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Kateb Yacine
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01 Jui 2010 16:25 #54716
par au_gré_du_vent
Kateb Yacine a été créé par au_gré_du_vent
qui ne le connait pas? qui n' a pas essayé de comprendre "Nedjma" par exemple?
Je suis tombée sur ce texte de Kaeb Yacine:
Les paroles restent ...
" On croirait aujourd'hui, en Algérie et dans le monde, que les Algériens parlent l'arabe. Moi-même, je le croyais, jusqu'au jour où je me suis perdu en Kabylie . Pour retrouver mon chemin, je me suis adressé à un paysan sur la route.
Je lui ai parlé en arabe. Il m'a répondu en Tamazight. Impossible de se comprendre. Ce dialogue de sourds m'a donné à réfléchir. Je me suis demandé si le paysan kabyle aurait dû parler arabe, ou si, au contraire, j'aurais dû parler Tamazight, la première langue du pays depuis les temps pré-historiques ...
Pourquoi cette véhémence ! C'est que tamazight notre langue nationale depuis des millénaires, est à peine tolérée, pour ne pas dire proscrite dans l'Algérie indépendante ! ...
On pourrait citer d'autres exemples comme l'interdiction aux parents de donner des prénoms berbères à leurs enfants. On parle d'une liste de prénoms prohibés, mais cette liste n'a jamais été rendue publique.
Comment se fait -il qu'un membre de notre troupe à Alger n'ait pas pu appeler son fils Amazigh ! l'employé de l'Etat Civil lui a répondu que ce prénom ne pouvait être enregistré. Pourtant, nos manuels scolaires parlent de nos ancêtres Imazighen, le pluriel d'Amazigh.
S'il fallait suivre cette logique, il faudrait aussi exclure Hannibal, Massinissa et Jugurtha ! On voit l'absurdité d'une censure bureaucratique qui opère dans l'ombre et fait d'autant plus mal qu'elle atteint le citoyen au plus profond de lui même, en occultant ses origines...
Avant l'indépendance, quand un enseignant français interdisait l'emploi de Tamazight ou de l'arabe à l'école, il était dans son rôle car il oeuvrait pour l'Algérie française.
Aujourd'hui, quand un enseignant algérien et parfois un coopérant arabe prétend nous interdire la langue de nos ancêtres, est-il encore dans son rôle ! C'est la négation de l'indépendance car l'indépendance signifie liberté d'expression, et l'expression commence par la langue maternelle c'est-à-dire Tamazight pour beaucoup d'Algériens qui ne parlent pas l'arabe ou ne le parlent que par obligation, comme nous étions obligés d'apprendre la langue française.
Les fossoyeurs de l'unité nous parlent d'unité, le voleur crie au voleur.
L'unité de la nation ne peut se faire que sur une base positive, une base historique. On ne peut falsifier impunément l'histoire .
L'unité de la nation doit se faire par l'enseignement de Tamazight, non par son ignorance. Beaucoup d'Algériens sont encore aliénés. Ce n'est pas de leur faute. Mais le pouvoir a les moyens d 'enseigner cette langue et de lui offrir en priorité la télévision, puisqu'on l'ouvre bien plusieurs fois par semaine à la langue anglaise...
Les envahisseurs étrangers n'ont cessé de la refouler .Il y a eu les siècles de domination romaine, arabo-islamique, turque, et enfin française. Tous ces envahisseurs ont voulu imposer leur langue au détriment de Tamazight.
Aujourd'hui, par les armes, nous avons mis fin au mythe ravageur de l'Algérie française, mais pour tomber sous le pouvoir d'un mythe encore plus ravageur : celui de l'Algérie arabo-musulmane, par la grâce de dirigeants incultes.
L'Algérie française a duré cent trente ans. L'arabo-islamisme dure depuis treize siècles ! L'aliénation la plus profonde, ce n'est plus de se croire français, mais de se croire arabe. Or il n'y a pas de race arabe, ni de nation arabe. Il y a une langue sacrée, la langue du Coran dont les dirigeants se servent pour masquer au peuple sa propre identité ! C'est ainsi qu'ils se justifient en disant qu'il est important de s'adresser au " monde arabe " dans une langue protocolaire et archaique même si le peuple n'y comprend rien ; ils avouent ainsi qu'ils préfèrent s'adresser à une élite hypothétique, au Caire ou à Baghdad, plutôt que d'avoir recours aux langues populaires, car il existe aussi brimé comme Tamazight, un arabe algérien que le peuple comprend. Mais ces messieurs n'en veulent pas, pour la bonne raison qu'ils veulent écarter les masses populaires du débat politique.
