Constantine, là où j'ai touché mon chagrin

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23 Mar 2010 21:26 #50601 par baudelaire87
Constantine, là où j'ai touché mon chagrin

Je ne sais qui reprocher mon amour
Le temps, la vie ou les jours
Je ne sais qui reprocher. Mon cœur
A force de gémir, il se meurt
Il aspire tellement te voir
Qu'il est incapable de t'en vouloir
Je ne sais qui reprocher, mon destin
Ou ma vie avec ce drôle de teint
Je cours après chacun de mes rêves
Je cours, je tombe puis je me lève
Je les vois courir devant moi
Laissant mon cœur qui se noie
Je porte sur mon dos mon chagrin
Le voyant comme mon seul gain
Mais il devient avec le temps lourd
Que c'est difficile un chagrin d'amour!!

Je marchais la nuit dans cette ville
Et les gens me prenaient pour un vigile
Je guettais les coins de chaque ruelle
Où aurait passé mon hirondelle
Je demandais à ces rues ton chemin
Le suivant en courant comme un gamin
Je découvrais les secrets de cette ville
Qu'ont détruit à jamais mon âme tranquille
Chérie, cette ville a le teint si douloureux
Qu'elle a compris que je ne suis qu'un amoureux
Venant chercher son cœur et son âme
Seulement dans les bras d'une femme
Chérie, d'après toutes ces rues sinueuses
J'ai compris que ta ville est malheureuse
A Constantine, je n'étais ni mort ni vivant
J'ai laissé une partie de moi au vent
Et j'étais à la recherche de l'inconnu
Tes endroits chérie m'ont reconnu.
Chérie, prenant la rue de France
Il y avait un terrible silence
Il m'a aidé à fouiller dans mon cœur
Tant flétri par cette douleur
Et mon chagrin était si immense
Que je marchais sans conscience
Et arrivant seul sur un pont triste
J'ai vu comment la vie est injuste

Devant chaque endroit, où je passe
Mon âme tremble, se sent lasse
J'y suis allé cherchant mon bonheur
Mais sans te trouver c'était un malheur.
J'étais incapable de faire l'adieu
A une ville bénie par tous les cieux
Dans chaque rue mon amour
Je sentais ton parfum qui court
Je sentais ta présence qui me chatouille
Et l'un de tes beaux yeux qui luit.
Sors chérie dans ces rues sans oubli
Je t'ai laissé une partie de ma folie
Et une empreinte sur chaque pavé
De mon cœur qui était crevé
Tout dans cette ville était témoin
Que je ne t'ai pas sentie loin
J'entendais même ton sourire qui brise
Mon chagrin mais aussi l'éternise
J'entendis le frémissement de ta robe
Qui s'éloigne, revient et m'enrobe
Je suis allé avec un cœur rêveur
Mais revenu en essuyant ses pleurs
Tout était penché, même les toits
Reviens, j'ai tant besoin de toi.

Essai le : 8/03/2010
(Chagrin d'amour)

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23 Mar 2010 23:19 #50602 par oldstone
pas mal du tout . Bon courage pour la suite, que je lirais avec plaisir

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24 Mar 2010 15:38 #50603 par kredence
Bravo,pour un essai,c'est bien reussi !!

baudelaire87;54324 écrit:

Constantine, là où j'ai touché mon chagrin

Je ne sais qui reprocher mon amour
Le temps, la vie ou les jours
Je ne sais qui reprocher. Mon cœur
A force de gémir, il se meurt
Il aspire tellement te voir
Qu'il est incapable de t'en vouloir
Je ne sais qui reprocher, mon destin
Ou ma vie avec ce drôle de teint
Je cours après chacun de mes rêves
Je cours, je tombe puis je me lève
Je les vois courir devant moi
Laissant mon cœur qui se noie
Je porte sur mon dos mon chagrin
Le voyant comme mon seul gain
Mais il devient avec le temps lourd
Que c'est difficile un chagrin d'amour!!

