Hizia, une histoire d’amour épique en voie d’être classée patrimoine national

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02 Déc 2009 01:47 #37690 par kredence
L’histoire d’amour épique de Hizia, figure du 19e siècle célébrée par le patrimoine populaire oral, est en voie d’être classée patrimoine national immatériel par la direction de la culture de Biskra.

Les efforts sont actuellement dirigés vers « la constitution d’un dossier rassemblant tous les documents et informations » relatifs à Hizia qui vécut entre 1855 et 1878 pour inscrire l’histoire de la vie de cette figure, sur la liste du patrimoine national immatériel, affirme la direction.

Selon les traditions orales, Hizia était une jeune femme d’une beauté remarquable et d’une âme limpide qui vécut dans la région de Sidi Khaled dans les Ziban occidentaux.

Sa famille comme la majorité des habitants de cette région pratiquait la transhumance vers les Hauts plateaux durant la saison chaude et retournait à l’oasis pendant la saison du froid.

Elle s’était mariée avec son cousin Saïd avec qui elle aurait vécu une histoire d’amour mouvementée couronnée par leur mariage qui dura à peine un mois.

A la mort de sa bien-aimée, Saïd sombra dans un chagrin inconsolable.

Le poète Rabah Benguitoune a immortalisé cette histoire dans un poème d’une rare sincérité qui a été chanté par plusieurs grands artistes dont Rabah Deriassa, Abdelhamid Ababssa et Khélifi Ahmed.

Une banque de données a été constituée sur le personnage de Hizia, selon la direction de la culture qui soutient que cette démarche représente une étape fondamentale dans le processus de classification qui devra aboutir avant la fin de l’année en cours.

APS

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02 Déc 2009 01:56 #37691 par kredence
Quelle belle coincidence !!

Hier, on parlait encore de Hizia, aujourd'hui,le gouvernement reagit,on dirai que quelqu'un du gouvernement lit de facon reguliere,le forum algerie.

Ou alors,c'est la main de Dieu qui en a decide ainsi.

En tout cas,elle merite bien sa place parmi les grandes figures algeriennes,et surtout classee patrimoine national,c'est un tresor national

Un voeux de l'Aid exauce,pour la belle Hizia,et pour toute l'Algerie.

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19 Sep 2010 13:21 #37692 par Radia
Salut,

Franchement, personne ne connait a cent pour cent son histoire !!
Un ecrivain a écrit une autre histoire que celle là.
Je vais la cherché et je vais vous la mettre ici, alors on ne sait pas vraiment qu'elle est la vraie histoire.
L'autre ecrivain qui a fait son livre dit que le jour de son mariage elle pria dieu très fort pour la prendre chez lui au lieu de se marier a quelqu'un qu'elle n'aimait pas au lieu de son cousin son vrai amour et dieu a entendu sa prière et lui otta la vie et son cousin h'bel, perda conscience !!!
Pour moi c'est une belle histoire mais......

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20 Sep 2010 09:02 #37693 par tifo_arbi
Hizia, le nom d’une jeune femme issue de la famille dominante des Bouakkaz de la puissante tribu des Dhouaouda (descendants, selon certains dires, des tribus des Beni Hilal qui avaient envahi le Maghreb vers le XIe siècle ap. J. C. venant d’Arabie) qui régnait en ce 19eme siècle sur toute la région du Zab et dont les terres de parcours et de transhumance s’étendaient des riches plaines de Sétif au Nord jusqu’à l’oasis de Ouled Djellal au Sud, et bien plus loin encore si l’on jugeait par l’influence de son Cheikh el Arab (titre donné à son chef qui signifie littéralement : Chef des Arabes) à l’époque.

Hizia, fille d’Ahmed ben el Bey, était amoureuse de son cousin Saïyed, orphelin recueilli dès sa tendre enfance par son oncle, puissant notable de la tribu et père de Hizia.

Benguitoun, dans son poème, fixe la date de la mort de Hizia à 1295 de l’Hégire, soit 1878 de l’ère chrétienne. Elle avait alors 23 ans, nous dit-il. Hizia serait donc née en 1855.

La cause de son décès fut et reste encore une énigme. Le poème ne nous révèle rien sinon qu’elle fut subite : un mal soudain entre deux haltes, à Oued Tell (une localité à 50km au sud de Sidi Khaled) au retour de la tribu de son séjour saisonnier dans le Nord.

La vérité, bien sûr, on ne la saura jamais !

Saiyed eut recours, trois jours après la mort de Hizia, aux services du poète Benguitoun pour écrire un poème à la mémoire de sa bien-aimée. Plus tard, d'après certains dires, le malheureux cousin s’exilera loin de sa tribu et vivra en solitaire dans l’immensité du désert des Ziban jusqu'à sa mort.

Quoiqu’il en soit, le poème est là pour témoigner de cet amour fou qu’avait porté un jeune homme pour une jeune femme qui valait, à ses yeux, tout ce qu’il y avait de précieux en ce monde et que le poète a chanté avec les paroles du bédouin, langue pure du vécu, langue vivante de tous les jours.

A travers les yeux de Saïyed, le poète Ahmed BENGUITOUN a chanté la beauté de cette femme et décrit les merveilles de son corps, osant lever le voile sur des jardins secrets et nous offrir, à travers les âges, un hymne à l’Amour, un hymne à la Beauté, un hymne à la Femme.

Voilà ce qui, en dernier lieu, pourrait rester de Hizia jusqu’à l’éternité, tant qu’il y aura des poètes pour chanter ce nomadisme existentiel propre au commun des mortels...

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