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Les Compagnons du Prophète (SAW)
- dahmane1
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04 Jan 2014 18:48 #146904
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Suhayl Ibn Amr RA
C'était un ennemi acharné et irréductible du Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam et de l'islam. Il avait mis ses dons de tribun et de poète au service de la propagande qurayshite dirigée contre le Prophète Salla-llah allahi wa salam.
Son redoutable sens de la diplomatie et sa réputation de fin négociateur furent utilisés par Quraysh lorsqu'il fallait ouvrir des négociations avec le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam. Et c'est ainsi que son nom allait se confondre dans l'histoire avec le traité d'Al-Hudaybiya signé entre le Prophète Salla-llah allahi wa salam et la tribu de Quraysh en l'an six de l'Hégire.
Ce jour-là, Suhayl fit preuve d'une intransigeance excessive en refusant que soit mentionné sur le parchemin du traité le terme de « Clément », qualifiant Dieu, et celui de Messager de Dieu, qualifiant le Prophète Salla-llah allahi wa salam, en dépit des protestations des compagnons.
Mais le Messager de Dieu savait ce que ses compagnons ignoraient. Et c'est ainsi que le traité d'Al-Hudaybiya s'avérera être un vrai succès diplomatique pour la cause de l'islam.
Il en va de même pour Suhayl à qui beaucoup de compagnons en voulaient pour son hostilité contre l'islam mais que le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam ménagea pour des raisons que lui seul connaissait.
En effet, lors de la bataille de Badr, Suhayl Ibn 'Amr radhiallahuanhu fut fait prisonnier par les musulmans avec d'autres qurayshites. 'Umar radhiallahuanhu qui lui en voulait terriblement, s'approcha du Prophète Salla-llah allahi wa salam et lui dit :
« Ô Messager de Dieu ! Laisse-moi arracher les incisives à Suhayl pour qu'il ne puisse plus dénigrer. »
L'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam lui répondit :
« Ô 'Umar, je n'ai pas le droit de mutiler quiconque afin que Dieu ne me mutile pas, bien que je sois prophète. »
Puis, il fit à 'Umar radhiallahuanhu cette confidence :
« Ô 'Umar, peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira…»
Là aussi, l'observation du Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'avérera vraie… Le plus grand tribun de Quraysh, son plus fin diplomate, devint un des plus acharnés défenseurs de l'islam qu'il avait tant combattu. Et cette heureuse métamorphose ne fut possible que grâce à la grandeur d'âme et la magnanimité dont fit preuve le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam lors de son entrée à la Mecque.
C'est en l'an huit de l'Hégire, en effet, que le Prophète Salla-llah allahi wa salam, à la tête de quelques dix mille musulmans, marcha sur la Mecque d'où il avait été expulsé avec ses compagnons huit ans auparavant. Jamais la Mecque et ses environs n'avaient vu un tel monde discipliné scandant l'unicité de Dieu.
L'islam, qui ne comptait qu'un nombre restreint d'hommes et de femmes obligés de se cacher pour adorer Dieu était maintenant au fait de sa gloire et de sa puissance. La Mecque, voyant que toute résistance était vaine, ouvrit ses portes et retint son souffle. Qu'allait faire d'elle le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam après qu'elle l'eût traité d'imposteur, torturé et persécuté ses compagnons jusqu'à ce qu'elle les ait chassés de leur terre natale ?
Et c'est ainsi que la crainte de la vengeance pour les torts subis par les musulmans s'installa dans les coeurs des qurayshites. Suhayl Ibn 'Amr radhiallahuanhu était de ceux qui avaient cette impression. Laissons-le nous raconter lui-même ce qu'il avait ressenti ce jour-là :
« Lorsque le Messager d'Allah entra à la Mecque, je me suis réfugié chez moi et me suis barricadé. Ensuite, j'ai envoyé mon fils 'Abdallah demander au Prophète de m'accorder l'amân (protection) et le pardon car je craignais pour ma vie. 'Abdallah alla voir le Messager et lui dit : ” Ô Envoyé de Dieu ! Mon père demande de l'amân. Peux-tu le lui accorder ?”