Je marchais la nuit dans cette ville
Et les gens me prenaient pour un vigile
Je guettais les coins de chaque ruelle
Où aurait passé mon hirondelle
Je demandais à ces rues ton chemin
Le suivant en courant comme un gamin
Je découvrais les secrets de cette ville
Qu'ont détruit à jamais mon âme tranquille
Chérie, cette ville a le teint si douloureux
Qu'elle a compris que je ne suis qu'un amoureux
Venant chercher son cœur et son âme
Seulement dans les bras d'une femme
Chérie, d'après toutes ces rues sinueuses
J'ai compris que ta ville est malheureuse
A Constantine, je n'étais ni mort ni vivant
J'ai laissé une partie de moi au vent
Et j'étais à la recherche de l'inconnu
Tes endroits chérie m'ont reconnu.
Chérie, prenant la rue de France
Il y avait un terrible silence
Il m'a aidé à fouiller dans mon cœur
Tant flétri par cette douleur
Et mon chagrin était si immense
Que je marchais sans conscience
Et arrivant seul sur un pont triste
J'ai vu comment la vie est injuste

Devant chaque endroit, où je passe
Mon âme tremble, se sent lasse
J'y suis allé cherchant mon bonheur
Mais sans te trouver c'était un malheur.
J'étais incapable de faire l'adieu
A une ville bénie par tous les cieux
Dans chaque rue mon amour
Je sentais ton parfum qui court
Je sentais ta présence qui me chatouille
Et l'un de tes beaux yeux qui luit.
Sors chérie dans ces rues sans oubli
Je t'ai laissé une partie de ma folie
Et une empreinte sur chaque pavé
De mon cœur qui était crevé
Tout dans cette ville était témoin
Que je ne t'ai pas sentie loin
J'entendais même ton sourire qui brise
Mon chagrin mais aussi l'éternise
J'entendis le frémissement de ta robe
Qui s'éloigne, revient et m'enrobe
Je suis allé avec un cœur rêveur
Mais revenu en essuyant ses pleurs
Tout était penché, même les toits
Reviens, j'ai tant besoin de toi.

Essai le : 8/03/2010
Tekik Mohamed
(Chagrin d'amour)

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24 Mar 2010 16:02 #50604 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Constantine de Nassira Tolba
Ô Constantine!
Crois-moi, je ne sais comment annoncer
Sentinelle montant la garde de l'année,
Femme fatale vêtue en blanc dominant l'univers
Ou femme rebelle repoussant tout acte d'autorité? !
Le chemin tracé sur les cimes des rochers antiques,
À tes pieds témoigne le Rummel de l'histoire tragique,
Orne ton corsage en colliers de perles magiques
À tout instant présent pour te chérir à l'heure romantique.

Constantine!
Que la paix soit pour toi! Le nom de ta religion l'indique,
Tu as percé mon cœur avec la célèbre plume de l'Imam.
Unicité, fraternité, fierté de l'Islam.
Sur les plaques de pierres, je lisais l'histoire défunte,
Savants célèbres disparus, sûrement pas oubliés.
Ils t'ont promis la liberté avant de te laisser
Pour te mettre à l'abri contre les mains des inconnus.

Ô Constantine!
Jadis fut détruite par les différentes colonies.
Aujourd'hui sculptée en édifices préférés.
Jeune sereine comme les larmes d'un enfant prématuré.
Sur les stèles funéraires, c'était le temps de la guerre,
Je murmurais des versets aux paroles divines,
J'aimerais être près de toi un jour de ma vie,
Un rêve comme un autre n'est pas interdit.
Quand j'entends ta voix, ta mélodie
Le chagrin pesant mon cœur s‘atténue.

Constantine !
Ici c'est la saison des pluies.
Les arbrisseaux effeuillés par un geste infidèle;
Pétales et feuilles se balancent en déployant leurs ailes,
Les rues ne sont plus que des déserts inutiles.
Je dis même tout est balayé d'un geste rude et hostile,
Les plaines de narcisses deviennent des endroits d'asile,
Je désire quitter ce pays qui pleure sans arrêt.

ô Constantine !
Ici la nature n'a pas les couleurs d'ailleurs,
Même les cieux ne sont pas charmeurs,
Les minces rayons du soleil ne sont qu'éphémères,
Souriant au jour à chaque éclat de lumière.
Quand le soleil descend peu à peu vers la terre,
Les gris du ciel se heurtent aux écumes de la mer,
Je m'assieds en haut des monts calcaires,
Là ! Je reste des heures à contempler l'instant crépusculaire.
Mes regards s'éloignent au-delà de l'horizon du soir,
Mes yeux s'alanguissent, se fanent dans le noir,
Je crie ma peine au profond de moi-même.
L'eau jaillit des fontaines romaines qui ne sont plus les mêmes.

