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18 Avr 2010 03:28 #52966
par Jalal
L'Inde se gratte la tête pour monter au cocotier
L'Inde produit chaque année 13 milliards de noix de coco, ce qui représente une manne de plus d'un milliard de dollars. Mais aujourd'hui plus personne ne veut monter jusqu'au cocotier pour récolter les fruits. C'est pourquoi l'Inde veut inventer une machine à cueillir les noix de coco...
Comment récolter les noix de coco sans grimper en haut du cocotier ? Au Kerala, une région agricole du sud de l'Inde plébiscitée par les touristes pour ses plages tropicales, l'affaire est prise au sérieux par les responsables politiques : ils viennent de lancer un concours de six mois adressé aux ingénieurs pour dessiner "LA" machine à récolter les noix de coco.
"S'ils relèvent le défi, nous leur donnerons un million de roupies (21.000 dollars)", précise le secrétaire d'Etat à l'Industrie du Kerala, T. Balakrishnan. Et "si le design de la machine est intéressant et faisable, nous les aiderons à commercialiser les machines au Kerala", affirme-t-il.
L'industrie de la noix de coco rapporte chaque année au pays, l'un des principaux producteurs mondiaux, entre 60 et 80 milliards de roupies (1,2 à 1,6 md USD), selon les chiffres de la Fédération indienne de la noix de coco. Le Kerala, avec ses 7,9 millions d'hectares de plantations de cocotiers, figure parmi les principaux Etats producteurs indiens.
Dans tout le pays, 3,5 millions de familles vivent directement ou indirectement de la noix de coco. Depuis des générations, c'est la communauté des Paravan, une basse caste, qui se chargeait de récolter les noix de coco. De père en fils, on apprenait comment grimper aux arbres et récolter le fruit. Mais les progrès socio-économiques, sans compter la difficulté de monter aux arbres parfois hauts de 30 m, ont mis le métier à rude épreuve. (...)
Un habitant de Bombay arrêté pour s’être marié 14 fois
Un homme a été arrêté par la police à Bombay, la semaine dernière pour avoir illégalement épousé pas moins de 14 femmes, ces trois dernières années, révèle le Times of India.
Cinq plaintes ont été déposées à l'encontre de Tushar Waghmare, chacunes d'elles par différentes épouses de ce dernier, ancien salarié de la compagnie aérienne nationale Air India.
Cet ingénieur de 40 ans s'était créé un profil sur un site de rencontre "matrimonial", comme il en existe de nombreux en Inde, où les mariages arrangés restent la norme. Affirmant avoir divorcé sa femme en 2006, il prenait ainsi contact avec des épouses potentielles et organisait des rendez-vous avec leurs parents dans un des appartements qu'il louait.
"Les parents des épouses étaient tous impressionnés par sa situation professionelle et n'ont donc pas songé à faire des recherches appronfondies", a déclaré au Times of India le commissaire de police R. M Vhatkar. Selon ce dernier, Tushar Waghmare passait trois jours de suite avec chaque épouse, avant de prétexter un voyage d'affaire pour en rejoindre une autre.
Le multi-mari s'est finalement fait prendre lorsque sa dernière "victime", une architecte de 29 ans, a découvert le pot aux roses au début du mois. En se rendant à un des appartement de son époux, cette dernière y a trouvé une femme lui a confié s'être mariée à Tushar Waghmare en avril dernier.
L'accusé opérait notamment grâce à un faux certificat de divorce et avait changé son nom de famille de Waghmare à Surpat afin d'épouser des femmes appartenant à la caste des brahmanes.
En Inde, la vache est sacrée mais sa bouse aussi
Des chercheurs recyclent la bouse et l’urine de vache. Ils la transforment en gélules et affirment que ce remède serait efficace contre de nombreuses maladies.
"Il y a du divin dans la bouse de vache", professe Kesari Gumat en arpentant son laboratoire où des chercheurs mélangent des excréments bovins à des herbes médicinales tout en surveillant sur le feu des gobelets d'urine. Ce laboratoire d'Ahmedabad, une ville dans l'ouest de l'Inde, est l'un des nombreux centres de recherche à voir le jour dans un pays où la vache sacrée commence à représenter davantage qu'un symbole spirituel hindou.
Des scientifiques ont développé une gamme médicinale, sous forme de gélules, à base d'urine et de bouse qui peut, selon eux, soigner un éventail de maladies allant des troubles respiratoires aux cancers. "Ces formules ne sont pas nouvelles. On les retrouve dans d'anciens textes sacrés hindous. Nous les utilisons simplement avec une approche scientifique", affirme Kesari Gumat, à la tête de ce centre de recherche.
