saâdane pour que l’EN revienne du Caire avec la qualification ?

- Saâdane a de l’expérience et il a certainement une idée sur la manière avec laquelle il évoluera au Caire. Il faut qu’on garde le ballon surtout qu’on a de bons techniciens. Le jeu collectif nous a fait défaut face au Rwanda, mais on a des joueurs qui peuvent faire la différence devant l’Egypte. Si l’arbitre sera correct, on reviendra avec la qualification.
- Ne craignez-vous pas Aboutrika ?

- Aboutrika ne joue pas à la Lazio de Rome ou au Wolfsburg pour qu’on le craigne. Il évolue dans le championnat égyptien et on a de bons défenseurs qui peuvent le museler.

- Bougherra a contracté une blessure et il pourrait rater ce rendez-vous décisif…

- Le staff technique pourrait le récupérer d’ici là, mais même si son absence se confirme, je crois que Slimane Raho pourra le remplacer. Il a de l’expérience et il sera d’un bon apport pour ce match.

- Dans le but de déstabiliser l’équipe, les medias égyptiens tirent notamment sur Gaouaoui en le présentant comme un gardien tout juste moyen…

- Gaouaoui est un très bon gardien et il a beaucoup d’expérience. C’est grâce à lui que l’EN s’est imposée en Zambie. Je lui dirais donc d’être lui-même et de garder sa concentration jusqu’au bout.

- Pensez-vous que Ziani et Meghni peuvent être complémentaires ?

- Tous les grands joueurs peuvent jouer ensemble. C’est au staff technique de trouver la meilleure formule. Ziani a de la puissance et c’est un bon passeur. Je l’ai vu lors des deux derniers matches, il m’a vraiment impressionné. Je dirais qu’on a de grands joueurs qui peuvent arracher la qualification pour le Mondial.

- Avez-vous quelque chose à ajouter ?

- Tout ce que je crains en Egypte, c’est l’arbitrage. Je n’ai jamais critiqué le choix de Blida, car l’EN a entamé ses éliminatoires sur ce terrain, et ça serait inconcevable de changer de stade. J’espère qu’on ira au Mondial.

N. Boumali

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