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Fadela Amara : « Il est bon de savoir ce qui fait qu'on est français »
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09 Avr 2010 19:29 #51941
par kredence
Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, réunit ce matin à Nice les principales associations de quartiers. critiquée, donnée partante du gouvernement, elle s'explique
Après Vaulx-en-Velin en 2008 et Dreux en 2009, c'est au tour de... Nice d'accueilir vendredi, au Palais des congrès Acropolis, le forum Espoir Banlieues, rassemblement annuel des associations des quartiers populaires initié par Fadela Amara.
Pour la secrétaire d'Etat à la ville, c'est l'occasion de revenir sur la scène après des mois de discrétion et surtout de tenter de convaincre des centaines de forces vives des cités qui n'ont pas vu beaucoup de changements sur leur dalle depuis qu'elle est au gouvernement.
Avant ce grand raout riche en tables rondes, elle défend dans nos colonnes sa politique, Nicolas Sarkozy mais aussi le débat sur l'identité nationale particulièrement critiqué en banlieue. Elle revient aussi sur les rumeurs de son départ qui ont circulé juste avant le remaniement ministériel.
Quel nouveau message souhaitez-vous adresser ce matin à tous les acteurs de la banlieue réunis à Nice et qui attendent de véritables changements dans leurs cités ?
Fadela Amara. Les quartiers ne doivent pas toujours être dans le rattrapage, il faut aussi qu'ils soient moteurs dans certains domaines pour ne plus être regardés comme des boulets de la société. Je pense à la formation professionnelle, au numérique, à l'éducation. Je propose que dix établissements classés en ZEP soient choisis pour y expérimenter des projets pédagogiques novateurs.
On peut par exemple décider dans un lycée que les jeunes iront le matin en classe et que l'après-midi sera consacré aux sorties culturelles, à la pratique de la musique ou du sport, comme cela se fait en Allemagne. Il est urgent de créer des dispositifs qui redonnent envie aux jeunes d'aller en cours. L'école doit être un plaisir.
Faut-il poursuivre le débat sur l'identité nationale ?
Sur la forme, je regrette certains dérapages. Mais sur le fond, je suis d'accord avec ce débat. Il doit se poursuivre même si la priorité des priorités pour les Français, ce n'est pas ça mais plutôt les fins de mois difficiles. Il est bon de savoir qu'est ce qui fait qu'on est Français. Y compris pour moi, par exemple, qui pratique le ramadan, même pendant un conseil des ministres !
Mais pourquoi tant le défendre alors qu'il est si controversé et mal compris dans les banlieues ?
Je veux qu'on me regarde comme étant une personne qui participe au pays et qui respecte les valeurs de la République. Avec ce débat, on lutte contre les discriminations et les injustices. Le vivre ensemble a toujours besoin d'être remis sur le tapis. Il ne se décrète pas, il se construit. Il ne faut pas avoir peur. Une certaine France doit évoluer sur sa perception des gens qui viennent d'Afrique ou de Turquie. Ces deux France qui se regardent en chiens de faïence vont pouvoir se rencontrer à travers les débats sur l'identité nationale.
Lors d'un déplacement dans le Nord, j'ai rencontré une famille de mineurs qui, durant le casse-dalle, m'a dit : "On a voté extrême droite parce qu'on a peur de l'avenir". Mon boulot, ce n'est pas de la stigmatiser mais de la convaincre. Elle ressemble tellement à mes parents, elle a les mêmes fleurs en plastique, le même tapis avec des cerfs, les mêmes bibelots ramasse-poussières. Je me refuse de rejeter les électeurs du Front national. J'ai toujours considéré que notre pays n'était pas raciste.
Beaucoup de jeunes dans les quartiers ne se sentent pas Français alors qu'ils sont nés sur le sol hexagonal...
Il faut se battre pour qu'ils aient un sentiment d'appartenance à la nation française. Porter celui-ci avec fierté n'est en aucun contradictoire avec l'histoire individuelle de chacun. Les jeunes qui sortent avec un drapeau algérien et sifflent la Marseillaise, il faut leur apporter des réponses, ils expriment un malaise.
Ali Soumaré, victime de fausse allégations sur son casier judiciaire durant la campagne des régionales en Ile-de-France, ça vous choque ?
Il y a des dérapages graves qu'il faut bannir. Quand il y a une crise majeure dans notre pays, la tentation du bouc émissaire revient. En 1991, lors de la guerre du Golfe, je me souviens avoir rasé les murs, avoir entendu des quolibets du genre "Les bougnoules, vous prenez les boulots de nos enfants".
Que répondez-vous à ceux qui affirment que la défaite de la droite aux régionales est liée à la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy dont vous êtes l'ambassadrice ?
Quand il y a un problème dans notre pays, on cherche toujours des boucs émissaires. C'est trop facile. L'ouverture n'a eu aucune espèce d'incidence. Aujourd'hui, il y a un homme qui s'appelle Sarko et qui a fait de la diversité un vrai concept. Il faut saluer son courage. Avant, chacun plaçait ses mecs quand il arrivait, on était dans une logique de pouvoir. L'ouverture, c'est une manière moderne de faire de la politique, loin des sectarismes d'antan.
La rumeur vous donnait sur le départ juste avant le remaniement ministériel d'après-régionales. Comment l'avez vous vécu ?
Je vais être honnête avec vous : j'ai appris par la presse que mon nom était cité. Mais j'ai continué à travailler tranquillement, comme d'habitude. Je n'étais pas stressé, je me disais juste que si jamais je sortais, le travail n'était pas fini. Beaucoup de gens n'ont pas compris qui je suis, à quel point je suis déterminée. Ils ne connaissent pas mon caractère. Je n'ai jamais rien lâché dans les combats que je mène.
Avez-vous appelé Nicolas Sarkozy pour lui demander de rester au gouvernement ?
Vous rigolez ou quoi? Je n'ai jamais passé un coup de fil à l'Elysée ou à Matignon à des fins personnelles, pour quémander. Quand j'appelle, cela concerne mes responsabilités au gouvernement. Le seule chose que j'ai faite, c'est de convoquer mon directeur de cabinet pour lui demander de recevoir chacun de mes conseillers afin de répondre à la question : "Si demain, on sort, comment les aider ?"
Dans l'entourage de François Fillon, notamment, on vous reproche d'être «incompétente». Cette attaque vous touche-t-elle ?
Si ça peut éviter à leurs auteurs de s'endormir sans prendre de Lexomyl! En tout cas, François Fillon ne me l'a jamais dit. Tout ça, c'est de la politique... Je subis le fait d'être femme et de venir des classes populaires. Quand je suis arrivée au gouvernement, je ne connaissais pas les codes. Je les ai appris mais il reste des choses que je ne veux pas changer.
Faut-il supprimer le bouclier fiscal ?
C'est une question compliquée. Ça me parle quand j'entends à l'Assemblée des députés qui veulent le supprimer ou le suspendre. Mais c'est une mesure phare de la politique du président. Je jugerai sur les résultats.
Des amis riches, dont je tairais le nom, m'ont dit : "Si on l'enlève, on repart". Ce qui me scandalise en fait, ce sont les bonus versés aux dirigeants de banques qui avaient été renflouées durant le tsunami de la crise. Je suis pour la taxation de ces bonus.
Le Conseil d'Etat a écarté toute interdiction totale du voile intégrale. Partagez-vous son avis ?
Non, moi, je préfère qu'on soit ferme, je suis donc pour une interdiction totale. Il faut légiférer pour éviter que des filles basculent. Certains disent : "Oui, mais si on fait ça, on stigmatise". Je leur rétorque que derrière la burqa, il y a la mort sociale, une atteinte à la dignité, à l'émancipation. La burqua n'a rien à voir avec l'Islam, ce n'est pas un signe religieux. Moi qui suis musulmane, je combats cet asservissement total. Je ne veux plus voir de burqa dans notre pays, il faut la pourchasser.
Sur cette question, on ne doit pas avancer de deux pas puis reculer de trois... Je fais confiance aux députés pour que le texte soit le plus efficace, qu'il éradique enfin la burqa. Il est important que la République s'arme pour casser cette dynamique. On est parti de quelques femmes qui portaient le voile intégral à 2000 aujourd'hui. Si on ne fait rien, le nombre augmentera.
Un bus a été incendié à Tremblay (Seine-Saint-Denis) la semaine dernière deux jours après la saisie dans un quartier de la ville d'un million d'euros en liquide, du cannabis et de la cocaïne par la police. Qu'est ce que cela vous inspire ?
Je suis pour un nettoyage de l'insécurité dans les quartiers. Ces mères qui ressemblent tellement à la mienne doivent pouvoir se réveiller le matin ou faire leurs courses sans avoir la trouille au ventre. Il faut se désolidariser de cette minorité, de ces voyous qui alimentent les économies parallèles. Il faut faire la guerre aux phénomènes de bande et aux trafiquants de drogue qui tuent les cités!