Voilà pourquoi nos bulletins d'information à la TV et à la radio sont en arabe littéraire, et voilà comment un gouvernement s'isole de lui-même en croyant isoler un peuple qui lui échappe.
Et comme l'ignorance engendre le mépris, beaucoup d'Algériens qui se croient arabes - comme certains s'étaient crus français - renient leurs origines ..."
Kateb Yacine (1929/1989)
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Je suis tombée sur ce texte de Kaeb Yacine:
Les paroles restent ...
" On croirait aujourd'hui, en Algérie et dans le monde, que les Algériens parlent l'arabe. Moi-même, je le croyais, jusqu'au jour où je me suis perdu en Kabylie . Pour retrouver mon chemin, je me suis adressé à un paysan sur la route.
Je lui ai parlé en arabe. Il m'a répondu en Tamazight. Impossible de se comprendre. Ce dialogue de sourds m'a donné à réfléchir. Je me suis demandé si le paysan kabyle aurait dû parler arabe, ou si, au contraire, j'aurais dû parler Tamazight, la première langue du pays depuis les temps pré-historiques ...
Pourquoi cette véhémence ! C'est que tamazight notre langue nationale depuis des millénaires, est à peine tolérée, pour ne pas dire proscrite dans l'Algérie indépendante ! ...
On pourrait citer d'autres exemples comme l'interdiction aux parents de donner des prénoms berbères à leurs enfants. On parle d'une liste de prénoms prohibés, mais cette liste n'a jamais été rendue publique.
Comment se fait -il qu'un membre de notre troupe à Alger n'ait pas pu appeler son fils Amazigh ! l'employé de l'Etat Civil lui a répondu que ce prénom ne pouvait être enregistré. Pourtant, nos manuels scolaires parlent de nos ancêtres Imazighen, le pluriel d'Amazigh.
S'il fallait suivre cette logique, il faudrait aussi exclure Hannibal, Massinissa et Jugurtha ! On voit l'absurdité d'une censure bureaucratique qui opère dans l'ombre et fait d'autant plus mal qu'elle atteint le citoyen au plus profond de lui même, en occultant ses origines...
Avant l'indépendance, quand un enseignant français interdisait l'emploi de Tamazight ou de l'arabe à l'école, il était dans son rôle car il oeuvrait pour l'Algérie française.
Aujourd'hui, quand un enseignant algérien et parfois un coopérant arabe prétend nous interdire la langue de nos ancêtres, est-il encore dans son rôle ! C'est la négation de l'indépendance car l'indépendance signifie liberté d'expression, et l'expression commence par la langue maternelle c'est-à-dire Tamazight pour beaucoup d'Algériens qui ne parlent pas l'arabe ou ne le parlent que par obligation, comme nous étions obligés d'apprendre la langue française.
Les fossoyeurs de l'unité nous parlent d'unité, le voleur crie au voleur.
L'unité de la nation ne peut se faire que sur une base positive, une base historique. On ne peut falsifier impunément l'histoire .
L'unité de la nation doit se faire par l'enseignement de Tamazight, non par son ignorance. Beaucoup d'Algériens sont encore aliénés. Ce n'est pas de leur faute. Mais le pouvoir a les moyens d 'enseigner cette langue et de lui offrir en priorité la télévision, puisqu'on l'ouvre bien plusieurs fois par semaine à la langue anglaise...
Les envahisseurs étrangers n'ont cessé de la refouler .Il y a eu les siècles de domination romaine, arabo-islamique, turque, et enfin française. Tous ces envahisseurs ont voulu imposer leur langue au détriment de Tamazight.
Aujourd'hui, par les armes, nous avons mis fin au mythe ravageur de l'Algérie française, mais pour tomber sous le pouvoir d'un mythe encore plus ravageur : celui de l'Algérie arabo-musulmane, par la grâce de dirigeants incultes.
L'Algérie française a duré cent trente ans. L'arabo-islamisme dure depuis treize siècles ! L'aliénation la plus profonde, ce n'est plus de se croire français, mais de se croire arabe. Or il n'y a pas de race arabe, ni de nation arabe. Il y a une langue sacrée, la langue du Coran dont les dirigeants se servent pour masquer au peuple sa propre identité ! C'est ainsi qu'ils se justifient en disant qu'il est important de s'adresser au " monde arabe " dans une langue protocolaire et archaique même si le peuple n'y comprend rien ; ils avouent ainsi qu'ils préfèrent s'adresser à une élite hypothétique, au Caire ou à Baghdad, plutôt que d'avoir recours aux langues populaires, car il existe aussi brimé comme Tamazight, un arabe algérien que le peuple comprend. Mais ces messieurs n'en veulent pas, pour la bonne raison qu'ils veulent écarter les masses populaires du débat politique.