Il lui répondit : « Oui, il a l'aman de Dieu, qu'il sorte sans crainte. »
Ensuite, l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'adressa à ceux qui l'entouraient et leur dit : « Quiconque parmi vous aperçoit Suhayl, qu'il évite de lui montrer de l'hostilité, car celui-ci est un homme raisonnable et noble et ce n'est pas quelqu'un comme lui qui peut ignorer l'islam. Aucune force ne peut empêcher les desseins de Dieu de s'accomplir…»
Abdallah courut annoncer la bonne nouvelle à son père. Celui-ci s'écria alors :
« Par Dieu, il a été magnanime !»
Le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam reçut ensuite les habitants de la Mecque inquiets quant à leur sort, et leur dit : « Ô peuple de Quraysh, qu'attendez-vous de moi ? »
Suhayl, qui venait de recevoir le pardon du Prophète Salla-llah allahi wa salam, s'approcha et parla au nom des Quraysh.
Il dit : « Nous n'attendons que le bien. Tu es un frère généreux, fils d'un frère généreux…»
Le visage éclairé par un large sourire, le Messager Salla-llah allahi wa salam les regarda avec affection puis leur dit :
« Allez, vous êtes libres ! »
Depuis ce jour-là, Suhayl radhiallahuanhu ne sera plus le même homme. Ces paroles l'avaient troublé, bousculé et profondément bouleversé. Il pensa et repensa au cas de Muhammad Salla-llah allahi wa salam et n' arrivait pas à admettre qu'un tel homme aux qualités spirituelles et morales indéniables fût un imposteur.
Le Messager Salla-llah allahi wa salam a dit vrai :
« Un homme raisonnable et noble ne peut ignorer l'islam… »
Et c'est ainsi, graduellement, que son coeur s'ouvrit à la lumière de l'islam, ce qui est admirable pour cet homme qui ne s'est pas converti par peur ou par contrainte, mais après une longue réflexion sur le Prophète et son message.
On rapporte que le jour de la bataille de Hunayn, il n'était pas encore musulman, et ce n'est que plus tard qu'il embrassa l'islam à Al-Ja'rana, près de la Mecque. Et là, il devint un musulman fervent et convaincu qui se surpassa pour faire oublier son passé.
Abû Bakr radhiallahuanhu rapportera ce qui suit :
« J'ai vu Suhayl Ibn 'Amr le jour du pèlerinage d'adieu, offrant au Messager de Dieu une bête qu'il sacrifia de sa main.
Ensuite, ce dernier se fit couper les cheveux et je vis Suhayl les prendre et les mettre sur ses yeux.
Je me rappelai alors le refus de Suhayl d'écrire “Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux”
et “Muhammad, Messager de Dieu” et je remerciai Dieu de l'avoir guidé… »
Ses contemporains ont tous témoigné de sa piété, de ses penchants pour la prière et le jeûne, de sa crainte révérencielle de Dieu et de sa passion pour le Saint Coran, qu'il entreprenait d'apprendre avec beaucoup d'efforts. Quant à ses dons de tribun et de diplomate, il les mettra désormais au service de l'islam, seulement de l'islam.
C'est ainsi qu'il prendra une position historique à la mort du Messager Salla-llah allahi wa salam ; position qui redonnera à la communauté sa cohésion et sa stabilité après que celle-ci eût connu des moments de flottement et de panique, aussi bien à Médine qu' à la Mecque.
Si, à Médine, Abû Bakr radhiallahuanhu a su par sa grande sagesse remettre les choses dans l'ordre, à la Mecque, ce fut notre illustre compagnon Suhayl qui joua ce rôle décisif. Il rassembla les musulmans désorientés par la mort du Prophète Salla-llah allahi wa salam et leur tint un discours admirable qui leur rendit leur sérénité et leur stabilité.
Il leur dit que Muhammad Salla-llah allahi wa salam était un vrai messager et que sa mission était authentique, car ce n'est qu'après l' avoir accomplie qu'il rendit l'âme. Maintenant qu'il est mort, ajouta-t-il son message est toujours là et leur devoir à eux est de suivre ce message et d'être fidèles à ses enseignements. Et c'est là que s'accomplira la prédiction du Prophète Salla-llah allahi wa salam disant à 'Umar :
« Ô 'Umar. peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira !»
Et à propos des incisives que 'Umar radhiallahuanhu voulait arracher, « Laisse-les ô 'Umar, peut-être qu'un jour elles te plairont. », 'Umar radhiallahuanhu se remémora cette prédiction et rit longuement. Suhayl radhiallahuanhu était maintenant un des plus ardents défenseurs de l'islam.