Car ces mecs à la tête des trafics sont sans pitié quand ils enrôlent des guetteurs de 12 ans. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on peut faire n'importe quoi. Les excuser tout le temps, c'est le meilleur moyen d'aller vers l'escalade. La vraie bataille, c'est la sécurité même si n'est pas politiquement correct de dire ça. L'ordre républicain est émancipateur.
leparisien.fr
Après Vaulx-en-Velin en 2008 et Dreux en 2009, c'est au tour de... Nice d'accueilir vendredi, au Palais des congrès Acropolis, le forum Espoir Banlieues, rassemblement annuel des associations des quartiers populaires initié par Fadela Amara.
Pour la secrétaire d'Etat à la ville, c'est l'occasion de revenir sur la scène après des mois de discrétion et surtout de tenter de convaincre des centaines de forces vives des cités qui n'ont pas vu beaucoup de changements sur leur dalle depuis qu'elle est au gouvernement.
Avant ce grand raout riche en tables rondes, elle défend dans nos colonnes sa politique, Nicolas Sarkozy mais aussi le débat sur l'identité nationale particulièrement critiqué en banlieue. Elle revient aussi sur les rumeurs de son départ qui ont circulé juste avant le remaniement ministériel.
Quel nouveau message souhaitez-vous adresser ce matin à tous les acteurs de la banlieue réunis à Nice et qui attendent de véritables changements dans leurs cités ?
Fadela Amara. Les quartiers ne doivent pas toujours être dans le rattrapage, il faut aussi qu'ils soient moteurs dans certains domaines pour ne plus être regardés comme des boulets de la société. Je pense à la formation professionnelle, au numérique, à l'éducation. Je propose que dix établissements classés en ZEP soient choisis pour y expérimenter des projets pédagogiques novateurs.
On peut par exemple décider dans un lycée que les jeunes iront le matin en classe et que l'après-midi sera consacré aux sorties culturelles, à la pratique de la musique ou du sport, comme cela se fait en Allemagne. Il est urgent de créer des dispositifs qui redonnent envie aux jeunes d'aller en cours. L'école doit être un plaisir.
Faut-il poursuivre le débat sur l'identité nationale ?
Sur la forme, je regrette certains dérapages. Mais sur le fond, je suis d'accord avec ce débat. Il doit se poursuivre même si la priorité des priorités pour les Français, ce n'est pas ça mais plutôt les fins de mois difficiles. Il est bon de savoir qu'est ce qui fait qu'on est Français. Y compris pour moi, par exemple, qui pratique le ramadan, même pendant un conseil des ministres !
Mais pourquoi tant le défendre alors qu'il est si controversé et mal compris dans les banlieues ?
Je veux qu'on me regarde comme étant une personne qui participe au pays et qui respecte les valeurs de la République. Avec ce débat, on lutte contre les discriminations et les injustices. Le vivre ensemble a toujours besoin d'être remis sur le tapis. Il ne se décrète pas, il se construit. Il ne faut pas avoir peur. Une certaine France doit évoluer sur sa perception des gens qui viennent d'Afrique ou de Turquie. Ces deux France qui se regardent en chiens de faïence vont pouvoir se rencontrer à travers les débats sur l'identité nationale.
Lors d'un déplacement dans le Nord, j'ai rencontré une famille de mineurs qui, durant le casse-dalle, m'a dit : "On a voté extrême droite parce qu'on a peur de l'avenir". Mon boulot, ce n'est pas de la stigmatiser mais de la convaincre. Elle ressemble tellement à mes parents, elle a les mêmes fleurs en plastique, le même tapis avec des cerfs, les mêmes bibelots ramasse-poussières. Je me refuse de rejeter les électeurs du Front national. J'ai toujours considéré que notre pays n'était pas raciste.
Beaucoup de jeunes dans les quartiers ne se sentent pas Français alors qu'ils sont nés sur le sol hexagonal...
Il faut se battre pour qu'ils aient un sentiment d'appartenance à la nation française. Porter celui-ci avec fierté n'est en aucun contradictoire avec l'histoire individuelle de chacun. Les jeunes qui sortent avec un drapeau algérien et sifflent la Marseillaise, il faut leur apporter des réponses, ils expriment un malaise.
Ali Soumaré, victime de fausse allégations sur son casier judiciaire durant la campagne des régionales en Ile-de-France, ça vous choque ?
Il y a des dérapages graves qu'il faut bannir. Quand il y a une crise majeure dans notre pays, la tentation du bouc émissaire revient. En 1991, lors de la guerre du Golfe, je me souviens avoir rasé les murs, avoir entendu des quolibets du genre "Les bougnoules, vous prenez les boulots de nos enfants".
Que répondez-vous à ceux qui affirment que la défaite de la droite aux régionales est liée à la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy dont vous êtes l'ambassadrice ?
Quand il y a un problème dans notre pays, on cherche toujours des boucs émissaires. C'est trop facile. L'ouverture n'a eu aucune espèce d'incidence. Aujourd'hui, il y a un homme qui s'appelle Sarko et qui a fait de la diversité un vrai concept. Il faut saluer son courage. Avant, chacun plaçait ses mecs quand il arrivait, on était dans une logique de pouvoir. L'ouverture, c'est une manière moderne de faire de la politique, loin des sectarismes d'antan.
La rumeur vous donnait sur le départ juste avant le remaniement ministériel d'après-régionales. Comment l'avez vous vécu ?
Je vais être honnête avec vous : j'ai appris par la presse que mon nom était cité. Mais j'ai continué à travailler tranquillement, comme d'habitude. Je n'étais pas stressé, je me disais juste que si jamais je sortais, le travail n'était pas fini. Beaucoup de gens n'ont pas compris qui je suis, à quel point je suis déterminée. Ils ne connaissent pas mon caractère. Je n'ai jamais rien lâché dans les combats que je mène.
Avez-vous appelé Nicolas Sarkozy pour lui demander de rester au gouvernement ?
Vous rigolez ou quoi? Je n'ai jamais passé un coup de fil à l'Elysée ou à Matignon à des fins personnelles, pour quémander. Quand j'appelle, cela concerne mes responsabilités au gouvernement. Le seule chose que j'ai faite, c'est de convoquer mon directeur de cabinet pour lui demander de recevoir chacun de mes conseillers afin de répondre à la question : "Si demain, on sort, comment les aider ?"
Dans l'entourage de François Fillon, notamment, on vous reproche d'être «incompétente». Cette attaque vous touche-t-elle ?
Si ça peut éviter à leurs auteurs de s'endormir sans prendre de Lexomyl! En tout cas, François Fillon ne me l'a jamais dit. Tout ça, c'est de la politique... Je subis le fait d'être femme et de venir des classes populaires. Quand je suis arrivée au gouvernement, je ne connaissais pas les codes. Je les ai appris mais il reste des choses que je ne veux pas changer.
Faut-il supprimer le bouclier fiscal ?
C'est une question compliquée. Ça me parle quand j'entends à l'Assemblée des députés qui veulent le supprimer ou le suspendre. Mais c'est une mesure phare de la politique du président. Je jugerai sur les résultats.
Des amis riches, dont je tairais le nom, m'ont dit : "Si on l'enlève, on repart". Ce qui me scandalise en fait, ce sont les bonus versés aux dirigeants de banques qui avaient été renflouées durant le tsunami de la crise. Je suis pour la taxation de ces bonus.
Le Conseil d'Etat a écarté toute interdiction totale du voile intégrale. Partagez-vous son avis ?
Non, moi, je préfère qu'on soit ferme, je suis donc pour une interdiction totale. Il faut légiférer pour éviter que des filles basculent. Certains disent : "Oui, mais si on fait ça, on stigmatise". Je leur rétorque que derrière la burqa, il y a la mort sociale, une atteinte à la dignité, à l'émancipation. La burqua n'a rien à voir avec l'Islam, ce n'est pas un signe religieux. Moi qui suis musulmane, je combats cet asservissement total. Je ne veux plus voir de burqa dans notre pays, il faut la pourchasser.
Sur cette question, on ne doit pas avancer de deux pas puis reculer de trois... Je fais confiance aux députés pour que le texte soit le plus efficace, qu'il éradique enfin la burqa. Il est important que la République s'arme pour casser cette dynamique. On est parti de quelques femmes qui portaient le voile intégral à 2000 aujourd'hui. Si on ne fait rien, le nombre augmentera.
Un bus a été incendié à Tremblay (Seine-Saint-Denis) la semaine dernière deux jours après la saisie dans un quartier de la ville d'un million d'euros en liquide, du cannabis et de la cocaïne par la police. Qu'est ce que cela vous inspire ?