Voilà pourquoi nos bulletins d'information à la TV et à la radio sont en arabe littéraire, et voilà comment un gouvernement s'isole de lui-même en croyant isoler un peuple qui lui échappe.
Et comme l'ignorance engendre le mépris, beaucoup d'Algériens qui se croient arabes - comme certains s'étaient crus français - renient leurs origines ..."
Kateb Yacine (1929/1989)
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02 Jui 2010 10:55 #54717
par MOEZ
Réponse de MOEZ sur le sujet Kateb Yacine ( est un Khobziste )
Kateb Yacine ( est un Khobziste )
Notez bien, que ce Kateb Yacine ( une personnalité de chez moi que je n'aime pas !!!!! ..... ) en effet appeler son fils AMAZIGH et ne pas lui apprendre la langue que ce prénom est censé représenter ? ..... je trouve cela pour le moins léger, mais je ne lui jette pas la pierre pour autant, personne n’est parfait et seuls les imbéciles croient détenir toutes les vérités .....
Notez bien, que ce Kateb Yacine ( une personnalité de chez moi que je n'aime pas !!!!! ..... ) en effet appeler son fils AMAZIGH et ne pas lui apprendre la langue que ce prénom est censé représenter ? ..... je trouve cela pour le moins léger, mais je ne lui jette pas la pierre pour autant, personne n’est parfait et seuls les imbéciles croient détenir toutes les vérités .....
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- au_gré_du_vent
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02 Jui 2010 13:14 #54718
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Kateb Yacine
Que se passe t il là ya djama3a, c'est quand même KATEB YACINE dont il est question!
pourquoi n'y a t il pas de commentaires?? je ne lis rien:unknw:
voila ce qu'on trouve le consernat sur wikipedia par exemple:
Kateb Yacine est né vraisemblablement le 2 août 1929 (peut-être le 6 août) à Constantine mais se trouve inscrit à Condé Smendou, aujourd'hui Zighoud Youcef. Il est issu d'une famille berbère chaouis[1][2] lettrée de Nadhor, actuellement dans la wilaya de Guelma, appelée Kheltiya (ou Keblout). Son grand-père maternel est bach adel, juge suppléant du cadi, à Condé Smendou (Zighoud Youcef), son père avocat et la famille le suivent dans ses successives mutations. Le jeune Kateb (nom qui signifie « écrivain ») entre en 1934 à l'école coranique de Sedrata, en 1935 à l'école française à Lafayette (Bougaa en basse Kabylie, actuelle wilaya de Sétif) où sa famille s'est installée, puis en 1941, comme interne, au lycée de Sétif : le lycée Albertini devenu lycée Kerouani après l'indépendance.
Kateb Yacine se trouve en classe de troisième quand éclatent les manifestations du 8 mai 1945 auxquelles il participe et qui s'achèvent sur le massacre de milliers d'algériens par la police et l'armée françaises. Trois jours plus tard il est arrêté et détenu durant deux mois. Il est définitivement acquis à la cause nationale tandis qu'il voit sa mère « devenir folle ». Exclu du lycée, traversant une période d'abattement, plongé dans Baudelaire et Lautréamont, son père l'envoie au lycée de Bône (Annaba). Il y rencontre "Nedjma" (l'étoile), "cousine déjà mariée", avec qui il vit "peut-être huit mois", confiera-t-il et y publie en 1946 son premier recueil de poèmes. Déjà il se politise et commence à faire des conférences sous l'égide du Parti du peuple algérien, le grand parti nationaliste, de masse, de l'époque. En 1947 Kateb arrive à Paris, « dans la gueule du loup » et prononce en mai, à la Salle des Sociétés savantes, une conférence sur l'émir Abdelkader, adhère au Parti communiste algérien. Au cours d'un deuxième voyage en France il publie l'année suivante Nedjma ou le Poème ou le Couteau (« embryon de ce qui allait suivre ») dans la revue Le Mercure de France. Journaliste au quotidien Alger républicain entre 1949 et 1951, son premier grand reportage a lieu en Arabie saoudite et au Soudan (Khartoum). À son retour il publie notamment, sous le pseudonyme de Saïd Lamri, un article dénonçant l'« escroquerie » au lieu saint de La Mecque.