Lorsque les armées musulmanes prirent le chemin menant aux empires romain et perse, Suhayl radhiallahuanhu y prit sa place le plus naturellement du monde, en luttant, cette fois-ci, pour un idéal de salut et de justice pour les peuples asservis et soumis au règne des tyrans.
Le jour de la bataille d'Al-Yarmûk, il fit preuve d'un héroïsme légendaire, trouvant par là l'occasion d'effacer le souvenir de son passé d'ennemi de l'islam. Et il l'effaça aussi courageusement qu'admirablement.
Les armées musulmanes victorieuses revinrent à leur point de départ, mais Suhayl, lui, refusa d'y revenir en dépit de l'attachement qu'il éprouvait pour sa ville natale.
Un de ses compagnons, Abû Sa`d Ibn Fudhâla qui l'avait accompagné en Syrie rapporte à son sujet ce qui suit : « J'ai entendu Suhayl radhiallahuanhu dire, alors que nous étions en Syrie :
“J'ai entendu le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam dire : ” Celui qui consacre une heure de sa vie au service de Dieu a plus de mérites que celui qui oeuvre toute sa vie dans sa famille.”
Aussi, je me consacrerai là au service de Dieu et je ne retourne plus à la Mecque.” »
Et c'est dans les environs de la Palestine qu'il mourut, alors qu'il était mobilisé dans la voie de Dieu, prêt à tout moment à lutter pour la défense de l'islam et pour sa gloire.
Que Dieu soit satisfait de cet illustre compagnon repentant et plein de résipiscence !
Son redoutable sens de la diplomatie et sa réputation de fin négociateur furent utilisés par Quraysh lorsqu'il fallait ouvrir des négociations avec le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam. Et c'est ainsi que son nom allait se confondre dans l'histoire avec le traité d'Al-Hudaybiya signé entre le Prophète Salla-llah allahi wa salam et la tribu de Quraysh en l'an six de l'Hégire.
Ce jour-là, Suhayl fit preuve d'une intransigeance excessive en refusant que soit mentionné sur le parchemin du traité le terme de « Clément », qualifiant Dieu, et celui de Messager de Dieu, qualifiant le Prophète Salla-llah allahi wa salam, en dépit des protestations des compagnons.
Mais le Messager de Dieu savait ce que ses compagnons ignoraient. Et c'est ainsi que le traité d'Al-Hudaybiya s'avérera être un vrai succès diplomatique pour la cause de l'islam.
Il en va de même pour Suhayl à qui beaucoup de compagnons en voulaient pour son hostilité contre l'islam mais que le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam ménagea pour des raisons que lui seul connaissait.
En effet, lors de la bataille de Badr, Suhayl Ibn 'Amr radhiallahuanhu fut fait prisonnier par les musulmans avec d'autres qurayshites. 'Umar radhiallahuanhu qui lui en voulait terriblement, s'approcha du Prophète Salla-llah allahi wa salam et lui dit :
« Ô Messager de Dieu ! Laisse-moi arracher les incisives à Suhayl pour qu'il ne puisse plus dénigrer. »
L'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam lui répondit :
« Ô 'Umar, je n'ai pas le droit de mutiler quiconque afin que Dieu ne me mutile pas, bien que je sois prophète. »
Puis, il fit à 'Umar radhiallahuanhu cette confidence :
« Ô 'Umar, peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira…»
Là aussi, l'observation du Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'avérera vraie… Le plus grand tribun de Quraysh, son plus fin diplomate, devint un des plus acharnés défenseurs de l'islam qu'il avait tant combattu. Et cette heureuse métamorphose ne fut possible que grâce à la grandeur d'âme et la magnanimité dont fit preuve le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam lors de son entrée à la Mecque.
C'est en l'an huit de l'Hégire, en effet, que le Prophète Salla-llah allahi wa salam, à la tête de quelques dix mille musulmans, marcha sur la Mecque d'où il avait été expulsé avec ses compagnons huit ans auparavant. Jamais la Mecque et ses environs n'avaient vu un tel monde discipliné scandant l'unicité de Dieu.
L'islam, qui ne comptait qu'un nombre restreint d'hommes et de femmes obligés de se cacher pour adorer Dieu était maintenant au fait de sa gloire et de sa puissance. La Mecque, voyant que toute résistance était vaine, ouvrit ses portes et retint son souffle. Qu'allait faire d'elle le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam après qu'elle l'eût traité d'imposteur, torturé et persécuté ses compagnons jusqu'à ce qu'elle les ait chassés de leur terre natale ?
