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17 février 1909 : Mort de Geronimo, naissance d’une légende
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02 Avr 2010 21:45 #51343
par Jalal
” Je suis né dans les prairies, là où les vents soufflent librement et où rien n’arrête la lumière du soleil. Je suis né là où il n’y a pas de barrière…” Le grand chef Geronimo, en mourant, a sans doute rejoint des plaines infinies et il lance son cheval fougueux sur les mille chemins glorieux que compte le paradis des Indiens.
Geronimo. Un nom de légende qui vient de la terreur de ses ennemis mexicains implorant “Saint Jérôme”, en espagnol, quand ils combattaient contre les Apaches. Go Khla Yeh -celui qui baille - son vrai nom a perdu plusieurs fois toute sa famille dans ses combats contre l’homme blanc. Il a atrocement souffert de cette perte et s’est vengé. “Geronimo, Geronimo ! ” hurlait les soldats en s’enfuyant face à ce guerrier doué d’une force et d’un courage hors du commun.
Geronimo représente le combat de tout un peuple, les Apaches, pour ne pas disparaître. Parqués dans la réserve de San Carlos, sans ressource possible, balayée par les vents chauds du désert, le grand chef aide les siens à redresser la tête. Plusieurs fois, il se révolte et s’enfuit. Arrêté une fois, deux fois, trois fois, il s’évade, attaque les troupes gouvernementales à un contre dix, remporte des victoires inespérées dues à ses talents de tacticiens. Il vit de pillages et de raids meurtriers.
Il sait survivre dans des conditions extrêmes, avec quelques dizaines de fidèles, lorsque les 5000 hommes du général américain Nelson Miles le traquent sans pitié jusqu’à la frontière où 3000 soldats mexicains l’attendent aussi, armés jusqu’aux dents. Il échappe à tous les pièges, toutes les battues, protégé sans doute par ses prémonitions d’ancien chaman.
Au soir de sa vie, fatigué, il accepte de se rendre et finit par s’installer dans l’Oklahoma à Fort Sill. Il se convertit au christianisme et devient peu à peu une légende vivante en défendant, devant les journalistes du monde entier, la cause des Indiens.
Theodore Roosevelt est le premier homme politique au pouvoir à entendre vraiment son message et à envisager un traitement humanitaire, social et éducatif des tribus décimées par des dizaines d’années de mauvais traitements. Ce changement d’attitude du gouvernement fédéral est heureux mais il arrive bien tard… trop tard ?
Sur son lit de mort, Geronimo délivre à ceux qui veulent l’entendre, un message prémonitoire pour l’avenir de l’humanité :
“Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas. ”
ilyaunsiecle.blog.lemonde.fr/category/indiens-damerique/
17 février 1909 : Mort de Geronimo, naissance d’une légende a été créé par Jalal
” Je suis né dans les prairies, là où les vents soufflent librement et où rien n’arrête la lumière du soleil. Je suis né là où il n’y a pas de barrière…” Le grand chef Geronimo, en mourant, a sans doute rejoint des plaines infinies et il lance son cheval fougueux sur les mille chemins glorieux que compte le paradis des Indiens.
Geronimo. Un nom de légende qui vient de la terreur de ses ennemis mexicains implorant “Saint Jérôme”, en espagnol, quand ils combattaient contre les Apaches. Go Khla Yeh -celui qui baille - son vrai nom a perdu plusieurs fois toute sa famille dans ses combats contre l’homme blanc. Il a atrocement souffert de cette perte et s’est vengé. “Geronimo, Geronimo ! ” hurlait les soldats en s’enfuyant face à ce guerrier doué d’une force et d’un courage hors du commun.
Geronimo représente le combat de tout un peuple, les Apaches, pour ne pas disparaître. Parqués dans la réserve de San Carlos, sans ressource possible, balayée par les vents chauds du désert, le grand chef aide les siens à redresser la tête. Plusieurs fois, il se révolte et s’enfuit. Arrêté une fois, deux fois, trois fois, il s’évade, attaque les troupes gouvernementales à un contre dix, remporte des victoires inespérées dues à ses talents de tacticiens. Il vit de pillages et de raids meurtriers.
Il sait survivre dans des conditions extrêmes, avec quelques dizaines de fidèles, lorsque les 5000 hommes du général américain Nelson Miles le traquent sans pitié jusqu’à la frontière où 3000 soldats mexicains l’attendent aussi, armés jusqu’aux dents. Il échappe à tous les pièges, toutes les battues, protégé sans doute par ses prémonitions d’ancien chaman.