Je suis pour un nettoyage de l'insécurité dans les quartiers. Ces mères qui ressemblent tellement à la mienne doivent pouvoir se réveiller le matin ou faire leurs courses sans avoir la trouille au ventre. Il faut se désolidariser de cette minorité, de ces voyous qui alimentent les économies parallèles. Il faut faire la guerre aux phénomènes de bande et aux trafiquants de drogue qui tuent les cités!
Car ces mecs à la tête des trafics sont sans pitié quand ils enrôlent des guetteurs de 12 ans. Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on peut faire n'importe quoi. Les excuser tout le temps, c'est le meilleur moyen d'aller vers l'escalade. La vraie bataille, c'est la sécurité même si n'est pas politiquement correct de dire ça. L'ordre républicain est émancipateur.
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- epicurien
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10 Avr 2010 15:39 #51942
par epicurien
Réponse de epicurien sur le sujet Fadela Amara : « Il est bon de savoir ce qui fait qu'on est français »
je ne veux pas critiquer mais son plan banlieue a fait....plouf !!! :hum::hum::hum:
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10 Avr 2010 15:44 #51943
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Fadela Amara : « Il est bon de savoir ce qui fait qu'on est français »
Une beur de service !!
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10 Avr 2010 16:01 #51944
par cimode
Réponse de cimode sur le sujet Il y a une volonté politique Française...
à choisir des *représentants* (qui ne représentent qu'eux même en fait) de la communauté Française d'origine Maghrébine qui passent plus de temps à empêcher leur communauté de s'organiser qu'à défendre réellement l'idée d'Egalité au sein de la communauté nationale.
Le gouvernement choisi en priorité ces représentants en fonction des critères suivants:
> Un opportunisme et une volonté à s'extirper d'une situation de misère à tout prix.
> Une manque de qualification: on évite soigneusement les représentants d'origine maghrébines qui soit diplômés ou intellectuels en favorisant des icones qui sont issus du monde du sport, du spectacle
> Un positionnement politique autour de thèmes politiquement vendeurs auprès des générations bobos: liberté de la femme, culture consumériste...
Marc-Edouard Nabe désigne ces individus, parfaits contremaitres, avec un joli mot: les COLLABEURS...Je t'incite à lire le tract ci-dessous pour en savoir plus sur le vrai rôle des Fadela Amara, Malek Boutih et autres bouffons indigènes que sa majesté Sarkozy utilisent comme des papiers kleenex...
Le gouvernement choisi en priorité ces représentants en fonction des critères suivants:
> Un opportunisme et une volonté à s'extirper d'une situation de misère à tout prix.
> Une manque de qualification: on évite soigneusement les représentants d'origine maghrébines qui soit diplômés ou intellectuels en favorisant des icones qui sont issus du monde du sport, du spectacle
> Un positionnement politique autour de thèmes politiquement vendeurs auprès des générations bobos: liberté de la femme, culture consumériste...
Marc-Edouard Nabe désigne ces individus, parfaits contremaitres, avec un joli mot: les COLLABEURS...Je t'incite à lire le tract ci-dessous pour en savoir plus sur le vrai rôle des Fadela Amara, Malek Boutih et autres bouffons indigènes que sa majesté Sarkozy utilisent comme des papiers kleenex...
epicurien;55779 écrit: je ne veux pas critiquer mais son plan banlieue a fait....plouf !!! :hum::hum::hum:
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10 Avr 2010 16:02 #51945
par cimode
Réponse de cimode sur le sujet Les COLLABEURS (Part 1)
SOURCE :
marc.edouard.nabe.free.fr/
Site officiel de Marc-Edouard Nabe.
J’en veux à ces « Arabes » français (c’est « Arabes » qu’il faut mettre entre guillemets, pas « français » !) qui pourraient ouvrir leur gueule et qui la ferment. Plus ces lâches, colonisés dans l’âme au point de se laisser traiter de « beurs », sont connus, plus ils se taisent. Ils écoutent sans sourciller - et quelquefois sans moustacher - leurs patrons répéter que les attentats en Irak et en Palestine sont inspirés par la haine religieuse pour l’Occident, que ce sont les Musulmans d’abord qui en font les frais et en particulier les femmes, et autres conneries démagocratiques... Les Arabes intégrés sont des esclaves volontaires qui participent à l’entreprise industrielle de désislamisation généralisée. Moins de Coran et repli identitaire sur des traditions injustifiées. Voilà pourquoi je les appelle désormais des Collabeurs.
Les Arabes, les Français ne les emploient que pour dire du mal de leurs frères. C’est le seul boulot au fond qu’on daigne leur trouver. Faire de la propagande contre les Musulmans. Chacun à son niveau y va de sa petite désolidarisation. Avant, on exploitait les Arabes en leur mettant un marteau-piqueur entre les mains pour qu’ils défoncent la chaussée. Maintenant, ils doivent eux-mêmes être les marteaux-piqueurs qui défoncent l’islam véritable. C’est toujours de la main-d’oeuvre, ni plus ni moins. Quel que soit le statut social auquel on fait semblant de le laisser accéder, l’Arabe le plus lettré, le plus professoral, le plus universitaire, se retrouve au service du Laïc.
Non seulement ils sont collabos, mais ils vantent les mérites de la collaboration, ils savent très bien que sans ça ils resteraient de pauvres Arabes humiliés. Ils préfèrent devenir de riches Arabes humiliants. Et puis. sr « engagement » pour la « Paix » dans ce qu’ils osent encore appeler la « Palestine » est un gage de plus de leur succès. Plus ils comprendront Israël, moins Israël les prendra pour des cons. L’essentiel est qu’ils crachent dans le bouillon du couscous. Alors, ils seront sûrs de continuer à casser la graine. Les collabeurs ont tous tellement peur de perdre leur place ! Au moins, qu’ils expliquent pourquoi dire certaines choses les priverait de leur boulot... Même pas.
On l’a bien vu dans l’affaire Dieudonné. Seuls les plus naïfs ont avoué que ce serait dangereux pour leur carrière de sou-tenir le Camerounais antisioniste. Le voilà, l’antisémitisme inconscient qui passe aux aveux. Si on pense que ne pas se démarquer de quelqu’un qui est accusé d’être antisémite est préjudiciable à son emploi dans le show-biz, c’est qu’on admet que ce show-biz est dirigé par des gens qui voient de l’antisémitisme partout. Les collabeurs révèlent sans le vouloir le fond de leur pensée qui n’est autre que le fameux cliché qu’ils font semblant de pourfendre et qu’ils alimentent par leur autocensure : ce sont les Juifs qui dirigent le show-business et tout le monde dépend d’eux. Les requins ricanent. Je suis persuadé que les plus malins des producteurs préfèrent encore Dieudonné et sa grande gueule aux faux culs qui se désolidarisent de lui par peur de per ’ e leur croûte Dans le spectacle, il y en a un paquet de collabeurs à avoir désavoué leur camarade ! Fellag par exemple, le drolatique Kabyle a joué au dernier des chameaux en reprochant à Dieudonné d’avoir « dépassé la limite ». Evidemment, pour lui c’est facile de faire marrer en racontant des histoires algériennes, bien dégagé et pas seulement derrière les oreilles, dans de petits spectacles plus tendres que cruels.
Et le petit nouveau Tomer Sisley qui estime qu’« on ne peut pas rire de tout ». Lui ne prend aucun risque, il arrive sur scène et d’emblée il dit : « Je suis juif et arabe. » Il est le seul - avec ceux qui ne sont pas arabes - à trouver ça drôle. Tout va bien pour lui, qu’est-ce qu’il y a de marrant ? Vrai ou faux, le doute subsiste et il en bénéficie pour faire passer son mes-sage de « rigolo » qui fait semblant de ne pas comprendre pourquoi il peut tout dire désormais. A lui on ne reproche pas de faire des sketches pas drôles.
Dans le genre « intello », il y a aussi Malek Chebel avec sa tête de cocu du Coran ! Il n’arrête pas de dire « merci, merci » aux Occidentaux qui daignent l’accepter dans leur clan en tant que traître absolu, multipliant les manifestes et les dictionnaires sur un islam aseptisé et intégrationniste. Chebel se dit « radical de la modération », un « prof beur » qui est pour la « concorde » ! Malek Chebel qui prône l’« islam des Lumières » ! Bientôt, il va nous dire que la Révolution française était avant tout islamique, islamique modérée bien sûr. Ce collabeur se réjouit que des imams soient expulsés et attend que l’État et les intellectuels se soudent davantage pour combattre les extrémistes de son pays ! On rêve ! C’est les mille et une ******ries !
