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Non-lieu réclamé pour le commercant qui a tué un cambrioleur de 3 balles dans le dos:
- kredence
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24 Avr 2009 20:58 #25172
par kredence
Non-lieu réclamé pour le commercant qui a tué un cambrioleur de 3 balles dans le dos: a été créé par kredence
Non-lieu réclamé pour le commercant qui a tué un cambrioleur de 3 balles dans le dos: " C'est scandaleux!"
Le 27 octobre 2006, en début de matinée, trois individus attendent, devant la porte d’une résidence de grand standing à Nogent-sur-Marne.
Quand Roger Dahan, 58 ans, sort avec sa femme, pour se rendre à son commerce, les trois hommes le poussent violemment à l’intérieur du hall de l’immeuble.
Un des malfrats braque un revolver de gros calibre sous la mâchoire du commerçant.
Sa femme est jetée à terre.
Le commerçant réussit à s’emparer de l’arme de son agresseur.
Il tire une première fois. Puis quelques instants après, il fait feu à deux reprises dans le dos d’un de ses agresseurs.
Pascal Hilaire, 26 ans, meurt. Il a été touché par trois balles dans le dos.
À la suite des faits, le commerçant avait été placé en détention provisoire, une dizaine de jours.
Le parquet avait écarté la thèse de la légitime défense.
Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait écrit au Garde des Sceaux pour attirer "très spécialement" son attention sur la situation de René Dahan.
"Cette affaire suscite une émotion considérable parmi nos concitoyens. Ils ont du mal à admettre qu'un honnête homme agressé chez lui, menacé de mort avec une arme et craignant pour la vie de son épouse, soit en retour mis en examen pour homicide volontaire et placé en prison."
Depuis, le dossier de ce commerçant est considéré comme sensible, selon Le Parisien.
Et c'est ainsi que le 16 mars dernier, Jean-Jacques Bosc, procureur de la république de Créteil, a signé lui-même le réquisitoire définitif.
Dans ce réquisitoire, le procureur demande un non-lieu en faveur de René Dahan.
Jean-Jacques Bosc retient dans cette affaire, la légitime défense...
Un non-lieu qui provoque la stupeur des avocats de la famille de la victime et de celle des complices.
"Humainement, on peut comprendre la réaction de M. Dahan" confie Me Tarik Abahri, avocat de la famille du braqueur tué, "mais légalement il ne pouvait pas le faire. Les deux derniers coups de feu, il ne les tire pas dans les jambes, mais dans le dos, alors que Pascal Hilaire s'enfuit."
L'avocat précisant:
"Le message à la société, c'est que la France est devenue le Texas. On ouvre une boîte de Pandore, on légitime la justice privée."
Dans son réquisitoire, le procureur de Créteil a demandé le renvoi des complices de Pascal Hilaire, devant les assises.
Réaction d'un de leurs avocats, Me David-Olivier Laminski:
"C'est scandaleux. Le parquet a détourné les règles de la jurispridence sur la légitime défense. La légitime défense n'est pas prévue quand on tire dans le dos de quelqu'un."
(Sources: RTL, Le Parisien)
Le 27 octobre 2006, en début de matinée, trois individus attendent, devant la porte d’une résidence de grand standing à Nogent-sur-Marne.
Quand Roger Dahan, 58 ans, sort avec sa femme, pour se rendre à son commerce, les trois hommes le poussent violemment à l’intérieur du hall de l’immeuble.
Un des malfrats braque un revolver de gros calibre sous la mâchoire du commerçant.
Sa femme est jetée à terre.
Le commerçant réussit à s’emparer de l’arme de son agresseur.
Il tire une première fois. Puis quelques instants après, il fait feu à deux reprises dans le dos d’un de ses agresseurs.
Pascal Hilaire, 26 ans, meurt. Il a été touché par trois balles dans le dos.
À la suite des faits, le commerçant avait été placé en détention provisoire, une dizaine de jours.
Le parquet avait écarté la thèse de la légitime défense.
Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait écrit au Garde des Sceaux pour attirer "très spécialement" son attention sur la situation de René Dahan.
"Cette affaire suscite une émotion considérable parmi nos concitoyens. Ils ont du mal à admettre qu'un honnête homme agressé chez lui, menacé de mort avec une arme et craignant pour la vie de son épouse, soit en retour mis en examen pour homicide volontaire et placé en prison."
Depuis, le dossier de ce commerçant est considéré comme sensible, selon Le Parisien.
Et c'est ainsi que le 16 mars dernier, Jean-Jacques Bosc, procureur de la république de Créteil, a signé lui-même le réquisitoire définitif.
Dans ce réquisitoire, le procureur demande un non-lieu en faveur de René Dahan.
Jean-Jacques Bosc retient dans cette affaire, la légitime défense...
Un non-lieu qui provoque la stupeur des avocats de la famille de la victime et de celle des complices.
"Humainement, on peut comprendre la réaction de M. Dahan" confie Me Tarik Abahri, avocat de la famille du braqueur tué, "mais légalement il ne pouvait pas le faire. Les deux derniers coups de feu, il ne les tire pas dans les jambes, mais dans le dos, alors que Pascal Hilaire s'enfuit."
L'avocat précisant:
"Le message à la société, c'est que la France est devenue le Texas. On ouvre une boîte de Pandore, on légitime la justice privée."
Dans son réquisitoire, le procureur de Créteil a demandé le renvoi des complices de Pascal Hilaire, devant les assises.
Réaction d'un de leurs avocats, Me David-Olivier Laminski:
"C'est scandaleux. Le parquet a détourné les règles de la jurispridence sur la légitime défense. La légitime défense n'est pas prévue quand on tire dans le dos de quelqu'un."
(Sources: RTL, Le Parisien)
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