Au soir de sa vie, fatigué, il accepte de se rendre et finit par s’installer dans l’Oklahoma à Fort Sill. Il se convertit au christianisme et devient peu à peu une légende vivante en défendant, devant les journalistes du monde entier, la cause des Indiens.
Theodore Roosevelt est le premier homme politique au pouvoir à entendre vraiment son message et à envisager un traitement humanitaire, social et éducatif des tribus décimées par des dizaines d’années de mauvais traitements. Ce changement d’attitude du gouvernement fédéral est heureux mais il arrive bien tard… trop tard ?
Sur son lit de mort, Geronimo délivre à ceux qui veulent l’entendre, un message prémonitoire pour l’avenir de l’humanité :
“Quand le dernier arbre aura été abattu,
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée,
Quand le dernier poisson aura été péché,
Alors, on saura que l’argent ne se mange pas. ”
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02 Avr 2010 21:52 #51344
par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet 17 février 1909 : Mort de Geronimo, naissance d’une légende
Je suis vraiment très touché de votre sensibilité au sujet de l’évocation de Geronimo,l’homme sage des Apaches.
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03 Avr 2010 03:11 #51345
par Jalal
Né le 16 juin 1829 et mort le 17 février 1909, appelé à sa naissance Go Khla Yeh (celui qui baille), était un Amérindien apache qui a combattu le Mexique et les États-Unis.
Né en Juin 1829 en Arizona dans la tribu des Apaches Bedonkohe à Nodoyohn Canyon, au Mexique (actuellement Clifton, Nouveau-Mexique) près de la Rivière Gila. Fils de Taa di tlish hn et de Gha den dini "Celle qui est traversée par la lumière", il n'a jamais été chef, mais en tant qu'homme-médecine (Chaman) et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Tazha, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui. Son beau-frère Juh était un leader de la tribu des Apaches Nednis. Il est appelé également Guu ji ya (l'astucieux).
Géronimo est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas en 1846. En 1858, après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il commence des raids de représailles en territoire mexicain. On dit que Geronimo a fait un rêve la veille du jour où les hommes blancs sont arrivés, il aurait rêvé que des hommes de couleur blanche viennent sur leurs terres pour les exterminer. Il venge sa famille le 30 septembre, jour de la saint-Jérôme 1859. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme (Géronimo ! Géronimo !) pour leur défense, l'inspirent et il prend alors son nom : Geronimo. Plus tard, lors d'une autre attaque surprise, les Mexicains tuent sa nouvelle épouse et son fils.
En octobre 1862, il participe avec les chefs Cochise et Mangas Coloradas à la bataille d'Apache Pass. En janvier 1863, Mangas Coloradas malgré l'opposition de Géronimo, se rend dans la petite ville d'Apache Tejo pour y signer un traité de paix. Il y est torturé et assassiné. En 1871, après près de dix ans de guerre contre les États-Unis, les Apaches Chiricahuas, alors dirigés par Cochise, négocient un accord de paix se rendent sur les conseils de Tom Jeffords. Ils obtiennent la création d’une réserve sur leurs terres. En 1876, la réserve Chiricahua cependant est fermée par les autorités américaines. La plupart des Indiens sont déportés vers la réserve de San Carlos, aride et désertique mais Géronimo, Naiche et Juh réussissent à s’enfuir. Géronimo est arrêté l’année suivante au Nouveau-Mexique par l’agent John P. Clum et transféré à San Carlos. Libéré, il s’enfuit de la réserve quelques mois plus tard. Il gagne le Mexique où il vit de pillages, avant de regagner San Carlos en 1879.
En septembre 1881, peu après la mort de Nochedelklinne, un leader spirituel apache tué par les soldats, Naiche, Géronimo et Juh s’enfuient à nouveau de leur réserve. Ils lancent de violentes attaques contre les colons blancs avant de s’évanouir dans les montagnes mexicaines. En novembre 1882, ils y abattent les 22 soldats mexicains du capitaine Juan Mata Ortiz.