Super-collabeurs également, les commentateurs professionnels des problèmes du Proche-Orient... Grandes gueules de l’antiterrorisme ! Tous ces spécialistes qui ne voyagent jamais ! « C’est tout à fait symptomatique de ce qui se passe dans la région », disent-ils. On en voit tous les jours dans l’émission C dans l’air, la bien nommée, où toujours les mêmes théoriciens du carnage viennent faire du catastrophisme sans jamais prendre parti. À côté d’une barbouze toujours habillé en Jacquard, il y a deux anciens des forces libanaises : un à fine moustache très serveur de soupe, et surtout un autre à proverbes avec une gueule de traviole. Sa bouche, à force de se tordre pour mentir, va finir par passer de l’autre côté de sa tête et se retrouver sur sa nuque ! Ça lui donne un air dégoûté, mais c’est lui qui est dégoûtant... Lorsqu’ils ne se gourent pas sur les événements, ces deux-là noircissent le tableau face à un Yves Calvi dont le boulot est de s’ébahir devant l’actualité et de traduire en langage journalistique leurs topos erronés ! Gueule-Tordue est d’autant plus « collabeur » qu’il n’est pas « beur » ! Il dit toujours aux Blancs : « excusez-moi », ce qui veut dire : « Pardon, mes frères arabes. »
Mais le pire de tous, c’est Mohamed Sifaoui, délateur professionnel, taupe des occidentalistes, mouchard dans l’âme, infiltreur corrompu qui se fait passer pour un héros parce qu’il traite Bush, Sharon et Ben Laden de « fascistes »... Employé du pire journalisme, faux cul absolu, il espionne les imams avec des caméras cachées. Sifaoui se présente comme enquêteur « au péril de sa vie » et les médias le reçoivent les larmes aux yeux et les paumes pleines d’applaudissements. Il faudrait récurer ses casseroles à celui-là aussi, parce qu’il doit en avoir de belles à son cul !
Les collabeurs sont prêts à tout pour entrer dans le cénacle médiatico-politique, car ils adorent la politique. Il n’y a pas que Malek Boutih le Tom Pousse-au-crime, celui que tous les banlieusards appellent « Malek Bounty » (noir dehors et blanc dedans). Il y a aussi sa « soeur » Loubdna Méliane, l’héroïne de « Ni Putes Ni Soumises », un titre de film non porno érigé en slogan féministo-laïc. « Ni Putes Ni Soumises » devait forcément s’associer à SOS Racisme et à Fun Radio. Ni Putes Ni Soumises ! Quand on s’intéresse un peu à la dénégation on sait ce que ça veut dire. Ça veut dire "putes et soumises" bien sûr. Attention, pas « putes » au sens des Putains, arabes ou pas, qui se prostituent, avec ou sans mac, pour plein de raisons que les « Ni Putes Ni Soumises » ignorent et méprisent. Non, ****, au sens de « faire la **** » pour obtenir ce qu’elles veulent. Les Putes sont des putes comme on est écrivain ou musicien de jazz, mais les « Ni Putes Ni Soumises » font les putes, nuance.
Ce mouvement est une insulte aux grandes Putains et aussi l’aveu que ces petites mijaurées du parti socialiste, en mal de reconnaissance médiatique, sont totalement soumises, et plus encore, se servent de quelques exemples de malheureuses filles arabes persécutées par leur frère ou leur père ignorants pour avoir un bon prétexte de bouffer enfin à tous les râteliers. La petite Méliane elle aussi veut sa part de gâteau. Collabeurette, elle déteste au fond toute forme de révolte, surtout si celle-ci prend l’aspect d’un voile. N’est-elle ni intelligente ni courageuse pour comprendre et dire que la plupart des filles musulmanes le portent non pas par obscurantisme, mais par signe ostentatoire d’indignation contre la « modernité » occidentale ? Elles se radicalisent par provocation et goût enfantin de la liberté contre leurs parents adeptes, par intérêt, d’un islam soluble dans la pseudo-démocratie à l’occidentale : c’est ça la vérité. Les « Ni Putes Ni Soumises », il faut voir leur comité de parrainage : les « intellos » les plus corrompus de ces vingt dernières années, la brochette de *******s du monde « libre ». Loubna Méliane, aussi vicieuse-présidente de SOS Racisme, c’est la fille des cités, « française avant tout », et qui déteste qu’on lui rappelle ses origines, mais qui a fait tout son beurre (sans jeu de mots) sur elles. Elle veut être le nouveau visage souriant de l’intégration militante ! Elle est surtout médiatisée parce que c’est une « bonne cliente » depuis le lycée : elle a du bagout, la Méliane !
C’est le grand truc des collabeurs, ça : la parlotte creuse. Ils enfilent des phrases longues et « en colère » pour faire croire qu’ils ont quelque chose à dire. Et quelle putasserie ! Dans le genre grande gueule qui vend bien sa salade, le petit Rachid Djaïdani tient le pompon. Quel démago culotté ! Ce « bon client » squatte tout ce qu’il peut comme talk-show, jusqu’à gêner les plus chevronnés médiateux qui ne peuvent pas le foutre à la porte sans risquer de passer pour anti-beurs. Rachid, qui se veut « écrivain » et non rappeur, balance sa vibes en free style pour mieux pleurnicher de n’être pas encore assez vite une vedette du show-biz... Le complexe des Blancs est tel qu’ils le laissent faire, alors qu’ils pensent que Djaïdani n’est qu’une petite frappe de plus aux dents longues et aux couilles pas encore sorties. Parfait beubeur pour donner l’illusion d’une révolte arabe à des assemblées d’antiracistes professionnels. Son discours à ses « frères », c’est : « Existez, et la télé vous fera vivre ! »
Joli programme
révolutionnaire ! Ah, ils sont tous écoeurants. Il n’y a guère que Djamel Bouras peut-être, le judoka chaoui, qui ose un peu l’ouvrir. Et Rachid Taha qui avait fait jadis une parodie de Douce France de Charles Trenet à la sauce arabe. Lui seul semble avoir bien compris. Quand je l’ai rencontré, il m’a reconnu comme étant l’écrivain qui était allé en Irak. « Je ne t’ai pas vu là-bas ! » lui ai-je dit. « Les Arabes n’aiment pas les rebeus... » m’a-t-il répondu, lucide. J’aime bien ce complexe franchement avoué !
On est loin de Samy Nacéri embrassant Gérard Darmon avant de quitter le plateau d’Ardisson. Comme il s’était cru obligé, chez le même, de jurer sur le Coran (avec beaucoup de trémolos) qu’il épouserait sans problèmes une Juive (séquence coupée)... Et les Cheb Mami, les Khaled, les Faudel... Tous terrorisés à l’idée d’être associés à de vrais Arabes. Il faut rentrer dans le lard de tous ces petits cochons !...
J’en veux à ces « Arabes » français (c’est « Arabes » qu’il faut mettre entre guillemets, pas « français » !) qui pourraient ouvrir leur gueule et qui la ferment. Plus ces lâches, colonisés dans l’âme au point de se laisser traiter de « beurs », sont connus, plus ils se taisent. Ils écoutent sans sourciller - et quelquefois sans moustacher - leurs patrons répéter que les attentats en Irak et en Palestine sont inspirés par la haine religieuse pour l’Occident, que ce sont les Musulmans d’abord qui en font les frais et en particulier les femmes, et autres conneries démagocratiques... Les Arabes intégrés sont des esclaves volontaires qui participent à l’entreprise industrielle de désislamisation généralisée. Moins de Coran et repli identitaire sur des traditions injustifiées. Voilà pourquoi je les appelle désormais des Collabeurs.
Les Arabes, les Français ne les emploient que pour dire du mal de leurs frères. C’est le seul boulot au fond qu’on daigne leur trouver. Faire de la propagande contre les Musulmans. Chacun à son niveau y va de sa petite désolidarisation. Avant, on exploitait les Arabes en leur mettant un marteau-piqueur entre les mains pour qu’ils défoncent la chaussée. Maintenant, ils doivent eux-mêmes être les marteaux-piqueurs qui défoncent l’islam véritable. C’est toujours de la main-d’oeuvre, ni plus ni moins. Quel que soit le statut social auquel on fait semblant de le laisser accéder, l’Arabe le plus lettré, le plus professoral, le plus universitaire, se retrouve au service du Laïc.
Non seulement ils sont collabos, mais ils vantent les mérites de la collaboration, ils savent très bien que sans ça ils resteraient de pauvres Arabes humiliés. Ils préfèrent devenir de riches Arabes humiliants. Et puis. sr « engagement » pour la « Paix » dans ce qu’ils osent encore appeler la « Palestine » est un gage de plus de leur succès. Plus ils comprendront Israël, moins Israël les prendra pour des cons. L’essentiel est qu’ils crachent dans le bouillon du couscous. Alors, ils seront sûrs de continuer à casser la graine. Les collabeurs ont tous tellement peur de perdre leur place ! Au moins, qu’ils expliquent pourquoi dire certaines choses les priverait de leur boulot... Même pas.