Le matériau brut est produit sur place à partir de 300 vaches qui vagabondent dans une annexe du centre. Avant d'entrer, les visiteurs doivent ôter chaussures et chaussettes puis braver pieds nus un tapis odorant de bouse tiède séchant au soleil.
"Marcher sur de la bouse fraîche est très bon pour la santé", insiste le directeur du centre. "Cela tue tous les germes et les bactéries et cicatrise les plaies. Et la bouse sèche est un formidable gommage pour se débarrasser des peaux mortes et améliorer la circulation sanguine", avance-t-il. (...)
Déclaré mort à l’hôpital, un homme revient à lui sur le chemin du cimetière
Abdul Karim, du village de Bhati Dhar, dans la région de Jammu et Kashmir, a sûrement eu beaucoup de chance. Hier, les médecins de l'hôpital de Mendhar, dans le district de Poonch, l'avaient déclaré décédé et sa famille avait récupéré son corps pour procéder à l'enterrement.
Après s'être assemblés au domicile d'Abdul Karim, les villageois ont ensuite voulu l'inhumer au cimetière de la ville où une tombe avait déjà été préparée. Mais alors que le cortège funèbre se dirigeait vers le cimetière, quelle ne fut pas la surprise des villageois de voir Abdul Karim bouger, et même parler.
Le pauvre homme était en fait profondément inconscient, et non pas mort, contrairement au diagnostic visiblement hâtif du médecin de Mendhar. Ramené à l'hôpital, Abdul Karim compte bien désormais attaquer l'établissement et lui faire payer le préjudice subi.
Air India : l'équipage dérape en plein vol
ne bagarre a éclaté dimanche entre les membres d'équipage d'un A330 d'Air India, à 9000 mètres d'altitude et sous le regard médusé des passagers.
ls étaient tous bien assis et avaient attaché leur ceinture. Les passagers du vol Air India entre Sharjah (Emirats arabes unis) et New Delhi n'en ont pas été moins surpris de voir les pilotes ainsi qu'un steward et une hôtesse de l'air en venir au mains, alors que l'avion survolait le Pakistan.
A l'origine de la dispute, l'hôtesse aurait accusé les pilotes de harcèlement sexuel, tandis que ces derniers auraient reproché au steward d'avoir bafoué une règle de sécurité élémentaire. Les 106 passagers du vol ne se sont pas particulièrement sentis en sécurité lorsque coups et insultes se sont mis à fuser.
Après un échange de noms d'oiseaux dans le cockpit, l'altercation a dégénéré en véritable pugilat dans les allées de l'avion, se propageant jusque dans la cuisine à compartiments de l'appareil.
Le cockpit est resté désespérément vide tandis que les membres d'équipage étaient occupés à régler leurs comptes. Au pinacle de la confrontation, l'un des pilotes aurait même menacé de détourner l'avion en direction de Karachi.
A l'atterrissage, point d'applaudissement pour les pilotes, mais un comité d'accueil policier a constaté que les membres d'équipage avaient tous reçu des coups. Une enquête a été ouverte et l'hôtesse de l'air a déposé une plainte contre les pilotes pour "atteinte à la pudeur".
On ignore si les passagers éprouvés ont eu droit à un geste commercial de la part d'Air India, qui a annoncé dans un communiqué que deux pilotes et deux membres d'équipage avaient été suspendus.
Une entreprise française propose 69 euros par mois pour travailler en Inde
Après avoir décidé de délocaliser neuf de ses emplois à Bangalore, l’entreprise hexagonale de textile Carreman se voit obligée par la loi de proposer aux employés concernés un reclassement. Soit un emploi dans une mégalopole indienne pour un salaire de misère.
Le coût de la vie en Inde à beau être nettement inférieur à celui de la France, vivre avec moins de 70 euros par mois dans une grande ville du sous-continent relève de l'exploit pour un expatrié étranger. C'est pourtant ce que devront accepter neuf salariés de l'entreprise castraise de textile Carreman, s'ils tiennent absolument à garder leur emploi.
Licenciés à la suite d'un plan de délocalisation en Inde, ils ont reçu vendredi une proposition écrite de la part de la direction du groupe indiquant qu'une place leur était réservée sur le nouveau site du groupe à Bangalore pour... 53 à 69 euros par mois, lit-on dans Le Parisien.
"C'est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d'autres sites même si c'est en Papouasie ou au Bangladesh. Je suis conscient que c'est stupide mais c'est la stupidité de la loi", se défend François Morel, un des deux PDG de Carreman dans un entretien à La Dépêche du Midi. Il assure par ailleurs n'avoir jamais fait de proposition orale aux salariés concernés.
Pour justifier cette décision de délocaliser neuf des 90 emplois du site de Castres à Bangalore (Etat du Karnataka), dans le sud de l'Inde, ce dernier assure que le ralentissement économique n'a pas épargné le secteur du textile et qu'il n'a guère d'autre choix que de procéder à ce "reclassement".
