«L’art» d’humilier les algériens

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25 Mar 2010 02:11 #50647 par kredence
SCANNER, FOUILLE CORPORELLE ET MÉFIANCE AUX AÉROPORTS AMÉRICAINS

«L’art» d’humilier les algériens
25 Mars 2010

De l’Algérie, les Américains ne connaissent pratiquement rien. Certains ne retiennent de ce pays que les attaques terroristes, les massacres barbares commis durant la tragédie nationale.

John est chauffeur de taxi. Il est Américain d’origine africaine. Quand on annonce notre nationalité, il se révolte nous accusant d’avoir tué son cousin soudanais, qui travaillait en Algérie pour le compte d’une entreprise étrangère. «Vous avez égorgé mon cousin. Vous êtes des terroristes», lance-t-il.

A un moment donné, nous avons sérieusement pensé qu’il serait peut-être préférable de garder pour soi sa nationalité. Cela nous éviterait d’être tout le temps sur la défensive.

450.000 $ c’est tout ce qu’a dépensé l’Algérie en 2009 dans la capitale politique du globe, Washington, dans le cadre du travail de lobbying. Une somme insignifiante qui nous renseigne largement sur les faiblesses et les limites de la politique extérieure de l’Algérie.

Durant la même période, le Maroc, la Libye et l’Egypte ont débloqué le double et parfois le triple dans les coulisses du Congrès américain et des cercles de pression.

Les 450.000 dollars, dépensés au moment où le pays connaît une embellie financière exceptionnelle, expliquent le pourquoi de beaucoup d’événements auxquels des politiques et de simples citoyens algériens s’échinent, inlassablement, à trouver des éléments de réponses.

L’information est «top secret» en Algérie, mais elle est publique aux Etats-Unis. Pourtant, le pouvoir algérien est plus large lorsqu’il s’agit d’autres dépenses. Il devient paradoxalement plus avare quand il faut travailler l’image de marque du pays.

Sur les 450.000 dollars, 30.000 seulement furent attribués au travail de sensibilisation autour des réformes économique et politique ainsi qu’à la procédure de réconciliation nationale engagées par le pays. Une peine logiquement perdue.

Le classement de l’Algérie dans une liste noire, contenant les pays constituant une menace sur la sécurité mondiale, en est la dernière preuve tangible.

L’Algérie a protesté. Menacé de recourir au principe de réciprocité. Mais qu’a-t-on fait pour empêcher le pire? Et éviter aux voyageurs algériens une énième humiliation sur le sol américain?

Les officiels américains que nous avons eu l’opportunité de rencontrer à Washington regrettent l’inscription de l’Algérie «allié stratégique des Américains» sur la «black liste.»

Aussi étrange que cela puisse paraître, ils disent ignorer la raison de ce choix. «Je pense que les Etats-Unis ont agi à la hâte. Ils n’ont pas bien mûri leur démarche», nous confie une source diplomatique au fait du dossier. A l’horizon, une issue de crise se profile: «Cette liste n’est pas fixe. Elle subira probablement des révisions.

Dans cette perspective, l’Algérie pourrait éventuellement être rayée de la liste noire, parce qu’aux Etats-Unis nous sommes conscients des sacrifices consentis par votre pays dans la lutte contre le terrorisme.

L’ennemi numéro un des Américains.» Mais pour beaucoup d’Algériens, le mal est déjà fait
.
New York 10 mars.

Le bus qui transporte un groupe de journalistes arabes dont trois Algériens (L’Expression, El Watan, La Tribune) arrive à l’aéroport John Fitzgerald Kennedy.

Alors que nos confrères poursuivaient leurs discussions sur la politique américaine au Proche-Orient, une seule question taraudait les envoyés spéciaux des journaux algériens dans le pays de l’Oncle Sam.

Serons-nous ou pas soumis au scanner corporel?

La logique voudrait qu’on subisse cette mesure exceptionnelle. L’expérience nous tentait. Mais au tréfonds de nous-mêmes, chacun appréhendait un quitus ou une exception.

Nous sommes des journalistes. Nous appartenons à un corps qui a souffert le martyre pendant la tragédie nationale. Nous faire subir cette humiliante épreuve serait «une injustice.» Un voeu presque exaucé. Je franchis la barre de sécurité de l’aéroport américain sans aucun problème.

Cela ne fut pas le cas pour mes confrères d’El Watan et de La Tribune qui seront soumis à des contrôles plus approfondis. Parce qu’ils sont Algériens. Ils seront mis en quarantaine dans une cabine placée à quelques encablures du poste de contrôle.