On l’a bien vu dans l’affaire Dieudonné. Seuls les plus naïfs ont avoué que ce serait dangereux pour leur carrière de sou-tenir le Camerounais antisioniste. Le voilà, l’antisémitisme inconscient qui passe aux aveux. Si on pense que ne pas se démarquer de quelqu’un qui est accusé d’être antisémite est préjudiciable à son emploi dans le show-biz, c’est qu’on admet que ce show-biz est dirigé par des gens qui voient de l’antisémitisme partout. Les collabeurs révèlent sans le vouloir le fond de leur pensée qui n’est autre que le fameux cliché qu’ils font semblant de pourfendre et qu’ils alimentent par leur autocensure : ce sont les Juifs qui dirigent le show-business et tout le monde dépend d’eux. Les requins ricanent. Je suis persuadé que les plus malins des producteurs préfèrent encore Dieudonné et sa grande gueule aux faux culs qui se désolidarisent de lui par peur de per ’ e leur croûte Dans le spectacle, il y en a un paquet de collabeurs à avoir désavoué leur camarade ! Fellag par exemple, le drolatique Kabyle a joué au dernier des chameaux en reprochant à Dieudonné d’avoir « dépassé la limite ». Evidemment, pour lui c’est facile de faire marrer en racontant des histoires algériennes, bien dégagé et pas seulement derrière les oreilles, dans de petits spectacles plus tendres que cruels.
Et le petit nouveau Tomer Sisley qui estime qu’« on ne peut pas rire de tout ». Lui ne prend aucun risque, il arrive sur scène et d’emblée il dit : « Je suis juif et arabe. » Il est le seul - avec ceux qui ne sont pas arabes - à trouver ça drôle. Tout va bien pour lui, qu’est-ce qu’il y a de marrant ? Vrai ou faux, le doute subsiste et il en bénéficie pour faire passer son mes-sage de « rigolo » qui fait semblant de ne pas comprendre pourquoi il peut tout dire désormais. A lui on ne reproche pas de faire des sketches pas drôles.
Dans le genre « intello », il y a aussi Malek Chebel avec sa tête de cocu du Coran ! Il n’arrête pas de dire « merci, merci » aux Occidentaux qui daignent l’accepter dans leur clan en tant que traître absolu, multipliant les manifestes et les dictionnaires sur un islam aseptisé et intégrationniste. Chebel se dit « radical de la modération », un « prof beur » qui est pour la « concorde » ! Malek Chebel qui prône l’« islam des Lumières » ! Bientôt, il va nous dire que la Révolution française était avant tout islamique, islamique modérée bien sûr. Ce collabeur se réjouit que des imams soient expulsés et attend que l’État et les intellectuels se soudent davantage pour combattre les extrémistes de son pays ! On rêve ! C’est les mille et une ******ries !
Super-collabeurs également, les commentateurs professionnels des problèmes du Proche-Orient... Grandes gueules de l’antiterrorisme ! Tous ces spécialistes qui ne voyagent jamais ! « C’est tout à fait symptomatique de ce qui se passe dans la région », disent-ils. On en voit tous les jours dans l’émission C dans l’air, la bien nommée, où toujours les mêmes théoriciens du carnage viennent faire du catastrophisme sans jamais prendre parti. À côté d’une barbouze toujours habillé en Jacquard, il y a deux anciens des forces libanaises : un à fine moustache très serveur de soupe, et surtout un autre à proverbes avec une gueule de traviole. Sa bouche, à force de se tordre pour mentir, va finir par passer de l’autre côté de sa tête et se retrouver sur sa nuque ! Ça lui donne un air dégoûté, mais c’est lui qui est dégoûtant... Lorsqu’ils ne se gourent pas sur les événements, ces deux-là noircissent le tableau face à un Yves Calvi dont le boulot est de s’ébahir devant l’actualité et de traduire en langage journalistique leurs topos erronés ! Gueule-Tordue est d’autant plus « collabeur » qu’il n’est pas « beur » ! Il dit toujours aux Blancs : « excusez-moi », ce qui veut dire : « Pardon, mes frères arabes. »
Mais le pire de tous, c’est Mohamed Sifaoui, délateur professionnel, taupe des occidentalistes, mouchard dans l’âme, infiltreur corrompu qui se fait passer pour un héros parce qu’il traite Bush, Sharon et Ben Laden de « fascistes »... Employé du pire journalisme, faux cul absolu, il espionne les imams avec des caméras cachées. Sifaoui se présente comme enquêteur « au péril de sa vie » et les médias le reçoivent les larmes aux yeux et les paumes pleines d’applaudissements. Il faudrait récurer ses casseroles à celui-là aussi, parce qu’il doit en avoir de belles à son cul !
Les collabeurs sont prêts à tout pour entrer dans le cénacle médiatico-politique, car ils adorent la politique. Il n’y a pas que Malek Boutih le Tom Pousse-au-crime, celui que tous les banlieusards appellent « Malek Bounty » (noir dehors et blanc dedans). Il y a aussi sa « soeur » Loubdna Méliane, l’héroïne de « Ni Putes Ni Soumises », un titre de film non porno érigé en slogan féministo-laïc. « Ni Putes Ni Soumises » devait forcément s’associer à SOS Racisme et à Fun Radio. Ni Putes Ni Soumises ! Quand on s’intéresse un peu à la dénégation on sait ce que ça veut dire. Ça veut dire "putes et soumises" bien sûr. Attention, pas « putes » au sens des Putains, arabes ou pas, qui se prostituent, avec ou sans mac, pour plein de raisons que les « Ni Putes Ni Soumises » ignorent et méprisent. Non, ****, au sens de « faire la **** » pour obtenir ce qu’elles veulent. Les Putes sont des putes comme on est écrivain ou musicien de jazz, mais les « Ni Putes Ni Soumises » font les putes, nuance.
Ce mouvement est une insulte aux grandes Putains et aussi l’aveu que ces petites mijaurées du parti socialiste, en mal de reconnaissance médiatique, sont totalement soumises, et plus encore, se servent de quelques exemples de malheureuses filles arabes persécutées par leur frère ou leur père ignorants pour avoir un bon prétexte de bouffer enfin à tous les râteliers. La petite Méliane elle aussi veut sa part de gâteau. Collabeurette, elle déteste au fond toute forme de révolte, surtout si celle-ci prend l’aspect d’un voile. N’est-elle ni intelligente ni courageuse pour comprendre et dire que la plupart des filles musulmanes le portent non pas par obscurantisme, mais par signe ostentatoire d’indignation contre la « modernité » occidentale ? Elles se radicalisent par provocation et goût enfantin de la liberté contre leurs parents adeptes, par intérêt, d’un islam soluble dans la pseudo-démocratie à l’occidentale : c’est ça la vérité. Les « Ni Putes Ni Soumises », il faut voir leur comité de parrainage : les « intellos » les plus corrompus de ces vingt dernières années, la brochette de *******s du monde « libre ». Loubna Méliane, aussi vicieuse-présidente de SOS Racisme, c’est la fille des cités, « française avant tout », et qui déteste qu’on lui rappelle ses origines, mais qui a fait tout son beurre (sans jeu de mots) sur elles. Elle veut être le nouveau visage souriant de l’intégration militante ! Elle est surtout médiatisée parce que c’est une « bonne cliente » depuis le lycée : elle a du bagout, la Méliane !
C’est le grand truc des collabeurs, ça : la parlotte creuse. Ils enfilent des phrases longues et « en colère » pour faire croire qu’ils ont quelque chose à dire. Et quelle putasserie ! Dans le genre grande gueule qui vend bien sa salade, le petit Rachid Djaïdani tient le pompon. Quel démago culotté ! Ce « bon client » squatte tout ce qu’il peut comme talk-show, jusqu’à gêner les plus chevronnés médiateux qui ne peuvent pas le foutre à la porte sans risquer de passer pour anti-beurs. Rachid, qui se veut « écrivain » et non rappeur, balance sa vibes en free style pour mieux pleurnicher de n’être pas encore assez vite une vedette du show-biz... Le complexe des Blancs est tel qu’ils le laissent faire, alors qu’ils pensent que Djaïdani n’est qu’une petite frappe de plus aux dents longues et aux couilles pas encore sorties. Parfait beubeur pour donner l’illusion d’une révolte arabe à des assemblées d’antiracistes professionnels. Son discours à ses « frères », c’est : « Existez, et la télé vous fera vivre ! »
Joli programme
révolutionnaire ! Ah, ils sont tous écoeurants. Il n’y a guère que Djamel Bouras peut-être, le judoka chaoui, qui ose un peu l’ouvrir. Et Rachid Taha qui avait fait jadis une parodie de Douce France de Charles Trenet à la sauce arabe. Lui seul semble avoir bien compris. Quand je l’ai rencontré, il m’a reconnu comme étant l’écrivain qui était allé en Irak. « Je ne t’ai pas vu là-bas ! » lui ai-je dit. « Les Arabes n’aiment pas les rebeus... » m’a-t-il répondu, lucide. J’aime bien ce complexe franchement avoué !
