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Relativité...
- Kenzor
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au_gré_du_vent;56017 écrit: Parmi les choses que la grande ECOLE qu'est la vie nous apprend c'est qu'on a des chances de mieux accepter son quotidien en relativisant, il faudra juste faire attention à ne pas tomber dans le piège de la médiocrité pour autant.
tu as parlé de beauté, je te copie cette phrase lue qlq part: Vivre chaque instant, étinceler le présent...
n'est ce pas beau? :smile:
Pour bien m'impregnier, j'ai lu et relu ton message de l'espoir et de ce qu'on doit se contenter de ce que l'on a et, effectivement tout est relatif! Oui, je peux le dire sans craindre le ridicule, je suis chanceux et heureux, d'abord d'etre parmi vous, de vous lire, d'etre respecté et d'apprendre chaque jour que dieu fait de ce que vous m'apportez.
A mon tour j'essaierai de vous donner une part de moi-meme, la meilleure j'espere.
MERCI AU_GRE.
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Kenzor;56061 écrit: A mon tour j'essaierai de vous donner une part de moi-meme, la meilleure j'espere.
Cher Kenzor,
tu ne cesses de nous donner le meilleur de toi mm, ta générosité est constante.
puisque tu aimes ce genre de texte, je te propose la fable dite de la grenouille cuite, bonne lecture si tu ne la connais pas encore:icon_smile:
Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.
Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.
Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.
C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne - ou presque - ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon - au ralenti - que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.
De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes "hyper-technologique" mais surtout des plus lugubres.
Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.
Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.
Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.
Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.
Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.
Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptômes - par lesquels elle se traduit.
Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.
Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.
Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?
En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.
L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés - bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles - comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.
© Olivier Clerc
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effectivement je ne la connais pas et merci de me la donner en primeur!au_gré_du_vent;56078 écrit: Cher Kenzor,
tu ne cesses de nous donner le meilleur de toi mm, ta générosité est constante.
puisque tu aimes ce genre de texte, je te propose la fable dite de la grenouille cuite, bonne lecture si tu ne la connais pas encore:icon_smile:
Imaginez une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L’eau se chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température commence à grimper. L’eau est chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille ; ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est maintenant vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle est aussi affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien. La température de l’eau va ainsi monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s’être extraite de la marmite.
Plongée dans une marmite à 50°, la grenouille donnerait immédiatement un coup de pattes salutaire et se retrouverait dehors.
Cette expérience (que je ne recommande pas) est riche d’enseignements. Elle montre que lorsqu’un changement négatif s’effectue de manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte.
C’est exactement ce qui se produit dans la société où nous vivons. D’année en année, on observe une constante dégradation des valeurs, laquelle s’effectue cependant assez lentement pour que personne - ou presque - ne s’en offusque. Pourtant, comme la grenouille que l’on plonge brusquement dans de l’eau à 50°, il suffirait de prendre le Français moyen du début des années 80 et, par exemple, de lui faire regarder la TV d’aujourd’hui ou lire les journaux actuels pour observer de sa part une réaction certaine de stupéfaction et d’incrédulité. Il peinerait à croire que l’on puisse un jour écrire des articles aussi médiocres dans le fond et irrespectueux dans la forme que ceux que nous trouvons normal de lire aujourd’hui, ou que puissent passer à l’écran le genre d’émissions débiles qu’on nous propose quotidiennement. L’augmentation de la vulgarité et de la grossièreté, l’évanouissement des repères et de la moralité, la relativisation de l’éthique, se sont effectués de telle façon - au ralenti - que bien peu l’ont remarqué ou dénoncé.
De même, si nous pouvions être subitement plongés en l’an 2022 et y observer ce que le monde sera devenu d’ici là, s’il continue de dévaler la pente sur laquelle il se trouve, nous en serions sans doute encore plus interloqués, tant il semble que le phénomène s’accélère (accélération rendue possible par la vitesse à laquelle nous sommes bombardés d’informations nouvelles et en oublions le reste). Notons d’ailleurs que les films futuristes s’accordent pour ainsi dire tous à nous présenter un futur certes "hyper-technologique" mais surtout des plus lugubres.
Chaque fois qu’un changement est trop faible, trop lent, il faut soit une conscience très aiguisée soit une bonne mémoire pour s’en rendre compte. Il semble que l’une et l’autre soient aujourd’hui chose rare.
Sans conscience, nous devenons moins qu’humain.
Sans mémoire, nous pourrions passer chaque jour de la clarté à la nuit (et inversement) sans nous en rendre compte, car les changements d’intensité lumineuse sont trop lents pour être perçus par la pupille humaine. C’est la mémoire qui nous fait prendre conscience a posteriori de l’alternance du jour et de la nuit.
Gavée par trop d’informations inutiles, la mémoire s’émousse.
Abrutie par un excès de stimulations sensorielles, la conscience s’endort.
Et notre civilisation s’enfonce ainsi dans l’obscurité spirituelle, avec le délitement social, la dégradation environnementale, la dérive faustienne de la génétique et des biotechnologies, et l’abrutissement de masse - entre autres symptômes - par lesquels elle se traduit.
Le principe de la grenouille dans la marmite d’eau est un piège dont on ne se méfie jamais trop si l’on a pour idéal la recherche de la qualité, de l’amélioration, du perfectionnement, si l’on refuse la médiocrité, le statu quo, le laisser-faire.
Incidemment, ce principe fonctionne aussi au positif et même en cela il peut nous jouer des tours. Les efforts que l’on fait quotidiennement provoquent eux aussi des changements - positifs, cette fois - mais parfois trop faibles pour être immédiatement perçus ; ces améliorations sont pourtant bien là, et à ne pas les observer, certains se laissent décourager à tort.
