Il y a quelque chose de pourri en République française

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13 Fév 2010 14:49 #46762 par kredence
Pour ses voisins, la France a souvent été un modèle d'inspiration et d'admiration, par l'intensité et la portée universelle des débats intellectuels dont elle a le secret. Elle est source d'accablement pour ses amis qui la voient se perdre dans une polémique stérile sur l'identité nationale. L'opportunité politicienne de ce débat, sa conduite hésitante et ses finalités floues donnent en effet l'impression désastreuse que la France a peur d'elle-même. Il y a décidément quelque chose de pourri en République française.

Le séminaire, qui s'est déroulé en catimini le 9 février, témoigne du piège dans lequel s'est enferré le gouvernement. D'abord son opportunité lui échappe : censé contrer le Front national, le débat sur l'identité nationale a au contraire remis les thématiques d'extrême droite au premier plan. Ensuite, sa conduite a fait défaut : faute de consensus politique au sein même de la majorité présidentielle, ces discussions de sous-préfecture et le site dédié sont devenus un défouloir au remugle vichyste. Enfin, quelles sont les finalités de cette affaire ? Apprendre La Marseillaise à l'école ? L'absurde le dispute au grotesque.

Non pas qu'il faille avoir honte de son chant patriotique. Mais plutôt que de se lamenter sur le fait que les jeunes connaissent mieux les paroles d'un chanteur à la mode plutôt que celles de l'hymne national, les Français devraient plutôt être fiers de savoir que La Marseillaise est connue.

Il y a quelque chose de pourri en République française

Cette crispation sur les symboles nationaux est le symptôme le plus patent du malaise national transpirant à travers ce débat raté. C'est un réflexe de peur incompréhensible quand on connaît le poids et l'influence de la France en Europe et dans le monde. Tous les pays ont des problèmes d'immigration, les ex-pays coloniaux plus que les autres, mais nous savons bien que c'est moins l'islam qui pose problème que le manque de formation et le chômage.

Pour un voyou d'origine africaine ou un Maghrébin islamiste qui affuble sa femme d'une burqa, combien de jeunes issus de l'immigration parviennent à s'insérer et à vivre de leur travail dans nos sociétés ? L'immense majorité. Ce serait une insulte à l'avenir national si ce débat sur l'identité devait conduire à stigmatiser des couches de la population à cause des comportements individuels d'une minorité agissante, dont le cas relève de la police et de la justice.

Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper, dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on va.

Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience.

Guy Verhofstadt est président du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux au Parlement européen, ancien premier ministre belge.

www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/...dt_1304295_3232.html

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13 Fév 2010 23:04 #46763 par Jalal
La Droite (représentée au sommet de l'État par Sarkozy) et qui défend les riches (le capitalisme) a créé ce débat identitaire pour semer la diversion et la division au sein du peuple français dont les musulmans sont une partie intégrante. Par ce faux débat, elle avait espéré aussi gagner des voix aux élections.
Quant aux valeurs humanistes, elles étaient portées par des courants dit "bourgeois" et aussi populaires de gauche. Toutefois, la droite aujourd'hui semble vouloir abandonner ou trahir ses idéaux de liberté et de progrès parce qu'ils ne sont plus utile pour ses intérêts matériels qui ont rejoint ceux de la grande bourgeoisie monopoliste mondiale.

Le mal, le racisme, la discrimination, l'expolitation n'ont pas de nationalité; Ils sont partout en tout pays, y compris en Algérie.

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13 Fév 2010 23:06 #46764 par cheyenne
Il y'a quelque chose de pourri dans toutes les républiques et il y'a celles qui sont carrement pourries:papy:

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13 Fév 2010 23:56 #46765 par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Il y a trois sortes de Républiques

cheyenne;50269 écrit: Il y'a quelque chose de pourri dans toutes les républiques et il y'a celles qui sont carrement pourries:papy:


A mon avis, il y a trois sortes de Républiques :

1- La République dominée par le pouvoir de l'Argent (USA, France, Grande-Bratagne, etc). Il y existe une certaine démocratie, mais le pouvoir économique est aux mains des gros capitalistes qui suggèrent et font passer des lois de plus en plus antisociales... en faveur des entreprises... etc

2- La République sociale (ou socialiste), exemple : elle a été fondée en ex-URSS et en pays de l'Est européen (ainsi qu'au Vietnam, Chine, Cuba, etc) Elle comportait à la fois d'énormes défauts, mais aussi de belles qualités, globalement elle a été positive.

3- La République (qui ne mérite pas son nom) la bananière, la dictatoriale, dirigée par une minorité de prédateurs (Algérie, Maroc, Tunisie, et pays du tiers-monde)

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14 Fév 2010 00:07 #46766 par cimode
Réponse de cimode sur le sujet Nous sommes en phase de transition
Ou le modèle corporatiste, né aux US, est en train de s'imposer petit à petit en Europe.

Les républiques occidentales (1) est en passe de disparaitre...Les républiques bananières(3) ont elle été absorbées depuis longtemps...Les républiques à orientation sociale semblent le mieux résister à cette tendance...

Nous passons des etats-nations au concept d'états-marché pour les besoins de l'hégémonie corporatiste...


Jalal;50281 écrit: A mon avis, il y a trois sortes de Républiques :

1- La République dominée par le pouvoir de l'Argent (USA, France, Grande-Bratagne, etc). Il y existe une certaine démocratie, mais le pouvoir économique est aux mains des gros capitalistes qui suggèrent et font passer des lois de plus en plus antisociales... en faveur des entreprises... etc

2- La République sociale (ou socialiste), exemple : elle a été fondée en ex-URSS et en pays de l'Est européen (ainsi qu'au Vietnam, Chine, Cuba, etc) Elle comportait à la fois d'énormes défauts, mais aussi de belles qualités, globalement elle a été positive.

3- La République (qui ne mérite pas son nom) la bananière, la dictatoriale, dirigée par une minorité de prédateurs (Algérie, Maroc, Tunisie, et pays du tiers-monde)

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14 Fév 2010 00:43 #46767 par Zalex

Jalal;50281 écrit: A mon avis, il y a trois sortes de Républiques :

1- La République dominée par le pouvoir de l'Argent (USA, France, Grande-Bratagne, etc). Il y existe une certaine démocratie, mais le pouvoir économique est aux mains des gros capitalistes qui suggèrent et font passer des lois de plus en plus antisociales... en faveur des entreprises... etc



2- La République sociale (ou socialiste), exemple : elle a été fondée en ex-URSS et en pays de l'Est européen (ainsi qu'au Vietnam, Chine, Cuba, etc) Elle comportait à la fois d'énormes défauts, mais aussi de belles qualités, globalement elle a été positive.



3- La République (qui ne mérite pas son nom) la bananière, la dictatoriale, dirigée par une minorité de prédateurs (Algérie, Maroc, Tunisie, et pays du tiers-monde)


1- Exact.
2 -Urss: 70 millions de morts dans les goulags, camps et répressions en tout genre.
Chine: rien que la famine imposée par le gouvernement dans les années 70 a créé 20 millions de ports.

C'est ça un bilan globalement positif?
3- La fausse démocratie en quelque sorte; c'est le cas de la france aujourd'hui.

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