L’agent verse de la poudre sur leur vêtements (veste et pantalon) dans le but de détecter tout produit chimique ou explosif.

La fouille corporelle des journalistes permet à l’agent de récupérer des stylos et un carnet confiné dans les poches. Un alibi qui n’est évidemment pas suffisant pour porter une accusation d’appartenance à un groupe terroriste et embarquer les deux jeunes en prison.

Sur le billet d’avion, l’on remarquera cet imposant cachet vert du TSA (Travel Sécurity Airline). Un cachet qu’on ne trouvera pas bien évidemment sur les tickets de nos confrères arabes. Nous prenons notre mal en patience.

Et de cette leçon, nous essayons de n’en tirer que le côté positif. Après tout, nous sommes des aventuriers. Juste une précision: nous ne passerons pas par le scanner corporel pour une raison évidente.

L’aéroport n’est pas équipé de ce matériel qu’on pourra trouver à l’aéroport de Tampa dans l’Etat de Floride. Nous nous dirigeons vers les postes de contrôle avec les mêmes appréhensions.

L’agent de sécurité (une femme) n’aura même pas besoin de revoir la liste des pays à risque.

Elle invite les détenteurs de passeport algérien à ôter leurs chaussures, les vestes, les ceintures, les montres et la monnaie qu’on garde dans les poches des pantalons. Direction, le scanner corporel.

Le regard des voyageurs étrangers est lourd d’accusation. Les jambes écartées, les mains levées, souriez, on est scannés! Notre bagage est scrupuleusement fouillé.

L’agent nous ordonne de ne pas faire le moindre mouvement, même pas un geste de la main au moment du contrôle des papiers. Un confrère prend son courage à deux mains et interroge sur les raisons de cette fouille.

La réponse est courte et cinglante: «Vous êtes sur une liste noire. Nous appliquons la loi.» Tout cela se fait face aux regards de nos confrères tunisien, mauritanien, palestinien, jordanien, égyptien et libanais qui n’ont pas été inquiétés.

A ce moment-là, la même question revient avec persistance.

Qu’a-t-on fait pour mériter cette humiliation?

Pourquoi nous et pas les autres? Aux Etats-Unis, rares sont ceux qui connaissent la position géographique de l’Algérie.

Un pays avec qui ils disputeront le premier tour de la Coupe du Monde prévue en Afrique du Sud. Souvent on confond Algeria et Nigeria. Et ceux qui, par chance, retiennent le nom du pays, nous engagent dans des discussions purement sécuritaires.

De l’Algérie, ils ne retiennent que les attaques terroristes, les massacres barbares commis durant la tragédie nationale contre les civils.

Sur un imposant tableau figurent les photos des journalistes algériens assassinés par les terroristes. Une liste incomplète. Nombreux sont ceux qui n’y figurent pas. En face, la carte géographique du globe.

L’Algérie est peinte en rouge. Cela signifie que la liberté de la presse est sévèrement restreinte.

L’Egypte est en jaune. Pour les confrères, «les relations privilégiées entre les deux pays a influencé les concepteurs de la carte».

Mme Katherine Haris, ancienne congressiste républicaine, avoue, très gênée, qu’elle ignore tout de l’Algérie. Elle est en revanche plus à l’aise lorsque les journalistes tunisiennes l’interpellent. Avec une aisance remarquable, elle cite les différentes villes tunisiennes, elle parle des coutumes, des sites touristiques. Elle y était invitée plusieurs fois. Idem pour le Maroc. Ihab, notre traducteur qui connaît bien le pays, nous apostrophe sur cette passivité des Algériens: «Vous avez tout ce qu’il faut pour devenir la destination numéro un des touristes. La nature vous a gâtés. Votre diversité culturelle est remarquable. Votre cuisine est riche. Mais vous ne faites rien pour vendre l’image du pays.» Aux Etats-Unis, le couscous est un label marocain et Deglet Nour est «made in Tunisia».

C’est du moins ce que pense un diplomate américain rencontré à Tampa: «J’ai découvert le couscous marocain dans une réception organisée à l’ambassade du Royaume chérifien aux USA. Le Roi avait envoyé son cuisinier pour l’occasion», nous révèle ce diplomate. Nous lui faisons savoir que notre couscous est meilleur.

Nous sortons même de notre devoir de réserve pour lui expliquer devant nos collègues tunisiens, que nos voisins de l’Est «volent» notre datte et l’exportent à l’étranger. Que font nos représentations diplomatiques à l’étranger? Nous n’avons pas cessé de poser cette question lors de notre séjour américain.