Et c'est ainsi que la crainte de la vengeance pour les torts subis par les musulmans s'installa dans les coeurs des qurayshites. Suhayl Ibn 'Amr radhiallahuanhu était de ceux qui avaient cette impression. Laissons-le nous raconter lui-même ce qu'il avait ressenti ce jour-là :
« Lorsque le Messager d'Allah entra à la Mecque, je me suis réfugié chez moi et me suis barricadé. Ensuite, j'ai envoyé mon fils 'Abdallah demander au Prophète de m'accorder l'amân (protection) et le pardon car je craignais pour ma vie. 'Abdallah alla voir le Messager et lui dit : ” Ô Envoyé de Dieu ! Mon père demande de l'amân. Peux-tu le lui accorder ?”
Il lui répondit : « Oui, il a l'aman de Dieu, qu'il sorte sans crainte. »
Ensuite, l'Envoyé de Dieu Salla-llah allahi wa salam s'adressa à ceux qui l'entouraient et leur dit : « Quiconque parmi vous aperçoit Suhayl, qu'il évite de lui montrer de l'hostilité, car celui-ci est un homme raisonnable et noble et ce n'est pas quelqu'un comme lui qui peut ignorer l'islam. Aucune force ne peut empêcher les desseins de Dieu de s'accomplir…»
Abdallah courut annoncer la bonne nouvelle à son père. Celui-ci s'écria alors :
« Par Dieu, il a été magnanime !»
Le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam reçut ensuite les habitants de la Mecque inquiets quant à leur sort, et leur dit : « Ô peuple de Quraysh, qu'attendez-vous de moi ? »
Suhayl, qui venait de recevoir le pardon du Prophète Salla-llah allahi wa salam, s'approcha et parla au nom des Quraysh.
Il dit : « Nous n'attendons que le bien. Tu es un frère généreux, fils d'un frère généreux…»
Le visage éclairé par un large sourire, le Messager Salla-llah allahi wa salam les regarda avec affection puis leur dit :
« Allez, vous êtes libres ! »
Depuis ce jour-là, Suhayl radhiallahuanhu ne sera plus le même homme. Ces paroles l'avaient troublé, bousculé et profondément bouleversé. Il pensa et repensa au cas de Muhammad Salla-llah allahi wa salam et n' arrivait pas à admettre qu'un tel homme aux qualités spirituelles et morales indéniables fût un imposteur.
Le Messager Salla-llah allahi wa salam a dit vrai :
« Un homme raisonnable et noble ne peut ignorer l'islam… »
Et c'est ainsi, graduellement, que son coeur s'ouvrit à la lumière de l'islam, ce qui est admirable pour cet homme qui ne s'est pas converti par peur ou par contrainte, mais après une longue réflexion sur le Prophète et son message.
On rapporte que le jour de la bataille de Hunayn, il n'était pas encore musulman, et ce n'est que plus tard qu'il embrassa l'islam à Al-Ja'rana, près de la Mecque. Et là, il devint un musulman fervent et convaincu qui se surpassa pour faire oublier son passé.
Abû Bakr radhiallahuanhu rapportera ce qui suit :
« J'ai vu Suhayl Ibn 'Amr le jour du pèlerinage d'adieu, offrant au Messager de Dieu une bête qu'il sacrifia de sa main.
Ensuite, ce dernier se fit couper les cheveux et je vis Suhayl les prendre et les mettre sur ses yeux.
Je me rappelai alors le refus de Suhayl d'écrire “Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux”
et “Muhammad, Messager de Dieu” et je remerciai Dieu de l'avoir guidé… »
Ses contemporains ont tous témoigné de sa piété, de ses penchants pour la prière et le jeûne, de sa crainte révérencielle de Dieu et de sa passion pour le Saint Coran, qu'il entreprenait d'apprendre avec beaucoup d'efforts. Quant à ses dons de tribun et de diplomate, il les mettra désormais au service de l'islam, seulement de l'islam.
C'est ainsi qu'il prendra une position historique à la mort du Messager Salla-llah allahi wa salam ; position qui redonnera à la communauté sa cohésion et sa stabilité après que celle-ci eût connu des moments de flottement et de panique, aussi bien à Médine qu' à la Mecque.