On est loin de Samy Nacéri embrassant Gérard Darmon avant de quitter le plateau d’Ardisson. Comme il s’était cru obligé, chez le même, de jurer sur le Coran (avec beaucoup de trémolos) qu’il épouserait sans problèmes une Juive (séquence coupée)... Et les Cheb Mami, les Khaled, les Faudel... Tous terrorisés à l’idée d’être associés à de vrais Arabes. Il faut rentrer dans le lard de tous ces petits cochons !...
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10 Avr 2010 16:03 #51946
par cimode
Réponse de cimode sur le sujet Les COLLABEURS (Part 2)
Les Tariq Ramadan, les Mohamed Latrèche gênent les collabeurs car ils mettent en péril leur petit système anti-révolutionnaire et lucratif de collaboration. Le mot d’ordre des Arabes modérationnistes après le 11 septembre, c’est « Chut, surtout ne nous faisons pas remarquer ! » Ils se plaignent ensuite que les Blancs les considèrent tous plus ou moins comme des terroristes. Plus ils sont collabos, plus ils grimacent quand on leur rappelle leurs origines, ils mettent ça sur le dos de la lutte contre le racisme, mais c’est sous le poids de l’arrivisme qu’ils croulent. Regardez d’ailleurs comme ils sont ployés. Toujours alourdis par leur trahison alors que les autres sont droits.
C’est en refusant de s’appeler « beurs » que les Arabes se sentiront un peu plus « français ». Malgré ça, ils persistent à se revendiquer « beurs » comme si ça les protégeait du racisme, et que ça leur donnait le passeport d’être « moins arabes »...
Zidane est-il le plus grand collabeur ? Pas sûr... Au moins, le footballeur n’est-il pas dupe de lui-même : « J’ai de beaux yeux, mais faut pas que je parle... » Zinedine Zidane, le génie abruti ! Il y en a quelques-uns comme ça dans le jazz aussi... Sa seule subversion, c’est, parmi les onze, d’être le seul à ne pas chanter La Marseillaise pendant que l’hymne national retentit dans le stade avant le coup d’envoi de chaque match. Est-ce parce que le Kabyle Zizou aurait honte de chanter faux, ou bien parce qu’il aurait honte, en chantant, d’être faux ?... De toute façon, ça n’arrivera plus. Zidane vient à l’instant de quitter les Bleus pour aller non pas à Nadjaf, mais à Madrid. C’est déjà ça !
Non, le roi des « collabeurs », aujourd’hui, tout le monde le connaît : Jamel Debbouze ! Plus qu’une star, un exemple. L’ascension fulgurante du Maghrébin qui a réussi socialement, c’est Jamel qui la représente. Et par le rire, le meilleur moyen de ne jamais faire réfléchir. Et bien sûr le copinage show-biz tel qu’il existait avant lui, du temps où les Arabes n’avaient pas droit à la parole. Ils croient l’avoir désormais grâce à Jamel, mais la seule parole qu’on leur permet de lancer à la face du bourgeois « américano-sioniste » (comme dirait l’autre), c’est celle de l’ironique petit débrouillard d’Agadir ou du ouistiti d’Ouarzazate qui bondit de vanne en vanne et qui ne se sert surtout pas de sa puissante notoriété pour dire des choses importantes sur son peuple. Et qu’on ne me rétorque pas que les Arabes d’Irak ou de Palestine ne sont pas son peuple !
En secret, Jamel se sent coupable de ne jamais rien dire. Il pourrait le faire, lui, dont le cauchemar très kafkaïen est qu’on tape à sa porte un matin et qu’on lui demande de tout rendre : « C’est fini, on s’est trompé, c’était pas vous. » Bel aveu ! En effet, ce n’était pas lui le messie de la cause. Il a fait quelques vagues pour cacher qu’il ne savait pas marcher sur l’eau. Il voulait trop en croquer et plus il étale son rêve devenu réalité (avec un arrivisme bon enfant), plus les esclaves qui s’appellent eux-mêmes « Beurs » se réjouissent à l’idée que ça pour-rait leur arriver à eux aussi : thunes, bagnoles et gonzesses. Exactement comme les comiques et les acteurs blancs. C’est ça l’idéal ? Devenir une fripouille de plus, un alibi antiraciste supplémentaire pour les Négriers du Spectacle !
Jamel finira comme Coluche par raconter des histoires drôles devant des salles hilares d’avance. C’est le sort des faux subversifs, à la base complexés socialement. On ne peut pas faire plus beurement correct. Devant Dieudonné, la réaction spontanée de Jamel sur le plateau a été : « T’es le meilleur ! » La reculade c’est pour après, quand il a pris conscience non pas de l’ignominie du sketch, mais de ses conséquences. Jamel fait le jeu des disproportionnistes. Dans tous les magazines ensuite, il multiplie les propos collabeurationnistes. Par exemple ceux rapportés par le petit vilain YB qui lui aussi regrette d’avoir défendu Dieudonné dans son « roman ». Jamel : « Même ma mère, elle m’en a voulu d’embrasser Dieudonné après ce qu’il avait dit. » Ils se foutent de qui, ces Judas d’Allah ? YB fait la pub de son livre au second degré parce qu’il n’a pas eu le succès espéré et Jamel, entre deux léchages de la couronne du roi du Maroc, renie le seul humoriste qui sacrifie sa carrière de comique pour prendre la défense des Arabes ! On l’attend encore le duo sur scène de Jamel avec Gad Elmaleh - chouchou fuyard - sur le conflit israélo-palestinien ! Jamel ne s’en sortira pas toujours en ne faisant que le ramadan. Le spectacle s’intitulera « Les Juifs et les Arabes, ils s’aiment bien ». Ce qui veut dire, traduit du lacanien : « Ils se haïssent copieusement. »
On dirait que le seul but des Arabes français, c’est de sur-tout ne pas être considérés comme des voyous. Pour les colla-beurs, les deux ennemis sont Sarkozy et Ben Laden. Le premier les pousse à devenir des voyous et l’autre les en dissuade. Ils veulent être des gentils garçons qui aiment tout le monde, qui piquent gentiment les filles, qui ne sont surtout pas fanatiques (sauf du fric), qui aiment bien les Français, qui supportent le racisme avec le sourire et qui vont « colpi » en boîte de nuit le samedi soir. Des bons gars ! Finalement ce qu’ils aiment, c’est la Play Station et l’abbé Pierre. Tout ce qu’il y a de plus francaoui avec juste une « culture arabe » qui s’est réduite au thé à la menthe et à la danse du ventre, et un peu de repentance aussi, sans oublier un grand amour de la jeunesse.. . Jamel est pour le voile, mais comme c’est dit en déconnant personne ne le lui reproche. Les bien-pensants du Monde, de Télérama et du Nouvel Observateur y retrouvent leur compte. Ils essaient de faire le coup du comique politique et social, le bouffon grave qui dit des vérités avec l’élégance de l’arlequinade mais les fourberies de Scapin, on connaît. Grâce à Dieudonné, il avait l’occasion de devenir vraiment un Arabe subversif. Au lieu de ça, il a reculé, tellement effrayé à l’idée de retourner à Trappes, de revendre sa Ferrari noire et de ne pas être à l’affiche d’Astérix 14. Il faut qu’il donne des gages sinon il est foutu. Jamel ne peut rien dire. Un mot à côté, et il risque tout.
La devise de Jamel, la vraie, pas l’officielle anti-lepeniste, anti-riches, anti-flics, non, sa vraie direction dans la vie, son moteur personnel, c’est la phrase qu’il marmonne parfois dans sa barbe, pas trop près du micro, et qui résume bien toute son idéologie : « L’amour de ma mère et la chatte des meufs. »
Pas de pot, c’est dans le numéro de Paris Match où Saddam était exhibé comme un singe que Jamel a fait l’ouverture. Le gorille et le macaque. Un numéro de Paris Match particulière-ment abject. Entre l’édito d’Alain Genestar (Ô Roger Théron où es-tu ?), vantant la « victoire » américaine et une série de photos dénonçant les massacres de Saddam pour bien l’achever au moment de sa capture, Jamel Debbouze en plein triomphe ! Que pense-t-il, Jamel, au cabinet en feuilletant son numéro de Match, où sur une pleine page, on voit un pauvre Irakien abattu « glorieusement » par les GI à côté de sa photo à lui, l’« acteur français le mieux payé » ? Ça ne lui gâche pas un peu sa fierté ? C’est à ça que collaborent le plus les Arabes d’ici, à cette perpétuelle propagande de dénigrements, de négations, d’insinuations, de désinformations, toujours dans le même sens du désengagement politique et religieux (donc artistique). Jamel présente comme un exploit d’avoir le Coran dans la boîte à gants de sa Ferrari mais d’autres Arabes l’avaient sur le tableau de bord d’un Boeing 747. Ça semble ça, le boulot des collabeurs, surtout dissiper l’amalgame. « Vade retro Al-Qaida ! » Ils sont tous à vouloir un islam de France, propre et digne, anti-terroriste, friqué et cultivé. Désolé, ça ne suffit pas de lancer une marque de chaussures et d’en savater tous les plateaux de télévision entre deux gaudrioles, ou de retourner au Maroc pour renforcer encore la politique culturelle et cinématographique de ce « grand festival » (base arrière des requins maghrébo-américains), et lancer au passage des lunettes aux pauvres comme des bonbons.