Nous avons entendu plusieurs fois ce commentaire. «Les Algériens qui vivent aux USA sont mal organisés», contrairement aux autres communautés arabes. Ils appliquent le principe de «Henini Enhanik» (Laissez-moi tranquille) pour reprendre les termes de Aymen 24 ans, cet universitaire, originaire de Skikda.

Il est à New York depuis deux ans et ne compte pas retourner au bled avant trois ans. «Quand je suis arrivé aux USA, j’ai essayé de m’approcher des Algériens qui sont là depuis plusieurs années. Honnêtement, ma soeur, la réaction de beaucoup d’entre eux m’a déçu.» Karim prépare un doctorat en sciences politiques.

Afin de financer ses recherches, il n’a pas hésité une seconde à travailler dans un hôtel. «Je ne regrette rien.

Ce pays m’ouvre des horizons que je n’aurai pas dans mon pays.» Karim souffre du lobbying exercé par les Libanais et les Marocains sur les médias arabes ou dirigés vers les pays arabes.

«J’étais sur le point d’être recruté dans des organes de presse. Mais à deux reprises ce lobbying a pesé de tout son poids pour m’évincer de la course», témoigne-t-il.

Pour lui, il faut commencer à penser sérieusement à s’organiser pour arracher une place dans une société qui ne pardonne pas les faiblesses et les échecs.

Envoyée spéciale aux Etats-Unis, Achira MAMMERI

L'Expression

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25 Mar 2010 08:29 #50648 par romance
mis a part les dattes et les couscous qu ont ils donnés d autres aux americains pour que ceux ci les laisse tranquille ( la palestine surement et bien d autre chose qu ils n avoueront jamais )

certes l Algerie doit ce refaire une image de marque et de bien se vendre mais le probleme chez nous c est que les politiciens sont occupés a piller le pays avec la complicitée des multinationals alors le reste ils s en foutent littéralement faut pas qu ils etonnent de l accueil qu on leur fait

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25 Mar 2010 08:58 #50649 par relax
cest simple comme bonjour ,l´ALGERIEN na aucune valeure aux yeux des pseudo-politiciens du BLED ,walou aucune kimma ,alors comment doit on attendre un respect des autres pays ,comme tu dis ROMMENCE ,les makokos du BLED sont tres tres occupes a bouffer les restes du gateau (richesses du BLED) ,dans mon topic ACTION ou REACTION je lai mentionne ,le changement ne viendra pas de la part de cette MAFIA ,si l´ALGERIEN trouve que cest une humiliation alors il doit bouger son .....en plus la communaute ALGERIENNE a travers le monde nest pas organisee ,on peut dire meme divisee ,franchement moi je trouve ce que les RICAINS font subir aux ALGERIENS dans les aeroports tout a fait normal ,ils ont constates aucune reaction alors l´humiliation continue ,et il yaura d´autres humiliations ,la question primordiale est :QUELLE EST NOTRE ATTITUDE DEVANT UNE HUMILIATION PAREILLE ????

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25 Mar 2010 13:32 #50650 par kredence
Tout comme le marocain,le tunisien,le jordanien qui n'ont aucune valeur aux yeux de leur politicien,a la difference que ces pays ont une presence permanente aux USA,qui reste le pays le plus influent et le plus puissant du monde occidental.

En l'absence d'une presence algerienne et du manque de lobbying,ce sont les francais qui sont en charge de repandre la mauvaise reputation de l'Algerie.

La majorite des publications,des etudes sur l'Algerie publiees aux USA, sont faites par des francais et sont traduites en anglais,ce qui donne une tres mauvaise image de l'Algerie.

Les algeriens sont incapable de raconter directement leur pays convenablement par manque de relation avec des editeurs americains, et surtout par manque de maitrise de la langue anglaise,ce qui laisse le champ libre aux francais,qui se comportent comme les tuteurs de facto des algeriens.

Ce n'est pas un hasard que c'est bien apres que la liste francaise des pays dangereux que les americains ont confectionne la leur.

Le probleme de dependance linguistique et culturelle reste le principal obstacle pour les algeriens pour expliquer et donner leur version des faits que l'on reproche justement a l'Algerie.

La majorite des compagnies americains ont legues leur departement Afrique du Nord,a des sous-traitants francais qui soi-disant "connaissent" bien le marche et la mentalite des algeriens ce qui a donne : IBM-France,Caterpillar-France,Hewlett-Packard-France.qui se font des fortunes sur le dos des algeriens, connaissant notre incompetence,et notre mentalite de corrompus.

Ce n'est pas la democratie,qui garantie une bonne reputation aux USA,le Maroc,la Tunisie,la Jordanie sont toutes des dictatures qui ont une bonne reputation aux USA.