Si, à Médine, Abû Bakr radhiallahuanhu a su par sa grande sagesse remettre les choses dans l'ordre, à la Mecque, ce fut notre illustre compagnon Suhayl qui joua ce rôle décisif. Il rassembla les musulmans désorientés par la mort du Prophète Salla-llah allahi wa salam et leur tint un discours admirable qui leur rendit leur sérénité et leur stabilité.
Il leur dit que Muhammad Salla-llah allahi wa salam était un vrai messager et que sa mission était authentique, car ce n'est qu'après l' avoir accomplie qu'il rendit l'âme. Maintenant qu'il est mort, ajouta-t-il son message est toujours là et leur devoir à eux est de suivre ce message et d'être fidèles à ses enseignements. Et c'est là que s'accomplira la prédiction du Prophète Salla-llah allahi wa salam disant à 'Umar :
« Ô 'Umar. peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira !»
Et à propos des incisives que 'Umar radhiallahuanhu voulait arracher, « Laisse-les ô 'Umar, peut-être qu'un jour elles te plairont. », 'Umar radhiallahuanhu se remémora cette prédiction et rit longuement. Suhayl radhiallahuanhu était maintenant un des plus ardents défenseurs de l'islam.
Lorsque les armées musulmanes prirent le chemin menant aux empires romain et perse, Suhayl radhiallahuanhu y prit sa place le plus naturellement du monde, en luttant, cette fois-ci, pour un idéal de salut et de justice pour les peuples asservis et soumis au règne des tyrans.
Le jour de la bataille d'Al-Yarmûk, il fit preuve d'un héroïsme légendaire, trouvant par là l'occasion d'effacer le souvenir de son passé d'ennemi de l'islam. Et il l'effaça aussi courageusement qu'admirablement.
Les armées musulmanes victorieuses revinrent à leur point de départ, mais Suhayl, lui, refusa d'y revenir en dépit de l'attachement qu'il éprouvait pour sa ville natale.
Un de ses compagnons, Abû Sa`d Ibn Fudhâla qui l'avait accompagné en Syrie rapporte à son sujet ce qui suit : « J'ai entendu Suhayl radhiallahuanhu dire, alors que nous étions en Syrie :
“J'ai entendu le Messager de Dieu Salla-llah allahi wa salam dire : ” Celui qui consacre une heure de sa vie au service de Dieu a plus de mérites que celui qui oeuvre toute sa vie dans sa famille.”
Aussi, je me consacrerai là au service de Dieu et je ne retourne plus à la Mecque.” »
Et c'est dans les environs de la Palestine qu'il mourut, alors qu'il était mobilisé dans la voie de Dieu, prêt à tout moment à lutter pour la défense de l'islam et pour sa gloire.
Que Dieu soit satisfait de cet illustre compagnon repentant et plein de résipiscence !
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20 Jan 2014 19:24 #146905
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Khadija bint Khuwaylid qu'Allah l'agrée
Nous allons découvrir le portrait de Khadija (radiya Allahu ‘anha), une femme hors du commun, dont le Prophète Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) dira « ..la meilleure des femmes de ma communauté a été ma première épouse… ». Une grande femme d’abord de par sa naissance et son métier, mais également une femme qui ne quittera jamais son mari, et qui le soutiendra envers et contre tout.
Khadija, grande commerçante Mecquoise
Khadija bint Khuwaylid appartenait à la grande tribu Mecquoise des Banu Assad, une branche des Quoraychs. Son oncle, Waraqa ibn Nawfal, était chrétien. C’était un vieil homme apprécié de tous, ayant une grande connaissance des religions et des prophètes passés.
Lorsque les hadiths commencent à parler de Khadija, elle avait 40 ans et était déjà veuve deux fois. On la qualifiait comme étant une très belle femme. Elle aurait eu trois enfants de ses deux premiers mariages, dont un garçon qui fera parti des premiers musulmans, et qui mourra lors de la bataille du chameau sous le califat de ‘Ali. Très riche commerçante, elle avait pour habitude de conclure des affaires avec les hommes de son milieu. On dit que de puissants notables souhaitaient se marier avec elle. Mais elle préférait continuer de travailler, jusqu’au jour où Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) apparût dans sa vie. Il était alors très jeune. Un homme de 25 ans, n’ayant pas encore reçu la révélation divine. Il prenait grand soin d’aider son oncle Abu talib, afin de subvenir aux besoins de sa famille. La vie était alors très dure. Abu Talib conseilla à Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) de traiter ses affaires convenablement avec cette riche commerçante.