"Nous sommes dans un milieu très concurrentiel avec des clients [...] qui veulent acheter de plus en plus loin pour payer de moins en moins cher", explique t-il, ajoutant que c'est précisément grâce à ces délocalisations que les autres emplois du groupe en France allaient pouvoir être sauvés.
L'expatriation indienne des neufs salariés malheureux de Carreman comprendrait un salaire mensuel brut de 69 euros (4500 roupies), avec un 13e mois, une assurance médicale et une caisse de prévoyance pour 8h de travail par jour, 6 jours sur 7, selon les informations du Parisien. Des conditions tout simplement impossibles pour subvenir à ses besoins en Inde, de surcroît dans une ville en plein essor comme Bangalore, qui accueille chaque année des miliers de cadres du secteur informatique.
La nouvelle de cette délocalisation et de la proposition incongrue d'expartriation qui vient avec ne pouvait plus mal tomber pour la direction de l'entreprise castraise. Hasard malheureux du calendrier, un voyage à Bora-Bora est prochainement prévu pour les commerciaux du groupe. Un "voyage d'affaires" avec les clients du groupe, "prévu depuis longtemps", selon François Morel. Pas de quoi remonter le moral des salariés.
Le nouveau lanceur de chaussure est indien
Après l'Irak et la Chine, c'est au tour de l'Inde de reprendre le flambeau du désormais très à la mode lancé-de-chaussure-sur-politicien-de-haut-rang.
Le ministre indien de l'Intérieur P. Chidambaran a en effet esquivé de peu le soulier lancé par un journaliste en colère, lors d'une conférence de presse à New Delhi, cet après-midi, lit-on dans le Times of India.
Jarnail Singh, rédacteur sikh pour le quotidien Dainik Jagran a justifié son geste en disant que c'était pour protester contre la position du gouvernement dans l'affaire Jaggdish Tytler. Cet ancien ministre membre du parti du Congrès avait été accusé d'avoir joué un rôle dans les émeutes contre la communauté sikh en 1984, avant d'être blanchi à la suite d'une enquête de la police fédérale.
Persistant à obtenir une réponse du ministre de l'Intérieur sur la supposée pression du gouvernement sur les enquêteurs, Jarnail Singh a finalement lancé sa chaussure en direction de son interlocuteur, frustré par le manque de communication de ce dernier. "Ma méthode était peut-être maladroite, mais je n'avais l'intention de blesser personne", a déclaré le journaliste après l'incident.
C'est la troisième fois en quatre mois qu'un politicien est la cible d'un lancé de chaussure, une forme de protestation dont la popularité semble désormais prendre une dimension globale.
En janvier dernier, la semelle d'un journaliste irakien a manqué de peu la tête de l'ex-président américain George Bush- étonnement réactif-lors d'une conférence de presse à Bagdad. C'était ensuite au tour du Premier ministre chinois Wen Jiabao, le 3 février dernier, d'être visé par une chaussure alors qu'il prononçait un discours à l'université de Cambridge en Angleterre.
Jusqu'à présent toutes les tentatives ont donc échoué… mais le mouvement semble bel et bien lancé.
Les skis d’un touriste suédois font scandale au Cachemire (10/02/2009
De violentes manifestations ont secoué, dimanche, la capitale du Cachemire, Srinagar. Pour une fois, ni le Pakistan ni l’Inde ne sont en cause. Le seul responsable de toute cette agitation est un touriste suédois dont les skis, ornés de versets du Coran, ont provoqué la colère de la population.
Magasins et hôtels fermés, pas un chat dehors. Gulmarg, l'une des stations de ski les plus touristiques du pays, était, dimanche, complètement déserte, en pleine saison. Théâtre de manifestations la veille, la station avait en effet préféré se calfeutrer, en ce 8 février. Au même moment à Srinagar, la capitale du Cachemire toute proche, de violentes altercations opposaient police et manifestants, pour des raisons identiques.
Le coupable s'appelle Hans Patrick. Il est suédois, travaille au Qatar et skie au Cachemire, comme des centaines d'autres touristes. Signe particulier ? Des versets du Coran autocollants décorent ses skis. Et si l'ingénu touriste ignorait que sa région de villégiatures était majoritairement musulmane, la population, elle, n'a pas manqué de crier au "sacrilège".
Repérés par des employés de la station, les skis coraniques ont rapidement fait le tour de Gulmarg. Lorsque le Suédois a finalement suivi, bon gré mal gré, les dits employés au poste de police, c'est une véritable foule indignée et furieuse qui les a accueillis, lui et ses skis. Violement pris à partie, Hans Patrick a tout juste pu entrer dans les locaux de la police pour éviter de se faire lyncher.
