- Messages : 11212
- Remerciements reçus 0
Pays-Bas : Le chef de l'extrême droite jugé pour islamophobie
- kredence
- Auteur du sujet
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
20 Jan 2010 18:47 #43546
par kredence
La figure la plus populaire de l'extrême droite néerlandaise, Geert Wilders, a comparu mercredi devant la justice pour des propos et un film jugés islamophobes.
Cette affaire met à rude épreuve la tradition de liberté d'expression des Pays-Bas.
Le député et chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150) s'est présenté devant le tribunal à Amsterdam dans une ambiance houleuse. Poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination contre les musulmans, il encourt une peine maximale de 15 mois de prison, mais pas de peine d'inéligibilité.
Vêtu d'un costume noir tranchant avec sa chevelure blond platine, il a été acclamé à son arrivée au tribunal par quelque 200 sympathisants, selon une journaliste de l'AFP, certains venus de Belgique et d'Allemagne.
Ses partisans se sont rassemblés dans la matinée devant le tribunal, derrière des barrières et des policiers, portant des banderoles sur lesquelles étaient inscrits «Oui à la liberté» ou «Le procès de Wilders est un procès politique».
Un film qui fait débat
Geert Wilders se voit reprocher le montage de son film «Fitna», sorti en 2008, qui accuse le Coran d'inciter à la violence en mêlant images terroristes et citations du livre saint de l'Islam.
Il comparaît aussi pour ses propos dans les médias comparant le Coran à «Mein Kampf» d'Adolf Hitler. «Je reste combatif et suis toujours convaincu que ce procès politique ne peut mener qu'à mon acquittement», a écrit Geert Wilders sur son site internet.
Son avocat, Bram Moszkowicz, a dit au tribunal que Wilders n'avait fait qu'émettre des commentaires sur la société et qu'il avait «fait toutes ses déclarations en tant que membre du Parlement».
Les parlementaires néerlandais bénéficient d'une immunité uniquement pour les propos tenus dans l'enceinte du parlement.
Tribunal compétent
«Le tribunal d'Amsterdam n'est pas compétent», a poursuivi Me Moszkowicz, selon qui son client doit être jugé par la cour de cassation, seule habilitée à poursuivre les mandataires politiques pour des délits commis dans l'excercice de leurs fonctions.
«Exprimer son opinion dans les médias ou par d'autres moyens ne relève pas des obligations d'un parlementaire», a rétorqué le procureur Birgit van Roessel. «Les faits qui lui sont reprochés n'ont pas été commis dans le cadre de sa fonction. Le tribunal est donc compétent».
L'audience de mercredi visait à régler des détails de procédure et le procès débutera à une date ultérieure.
Adversaire farouche de ce qu'il décrit comme une islamisation de l'Europe, Geert Wilders a gagné en popularité depuis quelques années, en exploitant l'inquiétude de l'électorat néerlandais en matière d'immigration.
Le Parti de la liberté est arrivé deuxième aux élections européennes de juin 2009 et des sondages lui prédisent une victoire lors des élections législatives de mai 2011.
(ats/afp)
Cette affaire met à rude épreuve la tradition de liberté d'expression des Pays-Bas.
Le député et chef du Parti de la liberté (PVV, 9 députés sur 150) s'est présenté devant le tribunal à Amsterdam dans une ambiance houleuse. Poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination contre les musulmans, il encourt une peine maximale de 15 mois de prison, mais pas de peine d'inéligibilité.
Vêtu d'un costume noir tranchant avec sa chevelure blond platine, il a été acclamé à son arrivée au tribunal par quelque 200 sympathisants, selon une journaliste de l'AFP, certains venus de Belgique et d'Allemagne.
Ses partisans se sont rassemblés dans la matinée devant le tribunal, derrière des barrières et des policiers, portant des banderoles sur lesquelles étaient inscrits «Oui à la liberté» ou «Le procès de Wilders est un procès politique».
Un film qui fait débat
Geert Wilders se voit reprocher le montage de son film «Fitna», sorti en 2008, qui accuse le Coran d'inciter à la violence en mêlant images terroristes et citations du livre saint de l'Islam.
Il comparaît aussi pour ses propos dans les médias comparant le Coran à «Mein Kampf» d'Adolf Hitler. «Je reste combatif et suis toujours convaincu que ce procès politique ne peut mener qu'à mon acquittement», a écrit Geert Wilders sur son site internet.
Son avocat, Bram Moszkowicz, a dit au tribunal que Wilders n'avait fait qu'émettre des commentaires sur la société et qu'il avait «fait toutes ses déclarations en tant que membre du Parlement».
Les parlementaires néerlandais bénéficient d'une immunité uniquement pour les propos tenus dans l'enceinte du parlement.
Tribunal compétent
«Le tribunal d'Amsterdam n'est pas compétent», a poursuivi Me Moszkowicz, selon qui son client doit être jugé par la cour de cassation, seule habilitée à poursuivre les mandataires politiques pour des délits commis dans l'excercice de leurs fonctions.
«Exprimer son opinion dans les médias ou par d'autres moyens ne relève pas des obligations d'un parlementaire», a rétorqué le procureur Birgit van Roessel. «Les faits qui lui sont reprochés n'ont pas été commis dans le cadre de sa fonction. Le tribunal est donc compétent».
L'audience de mercredi visait à régler des détails de procédure et le procès débutera à une date ultérieure.
Adversaire farouche de ce qu'il décrit comme une islamisation de l'Europe, Geert Wilders a gagné en popularité depuis quelques années, en exploitant l'inquiétude de l'électorat néerlandais en matière d'immigration.
Le Parti de la liberté est arrivé deuxième aux élections européennes de juin 2009 et des sondages lui prédisent une victoire lors des élections législatives de mai 2011.
(ats/afp)
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
Temps de génération de la page : 0.255 secondes