Après la mort de son père, survenue en 1950, Kateb Yacine devient docker à Alger, en 1952. Puis il s'installe à Paris jusqu'en 1959, où il travaille avec Malek Haddad, se lie avec M'hamed Issiakhem et, en 1954, s'entretient longuement avec Bertolt Brecht. En 1954 la revue Esprit publie « Le cadavre encerclé » qui est mis en scène par Jean-Marie Serreau mais interdit en France. Nedjma paraît en 1956 (et Kateb se souviendra de la réflexion d'un lecteur : C'est trop compliqué, ça. En Algérie vous avez de si jolis moutons, pourquoi vous ne parlez pas de moutons ?). Durant la guerre de libération, Kateb Yacine, harcelé par la Direction de la surveillance du territoire, connaît une longue errance, invité comme écrivain ou subsistant à l'aide d'éventuels petits métiers, en France, Belgique, Allemagne, Italie, Yougoslavie et Union soviétique.
En 1962, après un séjour au Caire, Kateb Yacine est de retour en Algérie peu après les fêtes de l'Indépendance, reprend sa collaboration à Alger républicain, mais effectue entre 1963 et 1967 de nombreux séjours à Moscou, en Allemagne et en France tandis que La femme sauvage, qu'il écrit entre 1954 et 1959, est représentée à Paris en 1963, Les Ancêtres redoublent de férocité en 1967, La Poudre d'intelligence en 1968 (en arabe dialectal à Alger en 1969). Il publie en 1964 dans "Alger républicain" six textes sur "Nos frères les Indiens" et raconte dans "Jeune Afrique" sa rencontre avec Jean-Paul Sartre, tandis que sa mère est internée à l'hôpital psychiatrique de Blida (« La Rose de Blida », dans Révolution Africaine, juillet 1965). En 1967 il part au Viêt Nam, abandonne complètement la forme romanesque et écrit L'homme aux sandales de caoutchouc, pièce publiée, représentée et traduite en arabe en 1970.
Mur d'une rue d'Alger, affiche de M'hamed Issiakhem pour un spectacle de Kateb Yacine, 1978
La même année, s'établissant plus durablement en Algérie et se refusant à écrire en français, Kateb commence, « grand tournant », à travailler à l'élaboration d'un théâtre populaire, épique et satirique, joué en arabe dialectal. Débutant avec la troupe du Théâtre de la Mer à Kouba en 1971, prise en charge par le ministère du Travail et des Affaires sociales, Kateb parcourt avec elle pendant cinq ans toute l'Algérie devant un public d'ouvriers, de paysans et d'étudiants. Ses principaux spectacles ont pour titres Mohamed prends ta valise (1971), La Voix des femmes (1972), La Guerre de deux mille ans (1974) (où reapparaît l'héroïne ancestrale Kahena) (1974), Le Roi de l'Ouest (1975) [contre Hassan II], Palestine trahie (1977). Entre 1972 et 1975 Kateb accompagne les tournées de Mohamed prends ta valise et de La Guerre de deux mille ans en France et en RDA. Au retour de la tournée en France le groupe est délocalisé de Kouba à Bab-El-Oued .Et par la suite « exilé » en 1978 par le pouvoir algérien à Sidi-Bel-Abbès pour diriger le théâtre régional de la ville. Interdit d'antenne à la télévision, il donne ses pièces dans les établissements scolaires ou les entreprises. Ses évocations de la souche berbère et de la langue tamazirt, ses positions libertaires, notamment en faveur de l'égalité de la femme et de l'homme, contre le retour au port du voile, lui valent de nombreuses critiques.
En 1986 Kateb Yacine livre un extrait d'une pièce sur Nelson Mandela, et reçoit en 1987 en France le Grand prix national des Lettres. En 1988 le festival d'Avignon crée Le Bourgeois sans culotte ou le spectre du parc Monceau écrit à la demande du Centre culturel d'Arras pour le bicentenaire de la Révolution française (sur Robespierre). Il s'installe à Vercheny (Drôme) et fait un voyage aux États-Unis mais continue à faire de fréquents séjours en Algérie. Sa mort laisse inachevée une œuvre sur les émeutes algériennes d'octobre 1988. En 2003 son œuvre est inscrite au programme de la Comédie-Française.