Comment, alors, ne pas succomber au piège du principe de la grenouille dans la marmite d’eau, individuellement ou collectivement ?
En ne cessant d’accroître sa conscience, d’une part, et en conservant un souvenir intact de l’idéal et des buts que l’on s’est fixés.
L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, conscience de ses émotions, conscience d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, de toute doctrine, de toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience devraient donc être considérés - bien plus que le développement des seules facultés intellectuelles - comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.
© Olivier Clerc
Tres profond ce texte et on se demande à la fin, mais qui sommes-nous réellement?
Science sans conscience n'est que ruine de l'ame...
Je pense que nous sommes ainsi fait sinon le monde serait autrement aujourd'hui... un paradis peut-etre, qui sait!
Cette fable de la grenouille est amere et montre combien l'homme a encore du chemin à parcourir pour atteindre le "but", mais quel but? destruction ou harmonie?
C'est beau ce que tu as rapporté, c'est l'occasion pour chacun de nous, de toujours se remettre en question et dire eh! les amis, ou dois-je mettre ma pierre pour aider à la construction de cette belle maison que vous etes en train de batir?
Il y a une semaine j'ai revu un tres beau film de Terrence Malick :"La ligne rouge" avec une pleiade de stars hollywoodiennes sur la guerre et son absurdité. Je te conseille de le voir. C'à semble resumer ce fameux principe dont tu viens de parler.
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Kenzor;56213 écrit: effectivement je ne la connais pas et merci de me la donner en primeur!
Tres profond ce texte et on se demande à la fin, mais qui sommes-nous réellement?
Science sans conscience n'est que ruine de l'ame...
Je pense que nous sommes ainsi fait sinon le monde serait autrement aujourd'hui... un paradis peut-etre, qui sait!
Cette fable de la grenouille est amere et montre combien l'homme a encore du chemin à parcourir pour atteindre le "but", mais quel but? destruction ou harmonie?
C'est beau ce que tu as rapporté, c'est l'occasion pour chacun de nous, de toujours se remettre en question et dire eh! les amis, ou dois-je mettre ma pierre pour aider à la construction de cette belle maison que vous etes en train de batir?
Il y a une semaine j'ai revu un tres beau film de Terrence Malick :"La ligne rouge" avec une pleiade de stars hollywoodiennes sur la guerre et son absurdité. Je te conseille de le voir. C'à semble resumer ce fameux principe dont tu viens de parler.
moi, je me demande pourquoi bcp de gens perdent du temps et de l'energie à se jeter des pierres plutot que de les mettre là où il faut pour aider à la construction de l'avenir à batir...
Avance t on en se critiquant à tout bout de champ? je me le demande...
je ne connais pas ce film, je le chercherai, merci Kenzor
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au_gré_du_vent;56215 écrit: moi, je me demande pourquoi bcp de gens perdent du temps et de l'energie à se jeter des pierres plutot que de les mettre là où il faut pour aider à la construction de l'avenir à batir...
Avance t on en se critiquant à tout bout de champ? je me le demande...
je ne connais pas ce film, je le chercherai, merci Kenzor
"La Ligne rouge" c'est la ligne de sang, la ligne de rupture, la ligne de fracture au-delà de laquelle on ne peut revenir...Une fois qu'on a tué, qu'est-qu'on est? ou va-t-on? qu'espere-t-on? Quel est l'enjeu? quelle est la justification? Quelle est la trame, quelle est le drame , quel est l'histoire? pourquoi, quoi, comment en est-on arrivé-là? La premiere victime de la guerre: l'innocence!
Il y a des fois ou je me demande si nous ne sommes pas en fin de compte, des rats de laboratoire utilisés pour une experience grandeur nature quelque-part au fin-fond de l'univers mais dont les buts nous echappent!
Une intelligence extraterrestre serait sur le point d'intervenir pour sauver la planete comme dans le film "Le jour ou la terre s'arreta!". Excellent film avec Keenu Reeves tiré d'un best-sellers portant le meme titre mais dont j'ai oublié l'auteur.
Le plus drole et en meme temps le plus dramatique dans cette histoire, c'est l'idée un peu "saugrenue" d'eliminer la race humaine pour presever la terre de la voracite et de la rapacité humaine!
L'heroine du film croyait naivement que c'etait nous le peuple elu que venaient sauver à tout prix les envahisseurs alors que c'etait la terre elle-meme à sauver de nous!
Cruel dilemme!
C'à semble etre tirée d'une parabole biblique ou il est question de trouver 10 bonnes personnes afin que Dieu sursoit A Sa Volonté de detruire cette peuplade impie coupable de dépravation et d'avoir désobeillie gravement à Ces Commandements.
Alors, une question : Qui sommes-nous?
PS: "La Ligne rouge" avec Sean Penn, Geoges Clooney, Nick Nolte, John Travolta entres-autres!
Il y a aussi un acteur peu connu mais qui a joué Le Christ dans "La Passion Du Christ" de Mel
Gibson. Le lobby juif a essaye d'interdire le film au motif d'anti-semitisme que véhicule le film, ce que le producteur-réalisateur-acteur Mel Gibson a démenti formellement.
Encore un détail, Au-Gré, si tu n'as pas encore vu ce film eh bien c'est un bijou! La langue utilisée dans le film est l'Arameen, une vieille langue sémitique proche de l'arabe.
Les distributeurs n'ont pas pu obtenir le droit de doubler le film meme pas en anglais, tout juste le sous-titrage que Gibson a fini par accorder!
Bonne vision pour les deux films!
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