Cette dernière a alors décidé de faire appel à celui qui deviendra notre Prophète, afin de conduire ses caravanes marchandes vers la Syrie. Après quelques temps, Khadija avoua à son amie et confidente Nufaysa bint Muniyah, son Amour pour Mohammed (SAWS). Elle avait remarqué une certaine sagesse encrée en lui, et lui accorda sa totale confiance. Khadija décida alors de le demander en mariage. Il hésita dans un premier temps, du fait de ses moyens modestes, mais Nafaysa réussit à le convaincre. Les oncles de part et d’autre se réunirent alors, et la date du mariage entre Khadija et Mohammed (SAWS) fût fixée. Certains hadiths rapportent qu’il y eut de nombreux invités lors de la célébration de leur mariage. Puis le couple s’en alla vivre chez Abu Talib. Le couple vécu heureux et donna naissance à six enfants : deux garçons, Qassim et Abdullah, et quatre filles, Zaynab Ruqiya oum Kalthoum et Fatima. Les garçons moururent en bas âge…
Khadija, la première convertie à l’Islam
Nous sommes encore à une époque où l’idolâtrie règne. La Kaaba accueille toutes les tribus possibles et imaginables pour le pèlerinage annuel. Des rituels polythéistes prospèrent depuis des centaines d’années.
Quinze années se sont écoulées après l’union de Khadija et Mohammed (SAWS). La vie du couple va alors se transformer. Le calme et la paix qu’ont connu Khadija et Mohammed (SAWS) vont faire place aux souffrances qu’ils allaient devoir affronter à Mecqua… Khadija s’était habituée à voir son mari se rendre régulièrement à la grotte de Hira. Il aimait s’éloigner des gens pour s’isoler. Il s’abandonnait à la réflexion sur le monde. Puis, la première révélation de Dieu à Mohammed se manifesta. D’abord dans la grotte, puis chez lui. Mohammed (SAWS) connaitra alors des périodes difficiles. Il se demanda s’il n’avait pas à faire aux démons qui venaient perturber son sommeil. Il alla même jusqu’à douter de ses facultés intellectuelles. Ce sera le début d’une longue patience et d’un soutien inébranlable de la part de Khadija à notre Prophète. C’est elle qui sera présente lorsque Jibril (l’ange Gabriel) apparaitra à son mari. Mohammed lui faisait part de sa peur et n’hésitait pas à poser sa tête sur les genoux de son épouse afin de se calmer. Khadija entreprendra des démarches chez son oncle, Waraqa ibn Nawfal, afin d’essayer de comprendre la signification de ces manifestations surnaturelles.
Beaucoup de hadiths soulignent le bon sens de cette femme. Très vite elle comprendra qu’il ne s’agissait pas d’œuvres sataniques. Elle tente dans un premier temps l’expérience de retirer son foulard lorsque son époux lui signala la présence de Jibril. Seul Mohammed pouvait le voir, et Jibril disparût immédiatement. Khadija en conclût que seul une personne pudique ne pouvait la regarder sans son hijab. Elle su alors apaiser les angoisses du Prophète et l’encouragera jusqu’au bout. Elle apportera réconfort à son mari, mais aussi une aide matérielle précieuse à la communauté, lorsqu’elle suivra le nouveau chemin dont Mohammed est le guide. Elle le poussera à mener sa tâche de Messager correctement.
Al Boukhari rapporte que Khadija dit un jour à son mari : « N’aies pas peur, Dieu ne te mettra jamais à mal, Dieu ne te fera que du bien car tu aides tes proches, tu soutiens ta famille, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu dis la vérité, tu ne t’appropries pas frauduleusement les dépôts, tu secours ceux qui n’ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites tout le monde avec courtoisie ».
Aussitôt que la révélation débuta, Khadija devint la première femme (mais également le premier Homme) à embrasser l’islam. Elle prononcera la shahada et fera ses prières aux côtés du Prophète (SAWS). Elle affrontera la méchanceté et la haine des gens du livre et des polythéistes. Elle suivra son mari jusqu’au bout, même en exil dans le désert. Elle mourra d’ailleurs au 10ème jour du mois du Ramadan de l’année 620, c’est-à-dire trois ans avant l’hégire. Mohammed (SAWS) l’enterrera lui même et ne se remettra jamais de son absence.
