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Publicité: impunité des annonceurs, désinformation des consommateurs
- kredence
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28 Mar 2010 18:05 #50928
par kredence
Incitation à l’utilisation du téléphone au volant (Mobilis), références aux bienfaits d’un produit alimentaire sur la santé (huile Afia, yaourts Danone…), des remises qui sont pas appliquées (concessionnaires automobiles)…
Les exemples des abus constatés dans les publicités sont nombreux en Algérie.
A chaque fois, le résultat est le même : le consommateur est induit en erreur ou encouragé à avoir des pratiques que la société tente par ailleurs de combattre.
Depuis quelques années, le marché algérien s’est ouvert à la concurrence dans tous les domaines.
Avec cette ouverture, les Algériens ont notamment pu profiter d'une plus grande diversité d'offres de produits et de services.
Le corollaire a été le développement rapide de la publicité, les marques cherchant à attirer le consommateur vers leurs produits. Mais, en l’absence de régulation , de contrôle des textes existants et aussi de compétences, ce secteur semble livré à lui-même et les annonceurs libres de faire et dire ce qu'ils veulent.
Au mépris parfois de la loi qui malgré ses lacunes a posé quelques barrières aux contenus publicitaires.
Dans l'agroalimentaire par exemple, des slogans aux messages tendancieux voire mensongers sont admis, alors que dans de nombreux pays ils sont interdits en vertu du danger qu'ils représentent auprès de consommateurs pas toujours à même de les décrypter et de prendre la distance nécessaire.
On pourrait à la limite comparer ces messages à ceux des charlatans sur les marchés qui incitent les passants crédules à acheter telle ou telle herbe censée guérir telle ou telle maladie, sans aucune connaissance médicale et sans connaître toutes les conséquences de leurs mélanges.
Mais les dérapages observés ne concernent pas seulement les messages véhiculés dans les annonces.
L’abus va au-delà : comment expliquer que l’ENTV se transforme à chaque ramadhan à l’heure de l’iftar, en diffuseur de spots publicitaires alors que dans d’autres pays la publicité est en voie d’être bannie des télévisions publiques pour favoriser des programmes de qualité loin de la pression des annonceurs ?
Le même constat s’applique aussi à la radio nationale.
Dans les pays développés, des organismes de contrôle ont été mis en place pour surveiller les publicités diffusées dans les médias.
Et régulièrement, des publicités sont interdites parce qu'elles véhiculent des messages jugés faux ou nocifs pour la société.
En Algérie, la création d’un tel organisme semble plus que nécessaire pour instaurer un peu de discipline et de morale dans cette profession.
TSA
Les exemples des abus constatés dans les publicités sont nombreux en Algérie.
A chaque fois, le résultat est le même : le consommateur est induit en erreur ou encouragé à avoir des pratiques que la société tente par ailleurs de combattre.
Depuis quelques années, le marché algérien s’est ouvert à la concurrence dans tous les domaines.
Avec cette ouverture, les Algériens ont notamment pu profiter d'une plus grande diversité d'offres de produits et de services.
Le corollaire a été le développement rapide de la publicité, les marques cherchant à attirer le consommateur vers leurs produits. Mais, en l’absence de régulation , de contrôle des textes existants et aussi de compétences, ce secteur semble livré à lui-même et les annonceurs libres de faire et dire ce qu'ils veulent.
Au mépris parfois de la loi qui malgré ses lacunes a posé quelques barrières aux contenus publicitaires.
Dans l'agroalimentaire par exemple, des slogans aux messages tendancieux voire mensongers sont admis, alors que dans de nombreux pays ils sont interdits en vertu du danger qu'ils représentent auprès de consommateurs pas toujours à même de les décrypter et de prendre la distance nécessaire.
On pourrait à la limite comparer ces messages à ceux des charlatans sur les marchés qui incitent les passants crédules à acheter telle ou telle herbe censée guérir telle ou telle maladie, sans aucune connaissance médicale et sans connaître toutes les conséquences de leurs mélanges.
Mais les dérapages observés ne concernent pas seulement les messages véhiculés dans les annonces.
L’abus va au-delà : comment expliquer que l’ENTV se transforme à chaque ramadhan à l’heure de l’iftar, en diffuseur de spots publicitaires alors que dans d’autres pays la publicité est en voie d’être bannie des télévisions publiques pour favoriser des programmes de qualité loin de la pression des annonceurs ?
Le même constat s’applique aussi à la radio nationale.
Dans les pays développés, des organismes de contrôle ont été mis en place pour surveiller les publicités diffusées dans les médias.
Et régulièrement, des publicités sont interdites parce qu'elles véhiculent des messages jugés faux ou nocifs pour la société.
En Algérie, la création d’un tel organisme semble plus que nécessaire pour instaurer un peu de discipline et de morale dans cette profession.
TSA
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