Instruit dans la langue du colonisateur, Kateb Yacine considérait la langue française comme le « butin de guerre » des Algériens. « La francophonie est une machine politique néocoloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français », déclarait-il en 1966. Devenu trilingue, Kateb Yacine a également écrit et supervisé la traduction de ses textes en berbère. Son œuvre traduit la quête d'identité d'un pays aux multiples cultures et les aspirations d'un peuple.
Kateb Yacine est le père de Nadia, Hans et Amazigh Kateb, leader et chanteur du groupe Gnawa Diffusion, depuis 2009 producteur en nom propre de ses albums.
pourquoi n'y a t il pas de commentaires?? je ne lis rien:unknw:
voila ce qu'on trouve le consernat sur wikipedia par exemple:
Kateb Yacine est né vraisemblablement le 2 août 1929 (peut-être le 6 août) à Constantine mais se trouve inscrit à Condé Smendou, aujourd'hui Zighoud Youcef. Il est issu d'une famille berbère chaouis[1][2] lettrée de Nadhor, actuellement dans la wilaya de Guelma, appelée Kheltiya (ou Keblout). Son grand-père maternel est bach adel, juge suppléant du cadi, à Condé Smendou (Zighoud Youcef), son père avocat et la famille le suivent dans ses successives mutations. Le jeune Kateb (nom qui signifie « écrivain ») entre en 1934 à l'école coranique de Sedrata, en 1935 à l'école française à Lafayette (Bougaa en basse Kabylie, actuelle wilaya de Sétif) où sa famille s'est installée, puis en 1941, comme interne, au lycée de Sétif : le lycée Albertini devenu lycée Kerouani après l'indépendance.
Kateb Yacine se trouve en classe de troisième quand éclatent les manifestations du 8 mai 1945 auxquelles il participe et qui s'achèvent sur le massacre de milliers d'algériens par la police et l'armée françaises. Trois jours plus tard il est arrêté et détenu durant deux mois. Il est définitivement acquis à la cause nationale tandis qu'il voit sa mère « devenir folle ». Exclu du lycée, traversant une période d'abattement, plongé dans Baudelaire et Lautréamont, son père l'envoie au lycée de Bône (Annaba). Il y rencontre "Nedjma" (l'étoile), "cousine déjà mariée", avec qui il vit "peut-être huit mois", confiera-t-il et y publie en 1946 son premier recueil de poèmes. Déjà il se politise et commence à faire des conférences sous l'égide du Parti du peuple algérien, le grand parti nationaliste, de masse, de l'époque. En 1947 Kateb arrive à Paris, « dans la gueule du loup » et prononce en mai, à la Salle des Sociétés savantes, une conférence sur l'émir Abdelkader, adhère au Parti communiste algérien. Au cours d'un deuxième voyage en France il publie l'année suivante Nedjma ou le Poème ou le Couteau (« embryon de ce qui allait suivre ») dans la revue Le Mercure de France. Journaliste au quotidien Alger républicain entre 1949 et 1951, son premier grand reportage a lieu en Arabie saoudite et au Soudan (Khartoum). À son retour il publie notamment, sous le pseudonyme de Saïd Lamri, un article dénonçant l'« escroquerie » au lieu saint de La Mecque.
Après la mort de son père, survenue en 1950, Kateb Yacine devient docker à Alger, en 1952. Puis il s'installe à Paris jusqu'en 1959, où il travaille avec Malek Haddad, se lie avec M'hamed Issiakhem et, en 1954, s'entretient longuement avec Bertolt Brecht. En 1954 la revue Esprit publie « Le cadavre encerclé » qui est mis en scène par Jean-Marie Serreau mais interdit en France. Nedjma paraît en 1956 (et Kateb se souviendra de la réflexion d'un lecteur : C'est trop compliqué, ça. En Algérie vous avez de si jolis moutons, pourquoi vous ne parlez pas de moutons ?). Durant la guerre de libération, Kateb Yacine, harcelé par la Direction de la surveillance du territoire, connaît une longue errance, invité comme écrivain ou subsistant à l'aide d'éventuels petits métiers, en France, Belgique, Allemagne, Italie, Yougoslavie et Union soviétique.