Les raids des Apaches débordent du côté États-Unis (en Arizona et Nouveau-Mexique) : en mars 1883, 26 colons américains sont tués. Le général George Crook est chargé de protéger la population blanche et entreprend de traquer les Apaches hostiles dans leurs repaires mexicains. Un camp découvert par les éclaireurs apaches de Crook est attaqué en mai 1883. Les leaders apaches acceptent alors le principe d’une reddition. En 1884 Geronimo s’établit de nouveau dans la réserve de San Carlos.
Geronimo (droite) et ses guerriers en 1886.
Geronimo, en compagnie de Naiche et plusieurs membres de la tribu s'échappent plusieurs fois, vivant de pillages, avant de se rendre. L'arrestation brutale du guerrier Ka-ya-ten-nae le pousse à s'enfuir une nouvelle fois le 17 mai 1885 avec 35 hommes et 109 femmes et enfants.
Depuis le Mexique, ses hommes lancent plusieurs raids meurtriers en Arizona et au Nouveau Mexique. Il est de nouveau retrouvé au Mexique par des éclaireurs Apaches en mars 1886. Pendant une conférence avec le général Crook, il accepte de regagner la réserve avec les soldats américains. Il se ravise plus tard et s’échappe dans les montagnes avec Naiche, une quinzaine de guerriers et quelques femmes et enfants.
Crook ayant démissionné, c’est le général Nelson Miles qui est chargé de le poursuivre avec 5000 hommes et des milliers de volontaires. 3 000 soldats mexicains sont aussi mobilisés contre les Apaches au sud de la frontière. En marge de la poursuite de Geronimo, le général Miles fait déporter en Floride les Chiricahuas vivant en paix dans la réserve de San Carlos. Pendant plus de 5 mois, Geronimo et ses partisans réussissent à passer entre les mailles du filet, utilisant la surprise, la mobilité et les connaissances des Apaches des modes de survie dans des conditions extrêmes. La capacité à disparaître de Geronimo était attribuée selon son peuple à des pouvoirs de prémonitions qui l'avertissait de la présence de l'ennemi, pouvoirs liés à son statut de chaman Épuisé, fatigué de se battre, il finit par se rendre le 4 septembre 1886 avec 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants. « C’est la quatrième fois que je me rends » dit-il.
Les campagnes de guérilla de Geronimo restent un parfait exemple du genre. Ses excellentes connaissances géographiques et ses facultés à exploiter des ressources humaines limitées et des terrains difficiles ont fait de lui un stratège et un tacticien de premier ordre.
Geronimo photographié par Edward Sheriff Curtis en 1905.
Sa reddition fit l'objet d'une polémique au sein de l'armée américaine, car le Général Howard, chef de l'armée américaine de la zone Pacifique avait rendu compte à son chef d'état major à l'attention du Congrès et du Président des États-Unis d'une reddition d'un dangereux hors-la-loi obtenue sans condition alors que des témoins (notamment le General Stanley) ont rapporté que Geronimo s'est constitué prisonnier de guerre moyennant la prise en charge humanitaire, sociale et éducative des communautés apaches par l'État fédéral.
Sur ordre spécial du président Grover Cleveland, il est placé sous surveillance militaire étroite à Fort Pickens en Floride avec 14 de ses braves. Le climat humide de la Floride s’avère malsain pour les Apaches habitués à celui du désert et plusieurs d'entre eux décèdent. Les survivants sont ramenés à Fort Sill, en Oklahoma, en 1887. Geronimo se convertit alors au christianisme et devient fermier. Il regrette cependant jusqu'à la fin de ses jours de s'être rendu. Il vend des souvenirs à la Louisiana Purchase Exposition en 1904, participe à la parade d'inauguration de Theodore Roosevelt en 1905
Il dicte l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d'une pneumonie à Fort Sill, en Oklahoma, le 17 février 1909. Son dernier vœu est d'être enterré sur les terres de la rivière Gila.
Sa tombe au cimetière du camp militaire Fort Sill aurait été profanée vers 1918 par le groupe occulte de l'université Yale, Skull and Bones, qui conserverait encore actuellement le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo dans des locaux de l'ordre à New Haven. On compterait au nombre des profanateurs Prescott Bush, grand-père de l'ex-président Georges W. Bush. Cet épisode est considéré comme une légende par plusieurs chercheurs tandis que l'historien David H. Miller estime que si les membres de la société ont bien profané une tombe, il y a peu de chance que ce soit celle de Geronimo qui ne comportait pas d'indication à l'époque
En 2009, année du centenaire de sa disparition, l'arrière-petit-fils de Geronimo entreprend une action contre le gouvernement américain pour rassembler les restes de son aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique et faire ainsi respecter ses dernières volontés.