Les manifestants se sont finalement apaisés dans la soirée du 7 février, sur la promesse de la police qu'elle prendrait les mesures appropriées. En l'occurrence, si Hans Patrick a été longuement interrogé, les policiers n'ont guère jugé utile de l'arrêter. Autant dire que la décision n'a pas satisfait la population.
Le lendemain, les protestations ont reprennent et s'étendent à Srinagar. Les routes sont bloquées et les choses dégénèrent dans la capitale lorsque, arrêtés par la police, les manifestants jettent des pierres. La foule réclame à grands cris des poursuites contre le Suédois, voire son expulsion définitive du Cachemire. Certains appellent même à chasser tous les étrangers de la Vallée, tandis que les slogans lancés attaquent pêle-mêle la Suède, les Etats-Unis et Israël.
"Il y a eu des rumeurs comme quoi il serait Israélien, ce qui a rendu furieux les protestataires qui ont pensé que c'était un acte délibéré", explique l'un des policiers dans The Telegraph. En vérité, Hans Patrick n'est ni Israélien ni juif. Seule l'agence de voyage par laquelle il est venu l'est. Quant à la mystérieuse raison qui l'a poussé à coller des versets du Coran sur ski, c'est sa femme.
Iranienne et pleine de bonnes intentions, celle-ci lui a offert les autocollants comme on offre un porte-bonheur. "Le touriste dit que son épouse musulmane lui a conseillé de les mettre sur ses skis pour être protégé pendant qu'il skierait", raconte le commissaire de police, Muhammad Abdullah, sur le site Kashmir Times.
Ironie du sort, l'attention se sera révélée bien plus dangereuse que bénéfique. Dans les manifestations de Srinagar, neuf personnes ont été blessées, tandis qu'Hans Patrick a passé son dimanche dans les locaux de la police. "Nous devons le garder en détention, pour l'éloigner de tout danger", a expliqué la police.
Une mendiante de Calcutta dépose 91kg de pièces à la banque
Laxmi Das, une mendiante de Calcutta âgée de 60 ans, a ouvert un compte en banque pour y déposer quatre seaux de pièces, soit 91kg de métal. Il a fallu trois jours aux employés pour compter la somme, estimée à 30 000 roupies (environ 450 euros).
La vieille femme, atteinte de poliomyélite, épargnait depuis 44 ans, en prévision de sa retraite, et cachait les seaux dans son abri de fortune. C'est la police qui lui aurait conseillé de déposer son argent à la banque, pour éviter un vol.
Certaines pièces remontent à 1961 et ne sont en principe plus valable, mais Shantanu Neogy, un porte parole de la Central Bank of India, a indiqué que toutes les pièces seraient acceptées "parce qu'elle est pauvre et qu'elle a besoin de soutien".
Deux pilotes d’Air India font la sieste dans les airs et ratent Bombay
Un avion d'Air India effectuant la liaison Jaipur-Bombay a raté sa destination finale poursuivant sa route vers le sud, après l'assoupissement de ses pilotes en plein vol, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Les deux pilotes aux commandes de l'appareil ont été réveillés par des contrôleurs aériens inquiets, alors que l'avion était à mi-distance de la station balnéaire de Goa, situé à plus de 300 km au sud. A l'approche de Bombay les contrôleurs se sont rapidement rendus compte que l'avion n'effectuait pas sa descente sur la ville et ne répondait pas à leurs appels répétés.
L'appareil, qui transportait une centaine de passagers, avait été laissé en mode « automatique » par les pilotes, visiblement fatigués. Tiré de leur sommeil par un signal d'alarme déclenché par l'aéroport, ils ont finalement fait demi-tour pour atterrir sains et saufs à Bombay.
Une veuve invite 100 000 personnes pour aller au Paradis
Quand il s'agit de séduire les dieux, Phuljharia Kunwar ne fait pas les choses à moitié. Originaire de l'Etat du Bihar, au nord de l'Inde, cette veuve de 80 ans a en effet organisé un repas pour quelque 100 000 personnes, cette semaine, dans l'espoir que cette générosité pousse les dieux à lui ouvrir les portes du paradis.
Pendant deux jours, la vieille femme, qui n'a ni famille ni héritiers, a invité tous les habitants des villages environnants à venir festoyer chez elle. “Elle nous a dit qu'elle pouvait désormais entamer son ultime voyage et que son âme pouvait reposer en paix au ciel”, a raconté à l'agence Reuters un élu local, Ajay Kumar Bulganin, qui était invité. “Elle craignait aussi que personne ne fasse la fête après sa mort”, comme le veut la coutume.
Selon les autorités locales, le festin aurait coûté à Phuljharia Kunwar près de 25 000 euros, une véritable fortune pour le pays, surtout dans cette région, qui compte parmi les plus pauvres de l'Inde.