Constantine !
Ici les rameurs fredonnent le refrain de la triste mélodie
Suivant les pistes de la paisible symphonie.
J'aimerais être près de toi un jour de ma vie,
Un rêve comme les autres n'est pas interdit,
Je désire quitter ce pays qui pleure à l'infini.

Ô Constantine!
Réponds à mon appel je t'en prie,
Ici c'est la saison des pluies
Je sais que là-bas la saison fleurit,
Où, tout s'éveille à la dernière heure de nuit !
Seule, je revis les moments que j'avais vécus,
Un rêve nostalgique que je refuse de partager;
Quand je pense à toi, j'invente des histoires
Pour alléger l'insupportable poids de la peine

Constantine!
La rivière de diamants retentit autour des chevilles,
Des roseaux ondoyés, courtisés et effleurés ;
Aux odeurs du temps et de la terre,
Témoigne encore le Rummel de notre destinée.
D'un geste mimique vient te choyer au réveil,
Toi, endormie dans ton profond sommeil.
En attendant, j'observe un musée qui s'éveille.

Ô Constantine!
Vous passeurs ! Passez doucement je vous implore !
Laissez-moi l'admirer le temps me dévore.
J'ai envie d'écrire des poèmes lyrique encore
J'aimerais peindre ton visage saint et incolore
J'aimerais que le soir demeure au-delà de l'aurore.

Constantine!
Toujours, tu dormais comme un ange heureux,
Sans être réveillée par le fracas des passants orgueilleux
Je chantais pour toi une berceuse de minuit,
À l'aurore, au coucher, qu'importe le temps choisi!
Les ponts ceignent la magie du paysage inouï
Tes paroles fleurissent dans l'esprit,
Ton cœur m'appelle pour me donner son habit.

Ô Constantine !
Réponds à mon appel, je t'en prie!
Sur les portes, je lisais les versets au nom d'Allah
Les vers des poètes aux pieds résistants,
Un proverbe, une citation d'un philosophe
Je ne sais de quelle contrée.
L'écho du chant surgit des entrailles du Rocher
Le palais évoque la clef du poète meurtri,
Disparu pour la liberté de mon pays.

Constantine!
Je sais que tu m'appelles! …
Je voudrais t'offrir le paradis
Je voudrais réciter des odes entre tes mains
Si j'étais riche, je bâtirais un foyer pour les orphelins,
Je bâtirais un culte religieux pour les gamins
Où je graverais à jamais le nom d'Allah au fil de soie! …

Ô Constantine!
Quand je pense à toi! …
Je m'interroge, Qui suis-je cette fois! ?…
Un vieillard branlant de fatigue et de froid?
Ou un poète égaré qui ne retrouve plus sa voix?

Constantine!
Les brumes submergent mon cœur et m'isolent de toi.
Loin des regards impulsifs de la Cité bruitée.
J'entends les cris des ressacs déchaînés
S'arrachent mon poème pour l'emporter.
Loin de toi, ma vie est agonie,
Seules, les larmes restent mes amies.
Sur la pointe des pieds,
Je retourne à la Belle-de-Mai,
Juste des soupirs... sans rien dire...
Sans même mon qalam pour écrire
Ô Constantine!
Réponds à mon appel je t'en prie... !

Extraits du recueil "Le Cri du Cerisier"
Editions Media Plus
Constantine
1997

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24 Mar 2010 16:09 #50605 par kredence
Mohamed,j'ai aussi trouve un referencement de ton poeme sur ce site:

www.creapoemes.com/poeme/amour/208237/

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24 Mar 2010 17:20 #50606 par Nevermore
C’est joli, bravo, et bonne continuation. J’ai surtout adoré la deuxième partie qui commence par « Je marchais la nuit dans cette ville… », Le décor y est sublime, et on ressent ta mélancolie.

En ce qui concerne la première partie on dit « Il aspire tellement à te voir » et non pas « Il aspire tellement te voir », car aspirer est là un verbe transitif indirect.

Et puis « je ne sais qui reprocher mon amour… » ! Ça reste ambigu car on reproche quelque chose à quelqu’un…Peut être que tu voulais dire « je ne sais à qui reprocher mon amour… » En tout cas, je ne suis pas sure d’avoir compris le sens de ta phrase.

Le reste du poème reste superbe

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