Ce document provient de « fr.wikipedia.org/wiki/Geronimo ».
Réponse de Jalal sur le sujet Geronimo, biographie
Né le 16 juin 1829 et mort le 17 février 1909, appelé à sa naissance Go Khla Yeh (celui qui baille), était un Amérindien apache qui a combattu le Mexique et les États-Unis.
Né en Juin 1829 en Arizona dans la tribu des Apaches Bedonkohe à Nodoyohn Canyon, au Mexique (actuellement Clifton, Nouveau-Mexique) près de la Rivière Gila. Fils de Taa di tlish hn et de Gha den dini "Celle qui est traversée par la lumière", il n'a jamais été chef, mais en tant qu'homme-médecine (Chaman) et guerrier reconnu et respecté, il eut une grande influence sur les Apaches Chiricahuas. Après la mort de Tazha, le fils aîné de Cochise, Naiche, le second fils du vieux chef doit partager le contrôle de la tribu avec lui. Son beau-frère Juh était un leader de la tribu des Apaches Nednis. Il est appelé également Guu ji ya (l'astucieux).
Géronimo est admis au conseil de guerre des Apaches Chiricahuas en 1846. En 1858, après le meurtre de sa mère, de sa femme et de ses trois enfants par l’armée mexicaine près d’un village appelé Kas-ki-yeh par les Apaches, il commence des raids de représailles en territoire mexicain. On dit que Geronimo a fait un rêve la veille du jour où les hommes blancs sont arrivés, il aurait rêvé que des hommes de couleur blanche viennent sur leurs terres pour les exterminer. Il venge sa famille le 30 septembre, jour de la saint-Jérôme 1859. Les cris des Mexicains invoquant saint Jérôme (Géronimo ! Géronimo !) pour leur défense, l'inspirent et il prend alors son nom : Geronimo. Plus tard, lors d'une autre attaque surprise, les Mexicains tuent sa nouvelle épouse et son fils.
En octobre 1862, il participe avec les chefs Cochise et Mangas Coloradas à la bataille d'Apache Pass. En janvier 1863, Mangas Coloradas malgré l'opposition de Géronimo, se rend dans la petite ville d'Apache Tejo pour y signer un traité de paix. Il y est torturé et assassiné. En 1871, après près de dix ans de guerre contre les États-Unis, les Apaches Chiricahuas, alors dirigés par Cochise, négocient un accord de paix se rendent sur les conseils de Tom Jeffords. Ils obtiennent la création d’une réserve sur leurs terres. En 1876, la réserve Chiricahua cependant est fermée par les autorités américaines. La plupart des Indiens sont déportés vers la réserve de San Carlos, aride et désertique mais Géronimo, Naiche et Juh réussissent à s’enfuir. Géronimo est arrêté l’année suivante au Nouveau-Mexique par l’agent John P. Clum et transféré à San Carlos. Libéré, il s’enfuit de la réserve quelques mois plus tard. Il gagne le Mexique où il vit de pillages, avant de regagner San Carlos en 1879.
En septembre 1881, peu après la mort de Nochedelklinne, un leader spirituel apache tué par les soldats, Naiche, Géronimo et Juh s’enfuient à nouveau de leur réserve. Ils lancent de violentes attaques contre les colons blancs avant de s’évanouir dans les montagnes mexicaines. En novembre 1882, ils y abattent les 22 soldats mexicains du capitaine Juan Mata Ortiz.
Les raids des Apaches débordent du côté États-Unis (en Arizona et Nouveau-Mexique) : en mars 1883, 26 colons américains sont tués. Le général George Crook est chargé de protéger la population blanche et entreprend de traquer les Apaches hostiles dans leurs repaires mexicains. Un camp découvert par les éclaireurs apaches de Crook est attaqué en mai 1883. Les leaders apaches acceptent alors le principe d’une reddition. En 1884 Geronimo s’établit de nouveau dans la réserve de San Carlos.
Geronimo (droite) et ses guerriers en 1886.
Geronimo, en compagnie de Naiche et plusieurs membres de la tribu s'échappent plusieurs fois, vivant de pillages, avant de se rendre. L'arrestation brutale du guerrier Ka-ya-ten-nae le pousse à s'enfuir une nouvelle fois le 17 mai 1885 avec 35 hommes et 109 femmes et enfants.