L'Inde produit chaque année 13 milliards de noix de coco, ce qui représente une manne de plus d'un milliard de dollars. Mais aujourd'hui plus personne ne veut monter jusqu'au cocotier pour récolter les fruits. C'est pourquoi l'Inde veut inventer une machine à cueillir les noix de coco...
Comment récolter les noix de coco sans grimper en haut du cocotier ? Au Kerala, une région agricole du sud de l'Inde plébiscitée par les touristes pour ses plages tropicales, l'affaire est prise au sérieux par les responsables politiques : ils viennent de lancer un concours de six mois adressé aux ingénieurs pour dessiner "LA" machine à récolter les noix de coco.
"S'ils relèvent le défi, nous leur donnerons un million de roupies (21.000 dollars)", précise le secrétaire d'Etat à l'Industrie du Kerala, T. Balakrishnan. Et "si le design de la machine est intéressant et faisable, nous les aiderons à commercialiser les machines au Kerala", affirme-t-il.
L'industrie de la noix de coco rapporte chaque année au pays, l'un des principaux producteurs mondiaux, entre 60 et 80 milliards de roupies (1,2 à 1,6 md USD), selon les chiffres de la Fédération indienne de la noix de coco. Le Kerala, avec ses 7,9 millions d'hectares de plantations de cocotiers, figure parmi les principaux Etats producteurs indiens.
Dans tout le pays, 3,5 millions de familles vivent directement ou indirectement de la noix de coco. Depuis des générations, c'est la communauté des Paravan, une basse caste, qui se chargeait de récolter les noix de coco. De père en fils, on apprenait comment grimper aux arbres et récolter le fruit. Mais les progrès socio-économiques, sans compter la difficulté de monter aux arbres parfois hauts de 30 m, ont mis le métier à rude épreuve. (...)
Un habitant de Bombay arrêté pour s’être marié 14 fois
Un homme a été arrêté par la police à Bombay, la semaine dernière pour avoir illégalement épousé pas moins de 14 femmes, ces trois dernières années, révèle le Times of India.
Cinq plaintes ont été déposées à l'encontre de Tushar Waghmare, chacunes d'elles par différentes épouses de ce dernier, ancien salarié de la compagnie aérienne nationale Air India.
Cet ingénieur de 40 ans s'était créé un profil sur un site de rencontre "matrimonial", comme il en existe de nombreux en Inde, où les mariages arrangés restent la norme. Affirmant avoir divorcé sa femme en 2006, il prenait ainsi contact avec des épouses potentielles et organisait des rendez-vous avec leurs parents dans un des appartements qu'il louait.
"Les parents des épouses étaient tous impressionnés par sa situation professionelle et n'ont donc pas songé à faire des recherches appronfondies", a déclaré au Times of India le commissaire de police R. M Vhatkar. Selon ce dernier, Tushar Waghmare passait trois jours de suite avec chaque épouse, avant de prétexter un voyage d'affaire pour en rejoindre une autre.
Le multi-mari s'est finalement fait prendre lorsque sa dernière "victime", une architecte de 29 ans, a découvert le pot aux roses au début du mois. En se rendant à un des appartement de son époux, cette dernière y a trouvé une femme lui a confié s'être mariée à Tushar Waghmare en avril dernier.
L'accusé opérait notamment grâce à un faux certificat de divorce et avait changé son nom de famille de Waghmare à Surpat afin d'épouser des femmes appartenant à la caste des brahmanes.
En Inde, la vache est sacrée mais sa bouse aussi
Des chercheurs recyclent la bouse et l’urine de vache. Ils la transforment en gélules et affirment que ce remède serait efficace contre de nombreuses maladies.
"Il y a du divin dans la bouse de vache", professe Kesari Gumat en arpentant son laboratoire où des chercheurs mélangent des excréments bovins à des herbes médicinales tout en surveillant sur le feu des gobelets d'urine. Ce laboratoire d'Ahmedabad, une ville dans l'ouest de l'Inde, est l'un des nombreux centres de recherche à voir le jour dans un pays où la vache sacrée commence à représenter davantage qu'un symbole spirituel hindou.
Des scientifiques ont développé une gamme médicinale, sous forme de gélules, à base d'urine et de bouse qui peut, selon eux, soigner un éventail de maladies allant des troubles respiratoires aux cancers. "Ces formules ne sont pas nouvelles. On les retrouve dans d'anciens textes sacrés hindous. Nous les utilisons simplement avec une approche scientifique", affirme Kesari Gumat, à la tête de ce centre de recherche.
Le matériau brut est produit sur place à partir de 300 vaches qui vagabondent dans une annexe du centre. Avant d'entrer, les visiteurs doivent ôter chaussures et chaussettes puis braver pieds nus un tapis odorant de bouse tiède séchant au soleil.
