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[1/3]CHEIKH KHALED BENTOUNES et le CENTENAIRE de la ALÄWIYYA
- ahmeddamien
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(Témoignage du Docteur Carret)
Le témoignage du Docteur Carret n’a nul besoin de présentation. La lisibilité du texte lui-même nous en dispense. De plus, de larges extraits de celui-ci constituent le premier chapitre du livre très connu et partout apprécié de M. Martin Lings, intitulé « Un Saint Musulman du XXe siècle » (cf. Note 1). Cet ouvrage est d’ailleurs jusqu’à présent le seul qui existe en une langue occidentale concernant le Cheikh et son œuvre, et il demeure d’une grande utilité. Il faut savoir toutefois qu’il est exclusivement axé sur l’aspect soufi de l’enseignement du Cheikh, c’est-à-dire le plus rétif à la connaissance simplement intellectuelle, et, partant, ce n’est qu’une approche pour une compréhension extérieure de la doctrine soufie. Car le taçawwuf ou Soufisme ne se transmet guère que d’un Maître régulier à un disciple éprouvé, et jamais autrement.
Le Docteur Carret fut le médecin du Cheikh et il était devenu un ami et un intime de la Zawiya (lieu de réunion des foqara) sans cependant jamais faire partie de la confrérie.
Texte du Dr Carret : Je rencontrai pour la première fois le Cheikh Al-Alawi au printemps de 1920. Ce ne fut pas par hasard. J’avais été appelé auprès de lui comme médecin. Je n’étais alors installé à Mostaganem que depuis quelques mois.
Quel motif avait pu inciter le Cheikh à consulter un médecin, lui qui attachait si peu d’importance à nos petites misères corporelles ? Et pour quelle raison m’avait-il choisi, parmi tant d’autres, moi, nouveau venu ?
Je l’ai su plus tard par lui-même. Peu de temps après mon arrivée à Mostaganem, j’avais installé dans la ville arabe de Tidjditt, exclusivement à l’usage des musulmans, une infirmerie, où je venais trois fois par semaine donner des consultations pour un prix minime. Les indigènes éprouvent une répugnance instinctive pour les dispensaires administratifs. Mon infirmerie installée dans leur ville, chez eux et disposée conformément à leurs goûts et à leurs coutumes, fut un succès. Des échos en parvinrent aux oreilles du Cheikh.
Cette initiative d’un médecin français nouvellement débarqué, qui, contrairement à la plupart des Européens, semblait ne pas considérer les Musulmans de toute la hauteur d’un orgueil méprisant, attira son attention. Sans que je le susse, et sans la moindre tentative d’investigation de sa part, il était bénévolement renseigné par les disciples, sur ma personne, mes faits et gestes, ma façon d’agir envers les malades, et mon attitude sympathique à l’égard des musulmans.
Il en résulta que le Cheikh Al-Alawi me connaissait déjà très bien alors que j’ignorais encore son existence. Une grippe assez sérieuse qu’il contracta au cours du printemps de 1920, le décida à me faire appeler.
Dès le premier contact j’eus l’impression d’être en présence d’une personnalité sortant de l’ordinaire. La salle où l’on me fit entrer était, comme toutes les pièces des demeures musulmanes, dépourvue de meubles. Il ne s’y trouvait que deux coffres, que j’ai su plus tard renfermer des livres et des manuscrits. Mais le parquet était couvert de bout en bout, de tapis et de nattes d’alfa. Dans un coin, un matelas, recouvert d’une couverture. Et sur ce matelas, le dos appuyé contre des coussins, le torse droit, les jambes repliées, les mains posées sur les genoux, immobile, en une attitude hiératique mais que l’on sentait naturelle, était assis le Cheikh.
Ce qui me frappa de suite, fut sa ressemblance avec le visage sous lequel on a coutume de représenter le Christ. Ses vêtements, si voisins, sinon identiques, de ceux que devait porter Jésus, le voile de très fin tissu blanc qui encadrait ses traits, son attitude enfin tout concourait pour renforcer encore cette ressemblance. L’idée me vint à l’esprit que tel devait être le Christ recevant ses disciples, lorsqu’il habitait chez Marthe et Marie.