Le Prophète après la mort de Khadija
Khadija restera à jamais dans la mémoire du Prophète (SAWS), puisque même après sa mort, Aïcha (radiya Allahu anha), la seconde femme du Prophète, nous apprend qu’il continuait à partager ses biens avec les amis de Khadija, par exemple lorsqu’il sacrifiait un mouton. Aicha en était très jalouse. Elle ressentait que Khadija avait une place bien particulière dans le cœur du messager d’Allah, puisqu’un jour il lui dira selon des hadiths :
« Par Allah (Khadija) a cru en moi lorsque les gens se montraient impies. Elle a tenu pour vrai ce que je disais au moment où les gens me traitaient de menteur. Elle m’a secouru avec ses biens quand les gens m’en privaient. Elle a été la femme qui m’a donné un garçon ».
Et parce que le prophète pensait tant à Khadija après sa mort, Jibril viendra le rassurer pour lui annoncer que Khadija avait une maison de Nacre au Paradis, troublée d’aucun bruit. Une autre version rapporte qu’il s’agit d’une maison d’où seraient exclues la fatigue et les cris. Qu’Allah soit satisfait de notre mère Khadija.
A travers cet exemple de femmes exceptionnelles dans l’Islam, après Maryam puis Khadija, nous ne pouvons que méditer et prendre exemple. Les souffrances causées par la méchanceté des individus ne peuvent que perfectionner notre adoration en notre Créateur. Le seul qui garantit un avenir certain dans l’au-delà.
Khadija, grande commerçante Mecquoise
Khadija bint Khuwaylid appartenait à la grande tribu Mecquoise des Banu Assad, une branche des Quoraychs. Son oncle, Waraqa ibn Nawfal, était chrétien. C’était un vieil homme apprécié de tous, ayant une grande connaissance des religions et des prophètes passés.
Lorsque les hadiths commencent à parler de Khadija, elle avait 40 ans et était déjà veuve deux fois. On la qualifiait comme étant une très belle femme. Elle aurait eu trois enfants de ses deux premiers mariages, dont un garçon qui fera parti des premiers musulmans, et qui mourra lors de la bataille du chameau sous le califat de ‘Ali. Très riche commerçante, elle avait pour habitude de conclure des affaires avec les hommes de son milieu. On dit que de puissants notables souhaitaient se marier avec elle. Mais elle préférait continuer de travailler, jusqu’au jour où Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) apparût dans sa vie. Il était alors très jeune. Un homme de 25 ans, n’ayant pas encore reçu la révélation divine. Il prenait grand soin d’aider son oncle Abu talib, afin de subvenir aux besoins de sa famille. La vie était alors très dure. Abu Talib conseilla à Mohammed (salallahu ‘alayhi wa sallam) de traiter ses affaires convenablement avec cette riche commerçante.
Cette dernière a alors décidé de faire appel à celui qui deviendra notre Prophète, afin de conduire ses caravanes marchandes vers la Syrie. Après quelques temps, Khadija avoua à son amie et confidente Nufaysa bint Muniyah, son Amour pour Mohammed (SAWS). Elle avait remarqué une certaine sagesse encrée en lui, et lui accorda sa totale confiance. Khadija décida alors de le demander en mariage. Il hésita dans un premier temps, du fait de ses moyens modestes, mais Nafaysa réussit à le convaincre. Les oncles de part et d’autre se réunirent alors, et la date du mariage entre Khadija et Mohammed (SAWS) fût fixée. Certains hadiths rapportent qu’il y eut de nombreux invités lors de la célébration de leur mariage. Puis le couple s’en alla vivre chez Abu Talib. Le couple vécu heureux et donna naissance à six enfants : deux garçons, Qassim et Abdullah, et quatre filles, Zaynab Ruqiya oum Kalthoum et Fatima. Les garçons moururent en bas âge…
Khadija, la première convertie à l’Islam
Nous sommes encore à une époque où l’idolâtrie règne. La Kaaba accueille toutes les tribus possibles et imaginables pour le pèlerinage annuel. Des rituels polythéistes prospèrent depuis des centaines d’années.