"Marcher sur de la bouse fraîche est très bon pour la santé", insiste le directeur du centre. "Cela tue tous les germes et les bactéries et cicatrise les plaies. Et la bouse sèche est un formidable gommage pour se débarrasser des peaux mortes et améliorer la circulation sanguine", avance-t-il. (...)
Déclaré mort à l’hôpital, un homme revient à lui sur le chemin du cimetière
Abdul Karim, du village de Bhati Dhar, dans la région de Jammu et Kashmir, a sûrement eu beaucoup de chance. Hier, les médecins de l'hôpital de Mendhar, dans le district de Poonch, l'avaient déclaré décédé et sa famille avait récupéré son corps pour procéder à l'enterrement.
Après s'être assemblés au domicile d'Abdul Karim, les villageois ont ensuite voulu l'inhumer au cimetière de la ville où une tombe avait déjà été préparée. Mais alors que le cortège funèbre se dirigeait vers le cimetière, quelle ne fut pas la surprise des villageois de voir Abdul Karim bouger, et même parler.
Le pauvre homme était en fait profondément inconscient, et non pas mort, contrairement au diagnostic visiblement hâtif du médecin de Mendhar. Ramené à l'hôpital, Abdul Karim compte bien désormais attaquer l'établissement et lui faire payer le préjudice subi.
Air India : l'équipage dérape en plein vol
ne bagarre a éclaté dimanche entre les membres d'équipage d'un A330 d'Air India, à 9000 mètres d'altitude et sous le regard médusé des passagers.
ls étaient tous bien assis et avaient attaché leur ceinture. Les passagers du vol Air India entre Sharjah (Emirats arabes unis) et New Delhi n'en ont pas été moins surpris de voir les pilotes ainsi qu'un steward et une hôtesse de l'air en venir au mains, alors que l'avion survolait le Pakistan.
A l'origine de la dispute, l'hôtesse aurait accusé les pilotes de harcèlement sexuel, tandis que ces derniers auraient reproché au steward d'avoir bafoué une règle de sécurité élémentaire. Les 106 passagers du vol ne se sont pas particulièrement sentis en sécurité lorsque coups et insultes se sont mis à fuser.
Après un échange de noms d'oiseaux dans le cockpit, l'altercation a dégénéré en véritable pugilat dans les allées de l'avion, se propageant jusque dans la cuisine à compartiments de l'appareil.
Le cockpit est resté désespérément vide tandis que les membres d'équipage étaient occupés à régler leurs comptes. Au pinacle de la confrontation, l'un des pilotes aurait même menacé de détourner l'avion en direction de Karachi.
A l'atterrissage, point d'applaudissement pour les pilotes, mais un comité d'accueil policier a constaté que les membres d'équipage avaient tous reçu des coups. Une enquête a été ouverte et l'hôtesse de l'air a déposé une plainte contre les pilotes pour "atteinte à la pudeur".
On ignore si les passagers éprouvés ont eu droit à un geste commercial de la part d'Air India, qui a annoncé dans un communiqué que deux pilotes et deux membres d'équipage avaient été suspendus.
Une entreprise française propose 69 euros par mois pour travailler en Inde
Après avoir décidé de délocaliser neuf de ses emplois à Bangalore, l’entreprise hexagonale de textile Carreman se voit obligée par la loi de proposer aux employés concernés un reclassement. Soit un emploi dans une mégalopole indienne pour un salaire de misère.
Le coût de la vie en Inde à beau être nettement inférieur à celui de la France, vivre avec moins de 70 euros par mois dans une grande ville du sous-continent relève de l'exploit pour un expatrié étranger. C'est pourtant ce que devront accepter neuf salariés de l'entreprise castraise de textile Carreman, s'ils tiennent absolument à garder leur emploi.
Licenciés à la suite d'un plan de délocalisation en Inde, ils ont reçu vendredi une proposition écrite de la part de la direction du groupe indiquant qu'une place leur était réservée sur le nouveau site du groupe à Bangalore pour... 53 à 69 euros par mois, lit-on dans Le Parisien.
"C'est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d'autres sites même si c'est en Papouasie ou au Bangladesh. Je suis conscient que c'est stupide mais c'est la stupidité de la loi", se défend François Morel, un des deux PDG de Carreman dans un entretien à La Dépêche du Midi. Il assure par ailleurs n'avoir jamais fait de proposition orale aux salariés concernés.
Pour justifier cette décision de délocaliser neuf des 90 emplois du site de Castres à Bangalore (Etat du Karnataka), dans le sud de l'Inde, ce dernier assure que le ralentissement économique n'a pas épargné le secteur du textile et qu'il n'a guère d'autre choix que de procéder à ce "reclassement".