Au fond, Jamel ne s’en remet pas d’avoir été pauvre à Trappes. Mais Trappes n’est pas la bande de Gaza, et bien qu’il se balade maintenant avec sa bande de gasous dans les beaux quartiers zazous, il le sait très bien, car il est tout sauf con, Jamel. Mais il n’est rien d’autre que « pas con ». Car si ne pas être con, c’est d’accepter de travailler avec des salauds, c’est qu’on est un peu salaud soi-même. Avoir ainsi droit à la parole, souvent en direct, dans les meilleures occasions télévisuelles et faire toujours le même numéro de clown perturbateur, c’est impardonnable. Son père était agent d’entretien, lui aussi finalement. Jamel est un agent du système d’******rie Générale et il a été engagé (à condition qu’il ferme bien sa gueule en ayant l’air de l’ouvrir) pour entretenir le public, lui nettoyer la tête.
C’est dans le néologisme que Jamel est le meilleur. J’espère qu’il sait ce qu’il dit quand il fait du Lacan marocain : « Je suis consécramé. » En effet... Sa déformation de mots, son humour est comme celui de tous ses confrères, c’est-à-dire une mise en boîte des autres et de lui-même. Il y en a marre de la mise en boîte. On aimerait bien que les pros de la dérision trouvent autre chose. Qu’ils sortent de leurs boîtes ! Résurrection ? Mais ils n’y croient pas assez... Le tchatcheur n° 1 de France sera toujours en banlieue dans sa tête. Hamdullilah ! Sa gloire, c’est de prendre la parole pour dire qu’il y a trop de cafards dans les cités. Toujours Kafka. Et s’il les métamorphosait en ce qu’ils sont vraiment, ces cloportes ? En Palestine, il n’y en a pas des cafards ? Qu’il voyage un peu, Jamel. D’ailleurs, je l’ai rencontré à la veille de la guerre en Irak...
C’est là que je suis tombé dessus l’après-midi, rue du Four. Il y avait Jamel Debbouze avec ses gardes du corps et Abdel-Kader Aoun aussi... Kader Aoun, c’est le bras droit de Jamel, si j’ose dire. C’est lui sa conscience politique. Juste ce qu’il faut, pas trop quand même. Il m’aime bien Kader, il me l’a dit. Seulement, il trouve que je manque de « finesse » (sic !). « Il faut y aller petit à petit, pas aussi frontalement que toi. » Kader me dit aussi que son idole, c’est Mohamed Ali. C’est peut-être parce qu’il tremble... Trente ans de retard ! Moi, ce serait plutôt Mohamed Atta. Jamel nous écoute, il porte une espèce de jaquette rouge en feutrine et une casquette orange. - Toi, tu saignes de la littérature.
On est mardi 18 mars 2003. Je sors de l’agence de voyage avec mon billet pour Damas. Je pars demain et j’ai mon visa pour l’Irak dans la poche. Je fais comme si ça me venait à l’es-prit, moi aussi je suis le roi de l’impro. Je dis à Jamel : « Tiens, ça serait une bonne idée d’aller en Irak ! Tu devrais y aller, au lieu d’être contre la guerre, tu y vas pendant ! Tu pars avec Zidane. Tous les deux, vous vous installez à l’hôtel Palestine... Les deux Arabes préférés des Français, ça aurait un certain effet ! » Le comique hésite : « Bagdad c’est pas con. Mais Zidane il faudrait d’abord lui greffer un veaucer. » Il ne va quand même pas me dire qu’il a des galas à honorer comme tous les autres « engagés » du show-biz, qu’il doit enregistrer avec Juliette Gréco comme Miossec ou bien que ses petites filles lui ont demandé de ne pas partir à la guerre comme l’a avoué Francis Lalanne. Ah ! Les enfants utilisés comme boucliers humains pour avoir un bon prétexte de ne pas risquer sa peau !... Non, Jamel est libre. Seulement, il n’est pas trop chaud...
Arborer un tee-shirt « No War in Irak » dans le quartier Mabillon lui suffit comme acte de résistance... Alors, qui y va ? Ah non, pas encore bibi ! D’accord. Jamel et Kader me regardent un peu incrédules mais ils savent bien que j’en suis cap’. Je fais comme si je me décidais là, à l’instant, devant eux, grâce à eux... Salut les mecs, vous m’avez convaincu, je pars demain pour Bagdad !
Marc-Edouard Nabe
C’est en refusant de s’appeler « beurs » que les Arabes se sentiront un peu plus « français ». Malgré ça, ils persistent à se revendiquer « beurs » comme si ça les protégeait du racisme, et que ça leur donnait le passeport d’être « moins arabes »...
Zidane est-il le plus grand collabeur ? Pas sûr... Au moins, le footballeur n’est-il pas dupe de lui-même : « J’ai de beaux yeux, mais faut pas que je parle... » Zinedine Zidane, le génie abruti ! Il y en a quelques-uns comme ça dans le jazz aussi... Sa seule subversion, c’est, parmi les onze, d’être le seul à ne pas chanter La Marseillaise pendant que l’hymne national retentit dans le stade avant le coup d’envoi de chaque match. Est-ce parce que le Kabyle Zizou aurait honte de chanter faux, ou bien parce qu’il aurait honte, en chantant, d’être faux ?... De toute façon, ça n’arrivera plus. Zidane vient à l’instant de quitter les Bleus pour aller non pas à Nadjaf, mais à Madrid. C’est déjà ça !
Non, le roi des « collabeurs », aujourd’hui, tout le monde le connaît : Jamel Debbouze ! Plus qu’une star, un exemple. L’ascension fulgurante du Maghrébin qui a réussi socialement, c’est Jamel qui la représente. Et par le rire, le meilleur moyen de ne jamais faire réfléchir. Et bien sûr le copinage show-biz tel qu’il existait avant lui, du temps où les Arabes n’avaient pas droit à la parole. Ils croient l’avoir désormais grâce à Jamel, mais la seule parole qu’on leur permet de lancer à la face du bourgeois « américano-sioniste » (comme dirait l’autre), c’est celle de l’ironique petit débrouillard d’Agadir ou du ouistiti d’Ouarzazate qui bondit de vanne en vanne et qui ne se sert surtout pas de sa puissante notoriété pour dire des choses importantes sur son peuple. Et qu’on ne me rétorque pas que les Arabes d’Irak ou de Palestine ne sont pas son peuple !
En secret, Jamel se sent coupable de ne jamais rien dire. Il pourrait le faire, lui, dont le cauchemar très kafkaïen est qu’on tape à sa porte un matin et qu’on lui demande de tout rendre : « C’est fini, on s’est trompé, c’était pas vous. » Bel aveu ! En effet, ce n’était pas lui le messie de la cause. Il a fait quelques vagues pour cacher qu’il ne savait pas marcher sur l’eau. Il voulait trop en croquer et plus il étale son rêve devenu réalité (avec un arrivisme bon enfant), plus les esclaves qui s’appellent eux-mêmes « Beurs » se réjouissent à l’idée que ça pour-rait leur arriver à eux aussi : thunes, bagnoles et gonzesses. Exactement comme les comiques et les acteurs blancs. C’est ça l’idéal ? Devenir une fripouille de plus, un alibi antiraciste supplémentaire pour les Négriers du Spectacle !