Quinze années se sont écoulées après l’union de Khadija et Mohammed (SAWS). La vie du couple va alors se transformer. Le calme et la paix qu’ont connu Khadija et Mohammed (SAWS) vont faire place aux souffrances qu’ils allaient devoir affronter à Mecqua… Khadija s’était habituée à voir son mari se rendre régulièrement à la grotte de Hira. Il aimait s’éloigner des gens pour s’isoler. Il s’abandonnait à la réflexion sur le monde. Puis, la première révélation de Dieu à Mohammed se manifesta. D’abord dans la grotte, puis chez lui. Mohammed (SAWS) connaitra alors des périodes difficiles. Il se demanda s’il n’avait pas à faire aux démons qui venaient perturber son sommeil. Il alla même jusqu’à douter de ses facultés intellectuelles. Ce sera le début d’une longue patience et d’un soutien inébranlable de la part de Khadija à notre Prophète. C’est elle qui sera présente lorsque Jibril (l’ange Gabriel) apparaitra à son mari. Mohammed lui faisait part de sa peur et n’hésitait pas à poser sa tête sur les genoux de son épouse afin de se calmer. Khadija entreprendra des démarches chez son oncle, Waraqa ibn Nawfal, afin d’essayer de comprendre la signification de ces manifestations surnaturelles.
Beaucoup de hadiths soulignent le bon sens de cette femme. Très vite elle comprendra qu’il ne s’agissait pas d’œuvres sataniques. Elle tente dans un premier temps l’expérience de retirer son foulard lorsque son époux lui signala la présence de Jibril. Seul Mohammed pouvait le voir, et Jibril disparût immédiatement. Khadija en conclût que seul une personne pudique ne pouvait la regarder sans son hijab. Elle su alors apaiser les angoisses du Prophète et l’encouragera jusqu’au bout. Elle apportera réconfort à son mari, mais aussi une aide matérielle précieuse à la communauté, lorsqu’elle suivra le nouveau chemin dont Mohammed est le guide. Elle le poussera à mener sa tâche de Messager correctement.
Al Boukhari rapporte que Khadija dit un jour à son mari : « N’aies pas peur, Dieu ne te mettra jamais à mal, Dieu ne te fera que du bien car tu aides tes proches, tu soutiens ta famille, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu dis la vérité, tu ne t’appropries pas frauduleusement les dépôts, tu secours ceux qui n’ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites tout le monde avec courtoisie ».
Aussitôt que la révélation débuta, Khadija devint la première femme (mais également le premier Homme) à embrasser l’islam. Elle prononcera la shahada et fera ses prières aux côtés du Prophète (SAWS). Elle affrontera la méchanceté et la haine des gens du livre et des polythéistes. Elle suivra son mari jusqu’au bout, même en exil dans le désert. Elle mourra d’ailleurs au 10ème jour du mois du Ramadan de l’année 620, c’est-à-dire trois ans avant l’hégire. Mohammed (SAWS) l’enterrera lui même et ne se remettra jamais de son absence.
Le Prophète après la mort de Khadija
Khadija restera à jamais dans la mémoire du Prophète (SAWS), puisque même après sa mort, Aïcha (radiya Allahu anha), la seconde femme du Prophète, nous apprend qu’il continuait à partager ses biens avec les amis de Khadija, par exemple lorsqu’il sacrifiait un mouton. Aicha en était très jalouse. Elle ressentait que Khadija avait une place bien particulière dans le cœur du messager d’Allah, puisqu’un jour il lui dira selon des hadiths :
« Par Allah (Khadija) a cru en moi lorsque les gens se montraient impies. Elle a tenu pour vrai ce que je disais au moment où les gens me traitaient de menteur. Elle m’a secouru avec ses biens quand les gens m’en privaient. Elle a été la femme qui m’a donné un garçon ».
Et parce que le prophète pensait tant à Khadija après sa mort, Jibril viendra le rassurer pour lui annoncer que Khadija avait une maison de Nacre au Paradis, troublée d’aucun bruit. Une autre version rapporte qu’il s’agit d’une maison d’où seraient exclues la fatigue et les cris. Qu’Allah soit satisfait de notre mère Khadija.
A travers cet exemple de femmes exceptionnelles dans l’Islam, après Maryam puis Khadija, nous ne pouvons que méditer et prendre exemple. Les souffrances causées par la méchanceté des individus ne peuvent que perfectionner notre adoration en notre Créateur. Le seul qui garantit un avenir certain dans l’au-delà.
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06 Mar 2014 08:16 #146906
par c_moi
Réponse de c_moi sur le sujet Les Compagnons du Prophète (SAW)
رجالٌ خالدون
Salam /koum
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