La surprise me retint un instant sur le seuil de la porte. Lui aussi me considérait, mais d’un regard lointain. Il rompit le premier le silence, prononça les paroles habituelles de bienvenue, et me pria d’entrer. Son neveu, Sidi Mohammed, lui servait d’interprète car le Cheikh comprenait bien le français, mais le parlait avec une certaine difficulté, et affectait de l’ignorer complètement quand il était en présence d’un étranger.
Je demandai des sandales pour recouvrir mes chaussures, afin de ne pas souiller le tapis et les nattes, mais il me fit dire que cela n’avait aucune importance. Sur sa demande on m’apporta une chaise, mais ce meuble me parut si ridicule dans un tel décor que j’en déclinai l’offre, et préférai m’asseoir sur un coussin. Il eut un fin sourire, et je sentis que par ce simple geste j’avais déjà gagné sa sympathie.
Sa voix était douce, un peu voilée. Il parlait peu en phrases courtes, et son entourage, attentif à ses moindres mots, à ses moindres gestes, obéissait en silence. On le sentait entouré d’un profond respect.
Déjà au courant des habitudes musulmanes, et devinant que j’avais affaire à « quelqu’un », je me gardai bien d’aborder brusquement le sujet pour lequel on m’avait fait appeler. Je laissai le Cheikh m’interroger par l’intermédiaire de Sidi Mohammed, sur mon séjour à Mostaganem, les motifs qui m’y avaient amené, les difficultés que j’avais pu rencontrer, et les satisfactions éprouvées.
Durant cette conversation, un jeune disciple avait apporté sur un vaste plateau de cuivre, du thé arabe parfumé à la menthe, et quelques gâteaux. Le Cheikh n’y toucha pas, mais m’invita à boire lorsque le thé fut servi et prononça pour moi le « Bismillah », « Au nom d’Allah ! », lorsque je portai le verre à mes lèvres.
Ce n’est qu’après l’accomplissement de tout ce cérémonial d’usage que le Cheikh se décida à me parler de sa santé. Il m’avait fait venir, me dit-il, non pas pour que je lui prescrive des médicaments, il en prendrait, certes, si je jugeais que cela fût absolument indispensable et utile, mais il n’y tenait nullement. Il désirait simplement savoir si l’affection qu’il avait contractée depuis quelques jours était grave. Il comptait sur moi pour lui dire, en toute franchise et sans réticence, ce que je pensais de son état. Le reste importait peu.
J’étais de plus en plus intéressé et séduit. Un malade qui n’a pas le fétichisme du médicament est déjà un phénomène rare, mais un malade qui se soucie peu de guérir et désire simplement savoir où il en est, constitue une rareté encore plus grand,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,
la suite..........
Dans l’intimité du Cheikh al-Alawi | AISA
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- ahmeddamien
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fou-de-tasmine;114467 écrit: felicitations...
peut on etre féliciter d etre guidée........
meme le guide ...........
il est aussi Guidé
lol
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- le fou
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oui on peut l'être...ahmeddamien;114470 écrit: peut on etre féliciter d etre guidée........
meme le guide ...........
il est aussi Guidé
lol
thou 7athine 3athim...
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- au_gré_du_vent
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vous semblez être dans votre 'milieu'
C'est le poete dont tu as parlé Fou?
Je ne m'attendais pas à un souffiste...
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- ahmeddamien
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au_gré_du_vent;114535 écrit: hello vous deux
vous semblez être dans votre 'milieu'
C'est le poete dont tu as parlé Fou?
Je ne m'attendais pas à un souffiste...
on dit soufi
lol
salam gre
ou soufie
viens on va te faire tourner
lol
tu vas devenir une derviche tourneuse
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- au_gré_du_vent
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ça tourne pas rond sans ça dans ma tête
non merci! sans façons:)
ahmeddamien;114539 écrit: on dit soufi
lol
salam gre
ou soufie
viens on va te faire tourner
lol
tu vas devenir une derviche tourneuse
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