En 1962, après un séjour au Caire, Kateb Yacine est de retour en Algérie peu après les fêtes de l'Indépendance, reprend sa collaboration à Alger républicain, mais effectue entre 1963 et 1967 de nombreux séjours à Moscou, en Allemagne et en France tandis que La femme sauvage, qu'il écrit entre 1954 et 1959, est représentée à Paris en 1963, Les Ancêtres redoublent de férocité en 1967, La Poudre d'intelligence en 1968 (en arabe dialectal à Alger en 1969). Il publie en 1964 dans "Alger républicain" six textes sur "Nos frères les Indiens" et raconte dans "Jeune Afrique" sa rencontre avec Jean-Paul Sartre, tandis que sa mère est internée à l'hôpital psychiatrique de Blida (« La Rose de Blida », dans Révolution Africaine, juillet 1965). En 1967 il part au Viêt Nam, abandonne complètement la forme romanesque et écrit L'homme aux sandales de caoutchouc, pièce publiée, représentée et traduite en arabe en 1970.
Mur d'une rue d'Alger, affiche de M'hamed Issiakhem pour un spectacle de Kateb Yacine, 1978
La même année, s'établissant plus durablement en Algérie et se refusant à écrire en français, Kateb commence, « grand tournant », à travailler à l'élaboration d'un théâtre populaire, épique et satirique, joué en arabe dialectal. Débutant avec la troupe du Théâtre de la Mer à Kouba en 1971, prise en charge par le ministère du Travail et des Affaires sociales, Kateb parcourt avec elle pendant cinq ans toute l'Algérie devant un public d'ouvriers, de paysans et d'étudiants. Ses principaux spectacles ont pour titres Mohamed prends ta valise (1971), La Voix des femmes (1972), La Guerre de deux mille ans (1974) (où reapparaît l'héroïne ancestrale Kahena) (1974), Le Roi de l'Ouest (1975) [contre Hassan II], Palestine trahie (1977). Entre 1972 et 1975 Kateb accompagne les tournées de Mohamed prends ta valise et de La Guerre de deux mille ans en France et en RDA. Au retour de la tournée en France le groupe est délocalisé de Kouba à Bab-El-Oued .Et par la suite « exilé » en 1978 par le pouvoir algérien à Sidi-Bel-Abbès pour diriger le théâtre régional de la ville. Interdit d'antenne à la télévision, il donne ses pièces dans les établissements scolaires ou les entreprises. Ses évocations de la souche berbère et de la langue tamazirt, ses positions libertaires, notamment en faveur de l'égalité de la femme et de l'homme, contre le retour au port du voile, lui valent de nombreuses critiques.
En 1986 Kateb Yacine livre un extrait d'une pièce sur Nelson Mandela, et reçoit en 1987 en France le Grand prix national des Lettres. En 1988 le festival d'Avignon crée Le Bourgeois sans culotte ou le spectre du parc Monceau écrit à la demande du Centre culturel d'Arras pour le bicentenaire de la Révolution française (sur Robespierre). Il s'installe à Vercheny (Drôme) et fait un voyage aux États-Unis mais continue à faire de fréquents séjours en Algérie. Sa mort laisse inachevée une œuvre sur les émeutes algériennes d'octobre 1988. En 2003 son œuvre est inscrite au programme de la Comédie-Française.
Instruit dans la langue du colonisateur, Kateb Yacine considérait la langue française comme le « butin de guerre » des Algériens. « La francophonie est une machine politique néocoloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français », déclarait-il en 1966. Devenu trilingue, Kateb Yacine a également écrit et supervisé la traduction de ses textes en berbère. Son œuvre traduit la quête d'identité d'un pays aux multiples cultures et les aspirations d'un peuple.
Kateb Yacine est le père de Nadia, Hans et Amazigh Kateb, leader et chanteur du groupe Gnawa Diffusion, depuis 2009 producteur en nom propre de ses albums.
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- ahmeddamien
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02 Jui 2010 14:03 #54719
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet Kateb Yacine
Les copiers colles sont interdits sur le site
surtout les longs
schrikou
surtout les longs
schrikou
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- au_gré_du_vent
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02 Jui 2010 16:41 #54720
par au_gré_du_vent
tu aurais peur de Topaze alias Fendil?:icon_smile:
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Kateb Yacine
ahmeddamien;58778 écrit: Les copiers colles sont interdits sur le site
surtout les longs
schrikou
tu aurais peur de Topaze alias Fendil?:icon_smile:
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02 Jui 2010 18:59 #54721
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet Kateb Yacine
tu avais remarqué
elle m avait pas loupé
paf entre les 2 yeux:unknw::unknw::unknw:
elle m avait pas loupé
paf entre les 2 yeux:unknw::unknw::unknw:
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