Notre probleme numero 1,c'est l'hegemonie de la langue francaise et la domination de l'economie algerienne par la France.

Notre 2eme probleme est l'incompetence de nos politiciens,de nos economistes.

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25 Mar 2010 13:47 #50651 par kredence
Romance,

C'est sur que le Maroc se fait passer pour un royaume paisible,ouvert.
La Tunisie pour un havre de paix,sans islamistes.

Il faut bien reconnaitre que les marocains et les tunisiens vendent mieux leur produits que les algeriens.

Je vois sur les etales de grands marches US tel que Publix,Kroger: des olives,des sardines,de l'huile,du henne,du couscous,dattes et beaucoup d'autres produits marocains vendus directement aux USA.

Le peu de produits algeriens que j'ai vu,ne se vendent pas dans les grands marches US,mais chez les petits epiciers pakistanais,indiens,ethiopiens,erythreens,et tous les produits algeriens viennent etrangement du Canada,qui arrive en vrac,ou ils sont conditionnes dans des sachets portant des indications en langue anglaise.

Les produits algeriens arrive dans un pays tiers,et puis sont reconditionnes au Canada,et enfin livres aux consommateurs americains,donc ils reviennent beaucoup plus chers que les produits marocains ou tunisiens.

En passant,les epiceries appartenant aux emigrants cites plus haut,ne sont pas frequentes par le grand publique americain,ce sont surtout les emigres qui achetent chez eux.

Le marche americain ne permet pas aux produits douteux de penetrer directement aux USA,alors ils passent par des marches plus permissifs,moins rigoureux que celui des USA.

romance;54382 écrit: mis a part les dattes et les couscous qu ont ils donnés d autres aux americains pour que ceux ci les laisse tranquille ( la palestine surement et bien d autre chose qu ils n avoueront jamais )

certes l Algerie doit ce refaire une image de marque et de bien se vendre mais le probleme chez nous c est que les politiciens sont occupés a piller le pays avec la complicitée des multinationals alors le reste ils s en foutent littéralement faut pas qu ils etonnent de l accueil qu on leur fait

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25 Mar 2010 17:47 #50652 par Kenzor

kredence;54385 écrit: Romance,

C'est sur que le Maroc se fait passer pour un royaume paisible,ouvert.
La Tunisie pour un havre de paix,sans islamistes.

Il faut bien reconnaitre que les marocains et les tunisiens vendent mieux leur produits que les algeriens.

Je vois sur les etales de grands marches US tel que Publix,Kroger: des olives,des sardines,de l'huile,du henne,du couscous,dattes et beaucoup d'autres produits marocains vendus directement aux USA.

Le peu de produits algeriens que j'ai vu,ne se vendent pas dans les grands marches US,mais chez les petits epiciers pakistanais,indiens,ethiopiens,erythreens,et tous les produits algeriens viennent etrangement du Canada,qui arrive en vrac,ou ils sont conditionnes dans des sachets portant des indications en langue anglaise.

Les produits algeriens arrive dans un pays tiers,et puis sont reconditionnes au Canada,et enfin livres aux consommateurs americains,donc ils reviennent beaucoup plus chers que les produits marocains ou tunisiens.

En passant,les epiceries appartenant aux emigrants cites plus haut,ne sont pas frequentes par le grand publique americain,ce sont surtout les emigres qui achetent chez eux.

Le marche americain ne permet pas aux produits douteux de penetrer directement aux USA,alors ils passent par des marches plus permissifs,moins rigoureux que celui des USA.


C'est malheureux d'en arriver là, j'ai vraiment envie de vomir sur ce que nous font subir ces ministres de pacotille qui nous dirigent.
Mais kredence qu'est-ce qui empeche la diaspora Algerienne de s'organiser et faire du lobbying dans un premier temps ensuite secouser le cocottier ici en Algerie?
Vous avez une grande responsabilité envers le peuple Algerien qui attend beaucoup de son intelligensia, surtout celle expatriée.
Monter par exemple une tv pour contourner cet absurde monopole de l'état qui a fait de notre telé, une entreprise servile et beni-oui-oui au sevice exclusif du clan maffieux au pouvoir.
Ce qui permettra à l'opposition d'avoir la possibilté de s'exprimer et de s'imposer en tant qu'alternative, ce qui obligera bien entendu, le pouvoir à composer ou à disparaitre. Ensuite l'Algerie finira par ramasser le fruit de son labeur et par effet d'entrainement, on se fera de plus en plus respecter à l'étranger et faire valoir ainsi nos atouts dans tous les domaines.

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