"Nous sommes dans un milieu très concurrentiel avec des clients [...] qui veulent acheter de plus en plus loin pour payer de moins en moins cher", explique t-il, ajoutant que c'est précisément grâce à ces délocalisations que les autres emplois du groupe en France allaient pouvoir être sauvés.
L'expatriation indienne des neufs salariés malheureux de Carreman comprendrait un salaire mensuel brut de 69 euros (4500 roupies), avec un 13e mois, une assurance médicale et une caisse de prévoyance pour 8h de travail par jour, 6 jours sur 7, selon les informations du Parisien. Des conditions tout simplement impossibles pour subvenir à ses besoins en Inde, de surcroît dans une ville en plein essor comme Bangalore, qui accueille chaque année des miliers de cadres du secteur informatique.
La nouvelle de cette délocalisation et de la proposition incongrue d'expartriation qui vient avec ne pouvait plus mal tomber pour la direction de l'entreprise castraise. Hasard malheureux du calendrier, un voyage à Bora-Bora est prochainement prévu pour les commerciaux du groupe. Un "voyage d'affaires" avec les clients du groupe, "prévu depuis longtemps", selon François Morel. Pas de quoi remonter le moral des salariés.
Le nouveau lanceur de chaussure est indien
Après l'Irak et la Chine, c'est au tour de l'Inde de reprendre le flambeau du désormais très à la mode lancé-de-chaussure-sur-politicien-de-haut-rang.
Le ministre indien de l'Intérieur P. Chidambaran a en effet esquivé de peu le soulier lancé par un journaliste en colère, lors d'une conférence de presse à New Delhi, cet après-midi, lit-on dans le Times of India.
Jarnail Singh, rédacteur sikh pour le quotidien Dainik Jagran a justifié son geste en disant que c'était pour protester contre la position du gouvernement dans l'affaire Jaggdish Tytler. Cet ancien ministre membre du parti du Congrès avait été accusé d'avoir joué un rôle dans les émeutes contre la communauté sikh en 1984, avant d'être blanchi à la suite d'une enquête de la police fédérale.
Persistant à obtenir une réponse du ministre de l'Intérieur sur la supposée pression du gouvernement sur les enquêteurs, Jarnail Singh a finalement lancé sa chaussure en direction de son interlocuteur, frustré par le manque de communication de ce dernier. "Ma méthode était peut-être maladroite, mais je n'avais l'intention de blesser personne", a déclaré le journaliste après l'incident.
C'est la troisième fois en quatre mois qu'un politicien est la cible d'un lancé de chaussure, une forme de protestation dont la popularité semble désormais prendre une dimension globale.
En janvier dernier, la semelle d'un journaliste irakien a manqué de peu la tête de l'ex-président américain George Bush- étonnement réactif-lors d'une conférence de presse à Bagdad. C'était ensuite au tour du Premier ministre chinois Wen Jiabao, le 3 février dernier, d'être visé par une chaussure alors qu'il prononçait un discours à l'université de Cambridge en Angleterre.
Jusqu'à présent toutes les tentatives ont donc échoué… mais le mouvement semble bel et bien lancé.
Les skis d’un touriste suédois font scandale au Cachemire (10/02/2009
De violentes manifestations ont secoué, dimanche, la capitale du Cachemire, Srinagar. Pour une fois, ni le Pakistan ni l’Inde ne sont en cause. Le seul responsable de toute cette agitation est un touriste suédois dont les skis, ornés de versets du Coran, ont provoqué la colère de la population.
Magasins et hôtels fermés, pas un chat dehors. Gulmarg, l'une des stations de ski les plus touristiques du pays, était, dimanche, complètement déserte, en pleine saison. Théâtre de manifestations la veille, la station avait en effet préféré se calfeutrer, en ce 8 février. Au même moment à Srinagar, la capitale du Cachemire toute proche, de violentes altercations opposaient police et manifestants, pour des raisons identiques.
Le coupable s'appelle Hans Patrick. Il est suédois, travaille au Qatar et skie au Cachemire, comme des centaines d'autres touristes. Signe particulier ? Des versets du Coran autocollants décorent ses skis. Et si l'ingénu touriste ignorait que sa région de villégiatures était majoritairement musulmane, la population, elle, n'a pas manqué de crier au "sacrilège".
Repérés par des employés de la station, les skis coraniques ont rapidement fait le tour de Gulmarg. Lorsque le Suédois a finalement suivi, bon gré mal gré, les dits employés au poste de police, c'est une véritable foule indignée et furieuse qui les a accueillis, lui et ses skis. Violement pris à partie, Hans Patrick a tout juste pu entrer dans les locaux de la police pour éviter de se faire lyncher.