Jamel finira comme Coluche par raconter des histoires drôles devant des salles hilares d’avance. C’est le sort des faux subversifs, à la base complexés socialement. On ne peut pas faire plus beurement correct. Devant Dieudonné, la réaction spontanée de Jamel sur le plateau a été : « T’es le meilleur ! » La reculade c’est pour après, quand il a pris conscience non pas de l’ignominie du sketch, mais de ses conséquences. Jamel fait le jeu des disproportionnistes. Dans tous les magazines ensuite, il multiplie les propos collabeurationnistes. Par exemple ceux rapportés par le petit vilain YB qui lui aussi regrette d’avoir défendu Dieudonné dans son « roman ». Jamel : « Même ma mère, elle m’en a voulu d’embrasser Dieudonné après ce qu’il avait dit. » Ils se foutent de qui, ces Judas d’Allah ? YB fait la pub de son livre au second degré parce qu’il n’a pas eu le succès espéré et Jamel, entre deux léchages de la couronne du roi du Maroc, renie le seul humoriste qui sacrifie sa carrière de comique pour prendre la défense des Arabes ! On l’attend encore le duo sur scène de Jamel avec Gad Elmaleh - chouchou fuyard - sur le conflit israélo-palestinien ! Jamel ne s’en sortira pas toujours en ne faisant que le ramadan. Le spectacle s’intitulera « Les Juifs et les Arabes, ils s’aiment bien ». Ce qui veut dire, traduit du lacanien : « Ils se haïssent copieusement. »
On dirait que le seul but des Arabes français, c’est de sur-tout ne pas être considérés comme des voyous. Pour les colla-beurs, les deux ennemis sont Sarkozy et Ben Laden. Le premier les pousse à devenir des voyous et l’autre les en dissuade. Ils veulent être des gentils garçons qui aiment tout le monde, qui piquent gentiment les filles, qui ne sont surtout pas fanatiques (sauf du fric), qui aiment bien les Français, qui supportent le racisme avec le sourire et qui vont « colpi » en boîte de nuit le samedi soir. Des bons gars ! Finalement ce qu’ils aiment, c’est la Play Station et l’abbé Pierre. Tout ce qu’il y a de plus francaoui avec juste une « culture arabe » qui s’est réduite au thé à la menthe et à la danse du ventre, et un peu de repentance aussi, sans oublier un grand amour de la jeunesse.. . Jamel est pour le voile, mais comme c’est dit en déconnant personne ne le lui reproche. Les bien-pensants du Monde, de Télérama et du Nouvel Observateur y retrouvent leur compte. Ils essaient de faire le coup du comique politique et social, le bouffon grave qui dit des vérités avec l’élégance de l’arlequinade mais les fourberies de Scapin, on connaît. Grâce à Dieudonné, il avait l’occasion de devenir vraiment un Arabe subversif. Au lieu de ça, il a reculé, tellement effrayé à l’idée de retourner à Trappes, de revendre sa Ferrari noire et de ne pas être à l’affiche d’Astérix 14. Il faut qu’il donne des gages sinon il est foutu. Jamel ne peut rien dire. Un mot à côté, et il risque tout.
La devise de Jamel, la vraie, pas l’officielle anti-lepeniste, anti-riches, anti-flics, non, sa vraie direction dans la vie, son moteur personnel, c’est la phrase qu’il marmonne parfois dans sa barbe, pas trop près du micro, et qui résume bien toute son idéologie : « L’amour de ma mère et la chatte des meufs. »
Pas de pot, c’est dans le numéro de Paris Match où Saddam était exhibé comme un singe que Jamel a fait l’ouverture. Le gorille et le macaque. Un numéro de Paris Match particulière-ment abject. Entre l’édito d’Alain Genestar (Ô Roger Théron où es-tu ?), vantant la « victoire » américaine et une série de photos dénonçant les massacres de Saddam pour bien l’achever au moment de sa capture, Jamel Debbouze en plein triomphe ! Que pense-t-il, Jamel, au cabinet en feuilletant son numéro de Match, où sur une pleine page, on voit un pauvre Irakien abattu « glorieusement » par les GI à côté de sa photo à lui, l’« acteur français le mieux payé » ? Ça ne lui gâche pas un peu sa fierté ? C’est à ça que collaborent le plus les Arabes d’ici, à cette perpétuelle propagande de dénigrements, de négations, d’insinuations, de désinformations, toujours dans le même sens du désengagement politique et religieux (donc artistique). Jamel présente comme un exploit d’avoir le Coran dans la boîte à gants de sa Ferrari mais d’autres Arabes l’avaient sur le tableau de bord d’un Boeing 747. Ça semble ça, le boulot des collabeurs, surtout dissiper l’amalgame. « Vade retro Al-Qaida ! » Ils sont tous à vouloir un islam de France, propre et digne, anti-terroriste, friqué et cultivé. Désolé, ça ne suffit pas de lancer une marque de chaussures et d’en savater tous les plateaux de télévision entre deux gaudrioles, ou de retourner au Maroc pour renforcer encore la politique culturelle et cinématographique de ce « grand festival » (base arrière des requins maghrébo-américains), et lancer au passage des lunettes aux pauvres comme des bonbons.
Au fond, Jamel ne s’en remet pas d’avoir été pauvre à Trappes. Mais Trappes n’est pas la bande de Gaza, et bien qu’il se balade maintenant avec sa bande de gasous dans les beaux quartiers zazous, il le sait très bien, car il est tout sauf con, Jamel. Mais il n’est rien d’autre que « pas con ». Car si ne pas être con, c’est d’accepter de travailler avec des salauds, c’est qu’on est un peu salaud soi-même. Avoir ainsi droit à la parole, souvent en direct, dans les meilleures occasions télévisuelles et faire toujours le même numéro de clown perturbateur, c’est impardonnable. Son père était agent d’entretien, lui aussi finalement. Jamel est un agent du système d’******rie Générale et il a été engagé (à condition qu’il ferme bien sa gueule en ayant l’air de l’ouvrir) pour entretenir le public, lui nettoyer la tête.
C’est dans le néologisme que Jamel est le meilleur. J’espère qu’il sait ce qu’il dit quand il fait du Lacan marocain : « Je suis consécramé. » En effet... Sa déformation de mots, son humour est comme celui de tous ses confrères, c’est-à-dire une mise en boîte des autres et de lui-même. Il y en a marre de la mise en boîte. On aimerait bien que les pros de la dérision trouvent autre chose. Qu’ils sortent de leurs boîtes ! Résurrection ? Mais ils n’y croient pas assez... Le tchatcheur n° 1 de France sera toujours en banlieue dans sa tête. Hamdullilah ! Sa gloire, c’est de prendre la parole pour dire qu’il y a trop de cafards dans les cités. Toujours Kafka. Et s’il les métamorphosait en ce qu’ils sont vraiment, ces cloportes ? En Palestine, il n’y en a pas des cafards ? Qu’il voyage un peu, Jamel. D’ailleurs, je l’ai rencontré à la veille de la guerre en Irak...
C’est là que je suis tombé dessus l’après-midi, rue du Four. Il y avait Jamel Debbouze avec ses gardes du corps et Abdel-Kader Aoun aussi... Kader Aoun, c’est le bras droit de Jamel, si j’ose dire. C’est lui sa conscience politique. Juste ce qu’il faut, pas trop quand même. Il m’aime bien Kader, il me l’a dit. Seulement, il trouve que je manque de « finesse » (sic !). « Il faut y aller petit à petit, pas aussi frontalement que toi. » Kader me dit aussi que son idole, c’est Mohamed Ali. C’est peut-être parce qu’il tremble... Trente ans de retard ! Moi, ce serait plutôt Mohamed Atta. Jamel nous écoute, il porte une espèce de jaquette rouge en feutrine et une casquette orange. - Toi, tu saignes de la littérature.
On est mardi 18 mars 2003. Je sors de l’agence de voyage avec mon billet pour Damas. Je pars demain et j’ai mon visa pour l’Irak dans la poche. Je fais comme si ça me venait à l’es-prit, moi aussi je suis le roi de l’impro. Je dis à Jamel : « Tiens, ça serait une bonne idée d’aller en Irak ! Tu devrais y aller, au lieu d’être contre la guerre, tu y vas pendant ! Tu pars avec Zidane. Tous les deux, vous vous installez à l’hôtel Palestine... Les deux Arabes préférés des Français, ça aurait un certain effet ! » Le comique hésite : « Bagdad c’est pas con. Mais Zidane il faudrait d’abord lui greffer un veaucer. » Il ne va quand même pas me dire qu’il a des galas à honorer comme tous les autres « engagés » du show-biz, qu’il doit enregistrer avec Juliette Gréco comme Miossec ou bien que ses petites filles lui ont demandé de ne pas partir à la guerre comme l’a avoué Francis Lalanne. Ah ! Les enfants utilisés comme boucliers humains pour avoir un bon prétexte de ne pas risquer sa peau !... Non, Jamel est libre. Seulement, il n’est pas trop chaud...
Arborer un tee-shirt « No War in Irak » dans le quartier Mabillon lui suffit comme acte de résistance... Alors, qui y va ? Ah non, pas encore bibi ! D’accord. Jamel et Kader me regardent un peu incrédules mais ils savent bien que j’en suis cap’. Je fais comme si je me décidais là, à l’instant, devant eux, grâce à eux... Salut les mecs, vous m’avez convaincu, je pars demain pour Bagdad !
Marc-Edouard Nabe
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