Depuis le Mexique, ses hommes lancent plusieurs raids meurtriers en Arizona et au Nouveau Mexique. Il est de nouveau retrouvé au Mexique par des éclaireurs Apaches en mars 1886. Pendant une conférence avec le général Crook, il accepte de regagner la réserve avec les soldats américains. Il se ravise plus tard et s’échappe dans les montagnes avec Naiche, une quinzaine de guerriers et quelques femmes et enfants.
Crook ayant démissionné, c’est le général Nelson Miles qui est chargé de le poursuivre avec 5000 hommes et des milliers de volontaires. 3 000 soldats mexicains sont aussi mobilisés contre les Apaches au sud de la frontière. En marge de la poursuite de Geronimo, le général Miles fait déporter en Floride les Chiricahuas vivant en paix dans la réserve de San Carlos. Pendant plus de 5 mois, Geronimo et ses partisans réussissent à passer entre les mailles du filet, utilisant la surprise, la mobilité et les connaissances des Apaches des modes de survie dans des conditions extrêmes. La capacité à disparaître de Geronimo était attribuée selon son peuple à des pouvoirs de prémonitions qui l'avertissait de la présence de l'ennemi, pouvoirs liés à son statut de chaman Épuisé, fatigué de se battre, il finit par se rendre le 4 septembre 1886 avec 16 guerriers, 12 femmes et 6 enfants. « C’est la quatrième fois que je me rends » dit-il.
Les campagnes de guérilla de Geronimo restent un parfait exemple du genre. Ses excellentes connaissances géographiques et ses facultés à exploiter des ressources humaines limitées et des terrains difficiles ont fait de lui un stratège et un tacticien de premier ordre.
Geronimo photographié par Edward Sheriff Curtis en 1905.
Sa reddition fit l'objet d'une polémique au sein de l'armée américaine, car le Général Howard, chef de l'armée américaine de la zone Pacifique avait rendu compte à son chef d'état major à l'attention du Congrès et du Président des États-Unis d'une reddition d'un dangereux hors-la-loi obtenue sans condition alors que des témoins (notamment le General Stanley) ont rapporté que Geronimo s'est constitué prisonnier de guerre moyennant la prise en charge humanitaire, sociale et éducative des communautés apaches par l'État fédéral.
Sur ordre spécial du président Grover Cleveland, il est placé sous surveillance militaire étroite à Fort Pickens en Floride avec 14 de ses braves. Le climat humide de la Floride s’avère malsain pour les Apaches habitués à celui du désert et plusieurs d'entre eux décèdent. Les survivants sont ramenés à Fort Sill, en Oklahoma, en 1887. Geronimo se convertit alors au christianisme et devient fermier. Il regrette cependant jusqu'à la fin de ses jours de s'être rendu. Il vend des souvenirs à la Louisiana Purchase Exposition en 1904, participe à la parade d'inauguration de Theodore Roosevelt en 1905
Il dicte l’histoire de sa vie en 1906 avant de mourir d'une pneumonie à Fort Sill, en Oklahoma, le 17 février 1909. Son dernier vœu est d'être enterré sur les terres de la rivière Gila.
Sa tombe au cimetière du camp militaire Fort Sill aurait été profanée vers 1918 par le groupe occulte de l'université Yale, Skull and Bones, qui conserverait encore actuellement le crâne, deux os, une bride et des étriers de Geronimo dans des locaux de l'ordre à New Haven. On compterait au nombre des profanateurs Prescott Bush, grand-père de l'ex-président Georges W. Bush. Cet épisode est considéré comme une légende par plusieurs chercheurs tandis que l'historien David H. Miller estime que si les membres de la société ont bien profané une tombe, il y a peu de chance que ce soit celle de Geronimo qui ne comportait pas d'indication à l'époque
En 2009, année du centenaire de sa disparition, l'arrière-petit-fils de Geronimo entreprend une action contre le gouvernement américain pour rassembler les restes de son aïeul et ramener sa dépouille auprès de son lieu de naissance au Nouveau-Mexique et faire ainsi respecter ses dernières volontés.
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- au_gré_du_vent
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03 Avr 2010 14:50 #51346
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet 17 février 1909 : Mort de Geronimo, naissance d’une légende
un Homme avec un grand "H" qui ne mourra jamais... son histoire ne laisse personne insensible, bien au contraire!
merci de nous le rappeler...
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