Les manifestants se sont finalement apaisés dans la soirée du 7 février, sur la promesse de la police qu'elle prendrait les mesures appropriées. En l'occurrence, si Hans Patrick a été longuement interrogé, les policiers n'ont guère jugé utile de l'arrêter. Autant dire que la décision n'a pas satisfait la population.
Le lendemain, les protestations ont reprennent et s'étendent à Srinagar. Les routes sont bloquées et les choses dégénèrent dans la capitale lorsque, arrêtés par la police, les manifestants jettent des pierres. La foule réclame à grands cris des poursuites contre le Suédois, voire son expulsion définitive du Cachemire. Certains appellent même à chasser tous les étrangers de la Vallée, tandis que les slogans lancés attaquent pêle-mêle la Suède, les Etats-Unis et Israël.
"Il y a eu des rumeurs comme quoi il serait Israélien, ce qui a rendu furieux les protestataires qui ont pensé que c'était un acte délibéré", explique l'un des policiers dans The Telegraph. En vérité, Hans Patrick n'est ni Israélien ni juif. Seule l'agence de voyage par laquelle il est venu l'est. Quant à la mystérieuse raison qui l'a poussé à coller des versets du Coran sur ski, c'est sa femme.
Iranienne et pleine de bonnes intentions, celle-ci lui a offert les autocollants comme on offre un porte-bonheur. "Le touriste dit que son épouse musulmane lui a conseillé de les mettre sur ses skis pour être protégé pendant qu'il skierait", raconte le commissaire de police, Muhammad Abdullah, sur le site Kashmir Times.
Ironie du sort, l'attention se sera révélée bien plus dangereuse que bénéfique. Dans les manifestations de Srinagar, neuf personnes ont été blessées, tandis qu'Hans Patrick a passé son dimanche dans les locaux de la police. "Nous devons le garder en détention, pour l'éloigner de tout danger", a expliqué la police.
Une mendiante de Calcutta dépose 91kg de pièces à la banque
Laxmi Das, une mendiante de Calcutta âgée de 60 ans, a ouvert un compte en banque pour y déposer quatre seaux de pièces, soit 91kg de métal. Il a fallu trois jours aux employés pour compter la somme, estimée à 30 000 roupies (environ 450 euros).
La vieille femme, atteinte de poliomyélite, épargnait depuis 44 ans, en prévision de sa retraite, et cachait les seaux dans son abri de fortune. C'est la police qui lui aurait conseillé de déposer son argent à la banque, pour éviter un vol.
Certaines pièces remontent à 1961 et ne sont en principe plus valable, mais Shantanu Neogy, un porte parole de la Central Bank of India, a indiqué que toutes les pièces seraient acceptées "parce qu'elle est pauvre et qu'elle a besoin de soutien".
Deux pilotes d’Air India font la sieste dans les airs et ratent Bombay
Un avion d'Air India effectuant la liaison Jaipur-Bombay a raté sa destination finale poursuivant sa route vers le sud, après l'assoupissement de ses pilotes en plein vol, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Les deux pilotes aux commandes de l'appareil ont été réveillés par des contrôleurs aériens inquiets, alors que l'avion était à mi-distance de la station balnéaire de Goa, situé à plus de 300 km au sud. A l'approche de Bombay les contrôleurs se sont rapidement rendus compte que l'avion n'effectuait pas sa descente sur la ville et ne répondait pas à leurs appels répétés.
L'appareil, qui transportait une centaine de passagers, avait été laissé en mode « automatique » par les pilotes, visiblement fatigués. Tiré de leur sommeil par un signal d'alarme déclenché par l'aéroport, ils ont finalement fait demi-tour pour atterrir sains et saufs à Bombay.
Une veuve invite 100 000 personnes pour aller au Paradis
Quand il s'agit de séduire les dieux, Phuljharia Kunwar ne fait pas les choses à moitié. Originaire de l'Etat du Bihar, au nord de l'Inde, cette veuve de 80 ans a en effet organisé un repas pour quelque 100 000 personnes, cette semaine, dans l'espoir que cette générosité pousse les dieux à lui ouvrir les portes du paradis.
Pendant deux jours, la vieille femme, qui n'a ni famille ni héritiers, a invité tous les habitants des villages environnants à venir festoyer chez elle. “Elle nous a dit qu'elle pouvait désormais entamer son ultime voyage et que son âme pouvait reposer en paix au ciel”, a raconté à l'agence Reuters un élu local, Ajay Kumar Bulganin, qui était invité. “Elle craignait aussi que personne ne fasse la fête après sa mort”, comme le veut la coutume.
Selon les autorités locales, le festin aurait coûté à Phuljharia Kunwar près de 25 000 euros, une véritable fortune pour le pays, surtout dans cette région, qui compte parmi les plus pauvres de l'Inde.
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